Auteur : Lonely Seira
Titre : Les beaux-parents
Genre : Humour/Romance(?)/shonen-aï/UR/OOC
Rating : T
Pairing : Drago/Harry
Disclaimer : Pas à moi tout ça ! J. K. Rowling en reste la propriétaire... et vu ce que je leur fais c'est mieux comme ça !
Avant-propos : Désolée pour ces deux semaines d'attente, j'espère que vous n'avez pas trouvé le temps trop long. Ce chapitre ainsi que la note de fin devraient me faire largement pardonner !
BONNE LECTURE !
Chapitre 6 : Tout est bien qui finit presque bien
Le soleil tout juste levé commençait à inonder de sa lumière une petite chambre au deuxième étage du Terrier. Dans cette chambre, deux jeunes gens dormaient lovés l'un contre l'autre dans un lit simple en fouilli. Le blond gardait le corps de son amant entre ses bras et ce dernier avait sa tête reposée contre son torse. Bercé par le mouvement de la cage thoracique de son oreiller provisoire, soulevée régulièrement par sa respiration, le brun aurait pu avoir l'impression de dormir au gré des vagues sur une île paradisiaque... et c'était si plaisant à rêver !
Alors que Drago dormait profondément, un curieux petit sourire détendant ses traits, Harry gigotait très légèrement et fronçait imperceptiblement les sourcils, signe de son très prochain réveil. Effectivement, une minute plus tard, ses paupières se soulevèrent pour dévoiler deux yeux d'un vert saisissant encore embrumés dans les limbes du sommeil. Une minute de plus à s'étirer très délicatement pour perturber le moins possible sa bouillotte et Harry s'extirpa aussi souplement qu'un chat de ce capharnaüm de draps et de couvertures, résultat d'une nuit quelque peu agitée... et il s'agissait là d'un euphémisme.
Il fit un passage express à la salle de bain, pestant aussi silencieusement que possible contre son dos meurtri, ses reins en miettes et son postérieur endolori. Malgré tout, pas un seul instant il ne pensa à tourner ses reproches vers celui qui était pourtant le responsable de ses maux. Car il ne pouvait s'empêcher de se repasser encore et encore et encore le petit film de ses ébats torrides avec Drago. Conséquence de cette séance de rediffusion : son visage arborait un air béat de plénitude... lui donnant l'air d'un ahuri complet. Il aurait pu être agacé de ne pouvoir empêcher une telle expression de trôner sur sa face, mais il était en réalité bien trop occupé à ressasser ses sensations à jamais enregistrées dans son cerveau (avec toutes celles qui avaient précédé) pour s'en formaliser plus que ça. Et plus il y pensait, plus son sourire s'accentuait et plus il avait l'air d'un crétin. Sourire d'une façon aussi rayonnante allait être d'un discret au petit-déjeuner...
Harry quitta ensuite la salle d'eau pour descendre les escaliers grinçants à pas de loup et atteindre la cuisine. Il marchait presque au sortilège de détection parce qu'il avait beau donner l'impression d'être parfaitement alerte et réveillé, il avait en fait la tête perdue dans un constant brouillard et son corps était si engourdi qu'on se demandait comment il parvenait à avancer. Un grondement sonore en provenance de son estomac apporta la réponse : après une dépense d'énergie si intense, il avait littéralement la dalle, au point de pouvoir avaler un hyppogriffe si jamais Molly avait l'idée de lui en proposer un.
Il pénétra dans la cuisine, la tête encore dans les nuages si bien qu'il ne fit attention à rien ni personne.
- Bonjour, lança-t-il à l'aveugle d'un ton aussi fatigué que joyeux.
Puis, sans attendre de réponse, il prit la première chaise qui lui vint, ses jambes le suppliant de prendre encore un peu de repos. Il attrapa le dossier d'une main et le tira vers lui. Au moment de se baisser pour s'asseoir, il stoppa sous une fugace douleur de ses reins. Il s'asseya donc plus en douceur, grimaçant un peu et prenant appui de son autre main sur la table. Puis une fois installé confortablement (après s'être un peu tortillé à cause de son postérieur) il sourit de ravissement et poussa un petit soupir. Enfin, il prit conscience de son entourage et il se figea net, tout sourire disparaissant de son visage.
Tout le monde était déjà levé et présent. Tout le monde avait commencé son petit-déjeuner comme à l'accoutumée... et tout le monde le dévisageait comme si un troisième œil lui avait poussé au milieu du front. Ginny affichait une couleur pivoine honorable et le regardait par intermittence, Hermione avait le nez dans son bol de thé et essayait tant bien que mal de cacher son sourire, Mr Weasley était plongé dans la lecture de son journal et un front de la même teinte que les joues de sa fille en dépassait à peine, Mrs Weasley lui souriait de façon bien peu naturelle, hésitant manifestement à engager la conversation avec lui et enfin, Ron était stupéfixié avec une tartine dégoulinante de confiture à deux centimètres de sa bouche grande ouverte.
