Base : Bleach

Genre : OS romance…

Pairing : Byakuya/Renji

Raiting : par anticipation, pas tout public

Disclaimer : naaaooonnn !! ils sont pas (pleure) mais alors pas du tout (snirfle) pas du tout à nous (ooouuuiiinnn) mais à Tite Kubo et lui seul (va mettre fin à ses jours).

NA : énorme excuse et encore plus énormes remerciements pour tous ceux qui nous l'ont signalé : effectivement, Ukitake est bel et bien capitaine de la treizième division et non de la douzième, comme écrit avant correction. Merci à Ernia et Akesta. Nous avons rectifié l'erreur. (Voilà ce qui se passe quand on finit des chapitres après trois heures du matin, rien de bon n'arrive après trois heures du matin ^^).

SEPT JOURS POUR GUÉRIR

Sixième Jour


Ils s'étaient séparés désespérément tard, la veille, ou plutôt le matin. Normalement, on ne tient pas toute une nuit avec un plateau de go, même si on porte une vénération spéciale à ce jeu. Ce qui n'était le cas d'aucun des deux joueurs. Normalement, on se lasse très vite de ce petit jeu, et on ne prend pas plaisir non plus à tripoter son adversaire du bout des doigts, à plus forte raison si cet adversaire en question a les joues en feu. Normalement, on regarde le plateau de jeu et parfois son adversaire dans les yeux, on ne le dévore pas du regard en se demandant pendant des heures pourquoi on fait ça, sans trouver de réponse. Cette nuit-là, le go devenait un jeu tout sauf normal entre eux.

Renji affronta le regard suspicieux et désapprobateur de Unohana quelques secondes avant d'avouer, en se prosternant maladroitement sur son lit (faisant éclater deux points de suture au passage).

- Je suis vraiment désolé, capitaine. Mais si c'est le capitaine Kuchiki qui me le demande, je ne peux pas dire non !

Elle haussa les sourcils avec étonnement. Et s'il lui demandait de se jeter dans un fleuve, il le ferait ? Probablement, songea-t-elle avec une pointe d'envie. Ce n'était pas donné à tout le monde d'avoir un esclave volontaire et inconditionnel en ce bas monde.

- Tu ne pourras pas te plaindre si tu dois rester une semaine supplémentaire à cause de votre conduite irresponsable.

- Gné... fit douloureusement Renji, alors qu'il se rendait compte que ses points venaient de sauter. Mais en son for intérieur, c'était plutôt : « m'en fout, tant que je suis à l'hôpital le capitaine est sympa avec moi, autant y faire mon trou ! », sans arrière pensée aucune.

La bande de shinigamis de la quatrième division qui se trouvait dans la pièce lança des regards assassins à ce crétin qui occupait une de leur chambre, beaucoup de leur temps, et qui passait son temps à faire péter ses points de suture. Isane le plaqua d'autorité sur l'oreiller d'un geste très professionnel avant de le déshabiller, alors qu'un autre shinigami achevait de désinfecter une aiguille qui, selon Renji, devait bien faire trente centimètres. Il n'osa même pas demander où était l'anesthésiste, vu l'aura de pur sadisme qui émanait de ses bourreaux.

Loin des reproches sanglants et des points de suture de son vice-capitaine, Kuchiki s'était plongé dans les affres de la réflexion, avec remise en question de son existence en option. Il avait quoi... joué au go avec Renji ? Non, il avait passé la moitié de la nuit à essayer de lui caresser les mains en douce. Il était écrit quelque part dans un gros bouquin qui décrivait le destin de tout être (humain ou autre) qu'il apporterait définitivement la honte sur sa famille. Et encore, personne n'était au courant pour son malheureux attrait pour son lieutenant. Et même, si qui que ce soit avait l'audace d'être au courant, lui et senbonzakura se chargeraient rapidement de son silence éternel.

