Bonjour à toutes ! Oui, un chapitre devait être mis en ligne hier, mais j'ai eu un empêchement je n'ai pas était chez moi de la journée et suis rentrée très tard… j'espère que vous ne m'en voudrez pas ! Et pour me faire pardonner, je vous mets en ligne le chapitre 6 aujourd'hui, et publierais demain comme prévu le chapitre 7 !

ENJOY !

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Chapitre 6

Severus était assis sur une chaise juste à côté du lit d'Hermione, elle était endormie. Ils se trouvaient dans une chambre privée de Sainte-Mangouste, l'hôpital des sorciers. Il n'avait jamais autant paniqué alors qu'il emmenait Hermione à l'infirmerie de l'école, et cela avait empiré quand Poppy lui avait dit qu'Hermione devait être transférée à l'hôpital d'urgence.

Poppy ne transférait jamais qui que ce soit à l'hôpital à moins que ce ne soit un cas grave, ou qu'elle n'avait pas les moyens de s'en occuper. Et quand les mots « Ses reins sont défaillants. » sortis de sa bouche, Severus sût alors que c'était très grave.

« Où suis-je ? » gémit Hermione en ouvrant les yeux.

Severus bondit de sa chaise, s'approcha d'elle et posa une main sur son front, écarter les boucles qu'il y avait sur le visage de sa femme. « Tu es à Sainte-Mangouste, » lui dit-il « Poppy a dit que tu devais être amenée ici en urgence. »

Hermione tenta d'examiner les environnements. Elle remarqua qu'une bouteille d'oxygène l'aidait à respirer et qu'elle avait une perfusion. « Je déteste les hôpitaux. » dit-elle faiblement. Elle essaya d'enlever l'aiguille qu'elle avait dans la peau.

« Ne fais pas ça, Hermione. » lui dit Severus « Tu en as besoin ! »

« Je vais bien maintenant, je n'ai plus mal. »

« Non, tu ne vas pas bien. » grogna Severus, il replaça les bras de sa femme le long de son corps.

« Hermione ! » dit Poppy avec soulagement, elle entrait dans la chambre suivie d'un autre homme « C'est bon de voir que tu es réveillée ! »

« Je ne veux pas être là. » souffla Hermione tandis que Severus se rasseyait. « Quand pourrai-je sortir ? »

Poppy regarda les époux avec compassion. « Je suis désolé Hermione, mais il semblerait que tu aies quelque chose de grave… »

« C'est mes reins, c'est ça ? » demanda Hermione. Elle avait un pressentiment sur ce qu'on allait lui annoncer.

« Oui… » Répondit Poppy. « Tu souffres d'une maladie rénale chronique… »

Hermione se tourna, ne voulant plus regarder ni Poppy ni l'homme qu'il l'accompagnait. Elle fixa Severus, et fût surprise de voir plusieurs émotions sur son visage. Était-ce de l'inquiétude et le tristesse ?

« Professeurs, mon nom est Dr. Andrew McGregor. » dit finalement l'inconnu qui était entré avec Poppy. « Et je suis spécialiste des maladie rénales. »

« Et qu'est-ce que c'est que cette maladie rénale chronique ? » demanda Severus. Rien que le mot chronique ne présageait rien de bon.

« C'est une maladie qui provoque l'arrêt définitif des reins. » répondit Andrew.

« Mais il y a bien quelque chose pour la soigner ? » demanda Severus.

« Malheureusement, à part quelques dialyses et une éventuelle greffe, non. » répondit le médecin.

« Combien de temps ? » demanda Hermione, elle ne voulait toujours pas regarder Andrew. « Combien de temps avant que cette saloperie me tue ? »

Severus regarda Hermione, choqué. Elle n'était pas en train d'accepter que cette maladie ne l'emporte, quand même ?!

« Si nous ne trouvons pas de donneurs, 4 mois, peut-être 5. » répondit le docteur. « Mais il est possible de trouver un donneur le plus vite possible su nous vous plaçons en haut de la liste d'attente de greffes ! »

Hermione se retourna vers Andrew et regarda aussi Poppy. « Il en est hors de question ! Je veux garder le bébé ! »

« Hermione, est-ce que tu comprends ce que cela impliquerait ? » lui demanda Poppy. « Ton corps sera de plus en plus faible avec les efforts que tes reins devront faire, même avec l'aide de dialyse. Il y a très peu de chance que tu y survives… »

« Mais ma fille, si ! Même si elle née prématurément ! » Rétorqua Hermione. « D'ici là, je serai déjà à mon sixième mois. »

« Et si nous trouvons un donneur avant ces 4 mois ? » demanda Andrew.

