Salut vous,
Par rapport à d'habitude je vais pas trop m'étaler : j'ai un peu honte du retard que j'ai pris et j'ai pas trop le moral…
J'aime bien ce chapitre parce qu'après on entre dans un moment que j'avais assez envie d'écrire, en fait j'aurai voulu vous le poster plus tard comme ça vous auriez eu la suite tout de suite, mais bon je l'ai terminé et le voilà, surtout si votre semaine vous a aussi bien motivée que moi ça fait toujours plaisir de voir un autre chapitre…
Je vous fais plein de bisous et je pense fort, fort à vous !
R.A.Rs :
Noriane : euh… ouais ! Et ben je sais pas vraiment quoi te dire en fait… lol a par que je suis désolé mais que je peux pas mettre les pdv puisque ça fait partie de 'l'intrigue (en quelques sortes) et de la tournure de l'histoire ! Ceci dit si tu as besoin de renseignements précis pour mieux comprendre hésite pas à me demander surtout !
Laetitia Osborn : merci mille fois ! ça fait toujours super plaisir de recevoir une review de toi surtout que la dernière était plutôt encourageante ! Merci beaucoup, beaucoup, ça donne vraiment envie de continuer et pour ce chapitre ça m'a bien boosté je dois dire !
Chapitre 6
« Watcha ! »
Remus éternue pour la énième fois. Il est plus sensible qu'eux à l'humidité ambiante. Lycanthropie oblige suppose t-il.
Ils sont tous silencieux, plus ou moins assis sur une branche pour Lily et Madye, accroupis à même le sol en ce qui concerne Peter et en tailleur ou à genoux pour Remus et James, lui pour sa part à préféré rester appuyé contre un arbre. Il reste sur ses gardes : on ne sait jamais et il n'a absolument pas l'intention de se laisser abattre. Il a eu un moment de faiblesse mais maintenant c'est fini, il s'est repris en main.
De toute façon pour le moment, il n'y a rien à faire : tous son dépourvus de baguettes, baguettes efficacement gardées par les deux apprentis-mangemortes, si ce n'est plus. Alors à par tenté de les assommer, ce qui lui semble de loin être une idée assez pitoyable, il n'y a pas grand-chose à faire.
Ils attendent. Dans le froid, le silence, la peur.
Sirius regarde attentivement Lily Evans. Le cœur serré d'effroi. Comment a-t-il pu se laisser abuser si facilement ? Ne rien remarquer ? Il lui faisait confiance pourtant ! Peut-être pas explicitement, peut-être qu'il ne le montrait pas exclusivement, mais les faits sont là : il lui faisait confiance, et une sorte d'amitié s'était instaurée. Du moins, le croyait-il.
Une fois de plus, il s'est fait avoir. Trop naïf sûrement.
Pourtant… ses yeux parcourent avidement ses cheveux ébouriffés, dévisagent sans vergogne son faciès défait. Elle a perdu cette petite fossette que James considérait avec vénération au coin de la bouche, cette lueur pétillante qui illuminait ses yeux verts. Elle est blanche, presque translucide.
Peut-être qu'à force d'être fixé avec autant d'intensité, elle sent son regard où peut-être est-ce à cause de ses accusations muettes, mais les faits sont qu'au moment précis où il va tourner le regard, Lily lève ses yeux implorants. Implorants de pardon.
Leur regard se croisent, se cherchent et se trouvent, pour mieux se séparer.
Il a peur de se tromper, de s'être véritablement fait trahi, et Lily est tellement contradictoire : elle agit comme jamais il n'aurait pu se l'imaginer, elle agit comme tout ce qu'il renie mais elle a l'air tellement désespéré.
Et puis, il y a Madye aussi. Personnellement, il n'a jamais fait confiance au Serpentard, et elle ne fait pas exception à la règle : après tout, il ne l'a connaît pas et jusqu'à preuve du contraire, c'est bien elle qui portait un capuchon noire sur la tête ! Oui mais Lily aussi, et elle est à Gryffondor…
Peut-être qu'elle l'a entraînée contre son gré, qu'Evans n'a pas eu le choix, peut-être qu'elle l'a ensorcelée, peut-être… peut-être pas.
Il ne sait plus quoi penser, il est perdu. Il se sent terriblement seul. Aussi seul que lorsqu'il a fui de chez lui. Aussi seul que lorsqu'il a déserté la maison familiale, aussi seul que lorsqu'il a été renié, aussi seul que lorsqu'il a frappé à la porte des Potter, une chaude matinée de juillet…
Une fois de plus, il avait été humilié, rabaissé, descendu sans condescendance. Avec plaisir même. Rien que de penser à Bellatrix qui riait ouvertement en écoutant sa mère rapporter ses dernières punitions, rien que de penser à son oncle Ulgor qui donnait des idées de redressement à ses parents, rien que de penser au sourire écoeurant de sa tante Marlène qui narrait les exploits de sa jeune fille Narcissa, une envie de vomir tenace, lui broyait les tripes.
