Eh oui, eh oui...déjà le sixième chapitre...et si je vous disais que j'ai déjà écrit les deux prochains qu'est-ce que vous me diriez ?

Ahah de toute façon je vous laisse apprécier ce petit passage avec un Mukuro torturé :p mentalement hein ! (vous inquiétez pas Il Burattinaio ne fera pas de mal...pour l'instant)

Bonne lecture ! ;)

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6) Vert Tilleul

Le garçon aux yeux vairons retira son bras de ses yeux quand il entendit Chrome rentrer accompagnée de Ken et Chikusa. Baillant à s'en décrocher la mâchoire il observa l'heure, sa protégée n'était pas censé revenir avant six heures de sa visite journalière au petit Boss.

Bon, il était bien six heures du soir révolu. Il avait dormi presque trois heures d'affilées sans s'en rendre compte, il se sentait de plus en plus fatigué au long des semaines, mais pour l'instant il ne voulait pas inquiéter Chrome et ses deux compères, ce devait simplement être un contrecoup des ces sombres mois passés au plus haut niveau de sécurité de la prison Vendicare.

- Nous sommes rentrés Mukuro-sama, dit Chrome en s'approchant de son sauveur allongé dans un canapé un livre à la main.

- Kufufu…je vois ma petite Chrome, alors tu as récupérée ma veste à Tsunayoshi ?

- Euh…elle se tordit les mains et se mit à bafouiller. En faite non.

- Tu as encore oubliée, dit Mukuro en soupirant.

- N-Non, dit-elle. Ce-c'est le Boss qui a refusé.

- Hein ? demanda intelligemment l'illusionniste. Pourquoi donc ?

- I-Il veut que ça soit vous qui veniez le chercher ou sinon il la gardera.

- Kufufu….alors qu'il en fasse ce qu'il veut, j'en ai plein, je voulais juste reprendre ce qui m'appartient.

- Oui, je lui ai dit, avoua Chrome. Que vous ne vous déplacerez surement pas pour une seule veste que vous avez en plusieurs exemplaires.

- Et il à quand même demander à ce que je vienne moi-même ? kufufu…il a subit plus de dommage que je le pensais.

- Il a dit aussi que c'était une excuse pour que vous veniez le voir. Ça fait six jours…

Mukuro soupira et se rallongea en posant le livre à moitié commencé sur ses yeux. Il ne voulait pas voir le Decimo, il lui rappelait trop lui-même enfant lorsqu'il s'était échappé de ses tortionnaires.

Il en était ressortit souillé et sa noirceur s'était emparée de tout son être alors que Tsunayoshi….il n'aurait jamais dû subir cette épreuve. Mukuro détestait le petit brun parce qu'il croyait au pardon et aux secondes chances, mais lorsqu'il l'avait vu six jours plus tôt lui aussi avait changé, il ressemblait tout simplement à une biche prise en chasse par un loup et qui se prépare au dernier affrontement. Le regard de quelqu'un qui a tout perdu et compte bien se venger.

Ces yeux….ceux même que portait Mukuro, ils ne convenaient pas au cœur du Decimo et cela l'énervait. Il voulait frapper le Decimo jusqu'à que ses yeux perdent cette lueur, qu'ils reprennent leur naïveté. Il voulait le frapper jusqu'à que le sang altère cette lueur de folie qui berçait le Decimo, il voulait le frapper jusqu'à, qu'enfin, il arrête de se cacher derrière ce sourire faux qu'il avait depuis six jours et qu'enfin il pleure à s'en faire saigner les yeux.

Chrome soupira en voyant que son sauveur ne comptait pas bouger. Mais la mauvaise volonté de Mukuro ne l'empêchait pas d'aller voir son Boss qui reprenait petit à petit du poil de la bête, mais quelque chose la tracassait quand elle le voyait sans qu'elle sache pourquoi.

OoOOoO

Mukuro poussa la porte d'un air las, finalement il était venu. Il resta sur le pas de la porte à observer la pièce baignée de lumière, la même lumière qui rendait les cheveux du parrain surpris, brillant, presque blond.

Il se détourna de la fenêtre où il fixait le ciel, une tasse de thé fumante entre les mains, et sourit paisiblement assit dans son lit au milieu de la pièce, des bouquets de fleurs et des cartes de rétablissement posées partout. Mukuro su à la seconde qu'il n'était pas aussi bien que le laissais croire ce faux sourire qui devait abuser tout le monde, sauf lui.

- Bonjour Mukuro-kun, dit le porteur de la flamme du ciel en désignant la fenêtre sur sa droite où la veste du gardien de la brume se trouvait posée sur une chaise.

