Bonjour, me revoilà ! Je suis désolée d'avoir mis si longtemps à vous poster la suite, mais j'ai enfin trouvé une bêta, Cherry Hitomie, qui m'a corrigé les précédents chapitres, et qui sera à mes côtés jusqu'à la fin de cette histoire.
Je la remercie donc grandement et lui dédie cette fanfiction!
En espérant que cette suite vous plaise, je vous remercie encore et toujours pour vos merveilleuses reviews ! ^^
Bonne lecture.
Chapitre 6
Lundi matin, je fus en retard d'une petite dizaine de minutes au lycée. Je n'avais pas réussi à trouver le sommeil la veille au soir, toute cette histoire avec Arthur était vraiment trop obsédante. En arrivant, je vis que tous les murs et toutes les portes étaient recouverts du même poster annonçant le thème pour le bal de promo des terminales qui aurait lieu dans un mois. A la vue des affiches, je me sentis soudain totalement déprimé. Arthur irait probablement avec Sophia étant donné qu'il n'aurait certainement jamais le courage de quitter cette pétasse qui ne savait pas garder sa petite culotte.
Plus la journée avança, plus elle fut terrible. Gwen et Will étant tous les deux malades, je me retrouvais seul à ma table durant la pause déjeuné. Le pire fut lorsqu'Arthur passa près de moi et ne me jeta pas le moindre regard. Espérer qu'il m'invite à sa table était donc totalement utopique. Même pas vraiment amis, en effet, semblerait-il.
En cours de maths, nous eûmes un devoir pour lequel je n'avais pas révisé (apparemment, il avait été annoncé le vendredi précédent, mais j'avais été trop préoccupé par Arthur pour prêter attention à la leçon.). J'aurais certainement un B, ce qui baisserait ma moyenne, risquant de me faire perde ma bourse.
La répétition de l'orchestre fut proprement merdique. J'avais oublié ma clarinette, donc je dus rester assis sur une chaise à lire la partition comme un pauvre idiot. Pour achever cette magnifique journée, une pluie diluvienne s'abattit sur moi alors que je rentrais en vélo, me trempant jusqu'aux os.
Mardi fut moins pire, si je peux m'exprimer ainsi. Comme je m'y attendais, Arthur n'avait donné aucun signe de vie aux alentours de sa fenêtre et j'étais toujours profondément déprimé par toute cette histoire.
Mercredi et jeudi passèrent dans le floue le plus total. Enfin, arriva le vendredi. Jour de match.
Cette semaine, l'équipe ne jouait pas à domicile, mais vu que j'étais dans l'orchestre, je fus obligé de m'y rendre. Arthur n'était pas présent dans le bus durant l'aller, je devinais donc qu'il se rendrait au match en voiture, sa salope de Sophia assise sur le siège passager.
Assis dans les gradins après notre performance habituelle, je pensais à mon étrange et hésitante relation avec Arthur. Il était évident de mon côté que je désirais toujours être son ami. Je ne suis pas le genre de personne à considérer quelqu'un comme un total crétin juste à cause d'une petite dispute. Je décidais donc, qu'après le match, je pourrais lui demander de me raccompagner chez moi pour qu'on ait l'occasion de s'expliquer. Seulement si Sophia ne l'accaparait pas, bien entendu.
Ainsi, je regardais le reste du match avec un enthousiasme grandissant, applaudissant à chaque fois que la balle était aux pieds de notre équipe, hurlant presque lorsqu'Arthur perpétrait une action.
Une demi-heure plus tard, la partie était bientôt terminée nous menions 6 à 5, cinq minutes restant au compteur. Arthur avait la balle et courait au devant du but adverse quand soudain, quelque chose sur le côté du terrain attira mon attention. Il s'agissait de Sophia qui pour une raison inconnue, tournait le dos au jeu. Qu'est ce qui pouvait être plus important que la dernière action de son petit ami ? Je me penchais en avant pour découvrir la raison de son désintérêt pour le match. Elle était en train de parler…non ! de flirter avec un garçon au premier rang. Il me parut familier, sûrement un étudiant de terminale au lycée...
Oh non ! C'était le gars avec qui elle trompait Arthur !