Ce jour là, Andromeda n'avait pas été là, d'ailleurs elle ne le serait plus jamais. Prononcer son propre nom était devenus interdit depuis qu'elle avait fugué de la demeure familiale en compagnie d'un moldu. Ses parents avaient brûlé son nom de l'arbre généalogique et bannis tous ce qui avait trait à son existence. C'était sous le regard horrifié de Sirius, qu'une grande cérémonie de la renonciation avait eu lieu.
Plus jamais il ne reverrait Andromeda, le seul être de la famille avec qui il considérait avoir un lien de parenté. Plus jamais, jamais.
Puis le fameux repas avait eu lieu. Le pire de tous. Peut-être était-ce dû à l'excitation morbide d'exiler l'un des leur, mais jamais il ne s'était autant acharner sur lui. Sans doute pour lui faire comprendre qu'il ne lui faudrait pas faire la même erreur. Mais si c'était l'effet compté, ils étaient loin du compte : sa décision était prise.
Ce soir il s'en irait, cela faisait déjà quinze ans qu'il subissait en toute impunité le harcèlement moral des siens. De son propre sang. Et à partir de ce soir… plus jamais. Il ne voulait même pas s'en rappeler : ils l'avaient profondément meurtris, jusqu'au fond de son cœur d'adolescent, de son cœur d'enfant.
Sa raison avait pris le dessus sur la haine, la rage et l'humiliation, et ce soir, c'était décidé, il s'en irait. Peu importe s'il devait subir à son tour, un bannissement exemplaire, s'il ne devait plus jamais revoir ses parents et abandonner ce qui jusque là avait fait office de maison. Trop c'était trop.
Son sac était fait, il ne restait plus qu'à fourrer quelques vêtements et autres affaires scolaires et il serait définitivement prêt. Doucement, lentement, sans un bruit, il descendit les escaliers qui menaient au salon, soulevant comme il le pouvait sa grosse malle en cuir. Il posa rapidement la lettre qu'il avait rédigée à l'adresse de ses parents, sur la table de la cuisine et alors qu'il se retournait, une petite silhouette tenant une chandelle le surprit dans sa fuite vers l'inconnue.
Un instant, aucune des deux personnes ne bougea, puis timidement, une voix fluette s'éleva dans l'obscurité :
« S… Sirius ? C'est toi ? »
Le garçon acquiesça avec précaution.
« Tu… tu t'en vas ? »
Il répondit une nouvelle fois par l'affirmative.
« Mais tu sais ce qu'il vont te faire ! Ils vont te renier, te menacer, te… te
« Je le sais bien Régulus et c'est pour ça que je m'en vais »
« Mais… mais »
« Je suis désolé, mais c'est comme ça »
« Tu m'oublieras pas hein, dis Sirius ? »
Un sourire furtif se dessina sur les lèvres de l'adolescent. Régulus, jeune Régulus, naïf Régulus.
Pour la première fois depuis que sa décision était prise, il ressentit un pincement au cœur devant l'attendrissante naïveté de son jeune frère. Et il s'en voulu. Il s'en voulu, de devoir le laisser seul aux mains tortionnaires de leurs parents, il s'en voulu de ne pas avoir pris soin de lui comme tout grand frère se doit malgré tout les mauvais tour qu'il lui avait joué.
Après tout, Régulus était encore jeune…
« Bien sûr que je ne t'oublierai pas Regulus ! »
Mais bien mal lui en prit de justifier son jeune frère, car ce dernier, dans toute sa malveillance de Serpentard, alors que Sirius se saisissait à nouveau de sa valise, hurla un strident « Maman » dans toute la maisonnée.
Surpris, son frère aîné sursauta, se retournant, affolé vers lui, lui bouchant la bouche d'une main :
« Mais qu'est ce qui te prend ? Tu veux les réveiller où quoi ? »
Regulus se dégagea rapidement et faisant face à son frère, il plissa les yeux, le visage empreint de méchanceté et lui assena tout le ressentiment qu'il avait à son égard, toute la haine qu'il éprouvait envers lui, le fait qu'il lui volait l'attention de ses parents, sa jalousie, son regret de ne pas être enfant unique, sa désobéissance qui pourrissait la famille et bien d'autres encore avant de pousser un autre cri perçant.
« Maman ! Il s'en va ! »
Sirius, un instant, resta abasourdi devant tant de méchanceté.