- Hum…répondit sans enthousiasme l'illusionniste en se dirigeant directement vers la veste.

Le gardien aux yeux vairons resta une seconde à observer le ciel au dehors, couverts et maussade, sous la fenêtre un grand Tilleul étendait ses branches.

- Tu es comme moi, n'est-ce pas ?

La question du brun ne l'étonna pas mais il préféra ne pas y répondre.

- Reste…s'il te plaît.

Cette fois la remarque le fit se détourner de la fenêtre, le brun l'observait avec ténacité et il fut forcé de détourner les yeux.

- Pourquoi je ferais ça ?

- Parce que tu es comme moi, affirma cette fois Tsunayoshi en souriant légèrement.

Soupirant l'illusionniste s'accouda à la fenêtre et ils restèrent silencieux pendant un moment.

- Tu es égoïste en fait, Tsuna releva la tête vers Mukuro qui fixait toujours le ciel.

- Peut-être, répondit le brun. Mais je ne veux pas qu'ils s'inquiètent pour moi.

- Même si tu ne les connais plus ? alors tu demande à la seule personne qui se fiche de toi si elle peut te tenir compagnie ? c'est égoïste, tu devrais les faires souffrir pour leur incompétence.

- Toi aussi puisque tu es un de mes gardiens, répliqua l'ex-captif.

Mukuro lui lança un coup d'œil, il semblait aller mieux, physiquement. Mais cette douleur qu'il voyait dans ses yeux lui en disait tout autre. Il ne semblait accepter que les tisanes que lui présentait Shamal et aucune autre sorte de médications, celle au Tilleul qu'il tenait dans ses mains fragile dégageait une bonne odeur sucré.

- Tu n'es pas obliger de toujours aller bien et de sourire comme un débile tout le long de la journée.

- C'est ce qu'aurait faisait l'autre Tsunayoshi, dit le brun.

- C'est ce que tu fais. Mais c'est pas pour autant le mieux à faire. Je me fiche que tu sois en train de pleurer, de rire ou de gueuler comme la moitié de tes gardiens, pour moi tu es juste un moyen pour atteindre mon objectif.

Mukuro entendit un reniflement, il ne se retourna pas. Il savait déjà que des larmes silencieuses mouillaient les joues du Decimo depuis un moment. Dehors la pluie s'abattait avec fatalité sur le sol gris.

L'illusionniste resta un long moment à observer le ciel pleurer avec une certaine mélancolie.

Triturant une de ses boucles d'oreilles en forme de papillon, que Chrome lui avait récemment offerte, il se redressa le dos endoloris, il aurait bien fait une petite sieste et son ventre commençait à le rappeler à l'ordre, tout comme celui du brun qui l'aurait fait rougir jusqu'à la pointe des oreilles s'il aurait arrêté de pleurer.

Le gardien de la brume se rapprocha du lit du Decimo et posa une main sur la tête brune qui se releva avec surprise, ses yeux rougis. Lui-même ne su pas pourquoi il le fit, mais il sentit la fièvre tenue à distance qui brulait sa main toujours froide.

- J'y vais, expliqua naturellement le garçon aux yeux vairons lasses.

- Hum…merci.

Mukuro récupéra sa veste et à la seconde où il fit un pas de plus, un Gokudera animé, qui avait visiblement courut comme l'espèce de malade qu'il était pour arriver le plus rapidement à l'hôpital dès que la sonnerie des fins de cours avait retentit, se présenta à la porte.

Il n'aimait pas laisser son Juudaime seul mais celui-ci lui avait clairement dit de suivre avec assiduité ses cours.

Le regard du bras droit de Tsuna vola de ses larmes à l'illusionniste qui se tenait près de la fenêtre.

- Qu'est-ce que tu as fait au Juudaime ! s'emporta le gardien en se dirigeant vers Mukuro.

- Non, attends Gokudera ! s'exclama le blessé.

Mais celui-ci continua à se diriger droit sur le gardien de la brume qui avait repris son sourire amusé alors que les yeux du gardien de la tempête se transformaient en deux billes noires.

- Ne vous battez pas ! ordonna le brun en sautant de son lit pour empêcher les deux gardiens de se battre.

Mukuro sortait déjà son trident, il ne prêta aucune attention à l'ordre de Tsuna mais fut subitement interrompu par sa chute. Le brun s'écroula droit sur lui en gémissant. Dans un pur reflexe, s'il y avait pensé il l'aurait laissé s'écrouler au sol, il tendit les bras vers le Decimo. Celui-ci s'accrocha désespérément à ses avant-bras souffrant encore à cause de sa jambe qui ne supportait pas son poids et qui tremblais violement.

