Hello tout le monde !
voici la suite :D Merci encore à ma bêta !
Bonne lecture ! et n'hésitez à me laisser des reviews !
Stiles ne savait pas quoi faire. Il pouvait presque sentir le regard de Derek le toucher. Il se mit soudainement à se remémorer le moment qu'il avait passé dans les bras de ce dernier, contre un arbre. Il se rappela alors de la douceur de la peau de l'Alpha. Et de la chaleur qu'elle dégageait. Qu'il avait eu envie que ce moment s'éternise à jamais. Qu'il avait eu envie de poser ses mains sur ce torse, de le caresser, de … Il se mit à rougir des pensées qu'il avait à l'égard du loup.
Derek fronçait les sourcils. Il ne savait à quoi pensait le jeune lycéen, mais ce ne devait pas être des choses très catholiques vu le taux d'hormones qu'il dégageait. Sans même s'en rendre compte, il essaya de trouver à qui pouvait bien penser son vis-à-vis. Il pensa qu'elle devait ressembler à Lydia, son amour de toujours. Il ne se doutait pas un instant que c'était lui qui mettait l'adolescent dans tous ses états.
Pour essayer de penser à autre chose, Stiles prit l'ordinateur et commença à naviguer sur Internet. Par moment, il entendit des cris. Il rougit encore plus et plaça une paire d'écouteurs sur ses oreilles. Comme ça, il ne les entendrait plus. Sauf que le mal était fait. Il n'arrivait pas à se concentrer. Ses pensées avaient dérivé d'une drôle de manière : il espérait que Derek le fasse crier comme ça. Se rendant soudainement compte de ce qu'il pensait, il secoua la tête. Depuis quand voulait-il que Derek le fasse crier de jouissance ? Comprenant qu'il n'arriverait à rien en restant assis devant son ordinateur, il se leva et s'avança vers la porte d'entrée.
Tu vas où ?
La voix de Derek le fit frissonner de la tête au pied. Le loup avait vu et ressentit sa réaction. Il se trompa en pensant qu'il s'agissait de la peur.
Il faut que je sorte faire un tour ! répondit Stiles, en essayant de reprendre contenance.
Ne t'éloigne pas trop ! On ne sait jamais !
Faisant un signe de la tête en montrant qu'il avait compris, il sortit presque en courant.
Il respira une grande bouffée d'air, qui lui remit un peu les idées en place. Il faisait un soleil magnifique. Il s'aventura alors dans les bois, profitant de la fraicheur bienvenue. Il ne sut dire combien de temps il marcha. Il s'arrêta finalement à quelques pas d'un petit étang. Il ne l'avait jamais vu. Pensant être seul, il se déshabilla complètement, et s'avança doucement dans l'eau fraiche. Il ne vit pas les deux yeux bleu électrique qui ne le quittaient pas du regard. Il ne vit pas ce même regard disparaître.
Derek était retourné à toute allure au manoir. Il avait été à deux doigts de ne pouvoir se contrôler et de sauter sur Stiles. Il ne comprenait pas ce qu'il se passait. Il y avait, certes, l'action de la comète. Mais elle ne pouvait pas avoir autant de pouvoir sur son loup. Décidant de comprendre ce qu'il se passait, il alla dans le bureau de Peter et commença à feuilleter certains livres. Au bout d'une heure de lecture, il n'avait toujours rien découvert. Soudain, son regard se posa sur un ouvrage en cours de lecture, sur le bureau. Dès qu'il lut le titre, l'alpha comprit. Il comprit ce qu'il se passait entre lui et Stiles. Il s'installa alors dans le fauteuil de son oncle et lut le livre. Il n'entendit même pas le jeune homme rentrer de sa balade.
Ce dernier monta, et alla prendre une douche dans la salle de bain de Derek. Une fois sec et un boxer enfilé, il s'allongea sur le lit et se mit à réfléchir à ce qu'il ressentait pour le loup. Le sommeil, une fois de plus, l'emporta loin de ses pensées.
Derek finit par sortir du bureau. Il avait les idées plus claires. Mais des questions subsistaient. Il savait qu'il ne pouvait rien faire contre le choix de son loup. Il avait choisi Stiles. Même Derek s'avoua que ce n'était pas un mauvais choix. Bien qu'il soit humain. Mais est-ce que Stiles était prêt à accepter de devenir son compagnon ? Le voudrait-il ? Tout en étant plongé dans ses pensées, il monta dans sa chambre. Lorsqu'il ouvrit, l'odeur de Stiles l'envahit. Il referma la porte brusquement. Il était hors de question qu'il se laisse aller à ses pulsions tant qu'il n'en aurait pas parler avec le jeune homme. Il allait devoir prendre son courage à deux mains pour le faire. Alors qu'il n'aimait guère parler, et encore moins des sentiments qu'il pouvait avoir, tous confondus. Mais pourtant, il se devait d'être franc et honnête avec l'adolescent. Il redescendit et se servit un café. Peter avait déserté le manoir. Où pouvait-il être alors qu'il avait besoin de lui ?