Harry se trémoussa, assez mal à l'aise. Les évènements de la nuit passée étaient-ils donc à ce point inscrits sur son visage ? Ok, il avait les cheveux carrément plus bordéliques que d'habitude, ses cernes auraient rendu jaloux Fétide Addams et il semblait marcher comme un robot à cause de ses courbatures, mais ce n'était pas une raison pour le dévisager comme ça ! À moins que...
Nom d'une citrouille ! Aucune de nous deux n'a sorti sa baguette hier avant de... alors ça veut dire que...
Et cette soudaine réalisation lui fit monter le sang si rapidement à la tête qu'il en aurait presque tourné de l'œil. Il baissa alors les yeux en quatrième vitesse et en se mordillant nerveusement la lèvre du bas.
Chiotte ! Chiotte ! Et Chiotte ! La honte j'le crois pas ! Mais comment on a pu être aussi cons alors qu'on a réussi à survivre huit mois au milieu des commères de Poudlard sans se faire serrer une seule fois ?!
Son cerveau était au bord de se suicider de gêne alors que son corps était en train de crever d'une apoplexie... indépendants mais constants dans leurs désirs.
Putain... j'veux mourir !
Et ce fut sur cette joyeuse pensée que Drago débarqua, frais comme un gardon, droit comme un i, noblement habillé dans une robe tirée à quatre épingles, les cheveux impeccables, le teint pâle mais juste ce qu'il faut et le regard vif et confiant. En gros, tout ce que n'aurait pas dû être un homme ayant résisté avec ardeur à une nuit si épuisante... si cet homme n'avait pas été un Malfoy bien entendu !
Inconscient (ou indifférent) du silence très pesant qui planait sur la petite cuisine du Terrier, il s'avança vers Harry d'un pas conquérant... enfin de sa démarche habituelle (mais ça change pas grand chose au final).
- Madame, mesdemoiselles, messieurs, bien le bonjour, salua-t-il d'une voix ferme avec un léger sourire illuminant ses traits.
Puis il passa sa main dans le dos de Harry et lui déposa un baiser sur la tempe. Mais il s'arrêta, légèrement interloqué, en voyant que son amant semblait statufié et que le reste de l'assistance n'était pas en meilleur état que lui... même pire à en juger par la confiture poisseuse qui gouttait bien tranquillement sur la robe de la belette sans que ce dernier ne le remarquât.
- Quelque chose ne va pas ? Demanda Drago en regardant une à une les personnes installées dans la cuisine.
- N...non ! Aucunement, répondit Molly avec un évident malaise que trahissait son sourire crispé. Viens t'asseoir Drago, tu dois être mort de faim !
Mais le blond ne broncha pas d'un millimètre, continuant à fixer suspicieusement les gens présents en face de lui. Il fronça les sourcils.
- Hermione, appela-t-il brusquement au plus grand étonnement de la jeune femme qui ne s'attendait pas à l'entendre prononcer son prénom. Peut-être ai-je tort de croire en une plus grande maturitré de ta part mais probablement pourras-tu me dire ce qui cloche ? Demanda Drago avec calme, sa voix claquant de façon assez sèche à travers cette atmosphère à cisailler au sortilège de découpe.
La gryffondore reposa son bol et se râcla doucement la gorge avant de dire sur un ton léger :
- Et bien pour faire court, disons simplement qu'un sortilège de silence aurait été le bienvenu cette nuit.
Drago haussa un sourcil, son air de parfait aristocrate arborant un dédain non dissimulé.
- Est-ce juste cela qui vous met dans un tel état ? S'étonna-t-il avec un mélange de sarcasme et d'incrédulité qu'un humain normal serait incapable de faire apparaître sur son visage.
- ''Juste cela'' ? Explosa Ron. Tu te rends compte que vos hurlements ont ébranlé la maison pendant la moitié de la nuit ?!
- Et alors ? Cette bicoque tient toujours debout à ce que je sache. N'en fais pas un drame, rétorqua Drago en fronçant de nouveau les sourcils.
- Mais enfin c'est... dégoûtant ! Cracha hargneusement le rouquin.
Harry qui s'était fait aussi rikiki qu'un gnome nain gavé à la potion de ratatinage, releva la tête d'un air blessé. Il voulut balbutier quelque chose mais fut interrompu par deux bras puissants qui le plaquèrent contre un torse qu'il connaissait par cœur à force d'en avoir appris les moindres courbes, muscles et cicatrices au cours d'innombrables nuits. Ses mots moururent dans sa gorge alors que d'autres en revanche, réagirent à l'exclamation du Weasley.
- Ron enfin ! Je croyais que nous avions discuté de ça ? S'indigna Hermione.
