Disclaimer: les personnages d'Harry Potter ne m appartiennent pas. Je ne reçois aucune subvention pour ce que j'écris.
Voici le sixième chapitre de Severus Snape une nouvelle vie. Toujours un grand merci aux reviewers et aux personnes ayant mis cette fic en alerte ou en favoris.
Juste un petit mot avant de commencer. Etant une lectrice assidue de fanfictions en tout genre, j'avoue que je ne laisse pas souvent de reviews. Je pense que je vais corriger le tir illico presto parce que les reviews aide à s'améliorer et faut pas se leurrer ça motive aussi beaucoup. Même si j'écris avant tout pour mon plaisir il est toujours agréable de savoir que l'on fait aussi plaisir aux autres. Alors j'avoue que j'aimerais savoir ce que vous pensez de cette fic : même juste un petit mot !Merci d'avance...
Bonne lecture !
Severus devait prendre une décision. Choisir entre Potter et Weasley revenait pour lui à choisir entre la peste et le choléra. Mais il savait que sa vie d'homme libre en dépendait. Weasley lui proposait un mariage traditionnel, la sécurité, et enfin il pourrait vivre comme tout le monde. Même si pour ça il devrait sacrifier aux repas dominicaux avec toute la famille. Potter, lui, avait explicitement expliqué ce qu'il attendait de leur union, une entente cordiale basée sur le respect et plus si affinités.
Le choix était cornélien, il voulait changer, devenir un autre homme. Si il acceptait le mariage avec Weasley, il allait changer, certes, mais se transformer en parfait petit époux était-il ce qu'il souhaitait vraiment ?
Quant à l'offre du survivant, elle était simple, tentante, mais il savait que cela amènerait beaucoup de désapprobation. Black n'allait pas laisser passer ça si finalement. Et même si le gamin était majeur et que son parrain faisait sa vie avec Lupin, il les savait tous les deux très proches. Potter risquait de se brouiller avec la seule famille qui lui restait. De plus, pouvait –il vivre avec quelqu'un qui aurait pu être son fils. Potter était mature et il avait vécu des choses bien trop horribles pour un jeune homme de son âge. Mais de là à vivre avec le petit poucet, il y avait un monde.
Pourtant l'élu lui avait semblait si désirable, si sexy…et il ne semblait pas le prendre en pitié contrairement à Weasley.
Perdu dans ses tentatives d'éclaircissement, il en avait oublié Harry. Celui-ci se rapprochait de plus en plus du professeur de potion. Il avait décidé de lui montrer de quoi il était capable. Peut-être que ça l'aiderait à se décider.
Lorsque Severus sentit la présence d'Harry il se leva précipitamment. Mal lui en pris il se retrouva poussé contre un mur avec un corps chaud collé contre le sien. Les mains de part et d'autre de Severus, Harry tentait tant bien que mal de se contrôler. Il sentait le souffle chaud de l'homme sur son cou et sa propre respiration était erratique. Il le regardait sans le voir déjà plongé dans le désir qui le tenaillait. Severus ne bougeait pas, il avait été surpris par l'initiative du brun. Le désir qu'il entrevoyait dans les yeux du sauveur faisait écho au sien. Il voulait l'embrasser, savoir quel goût avait ses lèvres, se perdre dans le plaisir et savourer pleinement l'oubli salvateur que l'on ressent dans ses moments-là.
Aucune parole ne fut échangée, mais quand leurs bouches se trouvèrent tout fut dit.
Ils surent que ce ne serait pas qu'un simple baiser, ils surent qu'ils ne pourraient jamais oublier cette tension, cette passion, cet abandon…
Quand les vêtements tombèrent, quand ils oublièrent comment penser, quand ils ne furent plus que râles et soupirs, le temps s'arrêta. Il n'y eut plus que les sensations qui dominèrent.
Ils cherchèrent le nirvana l'un dans l'autre…et quand ils l'atteignirent ils eurent l'impression de ne faire qu'un.
Ils s'écartèrent l'un de l'autre, tentant de reprendre leur respiration. Un sourire accroché à leurs lèvres. Ils sentaient encore les mains de l'autre sur leur corps. Ils avaient fait l'amour comme si leur vie en dépendait.
Quand ce moment de grâce fut passé, ils s'endormirent paisibles.
Le lendemain, Severus se réveilla en premier. Il regarda son amant encore endormi, il repensa à cette nuit. Il avait découvert un Harry passionné, à la fois entreprenant et soumis, avide de caresses comme s'il avait manqué de tendresse toute sa vie. Peut-être ne connaissait-il pas Potter aussi bien qu'il le croyait.
Il ne regrettait nullement ce qui s'était passé, il avait pris son pied et il s'était sentit tellement vivant. Il savait que pour Harry il en allait de même. Ils avaient passé un contrat tacite, du sexe sans prise de tête, sans ambigüité, du moins pour cette nuit….
Mais est-ce que cela devait influencer sa décision ? Il avait toujours été un homme réfléchit, une seule fois il avait laissé ses sentiments prendre le pas et vu comment ça avait fini il n'était pas prêt à retenter l'expérience.
Harry se réveilla doucement, il avait dormi du sommeil du juste, cela faisait longtemps que ça ne lui était pas arrivé. Il se remémora ce qui s'était passé la veille et sourit. Il n'avait pas eu tort de penser que Severus devait être un amant extraordinaire. Il ne pouvait pas oublier sa fougue car son corps se rappelait à lui. Mais la douleur n'était qu'un délicieux souvenir et il n'était pas pressé qu'elle disparaisse.
Lorsqu'il se redressa pour s'asseoir sur le lit il vit que Severus n'était plus là. Ce ne fut que lorsqu'il entendu le bruit venant de la salle de bain qu'il sut qu'il n'était pas parti. Un instant, il avait douté…mais cela l'aurait étonné de l'homme en noir, ce n'était pas son genre de fuir.
Il vit Severus sortir de la salle de bain une serviette autour de la taille, les cheveux encore mouillés, l'air renfrogné.
_ « Sais-tu où sont mes vêtements ? »
_ « Sûrement entre la cuisine et la chambre. Mais je serais bien incapable de te dire sur quelle marche se trouve ton boxer…. »
_ « Quel humour, Potter ! Ta bouche ne te sert décidemment qu'à sortir des inepties ! »
_ « Ce n'est pas ce que tu pensais hier soir, tu étais bien content que ma bouche serve à autre chose. »
A ces mots, Severus plaqua Harry sur le lit. Un baiser langoureux suivit. Les draps furent froissés de nouveau et l'on n'entendit plus que le lit qui grinçait.
Ils ne savaient ni l'un ni l'autre où tout cela allaient les mener mais ils savaient qu'ils ne pouvaient plus se passer l'un de l'autre, chacun étant gravé dans la chair de l'autre.
Et tandis qu'ils se laisser aller à leurs instincts primaires, les questions restées en suspend furent reléguées au second plan….