Ce fut Scott qui descendit le premier, dans la soirée. Isaac et lui avaient passé une bonne partie de la journée au lit. Il se mit à rougir en repensant à ce qu'ils avaient fait. Mais ne regrettait rien. Il se sentait vivant. Bien plus que lorsqu'il était avec Alisson. Il se sentait enfin entier. Et son loup était en paix avec lui. Il fila dans la cuisine et prit de quoi manger rapidement, et une bouteille d'eau. Remontant tout cela dans la chambre du loup blond qui était devenu son Compagnon. Scott le savait instinctivement. Isaac était son Compagnon. Ils seraient ensemble pour toujours. Et savait aussi que l'inverse était là. Souriant à l'idée d'être avec la personne qu'il aime. Qu'il aime ? Cela lui faisait bizarre de ressentir cela pour un garçon. Mais après ce qu'ils venaient de vivre, il ne pouvait dire autre chose. Il n'avait jamais écouté son loup quand Isaac était à côté de lui. Et ce depuis le début. Il n'y avait jamais fait attention. A peine eut-il franchi la porte de la chambre, qu'il se retrouva de nouveau plaqué contre le mur, Isaac l'embrassant. Son excitation revenant au grand galop, il rendit le baiser au jeune homme.
Stiles se réveilla vers 21 heures. Son estomac criait famine. Il se leva, enfila un t-shirt de Derek ainsi qu'un pantalon de jogging. Il sentit l'odeur de l'alpha et faillit laisser ses pensées dériver de nouveau. Il se concentra et descendit. Il trouva Derek devant la télé. Ce dernier tourna la tête vers le lycéen, qui lui sourit. Le loup remarqua alors qu'il portait ses affaires. Qui, certes, lui étaient trop grandes, mais lui donnaient un air un peu moins gamin. Il le regarda se diriger vers la cuisine.
Le lycéen enfila un tablier. Il connaissait ses loups. Ils n'allaient pas tarder à redescendre, crevant de faim. Surtout Scott. Regardant ce qu'il y avait dans le frigo, dans les placards et dans le congélateur, il se lança.
Curieux, Derek se leva et se plaça dans l'encadrement de la porte de la cuisine. Il observait Stiles s'agiter derrière les fourneaux. Une vraie mère poule. Ne le regardant même pas, Stiles lui parla.
Tu crois qu'il faut que j'en fasse combien ?
Combien quoi ?
Des pizzas ! lança Stiles, comme si c'était logique.
Tu es en train de faire des pizzas pour tout le monde ? demanda le loup, étonné. Il savait que le lycéen cuisinait, mais pas ce genre de choses.
Ben oui !
Il connaissait la plupart de ses loups. Sauf Scott. Il avait été le dernier à rejoindre la meute. Grâce à Stiles.
Je pense qu'une dizaine devrait aller, finit-il par dire.
Bon, je vais en faire quinze alors, dit-il, tout sourires.
Comme s'ils avaient senti la nourriture, tout le monde descendit en même temps. Sauf Scott et Isaac. Stiles entendit Jackson grommeler.
De vrais obsédés ces deux-là !
Tu peux parler, répondit Lydia, avec un petit sourire en coin. C'est qui qui …
Elle ne put finir sa phrase. Son petit ami avait posé une de ses mains sur sa bouche en ouvrant de grands yeux. Tout le monde éclata de rire. Il fallut attendre une bonne demi-heure pour que les premières pizzas sortent du four. Elles furent mangées en l'espace de quelques minutes.
Ce n'est pas des loups que j'ai, mais des ogres ! lança Stiles.
En même temps, avec l'exercice qu'on a fait cette aprèm, il faut bien que l'on reprenne de l'énergie. C'est sûr que c'est pas toi …
Tout le monde le regarda en grognant. Il se rendit compte qu'il avait été un peu trop loin. Lançant un regard contrit vers Stiles, le sourire de ce dernier le rassura. Mais depuis quand Jackson se préoccupait-il de savoir si Stiles prenait bien ou mal ses dires ?
