Episode 1 : "L'arracheur"
Chapitre 6
Brisée
- Maura ! Est-ce que tu vas bien ? demanda la jeune femme inquiète.
- Euh, oui, j'ai juste quelques bleues. mentit Maura pour ne pas affoler la policière.
Jane, remarqua que son amie était enchaînée, et entreprit d'arracher les chaines qui étaient attaché au haut du mur à mains nues, mais elles étaient trop solides. Son amie tremblait lorsqu'elle lui effleura les poignées pour tenter en vains de la libérer.
- Qu'est- ce qu'il t'a fait ? s'enquit la policière. Il t'a … ? il t'a … ?, commença Jane, le visage blême incapable de formuler clairement sa question, mais Maura acquiesça.
Le médecin légiste troublée par la honte de cette révélation se recroquevilla contre le mur. Elle distinguait le visage horrifié de Jane à travers l'obscurité. Se sentant coupable de sa faiblesse, elle implora :
- Jane, commença-t-elle la voix brisée. Tu peux, tu peux, … . Il a mis … une … une caméra dans … dans la pièce. bredouilla-t-elle.Tu peux, s'il te plait, continua-t-elle le visage ravagé par les larmes. Tu peux … détruire les vidéos … qu'il a prises … pendant qu'il … qu'il … qu'il … balbutia-t-elle avant de partir en sanglots.
Choquée Jane, ne put ouvrir la bouche pendant quelques secondes, ne sachant que faire elle regarda son amie complètement ravagé. Puis quand elle eut retrouvé sa voix elle lui répondit :
- Oui, oui, bien sûr, Maura, je vais les détruire une fois que je t'aurais détachée. Les secours vont bientôt arriver, … .
- Non, Jane, s'il te plait fait le maintenant, l'interrompit Maura qui semblait avoir retrouvé un semblant de dignité. S'il te plait, je ne veux pas que tout le monde sachent … ce qui m'est arrivé, … ce qu'il m'a fait. implora-t-elle. Je ne peux pas, … cela n'a pas pu m'arriver, … cela n'a pas pu m'arriver, répéta-t-elle sous le choc.
- D'accord, j'y vais tout de suite Maura, j'y vais tout de suite, lui dit-elle, mais son amie répétait sans cesse : « cela n'a pas pu m'arriver, cela n'a pas pu m'arriver … ».
- A contre cœur elle décida de monter l'escalier qu'elle avait descendu quelques minutes plus tôt, arrivé devant la porte elle se retourna, elle discerna l'ombre de Maura et, ouvrit la porte le cœur brisé. Arrivé devant l'échelle, il lui sembla que le sol s'était effondré sous ses pieds et que le temps s'était arrêter, elle s'extirpa hors de l'ouverture et se retrouva dans le jardin dévasté par les mauvaises herbes. C'est à ce moment qu'elle réalisa qu'elle n'avait prévenu personne à part Frost, mais elle ignorait où il était. Elle décida qu'il était temps d'appeler les secours, ce qu'elle fit. Errant dans le jardin elle débita au téléphone l'adresse et informa qu'il y avait une victime mais ne précisa pas qu'il y avait eu viol.
Quand elle raccrocha elle se dirigea vers la maison ne prenant pas la peine d'essayer d'ouvrir la porte elle sortit son arme et tira sur la serrure. Elle entra le hall d'entrée semblait tout à fait normal, il n'y avait aucun signe qu'un monstre est pu habiter là. Elle s'élança dans la pièce principale et découvrit un ordinateur, à côté de celui-ci se trouvait une centaine de D.V.D., elle prit le premier et lut sur la jaquette « Mélinda n°4, 25/05/13 ». le 26 mai, elle prit donc le D.V.D. et décida de le visionner mais lorsqu'elle alluma l'ordinateur, une autre vidéo était en route. Ce qu'elle vit l'horrifiait, c'était une des vidéos dans laquelle se trouvait Maura, elle vit que la date était celle d'aujourd'hui, avec écrit à coté "Mélinda n°4". Elle prit les D.V.D. et fouilla dans le bureau pour voir s'il n'y avait pas d'autre vidéo de Maura. Mais il n'y avait que ces deux D.V.D, les autres titres était « Mélinda », « Mélinda n°2 », « Mélinda n°3 ». Ce taré avait fait un film de chaque jour avec ses victimes et les classaient par ordre chronologique. Jane ramassa les D.V.D. sur lesquelles figurait Maura, et sortit le visage fermé par la haine contre l'arracheur et la tristesse pour son amie. Elle descendit de nouveau par la trappe, arrivé dans les escaliers elle sortit son arme et tira sur les chaines qui retenaient son amie.
Course poursuite
Frost poursuivait le suspect, les rues désertes défilaient devant lui mais il garda en vue l'homme à quelques mètres de lui. Il accéléra pour le rattraper mais l'homme se rua sur un portail et l'escalada. Frost le suivit arrivé de l'autre côté il l'aperçut juste avant qu'il ne disparaisse derrière un mur. Il poursuivit sa course, mais il s'arrêta lorsqu'il vit que la maison était habitée et que le suspect pénétrait par la fenêtre.