Le problème des éventuels témoins étant potentiellement réglé, restait celui de son vice-capitaine. Il ne pouvait pas décemment lui sortir, la bouche en cœur « j'adore le go avec toi mais il faut arrêter, c'est pas grave on jouera au shogi ! ». Il devait quoi ? Être honnête ? Comme si c'était LA solution universelle. Il pouvait aussi attendre que ça passe, et laisser les choses continuer ainsi, voir ce que l'avenir leur réservait. Sauf que ce n'était absolument pas dans son caractère de jouer avec la chance ou le hasard. Il pouvait tricher, bien sûr, et faire comme si de rien n'était. Mais il ne se sentait pas non plus une âme de tricheur. Il devait jouer franc jeu, avec lui même pour commencer.

Le désirait-il ? Assurément non. Il venait juste de se rendre compte à quel point il vivait à côté de cet être complexe sans l'avoir jamais totalement compris. Il avait toujours été conscient du fait que Renji veuille à tout prix se surpasser pour être à la hauteur de Rukia. Il avait aussi très vite compris qu'il était pour lui, en tant que capitaine et noble, un obstacle à surmonter, à dépasser. Cela lui avait semblé ridicule dès le début : Abarai Renji était à des siècles de lui. Mais cela n'expliquait pas tout. Il ne s'était jamais vraiment soucié de la relation qu'il devait y avoir entre un capitaine et son lieutenant. En fait, il avait réellement cru un moment que cela se limitait à donner des ordres pour l'un, les exécuter pour l'autre, et toutes ces choses de ce genre, il y avait cru sincèrement et il se rendait compte que s'il avait prit la peine de regarder autour de lui, il se serait rapidement rendu compte qu'il avait tout faux. Il n'avait jamais considéré qu'il devait y avoir un lien spécial entre lui et son lieutenant. Pas de complicité, pas d'intimité mais en retour, il n'attendait de Renji ni admiration béate, ni velléité de concurrence. Or, il commençait à vouloir ce lien spécial, il sentait indiciblement le besoin de forger une autre relation que celle purement formelle dont ils se contentaient jusque là. C'était déjà un point de sûr.

L'inévitable question du « pourquoi lui » lui échappa rapidement. En gros, il prenait douloureusement conscience du fait qu'il n'avait pas vraiment de contact avec d'autres personnes que sa sœur, les serviteurs de sa maison et son vice-capitaine. Et puisqu'il n'était pas question de toucher à Rukia, et qu'il avait très souvent comparé ses serviteurs à des meubles, il ne restait pas d'alternative convenable. Renji. Une seconde certitude, Renji restait son seul environnement humain proche. D'un seul coup, sa vie lui sembla désespérément vide.

Pourquoi est-ce qu'il se prenait la tête avec ça ? Ce n'était pas comme ça qu'il allait faire diminuer le nombre de piles qui envahissaient son bureau à une vitesse surprenante. Même cloué au lit, cet idiot parvient encore à m'empêcher de travailler.

Or, l'idiot en question n'était absolument plus cloué au lit. Loin de là. Ayant enfin échappé aux remontrances du capitaine de la quatrième division, lui faisant bien comprendre qu'il n'acceptait de se faire chambrer que par son capitaine, Renji Abarai avait tout bonnement décrété qu'il se faisait bien trop chier dans sa chambre et parti faire un petit tour strictement interdit. Il allait certainement se faire tuer, massacrer, écrabouiller, éparpiller, déchiqueter et autres joyeusetés à son retour. Mais au moins il aurait bien profité de la journée. Et puis surtout, il ne pouvait pas décemment rester dans cette chambre, sachant que Kuchiki pouvait l'y rejoindre n'importe quand. Il ne voulait pas le fuir, bien au contraire, et cela le terrifiait. Savoir qu'il souhaitait de tout son cœur voir son capitaine arriver, lui sourire, rosir délicatement s'il le fallait, sortir le goban avec cet air si détendu qu'il n'avait jamais. Tout cela, il en rêvait, il en avait rêvé toute la nuit. Et à ce point de désir, c'était plutôt un cauchemar dont il devait se débarrasser au plus vite. D'où la fuite.

