Titre : La ville fantôme
Auteur : Sita-chan.
Inspiration : Tsubasa Reservoir Chronicle et Sonata Arctica
Couple : Kurofay
Rating : Hé non, toujours pas de lemon Kurofay gomen ...
Disclaimer : J'ai un porte clef Fye, mais il est en plastique, l'original appartient à clamp tout comme les autres personnages de Tsubasa
Note de l'auteur : N'hésitez pas à faire des critiques constructives dans vos reviews, je sais que mes histoires sont parfois maladroites et j'aimerai m'améliorer dans le futur.
La suite viendra quand elle viendra ...
Part 6
Une fois Kurogané parti, le magicien lâcha un soupir de soulagement. Il ne comprenait pas ce qui c'était passé la veille, et ne voulait pas comprendre. Il avait honte de ne pas avoir su se retenir de pleurer et d'avoir été pris sur le fait par le guerrier. L'attitude de ce dernier avait été plus qu'intrigante, mais il devait oublier, ça ne voulait rien dire, il était impossible que Kurogané éprouve des sentiments pour lui : l'agacent blondinet...
Fye ne tenait pas en place, il parcourait chacune des pièces pour les ranger et les nettoyer, même si elles étaient propres et en ordre et malgré l'état de sa main. Il devait s'occuper ; tout faire pour ne pas réfléchir, pour ne pas penser à ce geste. Mais pourquoi diable Kurogané l'avait-il embrassé ? Exaspéré, il hurla dans le vide : « Tu n'as pas le droit de m'aimer ! Tu n'as pas intérêt à m'aimer ! Je mens, je triche et je m'en fiche... ». Mais ce jour là, c'était un piètre menteur qui n'arrivait pas à se convaincre lui même qu'il n'en avait rien à faire du guerrier. Des larmes commençaient à lui monter aux yeux, il devait se contrôler, alors, il se contraint à ne plus penser à rien. Mais d'un coup, la maison lui sembla bien trop grande, bien trop silencieuse, bien trop vide ; il ressentit une solitude sans nom et fut pris d'une crise de panique. Il courrait dans tous les coins, astiquant tous les objets qu'il trouvait sur son chemin, car il savait que s'il cessait toute activité, il s'effondrerait en pleurs.
Lorsqu'il arriva dans la salle de bain, il vit traîner les outils de Kurogané et sentit quelque chose en lui se déchirer. Il détourna son regard, et croisa son reflet dans la glace : « Il ne ressent que du mépris pour toi, murmura une voix dans sa tête. Il s'est vengé de ton attitude puérile, il sait qu'il te plaît et il s'est moqué de toi. Il n'y avait pas d'amour dans ce baiser, il veut juste te voir souffrir ! ». A bout de nerfs, il frappa le miroir de sa main bandée en hurlant : « NON ! Il n'est pas comme ça ! ». Le miroir se brisa sous l'impacte de son coup et des éclats volèrent partout. Fye poussa un cri terrorisé et se replia au fond de la pièce, s'assit par terre, posa la tête sur ses genoux enserrés par ses bras. Il était honteux de son geste destructeur et du plus profond de son âme, souhaita disparaître, se noyer dans ses larmes qui coulaient sans relâche. Tout comme la glace, il était brisé et cette fois, Kurogané n'était pas là pour ramasser les morceaux, pensa-t-il amèrement. Il se rappela la veille, le corps musclé du ninja auquel il s'était agrippé, cette présence avait été réconfortante, rassurante... Ces pensées le conduisirent à se souvenir des évènements du soir, le touché de sa main qui appliquait l'onguent sur sa brûlure avait été électrisant ; il avait été si délicat qu'il en avait eu des frissons. Et le baiser, ses lèvres si douces mais qui s'étaient plaquées sur les siennes sans aucune tendresse, sans prévenir et qui ne demandaient qu'un contact... Oh, Kurogané, pourquoi me fais-tu ça ? Pourquoi suis-je si bien avec toi alors que je ne devrai pas ? A quoi est-ce que tu joues à être ainsi avec moi ? Pourquoi ne vois tu pas que tu me fais encore plus souffrir ? Se demandait-il sans cesse.