N'avait-elle aucune notion de décence ? Arthur était sur le point de quitter le terrain et elle faisait les yeux doux à un autre mec ! Ai-je déjà précisé à quel point cette nana est une salope ?
Merde ! Le coup de sifflet final retentit, mon regard retourna se poser sur le terrain où les joueurs de notre équipe se congratulaient, de grands sourires ornant leur visage. Je fixais attentivement Arthur, espérant qu'il ne remarque pas le petit manège de Sophia avant qu'elle ait la décence d'arrêter. Mais elle semblait plongée corps et âme à Pétasseland. Comment avait-elle pu ne pas entendre le coup de sifflet ? Son visage se tenait à quelques centimètres de celui du joueur de cricket et Arthur était à présent en train de remonter le terrain pour la rejoindre, son visage remplacé par un masque de marbre.
« Sophia ! » Je pouvais l'entendre, même à travers les cris de la foule.
Enfin elle sembla reprendre ses esprits. Elle se tourna pour faire face au regard foudroyant d'Arthur.
Malheureusement, depuis ma place, haut dans les gradins, je ne pus entendre le reste de leur conversation. Je devinais par contre qu'Arthur était vraiment très en colère alors que Sophia agissait comme si elle n'avait rien fait de mal. Ils se disputèrent pendant quelques minutes avant qu'Arthur ne se dirige d'un pas rageur en direction des vestiaires. J'avais envie de le suivre pour m'assurer qu'il allait bien, mais je ne savais pas si cela serait une bonne idée.
Allait-il apprécier mon attention ou tout simplement me demander de dégager ?
Dans le doute, je décidais de l'attendre sur les gradins jusqu'à ce qu'il sorte des vestiaires. Mais après un quart d'heure durant lequel la foule s'était dispersée, il n'y avait toujours aucun signe de lui. Merde, le bus n'allait pas tarder à partir. Soit je trouvais Arthur pour le supplier de me ramener, soit je courais en espérant ne pas manquer la navette de l'école.
La pensée de devoir passer le voyage entouré par les membres de l'équipe de foot (la plupart n'ayant une notion de la propreté que très limitée), me demandant comment allait Arthur était plutôt redoutable. Ainsi, ma décision était prise. Je devais le trouver.
Je me levais donc et marchais rapidement en direction des vestiaires. Je frappais à la porte, mais aucune réponse ne vint. J'entrais donc. Je jetais rapidement un coup d'œil un peu partout mais ne trouvais personne à l'intérieur. Peut-être qu'Arthur était partis sans que je le remarque. Je courais donc en direction du parking et vis que sa voiture était la seule toujours garée.
Okay, donc il ne se trouvait pas dans les vestiaires, mais n'était pas non plus partis – où était-il bon sang ?
Je rebroussais chemin du parking jusqu'autour des gradins pour voir s'il n'était pas en train de discuter avec quelques uns de ses amis avant qu'ils ne prennent le bus, quand soudain, je l'aperçus. Derrière les gradins les plus hauts, dissimulé dans la pénombre, se tenait Arthur, assis contre une des poutres de métal.
« Arthur ? »
Sa silhouette soupira, apparemment ennuyé qu'on l'ait découvert. En effet, c'était bien Arthur.
« Oui, Merlin. »
« J'ai vu ce qu'il s'est passé avec Sophia, est-ce que ça va ?
« Non… pas vraiment, non. »
« Okay. Qu'est ce que tu fais caché là-dessous ? »
« C'est la cachette parfaite, jamais elle ne pensera à venir me chercher ici. »
« C'est certain, elle ne voudrait pas se salir. »
Ma remarque le fit rire et ce son résonna à mes oreilles comme une merveilleuse mélopée.
« Tu veux en parler ? »
« Parler de quoi ? Du fait qu'elle ait paradé, jouant son petit jeu de séduction devant toute l'école ? »
Je poussais un soupir désolé. « Pourquoi tu ne la largues pas ? C'est une salope, tu ne l'aimes même pas et pour couronner le tout, elle te trompe – pourquoi rester avec quelqu'un comme elle ? »
Il mit quelques instants à répondre à ma question. « Parce que je redoute les conséquences de notre rupture. »
« Tu veux dire avec ton père ? »
Il leva son regard vers moi avec perplexité, avant que ses yeux ne s'éclaircissent et qu'il ne réponde : « Ouais, comme je t'ai dis, elle rend les choses plus faciles. Si je sors avec quelqu'un, je n'ai pas à être à la maison tout le temps. Tu parles, il s'attend à ce que je saute sur tout ce qui bouge. De plus, il l'aime bien… »
« Tu pourrais juste, ne pas le dire à ton père » ou sortir avec moi…
« Ha ! Elle l'appellerait sûrement pour se plaindre. »
« Tu sais vieux, cette situation de merde elle me convient pas du tout » dis-je en prenant une voix de cowboy.