- Tu aurais pu trouver un moyen moins blessant d'exprimer ta pensée mon fils, renchérit Mr Weasley qui avait cessé de feindre être absorbé par la passionnante lecture de la Gazette du sorcier.
- Ou même ne pas l'exprimer du tout, lâcha Ginny avec mécontentement.
- Par les couilles de Merlin ! Vous pouvez arrêter de toujours interpréter mes mots comme si je n'étais qu'un être à l'esprit étriqué, désespérément homophobe et revêche ! J'ai pas dit que l'acte en lui-même était dégoûtant ! C'est leur manque de pudeur qui me dérange ! Se défendit immédiatement le rouquin. Vous m'auriez dit la même chose si ça avait été Hermione et moi !
- Très amusant la belette ! Se moqua Drago. Comme si tu étais capable de combler ta partenaire avec tes maigres talents.
- D...Drago ne dis pas ça ! Tenta vainement de le réprimander Harry, dont le cerveau s'enfonçait de plus en plus dans la mélasse au milieu de ces éclats de voix.
- Je ne te permets pas de me juger mangemort ! S'énerva Ron.
- Tu en reviens aux insultes puériles ? La vérité est donc ce qu'elle est si tu ne peux pas dignement contrer mes mots. Tu es vraiment jaloux à ce point de ne pas pouvoir en faire autant que moi ? Le provoqua Drago avec une sorte de jubilation malsaine.
- Tu rigoles ou quoi ? Mais qui voudrait en faire autant ?! Il criait tellement qu'on aurait juré que tu l'avais mis sous sortilège doloris !
Harry rougit de plus belle à cette remarque et commença à se sentir affreusement fébrile et fiévreux.
Oh Godric tout puissant ! Épargne-moi ça maintenant !
- Franchement, j'en viendrais presque à te plaindre Granger, continua Drago en tournant son attention vers Hermione. Parce que si ton mec ne sait même pas faire la différence entre cris de jouissance et cris de souffrance, vos nuits de doivent pas être très agréables !
- Oh ! Jeunes gens enfin ! Il y a des oreilles sensibles ici alors ce n'est ni le lieu ni le moment pour parler de ce genre de choses ! S'offusqua Mrs Weasley.
- C'est pas possible de faire crier quelqu'un comme ça sans l'avoir ensorcelé ! Poursuivit Ron sans prêter attention aux mots de sa mère.
- Dis donc maman ! J'espère que tu plaisantes en parlant de moi comme ayant des ''oreilles sensibles'' ? Je ne suis plus un bébé, rétorqua Ginny en défiant sa mère du regard (au moins, les paroles de Molly n'étaient pas totalement tombées dans le vide... mais n'avaient quand même pas atteint les bonnes oreilles).
- Ce sont mes charmes et mon talent qui l'ont ensorcelé espèce d'eunuque asexué, lança Drago avec verve contre son adversaire.
- Ginny je t'en prie, écoute un peu ta mère. Cette conversation n'est pas pour une jeune fille bien élevée, dit Arthur pour appuyer les propos de son épouse.
- ... ''Eunuque'' et ''asexué'' ça veut dire la même chose sale fouine dégénérée ! Ré-attaqua Ron après un temps d'arrêt.
- Seriez-vous en train de sous-entendre que mon éducation laisse à désirer ? Demanda Hermione à l'encontre de son (très probable) futur beau-père.
- Tiens donc ! Alors comme ça tu as appris à te servir d'un dictionnaire la belette ? Railla Drago.
- Voyons ma chérie, Arthur n'a pas dit ça. Seulement Ginny est plus jeune que toi, tempéra Molly avec un sourire maternel condescendant.
- Je t'emmerde Malfoy ! Vociféra Ron.
- Plus jeune d'un an seulement ! Cessez de me traiter comme une enfant alors que je suis presque majeure ! S'emporta Ginny.
- Déjà en panne de répartie Weasmoche ? Sûr que tu ne dois guère pouvoir faire plus avec un cerveau aussi limité.
Et alors que les disputes s'envenimaient graduellement sur les deux fronts, tout le monde semblait avoir complètement occulté la présence d'un petit brun qui respirait de plus en plus péniblement. Ses jambes étaient aussi flanby que si on lui avait lancé un Jambencoton et il ne devait son salut qu'aux bras de Drago qui l'empêchaient de s'écrouler. Mais tout autour de lui tournait. Il avait froid et chaud... il tremblait... il n'en pouvait plus tant ça devenait insupportable. Il fallait vraiment que ça cesse sinon il allait finir par craquer et ce n'était pas vraiment l'endroit approprié. Alors il se résolut à se faire entendre... ou du moins s'y essaya-t-il :
- Arrêtez..., lâcha Harry d'une voix à peine audible.