Derek avait surpris le regard entre les deux lycéens. Il se rendit compte que Stiles avait pris une place très importante au sein de la meute. Scott et Isaac pointèrent le bout de leur nez. Ils se tenaient la main. Erica se poussa pour laisser de la place au couple. Elle fit un grand sourire à Isaac, qui était radieux. Stiles arriva avec plusieurs pizzas, et les deux se jetèrent dessus comme des affamés. Tout le monde rigola. Derek était content. La tension avait diminué, et il pouvait sentir le lien qui l'unissait à ses loups se renforcer de minutes en minutes.
Pendant ce temps, chez la famille Argent.
Alisson, j'aimerais que tu te rendes chez Derek !
Hein ? Mais pourquoi ?
Je veux savoir ce qu'ils ont prévu pour empêcher leurs loups de faire des dégâts.
Et tu ne peux pas y aller toi ?
Non, je ne peux pas. Je dois tout préparer de mon côté pour éviter tout problème.
Alisson souffla pour la forme mais accepta. Elle avait toujours un faible espoir de récupérer son Scott. Elle savait ce que faisait la comète. Peut-être qu'en sentant son odeur, Scott lui sauterait dessus, et que … Elle en rêvait depuis des nuits. Du corps de Scott, de ses caresses…
La nuit se passa bien des deux côtés. Derek dormit de nouveau sur le canapé, laissant son lit à Stiles, malgré l'insistance de ce dernier à vouloir lui rendre sa place.
Tout le monde se réveilla presque en même temps. Quelque chose n'allait pas. Tous les loups ressentaient quelque chose. Comme si tous leurs sens étaient exacerbés. Lydia n'était pas mieux. Son côté banshee ne l'épargnait pas. Celui qui inquiéta le plus la meute fut Stiles. Il avait des cernes sous les yeux, montrant qu'il n'avait que très peu voir pas du tout dormi de la nuit. Il prit son petit-déjeuner comme un zombie, sans dire un mot. Puis remonta.
Pas un bruit ! grogna Derek. Le premier qui le réveille le regrettera.
Depuis quand mon neveu s'inquiète-t-il pour quelqu'un d'autre ? lança un Peter qui franchissait la porte.
Derek démarra au quart de tour. Il sauta sur son oncle. Ils roulèrent tous les deux sur le perron du manoir et finirent dans l'herbe. Derek s'était transformé. Les griffes à deux doigts de la gorge de son oncle. Ce dernier était vraiment inquiet. Derek avait déjà perdu le contrôle, mais jamais à ce point-là.
Derek ! dit-il avec assurance, sans agressivité dans sa voix.
Ce dernier se rendit compte de la situation. Il redevint humain et aida même son oncle à se relever.
Tu devrais être celui qui se contrôle le mieux ! Que se passe-t-il Derek ?
Pour toute réponse, il vit le regard interrogateur, mais aussi inquiet, de son neveu.
Il avait une journée pour trouver pourquoi Derek était celui qui avait le plus de difficultés à se contrôler. Alors qu'ils rentraient, une voiture se gara. Alisson en descendit. Tout le monde sortit.
Que fais-tu ici ? cracha Jackson.
Lydia lui lança un regard des plus froids.
Bonjour l'accueil, lança la chasseuse.
Tu t'attendais à …
Jackson ! lança Derek pour le faire taire.
Que veux-tu Alisson ?
Mon père veut savoir ce que vous avez prévu pour empêcher vos loups de faire des dégâts, ou pire ! dit-elle en insistant sur le dernier mot.
Elle remarqua alors Scott et lui fit un grand sourire. Ce même sourire se fana rapidement en voyant Isaac proche de lui. Trop proche. Elle eut alors une révélation. Sous le choc, elle se mit à rire.
Alors ça y est ? dit-elle en se reprenant et en lança un regard noir aux deux loups. Tu as fini par lui mettre le grappin dessus. Depuis le temps que tu voulais baiser avec lui ! Hein Isaac ? Même quand j'étais avec lui, tu ne pouvais t'empêcher de le regarder, de le désirer. La petite pédale du lycée !
Elle ne put dire autre chose. Sa joue lui faisant mal. Personne ne l'avait vu venir. Et encore moins bouger.
Espèce de sale garce. Je t'avais prévenue ! Tu ne touches pas à mes loups, à mes amis ! dit Stiles, sur un ton emplit de colère et de haine.
Jamais personne ne l'avait vu comme ça. La fierté d'Alisson reprit le dessus. Elle arma son bras pour rendre la pareille au lycéen. Sauf qu'un grognement lui fit lever les yeux. Tout le monde était transformé. Et un seul grognement se faisait entendre, montrant que tout le monde était uni pour défendre Stiles.
Touche-le et je te tue ! lança Derek avec un sourire sadique.
Peter retrouva son calme le premier.