« Je ne changerai pas d'avis. »

« Et si tes reins cessaient de fonctionner plus tôt que prévu et que tu devais avoir une greffe en urgence ? » demanda Poppy.

« Je n'abandonnerai pas ma fille ! » dit très fermement Hermione.

« Hermione, peut-être que –«

« Non, Severus ! » l'interrompit Hermione. « J'ai pris ma décision ! »

« Très bien. » dit Poppy, elle savait que rien ni personne ne ferait changer Hermione d'avis. Elle était beaucoup trop Gryffondor et butée, même pour son propre bien. Elle espérait juste qu'Hermione finirait par revenir sur sa décision plus tard.

« Je ne veux pas que cela sortie d'ici et que la presse l'apprenne ! » les informa Hermione. Elle était célèbre, tout comme Harry, et n'aimait pas l'attention que lui portait les médias. Et même plus, elle ne souhaitait de la pitié de personne.

« Bien-sûr ! » répondit Andrew. Il quitta la pièce, suivie de Poppy. Il devait discuter de certaines choses avec elle.

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« Comment peux-tu faire ça ? » demanda Severus en grinçant des dents. Il était tellement en colère –il avait envie d'hurler sur Hermione.

« Comment puis-je faire quoi ? » lui demanda Hermione en le regardant, calmement. Curieusement, elle ne ressentait aucune émotion et était indifférente à tout cela. Elle s'y attendait.

« Comment peux-tu décider d'une telle chose sans en parler avec moi ? Sans mon consentement ? Sans –«

« Ton consentement ?! » dit Hermione, choquée. « Je ne suis pas ta chose, Severus. Et je n'ai besoin du consentement de personne, et encore moins du tien ! »

« Mais, il se trouve, chère épouse, que je suis ton mari ! Nous aurions dû décider de tout cela ensemble ! » Dit Severus, en regardant sa femme.

Hermione secoua la tête. « Nous n'avons jamais pris de décision en tant que mari et femme, pourquoi commencer maintenant ? Je ne t'ai jamais demandé ton aide auparavant, même si j'en avais besoin. » Dit-elle nonchalamment. « Tu peux partir maintenant, me quitter, cela ne changera rien pour moi de tout façon. »

Severus posa une main sur son menton. « Tu me détestes à ce point ? »

« J'ai bien peur que oui. » répondit Hermione, incapable de lui faire face. « Tu m'as toujours détesté toi, même encore maintenant. »

« Je ne t'ai jamais détestée. » la corrigea Severus.

« Alors quoi exactement, Severus ? » Que ressentais-tu pour moi jusqu'à ce que j'existe subitement à tes yeux ?! »

Severus resta silencieux, incapable de parler. Il ne savait pas comment lui répondre.

« C'est bien ce que je disais. » dit Hermione, triste.

« Pourquoi acceptes-tu si facilement ta maladie, pourquoi acceptes-tu si facilement la mort ? N'es-tu pas un tant soit peu inquiète ? Choquée ?! »

« Je m'inquiète pour notre fille ! Voilà pourquoi je fais ça. »

« Ce n'est pas la bonne réponse, Hermione ! Et tu le sais, j'en suis sûr ! »

Hermione regarda Severus. Il devait connaître la vérité. « Mon père est mort des suites d'une maladie rénale chronique. Les docteurs nous ont annoncés avant que l'on puisse faire quoi que ce soit que c'était héréditaire et que j'avais de fortes chances de l'avoir moi aussi. Il en est mort car les médecins ne lui ont jamais trouvé de donneurs compatibles. Même s'il y a des risques que je ne m'en sorte pas, je sais que ma fille vivra. J'ai toujours voulu avoir mon propre enfant. Au moins, quelque chose de bien ressortira de ce «mariage » ».