Lui voler l'attention de leur parent ? N'était-il pas fou ? La seule attention qu'ils lui accordaient était les moqueries et les humiliations ! Être enfant unique ? mais il n'avait jamais demandé à naître à ce qu'il sache, et puis s'il y en avait bien à qui devait se plaindre c'était lui quand même ! L'aîné ! Sa désobéissance qui pourrissait la famille ? si la situation s'y était prêté, il aurait hurlé de rire : comme s'ils avaient besoin de lui pour pourrir la famille ! C'était déjà fait depuis belle lurette ça, et il était désolé de ne pas être un bon petit chien qui obéissait au doigt et à l'œil !
Mais le garçon n'eut pas le loisir de répondre à son frère accusateur car déjà les pas lourd de ses parents battaient l'escaliers.
En proie à une panique incontrôlable, Sirius tira sa valise à lui, ouvrit la porte de la cuisine à toute volée et courut à travers le jardin, priant pour atteindre le portail qui donnait sur la rue avant que ses géniteurs n'ait l'idée de le stupéfixer.
Ils se rapprochaient. Il les entendait hurler, crier. La nuit était noire et sombre, et un croissant de lune était voilé derrière un manteau de nuage.
Sa valise le ralentissait mais jamais il ne se serait permis de la lâcher : tous ses effets personnels se trouvaient à l'intérieur. S'accrochant résolument à la poignée de son lourd bagage, la peur donnant des ailes, il poussa dans un effort surhumain le lourd portail en cuivre en fer forgé avant de le refermer alors qu'un sortilèges inconnus s'écrasait contre.
Le jeune homme ne perdit pas une seconde et remua sa baguette, tandis que le Magicobus s'arrêtait devant lui.
Il ne savait pas vraiment où aller : aucun membre de sa famille ne l'auraient accepter sans conséquence, et inutile de penser à son oncle Alphard, l'homme était vieux et l'épuiser un peu plus aurait été considéré comme une tentative d'assassinat... Il avait pensé à James, évidemment, mais il était une heure du matin et il n'était pas sûr que les parents de ce dernier apprécient de le voir frapper à la porte à une heure aussi tardive.
Il est perdu, il ne sait pas quoi faire et il a chaud. Sa valise est lourde, et une chaleur tenace s'infiltre sous ses vêtements rendant ses mains moites et sa chemise trempée de sueur.
Cette nuit là, Sirius Black, resta assis sur le trottoir durant quelques heures. Perdu autant physiquement que moralement, son esprit vagabondant dans un monde qui n'était connu que de lui. Lorsque les premières lueurs du jour commencèrent à s'élever haut dans le ciel, et que les premiers volets s'ouvrirent, le jeune homme, sûr de lui comme jamais, se dirigea résolument vers le domicile de la seule personne en qui il éprouverait à jamais une confiance inébranlable…
A partir de ce jour, Sirius comprit qu'il ne fallait jamais baisser les bras qu'il y avait toujours une issue de secours aussi mince fut-elle. Il comprit que l'union faisait la force, mais il comprit également à quel point la confiance était aussi dangereuse que puissante…
Il n'est qu'un imbécile. Non, il n'est pas seul. Il s'est enfermé dans sa bulle, et c'est lui le seul coupable. Il les a lâchement laissé tomber en s'isolant, en se croyant unique mais ils sont tous là, ensembles, jusqu'au bout, jusqu'à la fin s'il le faut. Ils lutteront ensembles s'il le faut, mais d'abord, il aimerait comprendre…
Tous sont regroupés dans la grande salle désormais. Les aurors sont arrivés depuis quelques temps, et la révolte fait rage au dehors. Des explosions, des cris, des sorts… ils mènent la bataille et leur victoire est presque à son apogée. Bientôt les mages noirs seront vaincus.
Pourtant…
Pourtant, tout est beaucoup trop facile, il doit y avoir un pépin quelque part.
Elle n'est pas tranquille. Pourtant tout va bien, tout va mieux. Mais non, c'est encore pire qu'au début : sa gorge est serrée, son estomac se tord, son cœur bat fébrilement.
Elle sent que quelque chose cloche, mais elle ne voit pas quoi.
Dumbledore aussi est soucieux. Il sait quelque chose. Si Dumbledore est inquiet… elle préfère ne pas penser à ce qui pourrait arriver.
D'un pas mal assuré, Minerva Mc Gonagall se dirige vers le directeur assis à la grande table de Gryffondor. Il se masse les tempes et a retiré ses lunettes en demi-lune : mauvais signe.