Les deux gardiens restèrent une seconde interdit et Mukuro, soupirant à s'en fendre l'âme, passa un bras dans le dos du parrain pour le soutenir et le ramener à son lit.

- Va chercher Shamal, tête de poulpe.

La dite tête de poulpe ne releva même pas l'insulte et disparut en un quart de seconde pour revenir en trainant de force le médecin qui se plaignait qu'à cause de lui il n'aurait pas de compagnie féminine ce soir.

OoOOoO

Quelques minutes après l'incident Mukuro et Gokudera avaient été rejoint par Takeshi, Ryohei et Hibari. Reborn les avaient suivit peut après avec Squalo rentrant d'un compte rendue avec la Varia qui cherchait toujours le repère d'Il Burattinaio.

- Pourquoi Tsuna va-t-il toujours aussi mal ? demanda Takeshi. Ça fait une semaine maintenant.

- Tsunayoshi-kun a subit de nombreuses torture, physique et mentale, et pour accroitre encore l'effet de tous ça Il Burattinaio à utilisé de puissante drogue et des poisons qui l'on poussé à la fugue dissociative pour se protéger, expliqua Shamal en secouant la tête. Et son corps ne peut pas purger tous ça en une semaine, de plus sa jambe droite à subit un traitement spéciale.

Il jeta un regard par la sorte de hublot dans la porte, on voyait le brun enfouit sous ses couvertures son torse se soulevant doucement au rythme de sa respiration endormie par les médicaments qu'ils avaient eut du mal à lui faire ingurgiter.

- Je ne vois pas vraiment comment mais je suis presque sur que Il Burattinaio à trouver un moyen de localiser dans une zone restreinte, ici la jambe droite, une drogue ou un poison puissant, je ne sais pas trop encore, sans que cela n'altère le reste de son corps.

- Pourquoi juste la jambe droite ? demanda Ryohei.

- Pour l'immobiliser, expliqua Reborn son visage à moitié caché par son fedora. A la chasse, un groupe de loup ou de lion mordent les jarrets des bêtes poursuivis pour les empêcher de s'enfuir. Visiblement Il Burattinaio ne voulait pas abimer le corps de Tsuna en lui coupant les tendons et s'est amusé vicieusement.

- Et ne le faire que sur une seule jambe donne l'espoir infime au captif de pouvoir s'enfuir, ajouta Mukuro sachant pertinemment comment pensait ce genre de personnes.

- Mais il à sous-estimer mon élève qui à put s'enfuir, sourit Reborn.

- En mauvais état, cru bon de préciser Hibari dos au mur.

Mukuro resta silencieux, vu la faiblesse dont faisait preuve Tsunayoshi il se demandait si Il Burattinaio ne l'avait pas laissé s'échapper, pour s'amuser. Mais Tsunayoshi s'était échappé quelques jours avant qu'Hibari ne tombe sur lui, il était affamé, fatigué et les effets secondaires des drogues utilisées se faisaient sentir, peut-être s'était-il bien échappé.

- ….dans tous les cas je pense que Tsunayoshi-kun devrait quitter l'hôpital, dit Shamal.

Tient ça lui arrivait de plus en plus souvent de se perdre dans ses pensées et de ne pas suivre les conversations. Chrome s'était même fâchée alors qu'il ne l'écoutait pas.

- Il est encore fragile psychologiquement et visiblement rester enfermé à nouveau, même avec une fenêtre, n'est pas très bon pour lui. Cette fugue dissociative est un moyen pour lui de se protéger des horreurs qu'il a vécut mais ça nous handicap aussi puisqu'il ne nous fait pas totalement confiance.

- Oui, acquiesça Reborn. Quand penses-tu le laisser sortir ?

- Le plus rapidement possible, encore une semaine ici et il tentera de s'enfuir je pense.

- Mais il ne peut pas rentrer chez la mama dans cet état et en ayant tout oublié, cela leur ferai mal à tout les deux ! protesta Gokudera.

- Qui à parler de l'emmener chez la mama ? interrogea le bébé au fedora. Nous allons utiliser la demeure des Vongola du japon.

- Mais…mais depuis quand les Vongola on une maison ici ? demanda Takeshi.

- Tch…Asari Ugetsu était japonais, il revenait de temps en temps quand il avait le mal du pays et parfois les gardiens et Primo l'accompagnaient, répondit Reborn. Il fallait bien qu'ils aient une résidence à leur hauteur.