Il resta immobile dans cette position un long moment ; jusqu'à ce qu'il n'ait plus de larmes à verser. Vaguement calmé, il récupéra des pièces du miroir et tenta de les remettre ensemble ; comme les pièces d'un puzzle. Il y passa du temps, mais c'était inutile, cette tâche ne menait à rien. Trop las pour continuer, mais ne voulant abandonner, il chercha une boîte et la remplis avec les débris éparpillés dans la pièce. Entreposant la boîte dans sa chambre, il redescendit à la cuisine pour préparer le dîner ; les autres allaient bientôt rentrer. Il espérait ne pas avoir les yeux trop rouges ... mais il ne pouvait plus vérifier dans glace ...
Kurogané croisa les enfants sur le chemin du retour. Fort heureusement, Mokona dormait dans les bras de Shaoran, et ne fit donc aucun commentaire moqueur, mais le garçon le regarda avec des yeux grands comme des soucoupes lorsqu'il vit le bouquet que portait. Un peu gêné il s'expliqua : « Je suis parti me promener dans la campagne, et j'ai pensé que des fleurs pourraient égayer la maison...
- Vous avez eu raison ! s'enthousiasma Sakura s'extasiant devant le bouquet. Cette ville est si triste, vide de ses habitants ; un peu de couleurs ne nous fera pas de mal !
- Oui, approuva le guerrier, dis, pourrais-tu le porter et dire que tu l'as cueilli, je n'ai pas envie que Fye se moque de moi...
- Oh, bien sur, accepta-t-elle après une hésitation car elle ne comprenait pas trop pourquoi le magicien se moquerait de Kurogané. » Il lui tendit donc les fleurs et Shaoran lui lança un regard suspect. Le ninja fit comme s'il n'avait rien remarqué car si le garçon était jaloux, il n'avait aucun souci à ce faire, la fille ne l'intéressait pas et s'il soupçonnait quelque chose avec Fye... hé bien, ce n'était pas ses affaires !
Ils arrivèrent à la maison peu de temps après et Sakura se dépêcha de trouver un vase et de donner de l'eau aux fleurs. Le guerrier fut content de constater que le bouquet plaisait au magicien ; il souriait constamment, mais il avait une étincelle qui brillait dans ses yeux lorsqu'il était sincère, et c'était le cas à présent. Pourtant, Kurogané avait également décelé de la peine dans ces yeux, et il se sentit coupable. Son attitude de la veille l'avait probablement tracassé, et au lieu d'aller mieux, l'état de Fye avait empiré. Il devait absolument mettre carte sur table ce soir...
Le magicien avait fini de préparer le repas et comme ils étaient tous affamés en cette fin de journée, ils passèrent à table sans attendre. Une conversation anodine se fit ; les adolescents avaient à nouveau fait choux blanc. Ils n'avaient croisé personne et avaient tournés en rond toute la journée, mais ils pensaient avoir exploré toute la partie Sud et la partie Nord Est de la ville. Le lendemain, ils iraient visiter le quartier où ils n'étaient pas encore allés.
« Et vous, Fye-san, qu'avez vous fait ? Demanda la princesse.
- Pas grand chose, je me suis reposé, comme vous me l'aviez recommandé, menti-t-il.
- Et vous Kurogané-san ? S'enquit Shaoran toujours intrigué par l'histoire du bouquet.
- Ben, j'ai réparé la salle de bain et je suis allé m'entraîner au sabre en dehors de la ville, dit-il simplement.
- C'est dommage que le miroir se soit brisé, constata Sakura qui était la seule à être rentré dans la pièce ce soir là. »
Kurogané cacha sa surprise et vit une lueur de trouble traverser les yeux du magicien, mais Shaoran fit part de son étonnement : « Mais la glace n'était pas cassée ce matin ...
- C'est ma faute, menti le ninja. Il ne tenait pas bien et il est tombé sous mes coups de marteau.
- Kuro-chan est super fort ! S'exclama Mokona qui s'était enfin réveillé. Mais pas très délicat ...
- Tu veux mesurer ma force boule de poiles ? S'énerva le guerrier.
- Je la connais déjà ! Claironna la bestiole. Et je sais que tu n'es pas délicat quand tu me tire les oreilles !
- Si seulement ça pouvait t'apprendre à te taire, maugréa-t-il. » Ils bavardèrent ainsi jusqu'à la tombée de la nuit ; c'était presque redevenu comme avant, à la différence près que Fye ne s'adressait jamais à Kurogané, mais si les enfants l'avaient remarqué, ils n'en laissaient rien paraître.