À peine audible, certes, mais ce murmure ajouté à l'air fragile du brun et à son corps tremblant blotti dans les bras de Drago suffirent à faire cesser net les joutes verbales et notamment Ron et Drago qui s'y donnaient le plus à cœur joie. Tous deux eurent même la décence de paraître honteux. Drago resserra sa prise autour de son amant fébrile et lui lança un regard très inquiet, pensant avoir vraiment dépassé les limites cette fois-ci. Harry déglutit fortement et soupira avant de lever son regard presque vitreux pour dévisager son petit ami.
- Drago..., murmura-t-il d'une voix toujours aussi faible.
- Oh Harry... pardonne-moi mon amour. Je ne voulais pas...
- Si... si tu n'arrêtes pas immédiatement, commença le brun en interrompant brusquement Malfoy. Si tu n'arrêtes pas... de m'allumer comme ça, tu n'auras d'autre choix que de me prendre séance tenante sur cette table pour que le brasier que tu as déclenché en moi ne me consume pas entièrement, finit Harry sur un ton presque suppliant.
Gros blanc dans l'assistance. Drago écarquilla les yeux, comprenant enfin qu'à force d'avoir serré Harry contre lui dans une tentative de protection, ses mains avaient réagi presque instinctivement et avaient inconsciemment malmené quelques points érogènes de son amant au point que celui-ci en devienne malade d'excitation. Il ne pouvait l'interpréter autrement maintenant : ses yeux embués l'étaient de désir, son corps fébrile tremblait d'impatience et les spasmes de ses mains étaient dus à une envie qu'il parvenait tout juste à refréner... quant à ce qu'il sentait frotter contre sa cuisse, ce n'était décidément pas la baguette magique de Harry. Ok, il avait dépassé les limites mais pas de la façon qu'il avait craint. Aussi, son visage s'adoucit-il et il déplaça ses mains de sorte de ne toucher aucune zone hyper-sensible du corps prisonnier dans ses bras. Il déposa ensuite un baiser sur le front de Harry qui en gémit de frustration... s'attendant visiblement à plus. Mais si le brun semblait avoir (une nouvelle fois) oublié son public, Drago avait une image à maintenir.
- Excuse-moi Harry, je n'avais pas conscience de t'avoir chauffé comme ça. Tu peux te calmer maintenant, nous allons simplement déjeuner pour reprendre des forces... et on verra plus tard pour un petit bonus, chuchota-t-il dans le creux de l'oreille de Harry pour que seul lui l'entende.
Le souffle brûlant du blond le fit frissonner à nouveau mais il parvint cependant à reprendre contenance et à s'éloigner de son amant. Harry se réinstalla à table sans oser lever les yeux pour affronter le regard des Weasley et de Hermione qui avait un chouilla bugué devant cette scène assez hot. Et une fois de plus, le silence se fit une petite place confortable dans la cuisine des Weasley. Chacun recommença à manger avec plus ou moins d'entrain et Molly présenta ses bons petits plats aux deux amants.
- Et pour vous les garçons, qu'est-ce que ce sera ? Demanda-t-elle avec un grand sourire.
- Pour Harry, ce sera œufs brouillés encore juteux avec du bacon grillé pas trop gras, un verre de jus de citrouille, une tasse de thé avec un nuage de lait et un sucre et enfin deux tartines de pain avec une légère couche de beurre et de la confiture de cassis, commanda Drago avec naturel.
- Pour Drago ce sera des œufs sur le plats avec deux saucisses cuites à point, une tasse de café bien noir sans sucre, un verre de jus de tomate et trois toast avec de la confiture de mûre, commanda à son tour Harry.
Molly les regarda l'un et l'autre un peu étrangement puis elle s'empressa de leur apporter tout ça. Le reste des Weasley se retrouva un peu pantois devant l'évidente connaissance que chacun avait de l'autre et Ron en vint à se dire qu'il n'y avait manifestement pas qu'une histoire de sexe entre eux... et que ça pouvait être parti pour durer. Pourquoi pas après tout ? Son ami n'était pas faible et Drago n'avait pas l'air si terrible que ça (même si c'est une pensée que le rouquin se garderait bien d'exprimer jusqu'à sa mort). Hermione sourit une nouvelle fois avant de se servir une autre tasse de thé, puis elle dit nonchalamment :
- Ce que nous pouvons conclure de tout ça en tout cas, c'est que Drago et Harry ont l'air parfaitement bien ensemble, dans tous les aspects de leur vie de couple.
Harry sourit à son tour face à cette remarque et lança un coup d'œil à Drago qui restait de marbre. Mais le scintillement de ses yeux ne put guère le tromper et Harry savait qu'à ce moment, cela signifiait qu'il était vraiment ravi... et peut-être bien fier également.