Je pense parler au nom de tout le monde : je te déconseille à toi et ta famille de remettre un pied sur notre territoire. Nous ne pourrons garantir votre sécurité. Et juste un conseil : explique comment tu viens de réduire une trêve à néant pour seulement assouvir tes envies personnelles.
Comprenant qu'il fallait qu'elle parte, elle monta rapidement dans sa voiture et partit tout aussi vite.
Derek s'approcha de Stiles qui était tout tremblant. Il posa sa main sur son bras. Ce dernier le regarda et tomba en arrière, inconscient. Derek le rattrapa et le pressa contre lui. Sans un mot, il l'emporta à l'intérieur du manoir. Il le déposa sur le canapé mais ne le quitta pas. Il s'assit à côté de lui. Personne ne savait ce qu'avait le jeune homme.
Peter fut le dernier à rentrer. Il avait remarqué le comportement de Derek depuis un moment. Les regards, les gestes. Il sourit intérieurement. Son neveu aurait-il trouvé son Compagnon, lui aussi ?
Stiles ouvrit les yeux. Il était complètement dans le brouillard. Il ne distinguait que des formes autour de lui. Il avait froid. Il aperçut une silhouette pas loin de lui. Sans comprendre pourquoi, ni même essayer, il savait que cette personne pouvait lui apportait de la chaleur. Il n'entendit même pas les voix l'appeler. La silhouette sembla bouger. Elle se rapprocha. Il se leva alors et se colla au corps de cette personne. Il soupira alors. La chaleur l'envahit petit à petit. Il se laissa faire lorsqu'il se sentit transporté. Il était bien là. Dans les bras de la personne à qui il tenait. Bien au chaud. Il fut déposé et la source de chaleur disparut. S'agrippant alors comme un forcené, il ne se rendit pas compte qu'il suppliait Derek de rester avec lui. Alors Derek s'allongea à ses côtés et le serra contre lui. De nouveau entouré par cette douce chaleur qu'il appréciait tant, il se rendormit.
Tout le monde avait assisté à la scène sans rien dire. A la plus grande surprise de tous, ce fut Scott qui trouva ce qu'il se passait.
Stiles est le Compagnon de Derek ? demanda-t-il à Peter.
Je ne pensais pas que ce serait toi qui trouverait en premier, mais oui, Stiles est bien le Compagnon de Derek. Maintenant il faut que l'un et l'autre l'acceptent. Et c'est urgent. Il faut qu'ils se reconnaissent avant le passage de la comète. J'ai un mauvais pressentiment … dit-il tout bas.
Mais tout le monde avait entendu. Encore une fois, ce fut Scott qui proposa de faire quelque chose. Lydia posa la question qui, à chacun, leur brulait les lèvres.
Cela ne te fait rien de voir ton meilleur ami sortir avec Derek ?
Je connais Stiles. Et je commence à connaitre Derek. Je sais qu'il ne lui fera jamais de mal. Et puis, je veux le bonheur de Stiles. Je pense qu'il s'est assez sacrifié pour nous ces derniers temps. Il est temps qu'il soit heureux à son tour.
La réponse cloua le bec de tout le monde. Isaac se plaça dans son dos et lui passa les bras autour des épaules. Il déposa un baiser sur la tempe de son Compagnon.
Cette fois, lorsqu'il ouvrit les yeux, Stiles y vit net. Il se trouvait dans un lit. Comment avait-il fait pour s'y retrouver ? Et surtout qui était la personne qui le tenait par la taille, collée à lui ?
Il tourna la tête et aperçut Derek qui dormait. Il se plongea dans la contemplation de son visage. Il était tellement beau. Il devait se l'avouer. Il avait des sentiments pour l'alpha grognon mais sexy. Il essaya de se rappeler comment ils en étaient venus à apparaître. Mais ne put le définir.
J'aimerais tellement pouvoir te dire quelque chose …, souffla-t-il en passa la main sur la joue du loup qui dormait toujours.
Combien ta présence me fait du bien, comment je me sens fort quand tu es là, combien j'ai envie de tes bras.
Je n'ai jamais vraiment aimé quelqu'un tu sais. Lydia n'était finalement qu'un fantasme de petit garçon.
Il avait fermé les yeux et continué à déballer ce qu'il avait sur le cœur. Sans s'apercevoir que Derek avait ouvert les yeux.
Enfin tout ça pour te dire que je t'aime, Derek Hale. Je sais que c'est bizarre hein. Comment tu pourrais aimer un gringalet comme moi, hyper- …
Il ne put finir sa phrase, des lèvres se pressant sur les siennes. Ouvrant grands les yeux de surprise, il finit par se laisser aller et rendit même le baiser à l'Alpha.
Justement, c'est parce que tu es toi que je te veux, Stiles, souffla Derek en reprenant sa respiration.