Severus ne pouvait l'admettre, mais il était profondément blessé. Il ne savait pas vraiment pourquoi. Hermione ? Sa maladie ? Lily… ? La vérité ? Peut-être à cause de tout. C'était trop rapide et soudain pour lui. « Si tu voulais vraiment un enfant, Hermione, tu aurai pu me le dire. Nous pourrions toujours essayer d'en avoir un autre plus tard ! »

Les larmes d'Hermione commençaient à couler, des larmes qui auraient dû couler depuis longtemps. « Comment peux-tu dire cela, Severus ? On n'essayait même pas avant ! »

« Alors pourquoi tu sacrifies-tu pour celui-ci ? Pourquoi risques-tu ta vie ? Pourquoi es-tu prête à mourir ?! »

« Parce qu'au bout, je sais que ça en vaudra la peine ! Tu as fait la même chose, tu t'es sacrifié pour Harry, pour Lily. Et finalement, Voldemort n'est plus là ! »

« Et qu'en est-il de mon sacrifice en me mariant avec toi, hein ? »

« Tu l'as fait parce qu'Albus t'as dit de le faire. Tu ne me remarquais pas avant ces derniers jours. Je n'en vaux pas la peine, Severus et je sais que ce ne sera jamais le cas. Notre fille, par contre, tu la verras d'une autre façon. »

Sans une once d'hésitation, Severus s'avança et serra les mains de sa femme dans les siennes. « Tu en as toujours valu la peine, Hermione. » lui dit-il. Il repensait aux mots Albus, ce vieux fou avait raison, il sentait sa chance s'échapper mais devait la saisir.

« Tu as une drôle façon de le monter… » Lui dit faiblement Hermione.

« Qu'est-ce que je dois faire pour te le prouver ? »

« Promets-moi une seule chose, Severus. »

Il acquiesça simplement de la tête.

« Promets-moi que tu prendras soin d'elle, promets-moi que tu aimeras notre fille ! » la voix d'Hermione craqua.

« Bien-sûr, je te le promets. » lui dit-il.

Hermione regarda ses mains, enlacées dans celles de son mari. C'était si bon, mais cela lui faisait peur. « Je ne suis pas Lily. S'il-te-plaît Severus, ne me fais pas espérer. »

« Je le sais, Hermione. Tu es ma femme. Dans la santé, comme dans la maladie. »

« Jusqu'à ce que la mort nous séparent… »

Severus secoua la tête, se leva de sa chaise et 'allongea aux côtés d'Hermione et encercla le visage de cette dernière entre ses mains. Ce n'est qu'à ce moment-là qu'il remarqua la beauté des yeux ambrés. Ils brillaient à travers la lumière que reflétaient ses larmes alors qu'elle le regardait. Il pouvait également y voir de la douleur – la douleur qui était en elle durant toutes ces années.

« Severus, ne fais pas ça, je t'en prie. » lui dit Hermione en le regardant directement dans les yeux. Pour la première fois, elle les vit s'adoucir. Ils n'étaient pas froids et durs comme ils l'étaient d'habitude. Elle devait lutter, le repousser, mais c'était si bon d'être enlacée par son mari. Elle ferma les yeux et dit « N'as-tu pas autre chose à faire qu'être ici ? »

« Je suis là où je dois être, et il n'y a aucun autre endroit où je voudrais aller, » dit doucement Severus en la serrant un peu plus contre lui. Il se pencha légèrement afin que sa bouche ne soit plus qu'à quelques centimètres de l'oreille d'Hermione. « Si je me donnais une chance de tomber amoureux de toi, me la donnerais-tu ? Nous laisserais-tu une chance ? »

Hermione ouvra les yeux et fronça les sourcils en le regardant. Comment pouvait-il lui demander une chose pareille ? Pourquoi faisait-il attention à elle seulement depuis quelques jours ? Pourquoi s'ouvrait-il à elle maintenant qu'elle était mourante ? « Je ne pense pas que je le peux, Severus. » répondit Hermione. « Comment un cœur brisé peut-il aimer de nouveau ? »

Severus acquiesça et comprit. Il n'avait rien d'autre à dire à ce sujet, juste à l'enlacée le plus possible.

« Pourquoi fais-tu cela ? » lui demanda Hermione, la tête cachée dans son torse. Elle pouvait sentir le merveilleux parfum musqué de son mari.

« Laisses-moi simplement te prendre dans mes bras, Hermione. Laisses-moi être le mari que tu mérites d'avoir. » répondit Severus. « Laisses-moi t'aider et être là pour toi comme tu en as besoin. Et sois sûre d'une chose, je ne te quitterai pas et ne t'abandonnerai pas. »

Avec ces derniers mots, Hermione sentit ses paupières devenir lourdes. Et peut-être n'était-ce qu'un rêve, mais elle aurait juré avoir senti les lèvres de Severus se posées sur son front.

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Voilààààààààà. J'adore la dernière phrase, je la trouve tellement mignonne ! J'espère que ce chapitre vous aura plu ! N'hésitez pas à me laisser une petite review, qui me comble de joie dès que je les voies ! Merci beaucoup, à toutes ! Je vous embrasse !