Plus tard dans la matinée, le petit-déjeuner ayant pris fin dans une atmosphère joviale et détendue, toute la famille et les invités se divertissaient dans le salon. Molly faisait ses poussières en fredonnant un air de musique filtrant de la petite radio de la cuisine. Arthur lisait la page sportive de la gazette du sorcier, qu'il se gardait toujours pour après le petit-déjeuner. Ginny, Hermione et Harry étaient en grande discussion pour organiser le prochaine soirée fêtant les résultats des ASPICs. Et enfin, lassés de s'attaquer l'un à l'autre verbalement, Drago et Ron avaient décidé de faire passer leur engueulade à un stade plus noble et plus constructif en se massacrant aux échecs. Drago fut d'ailleurs bien surpris de réaliser que le rouquin avait un talent indiscutable pour implémenter des stratégies de jeu assez pointues. Le calme avait donc remplacé la tempête et bien malgré eux, les deux jeunes gens commencèrent à développer un certain respect mutuel qui ne serait bien sûr jamais franchement exprimé.
C'est dans ce moment agréable que la cheminée s'illumina soudain et se mit à ronfler, annonçant l'arrivée d'un voyageur par cheminette. Tout le monde leva le nez de son activité et fixa l'âtre dont déboula une véritable fusée aux cheveux noirs une seconde plus tard.
- HARRY ! Mon bébé ! S'exclama Sirius en sautant sur un Harry totalement estomaqué pour le serrer dans ses bras à l'en étouffer.
- Si...Sirius ? Mais qu'est-ce que...
- Oh mon poussin ! J'étais si inquiet quand je ne t'ai pas vu revenir de chez ces horribles serpents, se lamenta l'animagus.
- Euh.... répondit très intelligemment Harry avant de refermer avec un peu d'hésitation ses bras dans le dos de son parrain pour lui tapoter maladroitement le dos.
Il lança ensuite un regard suppliant à Drago pour qu'il le sorte de cette embrassade totalement mortifiante d'embarras pour un jeune homme de son âge. Le blond se contenta de le regarder avec un air franchement narquois et un sourire sadique, tandis qu'à son côté, Ron pouffait de rire derrière sa main. ''Espèce de traître'' prononça silencieusement le brun.
Mais à peine eurent-ils le temps de se remettre de cette arrivée soudaine que la cheminée s'illumina de nouveau et là, deux personnes en sortirent à une seconde d'intervalle. La première bondit sur le pauvre Drago qui en sursauta violemment.
- DRAGO ! Mon bébé ! S'écria Narcissa en écartant les bras pour enserrer son fils.
- Hein ? Lâcha Drago avec un manque parfait d'élégance.
Et puis son souffle se coupa quand sa mère le saisit et lui plaqua la tête contre sa poitrine dans un câlin maternel qu'il n'avait pas expérimenté depuis... longtemps.
- Par Salazar Narcissa ! Un peu de tenue je vous prie nous ne sommes pas des bêtes ! Claqua la voix sèche et glaciale de Lucius qui était apparu à la suite de son épouse.
- Détendez-vous Lucius ! Je suis sûre que vous êtes aussi rassuré que moi de retrouver notre fils en bonne santé... surtout après la façon dont vous vous êtes emporté hier, le réprimanda presque Narcissa.
- Simple erreur de parcours, se défendit Lucius avec autant de dignité que possible. Bonjour mon fils, poursuivit-il en regardant Drago de son regard le plus intimidant.
- Bonjour père, répondit le jeune homme en voulant se donner un air impressionnant... mais ça n'eut pas l'impact qu'il aurait espéré à cause de sa mère qui était toujours ventousée à lui.
- Lucius, dit froidement Mr Weasley pour rappeler à la famille de blonds qu'ils n'étaient pas tous seuls. Que me vaut le plaisir de te recevoir dans ma maison ? Demanda-t-il avec une évidente méfiance.
Lucius reniffla dédaigneusement en jetant un œil circulaire dans la pièce.
- Navré Arthur, je n'avais pas réalisé que ce gourbi pouvait être qualifié de maison.
- Étant donné que tu es ici chez moi, il serait bon que tu fasses un peu preuves de politesse, Lucius.
- Dis donc Malfoy, si je t'ai emmené ici c'est pour récupérer nos petits, par pour que tu insultes mes amis ! s'énerva Sirius en lâchant enfin Harry et en allant se camper devant Malfoy Senior.
- Je n'insulte personne, je ne fais que constater l'évidence, rétorqua Lucius en bombant le torse d'une façon très aristocrate.
- Moi au moins je peux dire fièrement que ce ''gourbi'' est un foyer chaleureux et accueillant, répliqua à son tour Arthur. On ne peut pas en dire autant de ton manoir hideux qui est aussi invitant que Nurmengrad.
- Bien envoyé Arthur ! Complimenta Sirius avec un large sourire.
- Tu peux parler Black ! Quand on voit la noble maison des Black, on se dit qu'il ferait meilleur vivre dans le terrier d'un gnome, ré-attaqua Lucius.