- Je pense que ce sera parfait, à la campagne, loin du bruit de la ville il va se remettre et retrouver rapidement ses souvenirs.

Les gardiens, sauf Hibari et Mukuro, le regardaient avec curiosité. Reborn soupira, il ne voulait pas montrer la résidence japonaise aux gardiens de la dixième génération et à Tsuna tant qu'ils n'avaient pas un peu plus évolués et avaient appris à rester humble et modeste en apprenant à se débrouiller seul. Mais bon c'était un cas de force majeur et puis il doutait que les gardiens ne deviennent paresseux, avare et trop gourmand en restant quelques temps à la résidence, de toute façon il fallait que ça arrive un jour ou l'autre.

Soupirant il se demanda à nouveau s'il devrait essayer de joindre les Tarissi, un frisson glacée parcouru sa colonne vertébrale. Ils avaient changé de chemin depuis quelques années, déviant de la route instigué par leur Primo. Il espérait juste que le nouveau Boss des Tarissi serait quelqu'un d'acceptable et qui n'userais pas à outrance de ses relations particulières et de leurs dons innés pour la manipulation. C'était tout ce qu'il pouvait faire… espérer.

OoOOoO

Fixant avec méfiance la haute bâtisse de style italien, il ne pu cependant pas s'empêcher de sourire légèrement en voyant les têtes stupéfaites des gardiens face à l'imposante résidence japonaise des Vongola à quelques kilomètres de Namimori dans une petite campagne perdue dans le temps.

- Bon, vous rentrez ou vous restez coucher dehors ? demanda l'acobaleno en sautant de l'épaule de Takeshi et en se dirigeant vers la porte.

Passant près de Tsunayoshi qui s'éloigna de quelques pas sur la gauche instinctivement et qui ne semblait pas près à franchir les imposantes portes.

Tous les gardiens le suivirent docilement sauf un, Hibari ayant disparus dès leur arriver pour passer un coup de fil, Tsuna resta en retrait. La haute stature le faisait frissonner.

Takeshi se retourna et vint passer un bras autour de ses épaules, le geste familier fit encore tressauter le parrain mais Takeshi n'en fut pas froissé et garda son sourire serein.

Un majordome d'environ cinquante ans, une moustache grise s'accompagnant de mêmes cheveux leur ouvrir la porte. Il se tenait droit comme un i et portait un costume noir impeccable, il était le parfait mélange italien et japonais.

- Signore, il s'inclina face à Tsuna. Si vous le permettez je m'occuperais de la résidence durant votre séjour, si vous avez le moindre problème venez me voir, je me nomme Alberto Ogawa.

- B-bonjour, répondit Tsuna. Merci, Alberto.

Celui-ci hocha la tête et sourit gentiment au petit brun.

- Si vous permettez Kira, Etsu et Kinsuke vont vous mener à vos chambres respectives et pardonnez nous pour le désordre ou le service ralentit nous ne pensions pas que vous alliez venir et j'ai accordé des vacances à un employé.

- Ce n'est pas grave, dit Reborn. Vous cinq avez été engagés pour vous occuper de la résidence non habitée, je comptais en employer plus quand Tsuna serait venu s'installer ici avec ses gardiens.

- J'habite ici ? murmura Tsuna à l'oreille de Takeshi qui éclata de rire et Tsuna fit la moue ne comprenant pas ce qu'il avait dit de drôle.

- Non, non tu n'habitais pas ici, toi plus que nous tous tu aurais été complètement estomaqué de découvrir l'existence de ce manoir.

- Alors pourquoi je viens ici et pas chez moi ? demanda le Decimo une moue adorablement triste au visage.

Tout à coup le gardien de la pluie ne su plus quoi dire, ils s'étaient convenus pour ne pas dire à Tsuna pour sa mère tant qu'il ne se souvenait pas de quelques petites choses.

- Ta maison est en EXTREME réparation ! s'exclama Ryohei et cela calma un instant le parrain, juste un instant.


Petit Mot : Hum...Une résidence japonaise ? d'où je la sort moi ?

Mais la question n'est pas là, la véritable question EST : quels sont les plans machiavélique d'Il Burattinaio ?! et la réponse...ne viendra pas tout de suite :p

Pour le prochain chapitre il est prévu une petite crise de fluffy et de sweet ect...on verra si c'est tout aussi intéressant mais il faut bien un peu de douceur dans ce monde de brute. (même si c'est moi la coupable pour ça :p )

Bye Bye, Noiraudeur