Auteur : Aele
Base : Gundam wing
Discalimer : comme à tous les fanfiqueurs, les persos ne m'appartiennent pas. Par contre, j'ai oublié le nom de l'auteur.
BONNE LECTURE !
----------------- chapitre 6 : lecture du journal, partie 6 -----------------
Cauchemars. Encore. J'ai réussi à joindre Bill. Il y a une heure. Il l'a pas cru quand il m'a vu. Ils me croient tous morte. Il a juré de pas dire aux autres que j'allais bien. Mais il m'a donnée des nouvelles inquiétantes. Mon territoire est envahi par les autres bandes. Pour le moment, ce ne sont que les frontières, parce que notre puissance fait encore peur, mais ça commence.
Les jeunes meurent de faim. Finalement, paix ou pas, ça ne change rien. Les gens meurent toujours sur L2. La situation ne s'arrange pas. Les politiciens prônent la paix, mais ils ne se soucient pas plus des gens. Et on meure. Et ils ne comprennent pas que c'est de la misère et de la pauvreté (et encore, sur L2, le mot est faible) que vient la guerre.
Je dois y aller. Ils ont besoin de moi. Ils ont faim. Froid. Ils sont malades. Seuls. Abandonnés. Je le sens. Je n'ai pas cessé de le sentir. Mon sac est près. Il l'a toujours été, depuis le début. Quand j'étais encore à l'hôpital.
Mais puis-je les quitter ? Ils m'ont accueillis. Ils comprendraient que je veuille partir, mais ils seraient déçus si je ne leur dis pas pourquoi et si je pars comme une voleuse. En même temps … je suis une voleuse. Paradoxe.
J'ai posé mon sac dans le salon. Ils l'ont tous vu. Ils ont tous compris. Mais ils n'ont rien dit. Le temps presse, mais j'hésite. Ils le sentent.
Aujourd'hui, leurs amis doivent venir. Cette visite non plus, je ne la sens pas. Duo essaye de me rassurer, quand il voit mon appréhension. Il me répète que tout se passera bien, que je n'ai pas à m'inquiéter. Que je connais déjà Hilde et Catherine. La première vient régulièrement (elle ferait presque partie du paysage – elle est honnête, je crois) et la deuxième est venue deux fois voir Trowa, son frère-disparu-mais-retrouvé-grâce-à-la-guerre. Les autres … je sais pas.
Ce sont mes derniers mots sur ce cahier. Je vais partir. Rien à craindre, hein ? Ne pas s'inquiéter, n'est ce pas ? Alors là Duo, tu t'es planté, et en beauté même !
Je vais partir. Cette fois, c'est vrai. Figurez vous que la visite s'est mal passé. Etonnant, hein ? J'en suis même pas surprise. Oh, bien sûr, il y en avait des sympas. Pleins. Hilde Schbeiker, Catherine Bloom, Dorothy Catalogna, Sally Po, Lucrezia Noin, Zechs Merquise (le frère de l'autre pouffe qui, grand miracle, n'était pas là) et les autres que je n'ai pas eu le temps de connaître : O, H, et S. Encore que c'est des Mads, je me pose des questions.
Les garçons m'avaient prévenus la veille. C'était "pour fêter l'année de paix qui s'est écoulée." Ils m'avaient demandé d'être là, de ne pas m'enfermer la moitié du temps. J'avais promis d'essayer.
Ils sont tous arrivés vers 14h00. Ils défilaient. Présentation, salutation. Il ne manquait plus que les lettres. Tout le monde était venu me "parler" un peu, sans sembler remarquer ma méfiance. En restant en retrait, observant les groupes, je n'ai pas pu rater les affinités. Hilde est un Duo au féminin, et Wufei avait fort à faire avec ces deux là. Heero, Quatre, Lucrezia, Dorothy, Sally et Zechs parlaient de leurs souvenirs communs en petits groupes. Trowa et Catherine parlaient d'un cirque. Et la sonnette a retentit.
Quatre est allé ouvrir et est revenu avec cinq vieux. Il y a eu des salutations de tous les cotés, et on a été présentés. J'étais restée dans mon coin, je l'avais déjà reconnu.
« -Li, voici J, G, O, H et S, nos mentors. Ils viennent aussi des colonies. »
Pauvre Quatre. Il pensait bien faire. J'ai salué O, H et S d'un signe de tête, G d'un signe de reconnaissance et J d'un superbe direct. Ce bâtard n'a même pas réagi, il semblait surpris de me voir là. Ouais, d'accord, et moi, je devrais dire quoi alors !
« -Toi ! » à peine soufflé « -C'est toi ! »
Je le fustigeais du regard. Les autres regardaient, tous étonnés. Je les détestais. Ils avaient dis que je connaissais personne et ils me forçaient à rencontrer la dernière personne que j'aurais voulu voir. Toute la colère enfouie depuis des mois remontait.
Demi-tour. La chambre. Courir. Mon sac est en bas. Attendre la nuit. Leur écrire un mot. Leur expliquer. Rien ne peut expliquer, il n'y a pas de mots. C'est décidé, je leur laisse le cahier. Même si beaucoup de choses n'ont pas été écrites. S'il manque des évènements. Pour leur dire que je m'en veux de les laisser comme ça, mais que je le dois. J'ai revu l'homme que je déteste le plus. Les autres ont besoin de moi.
Je voudrais leur dire … que je les apprécie. Que, finalement, je crois pouvoir leur faire confiance. Qu'ils vont me manquer. Qu'on se reverra peut être. Que je suis désolée, parce qu'aux visites "importantes" qu'ils ont eu le temps que j'étais là, ça s'est mal fini. Que je ne leur en veux pas de m'avoir mis en face de J. En face de … non, ça me coupe le moral de le dire.
Oui, je voudrais leur dire tout ça. Mais je ne peux que l'écrire.
Pardonne moi Duo, on ne pourra pas aller au cirque. C'est dommage, j'y avais jamais été. Quatre, continue à prendre soin d'eux. Heero, tes efforts sont visibles, n'abandonne pas. Wufei, encore une fois, désolée pour ton œil au beurre noir. Trowa, continue la musique, c'est magnifique.
A plus, les gars, ravie de vous avoir rencontrés, même si on est pas du même monde. Je regarderai ce que vous êtes devenus. Je ne vous oublierai pas. C'est promis. Promis.
Je sais que mon cahier est entre de bonnes mains, que je l'ai confié aux bonnes personnes.
Li »
La nuit suivante, une ombre prenait son sac dans le vestibule et passait la porte silencieusement, abandonnant le havre de calme qu'elle avait découvert.
Heero repris en partie ses esprits alors que la navette allait atterrir sur L2. Li était partie après la fête de la paix, et cela malgré la garde autour de son sac.
Il sortit de la navette et passa la sécurité pensif, se remémorant ce qui s'était passé ensuite.
----------------- fin du chapitre -----------------