- Mais avez-vous donc fini de vous comporter comme des écoliers ?! S'exclama Molly dont la patience commençait bien gentiment à atteindre ses limites. Si vous voulez faire vos démonstrations de virilité, veuillez le faire plus tard et loin de mon salon !
Le ton autoritaire coupa la chique des trois sorciers qui se détournèrent les uns des autres en arborant une moue boudeuse très mature.
- Bien, je préfère ça ! Il est maintenant temps que vous vous installiez tous pour enfin régler vos différends. Nous allons attendre dans la cuisine pour vous laisser un peu d'intimité. Immédiatement ! Ordonna Molly en regardant plus précisément son jeune fils qui s'apprêtait vraisemblablement à protester.
Tout le monde s'exécuta en silence et bientôt, il n'y eut plus dans le salon que Lucius, Narcissa et Sirius dans le canapé (Narcissa faisant rempart entre le blond et le brun) et en face, Drago et Harry assis dans des fauteuils. Une fois n'est pas coutûme, un silence assez pesant prit place, bientôt rompu par la voix un peu lasse de Harry.
- Sirius, appela-t-il. J'aimerais bien que tu m'expliques ce que tu fais là.
- Je suis venu te chercher bien sûr ! Comme j'étais mort d'inquiétude de n'avoir aucune nouvelle de toi après ton départ chez les Malfoy, j'ai craint qu'il ne te soit arrivé quelque chose et je suis allé là-bas pour savoir ce qu'il était advenu de toi.
- Ça veut dire que tu as débarqué chez eux comme une furie et que tu as hurlé au scandale pendant vingt minutes, menaçant de réduire toute la région à feux et à sang et étranglant tous les elfes de maison qui ont eu le malheur de te proposer un rafraîchissement pour te détendre, jusqu'à ce que tu acceptes enfin la fait que je n'étais plus au manoir, résuma Harry d'une façon un peu plus proche de la réalité.
- Euh... bien... un peu, oui, acquiesça Sirius avec honte.
- Un peu beaucoup même, corrigea Lucius en se ramassant un véritable regard de tueur de la part de l'animagus à cause de sa remarque.
- Et vous Père, Mère ? Que faites-vous ici ? Interrogea à son tour Drago avec une expression rigide qui trahissait très subtilement son mécontentement.
- Mais nous sommes venus pour la même chose que ce clébard, répondit Lucius. Quand nous avons appris que tu n'étais pas retourné chez lui après notre léger accrochage, nous avons cru que ce gamin t'avait entraîné dans un endroit dangereux, finit-il en dardant un bref regard mauvais sur Harry qui le défia de ses yeux verts sans ciller.
- Ça veut dire que vous avez manqué de faire descendre Sirius dans les cachots pour le torturer et que nous ne devons le salut du manoir qu'à mère qui a su tempérer vos emportements excessifs. Suite à quoi vous avez voulu mettre en branle la totalité de vos contacts au ministère pour lancer une armée d'aurors à notre recherche avec pour consigne de tirer à vue sur le kidnappeur brun qui m'accompagnait – taisant bien évidemment son identité – et qu'une fois de plus c'est l'intervention de mère qui vous a empêché de vous rendre ridicule devant toute la communauté sorcière, résuma Drago
Lucius siffla tel un serpent pour marquer nettement le fait qu'il n'avait que très modérément apprécié cette tirade, même si elle était bien plus véridique que son récit édulcoré. Narcissa se contenta de sourire très discrètement, luttant contre le fou rire effroyable qui menaçait de la submerger en voyant ces deux grands sorciers qu'étaient son mari et son cousin, agir comme de vraies mères poules encore plus protectrices qu'une légion de Molly Weasley.
- Enfin passons sur cela, déclara Drago en croisant les jambes pour s'installer plus confortablement. Sachez en tout cas que si votre but premier en arrivant ici sans y avoir été invités était de nous séparer, vous êtes bien mal tombés car tel est loin d'être notre souhait.
- Je t'en prie fils, ne commence pas à faire l'enfant. Tu sais combien j'exècre les caprices ! Le réprimanda Lucius.
- Vous pouviez peut-être vous permettre ce genre de remarques lorsque j'avais 12 ans père, mais je vous rappelle que j'en ai 18 aujourd'hui et que je suis parfaitement capable de faire mes choix, répondit Drago avec agacement.
- Et j'en ai autant à dire pour toi Sirius, ajouta Harry en voyant que son parrain avait voulu lui aussi sortir une énormité du même acabit que Lucius.
- Allons Drago, ne sois pas ridicule ! Tu ne sais manifestement pas ce qui est bon pour toi et tes choix discutables sont là pour le prouver, continua Malfoy Senior en faisant claquer le bout de sa canne contre le plancher.