Arthur leva un sourcil. « C'est tiré de quoi ? »
Je souris timidement «…Brokeback Mountain »
Au moins, cela eut le don de le faire rire. C'était le minimum que je puisse faire pour lui.
« Au fait, je suis désolé de ce qui s'est passé le week-end dernier », me dit-il d'une voix douce.
« C'est oublié, je suis désolé moi aussi. C'est à cause de ma gueule de bois, je savais plus ce que je disais… »
Nous partageâmes un petit rire.
« Okay, donc tout va bien. »
Je vins m'asseoir à côté de lui, nos cuisses se frôlant à peine et je frissonnais lorsque mon dos entra en contact avec le métal froid.
« Je m'avance peut-être, mais j'ai vraiment besoin qu'on me raccompagne chez moi. »
« Le bus est déjà parti ? »
« Ouais, il y a cinq minutes environ ».
« Parfait, ça veut dire qu'elle est parti. »
« Oui, il n'y a plus que nous deux », confirmais-je, me sentant soudain un petit peu nerveux.
Arthur tourna sa tête dans ma direction et me regarda. Ma respiration se fit difficile et je déglutis. Je pouvais voir ses magnifiques yeux bleus briller à la lueur de la lune, me dévisageant intensément. Je levais mon regard pour capturer le sien et je sentis soudain une décharge brûlante traverser tout mon être. Qu'était-il en train de se passer ?
« Oui, nous sommes certainement les seules personnes encore présentes sur ce terrain. » Fit-il remarquer. « Mais à propos, tu ne m'as jamais avoué le nom de celui qui te plaisait au lycée Merlin. »
« Je ne peux pas Arthur, ce n'est vraiment pas une bonne idée… »
« Pourquoi ? Tu ne me fais pas confiance ? »
Mon Dieu, il me fixait d'une manière terriblement équivoque, ne sachant pas s'il allait m'embrasser ou me tuer. La question était, laquelle de ces possibilités m'effrayaient le plus ?
Et puis merde !
Je pouvais voir les petites volutes de buée brûlantes qui sortaient de sa bouche au rythme de sa respiration qui s'emballait. La nuit était fraiche et il se rapprocha presque imperceptiblement de moi alors que j'entourais mes genoux de mes bras pour tenter de me réchauffer. Soudain ses lèvres se retrouvèrent à quelques centimètres des miennes. Il désirait vraiment savoir ? Peut-être que la meilleure réponse serait de lui montrer…
Je pris une profonde inspiration, mais n'osais pas clore mes paupières alors que je me penchais sur lui juste assez pour que mes lèvres entrent en contact avec les siennes. Putain ! Elles étaient si douces, si fraîches. C'était encore bien plus bouleversant que tout ce que j'avais pu imaginer.
Et putain de merde ! Il répondait à mon baiser !
Alors qu'au commencement, notre échange n'avait été qu'une douce caresse, je sentis sa langue courir le long de ma lèvre supérieure. Je crus un instant que mon cœur allait exploser. Je l'embrassais avec plus d'ardeur, ouvrent légèrement ma bouche pour qu'il y glisse sa langue alors que ma main remonta le long de sa cuisse pour reposer contre sa hanche. Juste quand un petit feu d'artifice éclatait dans mon esprit, il me repoussa soudain, violemment.
« Putain Merlin mais qu'est ce qui t'a pris ? »
J'étais totalement décontenancé. Il avait répondu à mon baiser nom de Dieu de nom de Dieu !
« Tu m'as demandé qui me plaisait… »
Il sauta soudain sur ses pieds et recula de quelques pas, s'éloignant de moi.