Un genre de fuite suicidaire. Ou alors, c'était très bien imité, vu qu'il prévoyait tout bonnement d'aller rendre une petite visite de courtoisie à son ancienne division. Il faut savoir que chez dans la onzième division, « courtoisie » se rapporte plus ou moins à « baston », en fait, dans cette bande de brute, la plupart des mots se rapportent à l'idée de se battre. D'où la perspective de suicide programmé de Renji.

Ce qu'il n'avait pas prévu c'est que cette perspective allait être largement retardée par les divers obstacles qui occupaient l'hôpital de la quatrième division. Dont le moindre n'était pas le capitaine malade qui venait chercher ses médicaments.

- Renji, je suis surpris de te voir dehors, tu n'es pas censé garder la chambre ces jours-ci ?

- Capitaine Ukitake ! Qu'est-ce que vous... heu...? En fait… je commence à m'ennuyer sérieusement, alors…. fit Renji avec un haussement d'épaule significatif.

- Pas de partie de go aujourd'hui ? murmura Ukitake avec un sourire entendu. Je me suis laissé dire que Byakuya trouvait cela plutôt plaisant comme divertissement.

Il se tut aussitôt, remarquant l'expression soudainement sombre du vice capitaine. Renji avait soigneusement occulté les questions bizarres et autres « mais pourquoi est-ce qu'on se tripote les doigts tous les soirs avec autant d'entrain ? » qui venaient naturellement après ces quelques jours passés face à un nouveau genre de relation.

- Je n'apprécie pas spécialement le rôle de « divertissement plaisant pour noble en mal de sensations fortes ». Maintenant, si vous voulez bien m'excuser, je voulais aller voir du côté de la onzième division.

Il s'immobilisa une vingtaine de mètres plus loin. D'abord, il avait mal au ventre et adressa une rapide prière pour que tous ses points de suture restent en place. Ensuite, pour réaliser qu'il venait d'envoyer chier le capitaine Ukitake. Quoi, il nous a couvert, Rukia et moi, il n'a rien dit en voyant le capitaine l'autre jour, il est de loin le plus sympa de tous les sadiques qui nous dirigent ici, alors pourquoi je lui ai répondu comme ça ?

Il avait parlé de divertissement.

Il n'a rien comprit. Ou c'est moi qui n'ait rien comprit ?

Il avait parlé sincèrement : il ne comptait pas tenir le rôle de « divertissement » plus longtemps. Ou plutôt, il était blessé d'avoir tenu ce rôle ne serait-ce qu'une fois. Il ne se plaignait pas de ce qu'il avait vécu avec son capitaine mais il ne voulait pas que ça soit en vain. Que ça soit passager.

Curieux raisonnement, se dit-il quelques heures plus tard, en regagnant sa chambre de blessé. En effet, il aspirait à un lien plus durable, plus solide avec la personne la plus froide et la plus distante de tout le Seireitei, bref, il voulait que ça dure et il s'arrangeait pour passer la moitié de la journée au milieu du pire ramassis de tueurs en puissance que comptait le monde des morts. Il avait eut un sourire un tout petit peu crispé au salut de ses amis : leur « à la prochaine » et « reviens vite nous voir » avaient eu des accents d'oraison funèbre. À ce qu'il pouvait sentir, ses points de sutures tenaient toujours, mais c'était limite. En plus, il s'était bien trop fatigué pour entamer la lecture des bouquins de Unohana (de toute façon, il ne se rappelait plus où il les avait rangés, la poubelle, sous le lit, oublié aux chiottes ?) mais si quelqu'un venait lui proposer une petite partie de go, il ne dirait pas non.

Il étouffa un grognement sourd en se laissant tomber lourdement sur son lit, le simple fait de poser la main sur son ventre lui tirait les chairs. En fin de compte, sa petite balade proscrite avait des effets fâcheux sur sa blessure. Il songea au nombre de personne qui lui aurait dit « je t'avais prévenu » dans un tel cas et cela lui arracha un sourire crispé.

- Renji.