- Je crois que vous êtes bien mal placé pour faire des remarques sur les choix discutables Mr Malfoy, lui dit Harry avec légèreté. Corrigez-moi si je me trompe, mais vous qui êtes issu d'une des plus puissantes familles de sang-pur de notre époque, vous êtes soumis à un sang-mêlé mégalo et bon à enfermer, manquant de faire condamner toute votre famille.
- Quant à vous Sirius, vous avez laissé votre courage tout gryffondor vous faire plonger tête baissée dans un piège grossièrement tendu par un résidu de rat dont l'intelligence était aussi inexistante que son courage et cela vous a conduit à être enfermé pendant 12 ans, laissant votre précieux filleul, orphelin depuis peu, sous le joug d'une abominable famille de moldus, poursuivit Drago, coupant court à la moquerie que l'animagus allait sortir envers son père.
- Sur quoi messieurs, vous ne pourrez nous en vouloir de ne pas vous choisir comme référents pour ce qui est de décider le meilleur pour nous quand on voit que vous n'avez même pas été capables de faire les bons choix pour vous-mêmes, dit Harry en regardant alternativement Lucius et Sirius, tandis que Narcissa était en train de se massacrer les côtes à force de retenir son rire.
- Et si vous avez le malheur de nous contredire une fois de plus, sachez bien que nous sommes majeurs tous les deux et que rien ne nous empêche de couper définitivement les ponts avec vous, trancha Drago en regardant intensément son père.
- Drago..., commença celui-ci avec colère.
- Oh non père, je vous serais gré de m'épargner vos menaces habituelles de ''Si tu ne fais pas ce que je t'ordonne je te déshérite''. Croyez-vous que j'ai été assez stupide pour ne pas anticiper cela ? Si c'est le cas, alors vous avez grandement sous-estimez votre propre fils. Je suis un Malfoy et un serpentard ! Lâcha fièrement Drago. Voilà bientôt un an et demi que je pare à toute éventualité et les quelques placements que j'ai faits avec mes économies m'ont permis de faire fructifier mes maigres possessions pour avoir maintenant une confortable fortune qui nous protègera du besoin pendant bien des années. Je suis donc capable de faire vivre mon foyer sans votre intervention.
La voix sûre et puissante de Drago ne souffrait aucune protestation et cela plomba un peu les récriminations de son père. Il ne doutait pas que ce dernier était sur le point de monter sur ses grands hyppogriffes, aussi avait-il eu la clarté d'esprit de le devancer. Lucius crispa la main sur sa canne, fronça les sourcils, lança un bref regard vers son épouse (peut-être en quête d'un soutien qu'il réalisa bien vite ne pas pouvoir obtenir) puis ancra ses prunelles grises dans celles de son fils unique qui accepta ce duel passif. Bien... Drago était apparemment bien loin du petit garçon impressionnable qu'il avait un jour été. Et puis enfin, une étincelle s'alluma furieusement dans les yeux de Lucius et un sourire très discret étira ses lèvres en une expression de triomphe.
- Voilà qui est digne de mon fils ! S'exclama-t-il sans crier gare et au grand étonnement de tous. Que dis-tu de ça Black ? Ton filleul faiblard ne peut guère en faire autant hein ? Tu devrais t'estimer heureux d'avoir un Malfoy dans ta famille, ça en relèvera le niveau, continua-t-il à l'attention de Sirius.
- Il est vrai que je n'ai pas fait grand chose de mon côté, coupa Harry d'une voix calme. Si ce n'est vous avoir évité de passer quelques années derrière les barreaux en intercédant en votre faveur auprès du ministre à la demande de Drago.
- ...
Gros flop du discours enflammé et victorieux du serpentard. Depuis quand était-il devenu si mauvais calculateur ?
- AH HA ! Que dis-tu de ça Malfoy ? Voilà que tu te retrouves avec une dette envers mon ''filleul faiblard''. Qui est-ce qui devrait se montrer reconnaissant d'avoir un Potter pour gendre maintenant ? S'exclama triomphalement Sirius.
Une légère coloration rouge prit possession des joues de Lucius, devant le sourire très ouvertement moqueur de l'animagus. La dispute prit alors une nouvelle tournure et les deux hommes s'évertuèrent ensuite à vanter encore et encore les mérites de leur progéniture et les avantages qu'il y aurait à les avoir comme gendre. Entre eux, Narcissa souriait toujours et fixait son fils avec une immense fierté dans son regard pétillant. Les trois sorciers firent facilement abstraction des deux voix qui ne cessaient de gagner en volume à côté d'eux et Drago sourit en retour à sa mère lorsque celle-ci prononça silencieusement ''Je suis heureuse pour toi mon fils''. Puis il détourna le regard pour suivre de nouveau la guerre entre son père et son futur beau-parrain.