« Albus… ? J'aimerais vo-… »
Elle n'a pas le temps de terminer sa remarque qu'il la coupe
Je sais Minerva. Vous êtes inquiète.
oui… il y a quelque chose d'anormal : cette facilité contre les mangemorts, Poudlard n'a pas subit de dommages conséquents… enfin je ne voudrai pas paraître trop pessimiste mais il ne me semble pas que l'on est eu de leur nouvelle… je sais bien que ce n'était pas forcément prévu…
Le vieil homme soupir, réajuste ses lunettes et tourne vers sa collègue un regard perçant.
en effet, nous n'avons pas eu de leur nouvelle récemment… à vrai dire nous n'en avons pas reçu depuis le début de l'attaque.
vous… vous ne pensez tout de même pas que...
je ne sais pas, j'avoue que c'est assez inquiétant et comme vous l'avez si bien fait remarquer, les aurors ont eu une assez grande commodité à s'extirpez de la partie… tout laisse à présager que… termine t-il d'un ton éteint
mais non c'est impossible… ! on avait pourtant bien aménagé leur situation, personne n'était au courant, rien n'avait filtré, c'est impossible qu'on ai – qu'Il ai - découvert le pot au rose !
Sa voix s'embrouille, devient rauque, elle n'y croit pas. Un seul mot surgit de ses lèvres, dans son cœur et dans son âme : impossible.
ce n'est pas le seul problème. Nous avons perdu quatre autres élèves également…
Elle ne veut pas savoir, mais malgré elle, la question franchit ses lèvres :
morts ?
disparu, seulement disparu…
qui ?
messieurs James Potter, Sirius Black, Remus Lupin et Peter Petitgrow.
Elle aurait dû s'y attendre.
Cela fait trois mois que la rentrée a commencé et déjà ils font des leurs. Ils sont intenables ces crétins !
Minerva Mc Gonagall grimpa quatre à quatre les escaliers de la tour ouest, donna le mot de passe et pénétra en un coup de vent dans la salle commune des gryffondor. Le visage fermé comme toujours, elle s'adressa sans détour au premier élève qu'elle vit :
« Allez me chercher M. Potter ! Et plus vite que ça je vous prie ! »
Tremblant, l'élève se carapate jusqu'au dortoir des garçons.
D'ailleurs, tous sont mal à l'aise, et ont arrêté leurs activités, la regardant avec appréhension. Il faut dire aussi qu'il est inhabituel de la voir ici, à moins d'une situation d'urgence.
Mais cette fois, trop c'est trop !
Enfin l'élève chargé par le professeur de métamorphose revient penaud et lui annonce d'une voix fluette que les Maraudeurs ne sont pas là, mais sur le terrain de quidditch.
Elle ne prend pas la peine de lui répondre et sans s'attarder davantage tourne les talons.
Alors qu'elle va passer le tableau, son regard accroche celui de Lily Evans, la préfète. Un très court instant, elles ne se lâchent pas des yeux. Comme par défi. Minerva détourne son regard, et alors que le tableau se referme, elle sent encore le regard brûlant de la jeune fille sur elle.
Mais elle n'a pas que ça à faire, d'abord il lui faut trouver ces satanés adolescents. Toujours à se fourrer dans des embrouilles, à persécuter les professeurs, à défier le règlement et braver les interdits…
Quelques minutes plus tard, elle arrive devant le grand stade tant recherché. Eh oui, ils sont bien là, tous les quatre… enfin non ils sont trois, le quatrième, James est dans le ciel, sur son balai. Ses camarades le regardent essayer son nouvel engin. Il enchaîne pirouettes et haute voltige… ça au moins, on ne pourra pas le lui retirer : jamais Minerva n'a vu quelqu'un voler de la sorte !
« Il a ça dans le sang ce gosse, c'est incroyable » pense t-elle, réellement impressionnée
Peu à peu, sa colère s'estompe, et elle reste là, à regarder le virtuose, sujet de ses tourments, à virevolter dans les airs. A quinze ans, il manie le balai comme un grand joueur, elle n'ose imaginer la carrière qui s'offrira à lui…
Mais bientôt, l'heure de la punition approche, et talent où pas, il lui faut remettre les pieds sur terre à ce garçon. Et tandis qu'il se pose sous les acclamations de ses amis, Minerva, consciente de son rôle de grand méchant loup, s'avance en essayant de gommer les traits trompeurs de son admiration.
« Ces gosses là, ils sont incroyables, toujours à s'en tirer ! » songe t-elle, consciente de sa corruption…
Elle aurait dû s'y attendre oui c'est vrai, toujours à se fourrer dans les embrouilles, mais quelque part elle est quand même rassurée que ce soit eux et pas d'autres : ils ont au moins une chance de s'en sortir !
Et voilà le chapitre 6, j'espère sincèrement qu'il vous a plu.
Je vous souhaite une bien bonne semaine et je vais faire ce que je peux pour vous terminer un autre chapitre prochainement : celui là n'avance pas beaucoup mais comme d'autre il est nécessaire.
Films « save the last dance », un super film avec un acteur trop, trop, mais alors vraiment trop canon !
J'ai vu scary movie 4 aussi, ça m'a bien fait marrer, mais le meilleur reste quand même le premier…