A l'appel de son nom, il sursauta brutalement et son cœur manqua plusieurs battements. Derrière lui, dans un recoin sombre de la pièce, Byakuya Kuchiki se trouvait assis, toujours aussi droit qu'à l'habitude, rien dans son maintient n'aurait pu laisser croire qu'il avait passé la moitié de la journée à l'attendre dans cette position.

- Tu n'es pas censé sortir d'ici avant ta guérison complète.

- Je me morfonds ici, s'excusa Renji en regardant par la fenêtre.

- Regarde-moi quand tu me parles. La voix de son capitaine le rappela à l'ordre soudainement. Mais ce qui surprit Renji plus que tout, c'est le ton plus blessé que désapprobateur qu'il y avait au fond.

Quelque chose clochait. Loin du Byakuya Kuchiki qui l'avait visité depuis quelques jours, le shinigami en face de lui avait repris l'air implacable qui lui était plus commun. Le méchant flic après le flic sympa. Méthode d'interrogatoire basique mais Renji ne regardait pas assez de film policiers pour le savoir.

Oups. Fit le reste d'intelligence qui subsistait en Renji après une journée avec ses camarades de la onzième division.

Il chercha désespérément ce qu'il avait bien pu faire comme connerie pour mériter un Kuchiki en mode glaçon. En désespoir de cause, et après avoir passé entrevue tout ce qui aurait pu ramener son capitaine à son état naturel de bloc de marbre, il reconnu son ignorance et tenta une nouvelle approche.

- Vous voulez jouer ?

- Pas ce soir.

- Bien.

Kuchiki espéra un instant ne pas avoir rêvé l'air déçu de son lieutenant et se décida finalement à entrer dans le vif du sujet. Après tout, il avait attendu toute la journée pour ça. Sauf que, maintenant qu'il devait agir, il n'en ressentait ni la force, ni la nécessité. Comme quoi, même le plus noble des chefs de famille du Seireitei peut se dégonfler à la dernière minute.

- Il y a quelque chose que vous vouliez me dire ? Tenta encore une fois Renji, tendant, à son insu, une très belle perche à son capitaine.

- En fait oui, murmura Byakuya en remerciant mentalement son vice-capitaine avant de se gifler tout aussi mentalement. Trop tard.

- Ho.

- Renji, ces derniers temps, il s'est passé beaucoup de choses. Et cela m'a amené à réfléchir.

- Ho, fit le lieutenant, comme si l'idée de réfléchir l'impressionnait au plus haut point, ce qui lui valut un regard polaire et insupportable de condescendance de la part de son interlocuteur.

- Il m'est venu à l'esprit des choses dont je n'ai pas l'habitude et qui m'étonnent de ma part. La faute n'est pas uniquement la mienne. Tu ne t'es pas beaucoup révolté à cette idée.

- Qu'est-ce que vous voulez dire ?

Kuchiki leva les yeux aux ciel, masquant tant bien que mal son agacement. Il allait devoir lui faire un dessin si ça continuait.

- Tu as trouvé parfaitement normales et naturelles mes visites ?

- Ben... pas exactement.

- Et bien moi non plus. Et je me suis interrogé sur ce.... ce changement. Car nous avons changé quelque chose.

Renji déglutit péniblement. D'accord, c'était là où il voulait en venir. Exactement à cet endroit que lui voulait éviter le plus longtemps possible, de peur de le voir s'éloigner inexorablement. Mais qu'est-ce qu'il voulait l'entendre dire ? Moi aussi, je me suis interrogé ? Vrai. Moi aussi j'ai compris beaucoup de choses ? Encore vrai. Moi aussi je vous aime ? Pas moyen. Même s'il y avait un fond de vérité là-dedans, il n'allait certainement pas le lui dire. C'est Kuchiki, merde, le capitaine Kuchiki, mon capitaine, le gars chiant, hautain et glacial.

Un froncement de sourcil un peu trop appuyé pour être complètement innocent lui apprit que Byakuya suivait quasiment mot à mot le cours de ses pensées. Et qu'il n'appréciait pas énormément. Normal, je suis en train de penser qu'il est frigide.

- Je sais à quoi tu penses, Renji.