- Mon fils aussi a gagné une certaine notoriété grâce à sa bravoure pendant la guerre je te signale ! S'écria Lucius.
- Simplement parce que le courage des gryffondors lui a été apporté par Harry ! Sinon vous seriez tous restés sous la coupe de face de serpent ! Rétorqua Sirius.
- Et si ce petit Survivant peut encore porter ce titre telle une couronne, c'est uniquement parce que Drago a su lui montrer toute la splendeur d'une mentalité serpentarde réfléchie et ingénieuse !
Et la dispute se poursuivit inlassablement, les deux hommes ne réalisant absolument pas que les Weasley et Hermione étaient revenus dans la pièce pour voir combien de cadavres il faudrait ramasser... et surtout en combien de morceaux. Mais en outrepassant les éclats de voix, ils purent en saisir le sens et réaliser que Malfoy Senior et Sirius ne se châmaillaient absolument pas pour empêcher la relation entre leurs rejetons, mais au contraire pour l'encourager en faisant la promotion de leurs qualités respectives.
- Tout ce que je regrette, c'est de ne jamais avoir de petits enfants, se désola très légèrement Narcissa qui s'était extirpée d'entre les deux gamins pour se rapprocher des autres.
- Allons Mrs Malfoy, ne me faites pas croire que vous sentez vos plus belles années derrière vous, s'indigna faiblement Harry. Je suis sûr que rien ne vous empêche d'avoir un autre enfant qui pourra sainement grandir loin de toute guerre. Les temps sombres son derrière nous après tout.
Narcissa lui décocha un sourire malicieux et calcuteur, signe qu'elle réfléchissait déjà très sérieusement à cette remarque. Cela se confirma lorsque ledit regard se tourna vers Lucius. Et puis Mrs Weasley proposa à tous de prendre le thé en attendant que les deux lutteurs s'épuisent, ce qu'ils acceptèrent d'une même voix. Pendant qu'elle s'en retourna dans la cuisine et que les autres tentaient de s'installer dans le salon sans rien perdre de la bataille, Harry glissa doucement sa main dans celle de Drago qui la serra tendrement.
- Tu sais, je crois que je comprends enfin pourquoi il est vital pour notre société que jamais les maisons de Serpentard et de Gryffondor s'entendent, dit ce dernier à voix basse.
- Ah oui ?
- Nh. Parce que quand on voit ce que l'association d'un seul serpentard et d'un seul gryffondor a été capable de réaliser en quelques jours seulement, je n'ose même pas imaginer ce que ce serait si nos deux maisons devenaient amies, expliqua Drago.
- Effectivement, je crois que la communauté sorcière n'aurait plus qu'à prier pour son salut en attendant de se faire révolutionner de fond en comble, pouffa Harry.
- Dites, ça a eu l'air de se régler tout ça, intervint subitement Ron alors que Lucius et Sirius revenaient enfin au calme, rouges comme des tomates et à bout de souffle.
- Oui, tout va bien maintenant, dit Harry avec soulagement.
Seulement...
- Bon, c'est pas tout ça, mais pour les fêtes de fin d'année alors ? On fera ça chez vous ou chez moi ? Demanda Sirius avec un air très sérieux en fixant Lucius.
Drago et Harry se lancèrent un regard anxieux... tout n'était peut-être pas réglé finalement.
Note de l'auteur : Alors ? Verdict sur cette petite histoire ?
Une charmante lectrice m'a aussi donné une petite idée. En effet, elle m'a demandé dans l'une de ses reviews si je comptais mettre le point de vue de Rogue (ou Snape si vous préférez son nom en version anglaise) et je lui ai malheureusement répondu que non. En effet, cette fiction intitulée "Les beaux-parents" ne devait à l"origine traiter que de la révélation au cercle très proche de nos deux amoureux... mais ça m'a quand même fait envie alors j'ai pensé à des Bonus !
J'en ai quatre sous le coude : 1) Severus Rogue (of course !) ; 2) Fred et Georges (vu qu'ils n'habitent plus au Terrier) ; 3) Remus et Tonks (on n'a pas réussi à tuer Sirius d'une crise cardiaque mais on a toujours un maraudeur pour tenter la chose) ; 4) Rita Skeeter (avec un édito de la Gazette du sorcier).
Juste quatre idées comme ça mais je reste ouverte à toute suggestion dans les limites de mes disponibilités et de mon inspiration. Bien sûr, ces bonus ne sont pas encore écrits (sauf le premier) et ne pourront donc être publiés chaque semaine à cause de mon planning sur d'autres fics en cours. Cependant, vous pourrez vérifier chaque mercredi, jour de la semaine que je dédie à cette fiction.
En espérant que cette idée vous emballe (dans le cas contraire, vous pouvez me le dire), je vous dis à très bientôt !
Et merci donc à caence pour m'avoir soufflée cette rallonge !
Bises.
