Disclaimer : Les personnages ne m'appartiennent pas
Attention : Ceci est officiellement le premier chapitre de « l'histoire se barre en vrille » je vais m'éloigner du film dans les prochains chapitres et je préfère prévenir maintenant. Je suis également « obligée » de mettre plus de dialogue et ce n'est pas trop mon truc donc si vous avez des critiques à faire n'hésitez pas.
Réponse à guest : Merci beaucoup d'avoir laissé une review. Pour les chapitres je vais essayer de les faire un peu plus long mais je ne pense pas qu'ils feront quinze pages (ça ferait un trop gros décalage de toute façon).
Ils sont arrivés. Il était temps, les moutons et les champs de patates ça va … deux minutes. Pas plus. Galahad se fait la réflexion que la maison familiale est en réalité un gigantesque manoir.
- Bof. Pas très impressionnant. C'est pas tellement plus grand que l'orphelinat.
Visiblement Gauvain pensait à la même chose que lui. Mais contrairement à Galahad qui s'emporte constamment, son presque frère préfère user du sarcasme. Il décide de jouer le jeu et de prendre son meilleur ton hautain.
- C'est tout à fait vrai, en revanche le terrain qu'ils ont autour est un véritable atout s'ils décident de la vendre.
- Oui mais notre emplacement en milieu urbain nous faisait profiter des commerces de proximité.
Emplacement en milieu urbain, commerces de proximité. Il est sérieux ?
- J'ai entendu dire qu'ils étaient bien desservis par le réseau de drogues dans le coin.
Il se permet un sourire arrogant, un sourire de vainqueur puisque Gauvain vient d'éclater de rire.
- Bon, les sales gosses vous venez, leur crie Lancelot.
Arthur est déjà en train de sonner à la porte.
Plusieurs minutes plus tard ils n'ont toujours aucune réponse. Cette fois-ci personne ne râle ou n'a la moindre réaction déplacée. Leur commandant se tourne vers Bors qui comprend instantanément. Quelques minutes plus tard la porte est défoncée. Tous ont sortis leurs armes et prient pour ne pas avoir à s'en servir. Arthur donne ses ordres.
- Lancelot, Dagonnet avec moi au premier étage, les autres explorez le rez-de-chaussée.
Quand ils entrent la première chose qui les frappent c'est l'odeur. Une odeur de pourriture. Une odeur de cadavres. Ils échangent des regards écœurés. Bon sang ce qu'ils peuvent détester ce boulot par moment. Se retrouver devant un corps mort, parfois mutilé est à chaque fois une expérience horrible. On ne s'y habitue jamais vraiment. En ce qui le concerne Galahad n'a jamais oublié aucun des meurtres sur lesquels il a travaillé. Mais il sait que Bors, Gauvain et Lancelot préfèrent boire après ce genre de missions pour ne plus y penser, que Dagonnet écoutent les confessions éméchés des trois pour ne pas avoir à faire face à ses propres souvenirs, que Arthur va prier et Tristan… Il devient violent et préfère s'isoler depuis sa mort, sa mort à elle. Mais ce n'est pas le moment d'y penser.
Tristan passe devant et ils passent d'une entrée plutôt sobre à…ce qui devait être un grand salon décoré avec goût et qui a visiblement été transformé en une espèce de dortoir très récemment. Un matelas deux personnes est posé derrière le canapé d'angle et un tas de couvertures est entreposé dans un coin de la pièce. Des vêtements de femme (ceux de la mère de famille ?) sont jetés en travers de la pièce comme si on avait trié ces affaires. Galahad s'interroge, qu'a-t-il bien pu se passer ? Tout semble indiquer que la famille vivait dans le salon et qu'elle a effectué un départ précipité. Bors renifle d'un air perplexe une des bougies parfumées dispersées un peu partout avant de la mettre dans une de ses poches. Ses fameuses poches qui semblent sans fond.
-Ça fera plaisir à Vanora, est tout ce qu'il trouve à dire.
Ils poursuivent leur examen des lieux avec la cuisine où des brosses à dents sont posées près de l'évier. Les placards à balais et les toilettes ne présentent aucun intérêt.
-Y'a pas de sang sur les murs, c'est toujours ça de pris, commente Bors.
-Merci de ta participation Bors.
Ils inspectent également ce qui doit être les chambres des domestiques. A chaque fois l'odeur de transpiration et de crasse est suffocante et les poubelles sont remplies de compresses et de sparadrap.
-Mince les types qui ont dormi-là ont encore moins d'hygiène que Bors, s'exclame Galahad dans le but de détendre l'atmosphère.
Sa tentative échoue lamentablement malgré le soutien de son meilleur ami :
-D'où tu connais des mots comme hygiène, toi ?
Ils n'ont pas envie de rire, la situation est trop dérangeante. D'un commun accord le groupe retourne dans le salon. Bon timing. Lancelot arrive au même moment tenant en joue un homme balafré qui les regardent d'un air qui se veut effrayant avant de craquer sous le regard froid de Tristan. C'est justement à lui que s'adresse Lancelot.
-Arthur te demande de faire un tour au deuxième étage.
L'homme concerné s'exécute immédiatement. S'ils se permettent de le taquiner, jamais les ordres du commissaire ne sont contestés.
-Artur et Dagonnet arrivent avec les trois survivants, il y a des cadavres partout, neuf très exactement, d'où l'odeur, explique Lancelot. Celui-là était chargé de faire disparaître les potentiels témoins, les domestiques poursuit-il en désignant l'homme qu'il menace toujours.
-Toi et moi, on peut interroger ce mec pendant qu'ils vont aider Arthur, intervient Bors.
Lancelot hoche la tête pour approuver. Ça énerve un peu Galahad d'être écarté de la sorte comme un gamin mais sa curiosité l'emporte. Habituellement Arthur se charge des interrogatoires, non sans montrer de l'empathie envers les victimes bien sûr. Il n'empêche que ça ne lui ressemble pas de jouer les nounous et de rester en arrière…
Ce n'est qu'une fois au premier étage qu'il entrevoit une explication quand il voit dans les bras d'Arthur une jeune femme brune qui serait certainement très belle une fois lavée et peignée. Ca non plus ça ne ressemble pas au commissaire et pourtant ce dernier ne la quitte pas des yeux pendant qu'il remet en place les doigts démis de la demoiselle. Le tout en lui chuchotant des mots apaisants. Galahad se détourne un peu gêné pour porter son attention vers Dagonnet que Gauvain a déjà rejoint. Ils sont occupés à rassurer une mère et son enfant qui à vue d'œil ne semblent pas blessés. Le tableau est touchant, Dagonnet a l'enfant dans les bras et le berce doucement tandis que la mère appuyé sur Gauvain le regarde avec admiration. La scène est interrompue par Arthur qui leur demande d'appeler la police scientifique. Evidemment il avait oublié les cadavres qu'il va bien falloir identifier. Ils vont également devoir retrouver la famille et le ou les meurtriers, donc chercher les indices. Lancelot et Bors sont en train d'interroger le coupable et Tristan d'inspecter le dernier étage. Il se sent découragé face à la masse de travail qui les attend et se demande avec appréhension si les membres de la famille du premier ministre sont toujours vivants.