J'espère bien que non.

- Ce qui s'est passé, qui est en train de se passer,c 'est nouveau pour moi. Mais je sais que ça nous concerne tous les deux. Si j'ai été trop loin, toi, tu m'as laissé faire. Aussi, je tenais à te le faire savoir. Et vue ton expression, ça ne t'a pas échappé non plus. Il marque une pause, cherchant visiblement ses mots. On est au moins deux à ne pas savoir que dire, mais moi, je la ferme, songea Renji, un peu rassuré. C'est à toi de choisir, je ne reviendrai pas l'esprit en paix. Si cela devait durer, je demanderai à ce que tu change de division. Parce que je ne conçois pas de rester en contact aussi étroit avec quelqu'un que je désire.

Et voilà, c'est dit. Il n'aurait pas pu être un peu plus subtil, que je ne sois pas obligé de dire des choses si embarrassantes ? Se lamenta intérieurement le capitaine, guettant les réactions de son officier. A son grand étonnement, il le vit se fermer, l'expression plus sombre que jamais.

- J'ai l'impression que vous avez juste trouvé un jeu un peu plus amusant, lâcha finalement Renji, mettant toute la suspicion qu'il pouvait dans sa voix.

- Ignores-tu qu'il n'y a rien de plus sérieux qu'un jeu, Renji ? C'est la raison pour laquelle on y impose des règles.

- Vous….

Byakuya hocha la tête. Il pouvait tout à fait se mettre à la place de son officier : il venait de faire voler en éclats un grand nombre de ses certitudes. Lui qui aurait du rester à jamais le capitaine craint et haï venait de casser ce rôle figé et proposer quelque chose de bien différent. Et lorsque tout ce qui représente un repère pour un homme fond en un seul mot, il faut être particulièrement fort pour supporter le changement. Il faut être fort pour voir son univers changer du tout au tout en quelques secondes et tout supporter ; parce que les hommes fondent toujours leur existence sur un ensemble de valeurs et de conventions qu'ils pensent justes. S'il faisait cela maintenant, c'est en partie parce qu'il était persuadé que Renji était capable de trouver la meilleure solution pour lui. Enfin, pour eux. C'est-à-dire, lui céder.

- Je suis on ne peut plus sérieux.

Un regard de Renji lui fit mesurer toute la stupéfaction et tout le doute qui l'envahissaient à ces mots.

- Je conçois que tu peux ne pas me croire, c'est normal.

Comme Renji faisait mine de se redresser pour protester, il le repoussa doucement sur son lit avant de reprendre.

- Je suis… troublé par tout ceci, sûrement autant que toi. Seulement, je sais être lucide.

Il marqua une pause. Il avait eu toute la journée pour ça, et cependant, il n'avait pas réellement réfléchit à ce qu'il allait dire. Il aurait dû. Comme quoi, quand il ne travaillait pas, c'était toujours à cause du vice-capitaine.

- Continuez, murmura Renji dans un souffle.

- Je suis sérieux, fit-il, faute de mieux.

Lentement, Byakuya saisit la main de Renji posée sur le sol. Ce dernier suivait tous ces gestes les yeux écarquillés, comme hypnotisé. Quelque part en lui, il résistait de toutes ces forces contre cette idée. Byakuya Kuchiki ne pouvait pas faire ça. Il ne pouvait pas être en train de lui prendre la main, de la porter à ses lèvres sans la toucher, il ne pouvait pas lui dire tout cela, il ne pouvait pas se trouver si proche de lui, à deux doigts de l'embrasser, mais sans rien en faire.

- Vous ne pouvez pas…

- La preuve que si. Ce que je veux savoir c'est si toi tu peux aussi. Oublie ceci, le titre, le rang, le nom. Tout cela n'est qu'un décor dans lequel nous jouons notre rôle. Je ne veux pas jouer avec toi. Pas à ce jeu-là.

Renji ne referma la bouche, telle une limande hors de l'eau, que lorsque Byakuya eu franchit la porte, murmurant simplement un « à demain » lourd d'implications.

A SUIVRE....