« Je t'ai simplement demandé de me le dire, pas de m'agresser. »
« Tu m'as embrassé Arthur, j'ai senti ta langue… »
« TA GUEULE ! Je ne suis pas un sale pédé moi ! »
Fils de… ! Je sautais sur mes pieds, mes bras croisés sur ma poitrine.
« Ah, enfin la vérité ! Je savais qu'au fond, ça te dérangeait. »
Il arrêta de faire les cents pas devant moi et me regarda. « Je me fous que tu sois gay ou pas, par contre, ça, ça me dérange. » Il nous montra tous deux du doigt d'un geste vif.
« C'est toi qui a insisté, je t'avais dis que ce n'était pas une bonne idée !
« Et ben, je ne t'aurais pas demandé si j'avais su que c'était moi, crois-moi. »
« Comment suis-je sensé savoir ce qui trotte dans ta petite tête de cinglé ? Saleté de crétin arrogant !
« C'est moi qui suis cinglé ? Ce n'est pas moi qui viens de t'embrasser juste après avoir eu une conversation à propos de ta petite amie. »
« Ouais, celle que tu n'aimes même pas ! Arthur… tu m'as embrassé toi aussi !
Il eut une grimace de dégoût. « Dans tes rêves ! »
Le putain de connard ! Au point où nous en étions, j'eus du mal à contenir mes larmes. Je me considérais pourtant comme une personne forte, mais avoir le cœur brisé n'était pas quelque chose dont j'avais l'habitude. Jamais je n'avais eu aussi mal de toute ma vie.
« Laisse tomber, bon, on rentre ? » demandais-je sombrement.
« Quoi ? »
« J'ai toujours besoin que tu me raccompagnes chez moi, bien entendu, si le fait de transporter un sale pédé dans ta voiture pendant vingt minutes ne te dégoûte pas trop. »
« Merlin… »
« Garde ta salive pour quelqu'un qui voudra bien écouter tes conneries, Arthur » le coupais-je amèrement avant de marcher d'un pas vif en direction de la voiture.
Une fois sur le parking, je m'installais sur le siège passager, me rapprochant le plus possible de la porte. Sur le chemin du retour, Arthur mit la musique à fond en guise de distraction et d'excuse pour ne pas parler. Putain, comment les choses avaient-elles pu dégénérer aussi rapidement ? C'était comme dans un film catastrophe, une seconde on est heureux, dégustant un bon dîner et la seconde d'après, la maison se met à trembler et on se retrouve décapité par un pieu en bois qui explose à travers une vitre…
Il s'arrêta devant ma maison et je sautais littéralement hors de la voiture en marmonnant un vague « merci » avant qu'il ne fonce et disparaisse au tournant de son immense demeure.
J'ouvris la porte et entrais, totalement désespéré.
« Merlin, le dîner est presque prêt ! »
« Merci M'an, j'arrive dans une minute. » criais-je avant de monter lentement les escaliers jusqu'à ma chambre.
Après avoir abandonné mon sac au pied de mon lit, je fermais rapidement mes volets avant d'avoir pu jeter un œil à la fenêtre d'Arthur. J'ôtais mon uniforme pour enfiler mon pyjama le plus vieux et le plus confortable avant de descendre pour faire semblant de déguster un diner que je toucherais à peine.
Je me sentais coupable envers ma mère qui avait fait un effort aux fourneaux ce soir là. Elle adorait cuisiner mais à cause de son travail, elle n'en avait que très peu l'occasion. Le menu cette fois-ci était un bon steak avec des pommes de terre rissolées, des petits poids et de la salade. Malgré mon humeur morose, j'appréciais beaucoup ce dîner.
Après mangé, je fis un peu de ménage alors que ma mère se préparait à aller au travail. Lorsqu'elle fut partie, je me saisis d'une nouvelle plaquette de chocolat et montais dans ma chambre pour noyer ma peine dans une overdose de cacao. Je regardais quelques épisodes de mes séries préférées, Supernatural en particulier. Dean est carrément sex.