Frost regarda où il se trouvait, et envoya un message à Korsak pour le prévenir de la nouvelle position de l'arracheur. Puis poursuivit le suspect en entrant par l'ouverture de la fenêtre. Une jeune femme d'une vingtaine d'année se trouvait dans le salon, avec sur la gorge la lame du couteau que l'arracheur tenait dans sa main.
- Torres, lâchez ce couteau ! beugla Frost en tentant son arme, mais le suspect le regardait sans fléchir tenant fermement son couteau sur la gorge de la jeune femme terrifiée. Lâchez immédiatement ce couteau ! répéta-t-il.
Le suspect ne semblait pas céder, au moment où Frost allait se décider lui tirer dessus, des hommes armés débarquèrent de nulle part et encerclèrent le suspect. L'équipe d'intervention était arrivée, Korsak les avait prévenus.
- Je répète, lâchez votre arme Torres ! répéta Frost confiant.
- Non, répliqua le suspect. Vous me laissez m'en aller et cette jeune fille aura la vie sauve. Si vous tentez quoi que ce soit je lui tranche la gorge ! brailla-t-il, en serrant son couteau sur la gorge de la jeune femme, ce qui fit perler quelques gouttes de sang sur le sol.
- D'accord, d'accord, nous vous laissons partir, déclara Frost en abaissant son arme et fit signe au homme qui l'entourait de faire de même. Mais lorsque je vous retrouverais je vous serez un homme mort Torres, le menaça-t-il pendant que l'homme s'éloignait en tenant la jeune fille comme bouclier.
Il arriva à la porte et lâcha son otage afin de reprendre sa course. Frost et l'équipe le poursuivirent mais il n'y avait aucune trace de l'arracheur, la rue était déserte et silencieuse.
Aux portes de la liberté
Jane s'approcha de la jeune femme fébrile, et celle-ci lui murmura :
- Jane, tu peux me sortir de là, s'il te plait ?
- Bien sûr Maura, bien sûr, la rassura-t-elle. Prends mon bras, dit-elle en le lui tentant.
Maura prit tous son courage pour se lever de la banquette sur laquelle elle a été prisonnière pendant plus d'une journée. Lorsqu'elle posa son pied fracturé sur le sol, elle lâcha un cri de douleur, mais elle ne s'arrêta pas, aidé de Jane, elle traversa sa prison. Arrivées devant l'escalier, la tâche se compliqua, mais elle était tellement décidée à quitter cet endroit qu'elle continua malgré tout sous le regard peiné de son amie. Lorsqu'elles arrivèrent devant l'échelle, Jane déclara :
- Tu ne pourras jamais monter cette échelle dans ton état Maura, tu arrives à peine …
- Je vais tout de même essayer, répliqua le médecin légiste en se précipitant sur l'échelle.
- Maura, non tu vas te blesser ! s'écria Jane. S'il te plait, Maura descends de là. s'exclama-t-elle en la retenant par le poignet, Maura gémit à ce contacte.Qu'est-ce que tu as au poignet ? lui demanda Jane.
- Ce n'est qu'une petite foulure, mentit Maura. Juste une petite foulure.
- Une petite foulure ? répéta Jane. Maura, tu n'as jamais su mentir. soupira-t-elle avec l'ombre d'un sourire.Maura tu ne peux plus le bouger. Il est cassé et tu le sais très bien. répliqua Jane.On va attendre les secours, ils vont bientôt arriver, annonça-t-elle.
- D'accord Jane, c'est bon je descends. Mais restes avec moi, l'implora-t-elle.Ne me laisse plus jamais seule.
Jane s'approcha de Maura et l'aida à s'asseoir sur le sol, et s'installa à côté d'elle.
- Ne t'inquiètes pas, je reste avec toi, l'a rassura Jane, pendant qu'elle se blottit contre elle le corps tremblant.7
- Tu m'as manqué, chuchota-t-elle à l'oreille de sa meilleure amie avec un faible sourire.
- Maura, tu saignes ! s'exclama Jane à la vue du visage de son amie sous un faible rayon de soleil.
- Ne t'inquiètes pas, je me suis pris un coup sur l'arcade sourcilière, c'est normal qu'il y ait beaucoup de sang mais ce n'est pas grave. expliqua-t-elle.Ce sont les vidéos de … les vidéos qu'il a prises ?demanda-t-elle à Jane en lui montrant les deux boites qu'elle tenant dans sa main.
- Oui, répondit-elle. Tu veux que j'en fasse quoi ?
- Donne les moi, dit Maura en tendant les mains, Jane les lui donna et Maura, sortie les D.V.D et les brisas en deux, en trois, quatre morceaux.
- Elles entendirent quelqu'un approché de l'ouverture de la trappe.
- Les secours ? s'interrogea Maura.
- Je ne pense pas, répondit Jane. Je n'ai pas entendu de sirène, c'est peut-être Frost.