Vers dix heures du soir, je me préparais à me mettre au lit lorsque je ne pus m'empêcher de jeter un œil à la fenêtre voisine entre mes rideaux. Comme souvent, les volets d'Arthur étaient à moitiés clos, mais je pouvais malgré tout voir son bloc-notes posé contre la vitre. Saisissant mes jumelles, je lus :
MERLIN JE SUIS VRAIMENT DESOLE
Vraiment ? Et bien va te faire foutre Arthur Pendragon parce que si tu crois que ça c'est une demande de pardon digne de ce nom après m'avoir brisé le cœur, alors il te reste des tas de choses à apprendre sur la bonne façon de présenter des excuses.
Je n'allais certainement pas lui faire le plaisir de répondre. Pour une fois, la balle était dans mon camp et je comptais bien profiter de ma position dominante pour le faire ramper à mes pieds. Il était désolé, et bien qu'il se casse les dents ! C'était plutôt euphorisant de savoir que je possédais un tel pouvoir sur lui.
Ainsi, je me mis au lit, empli d'un mélange de suffisance et de tristesse. Car, malgré toutes les excuses qu'il pourrait me présenter, jamais je ne pourrais oublier le déchirant sentiment de rejet que j'avais ressenti lorsqu'il m'avait repoussé et craché toutes ces choses au visage.
Samedi arriva et j'étudiais toute la journée. La nuit venue je me souvins qu'Arthur et moi avions pour projet de sortir en boîte ce soir. Étrange comme les choses peuvent changer en si peu de temps. Au lieu de cela, Arthur avait accroché un message différent à sa fenêtre :
STP, PARDONNE-MOI. JE SUIS TELLEMENT DESOLE !
Encore une fois, je ne lui fis pas le plaisir de lui répondre. Au lieu de cela, j'allais chercher la bouteille de vodka de ma mère et encore plus de chocolat (une très mauvaise habitude, mais au moins, j'étais fidèle à mes goûts.) J'étais saoul comme une barrique a à peine neuf heures du soir, regardant Joseph and the Amazing Technicoloured Dreamcoatet chantant à tue-tête tout en mimant l'action de certaines des chansons. Je remarquais que le niveau de la bouteille de vodka diminuait dangereusement, maman ne pouvait pas ne pas l'avoir remarqué. Pour une fois, être un poids plume était un avantage car à ce train-là, il me restait encore de quoi tenir une bonne semaine de cuite avant d'avouer à ma mère que j'avais fini la bouteille.
Vers onze heures, je commençais à perdre peu à peu conscience. Ma vision était floue et mes yeux luttaient pour rester ouverts. Au lieu de combattre ma langueur, je remplis une bouteille d'eau, m'assis sur mon lit, éteignis les lumières pour m'écrouler en arrière et me laisser emporter par un sommeil bienheureux. Avec un peu de chance, mon esprit engourdi par l'alcool m'épargnerait de penser à Arthur. Seulement, alors que j'étais sur le point de m'endormir, mon portable sonna.
Tâtonnant sur ma table de chevet, je m'en saisis et poussa un soupir.
Merde ! C'était Arthur… Je ne devrais pas répondre.
Trop tard, mon doigt avait déjà appuyé sur le téléphone vert. Putain de corps de bourré !
« Allo ? » déclarais-je, tentant tant bien que mal de ne pas me rendormir.
« Tu es saoul ? » demanda Arthur, apparemment amusé.
« Et alors ? 'ccupe-toi de tes mignons… euh… oignons. »
« Je t'ai laissé des messages, tu ne les as pas vu ? »
« Si, mais j'ai choisi d'les ignorer. »
« Pourquoi ? »
« Parce que t'es un connard et que t'es un méchant ».
« Je suis un méchant? »
Oui bon, pas la réplique de l'année mais bon, dans mon état, c'était déjà un miracle que je puisse enchaîner deux mots.
« Oh la ferme, j'peux retourner m'coucher maintenant ? »
« Attends, je peux venir chez toi demain ? Il faut que je te dise quelque chose. »
« Nan, 'solé, j'suis pas là. J'pars le matin et rentre que tard dans la nuit. »
« Oh, okay, je suppose qu'on se verra à un moment donné la semaine prochaine… »
« Comme tu veux, 'lut ».
« Bonne nuit Merlin », conclut-il d'une voix sombre.
Je réussis à raccrocher avant de rouler sur le dos et m'endormir comme une souche.
La suite est traduite! J'attend juste la correction et je vous la poste! ^^
Vos avis ?
