Jenifael continue de regarder les enfants afin de guetter leur réaction. Mais ils semblent tous un peu perdu par ce qu'elle vient de dire. Ils ne comprennent pas en quoi magiciens et sorciers sont rivaux. Le repas se termine donc dans un grand calme. La jeune femme quitte la grande salle la première suivie de Dumbledore, qui lui, semble content.
- Pourquoi êtes-vous si serein professeur ?
- Parce que tous c'est très bien passé.
- Vous trouvez ?
- Bien sûr. Tu verras, quand les élèves de la maison griffondors vont arriver au dortoir, ils vont te poser des centaines de questions curieuses. Tu verras.
- Si vous le dites.
- Bien, nous nous séparons ici. Demain matin, je veux que tu sois à l'heure en même temps que les autres élèves pour le petit déjeuner.
- Très bien. Bonne fin de soirée.
- Toi de-même.
La magicienne se rend au dortoir, dans la salle principale près du grand feu. Quelques minutes plus tard, les élèves arrivent et voient la jeune femme assise sur le fauteuil. Les prédictions de Dumbledore se confirment. Les enfants et les adolescents crient d'excitation et se mettent à lui poser des questions en même temps. Mais un jeune homme roux s'interpose.
- On se calme !
- Et Percy le « préfet », tu te sens comment avec cet insigne ?
- Tais-toi Fred.
- Non moi c'est Georges.
- Qu'importe. Si vous voulez l'interroger c'est un à la fois sinon elle n'arrivera pas à parler.
- Ah tes ordres préfet ! Salut, moi c'est Georges Weasley, le garçon qui embête son grand frère Percy et le jumeau de celui qui a coupé Dumbledore dans son élan Fred. Dis, c'est bien Jeni ton petit nom.
- Jenifael Loquas oui.
- Ça fait quoi de se trouver au milieu de sorciers ?
- Ben je ne sais pas. Je n'ai pas éveillé mes dons encore. C'est pour ça que je suis ici.
- Alors tu es moldus encore ?
- Oui. Pour l'instant en tout cas. Et vos dons ?
- Eveillée depuis longtemps regarde. Accio buche !
Un morceau de bois à côté de la jeune femme se lève et se dirige sur Georges. Il prend ensuite la buche et la met dans le feu. Jeni applaudit.
- Joli, j'ignorais que vous pouviez faire cela.
- Arrête de vouvoyer. Je me sens un peu trop vieux comme ça.
- D'accord.
- Je peux faire bien plus. Mais je risque de flamber le dortoir. Bien, laisse-moi te présenter mon petit frère Ronald Weasley, celui à qui tu as souri.
Le petit rouquin, s'avance le rouge aux joues. Jeni est touchée par sa timidité et lui tend la main.
- Tu ne parles pas autant que tes frères je trouve.
- Ben.
- Ben?
- Je.
- Je?
- Euh, quel genre de magie tu as?
- Je ne sais pas. Je le saurais surement à la fin de l'année. Et là, je répondrai à ta question.
- Promis juré?
- Promis juré.
- T'entends ça Harry, elle me l'a promis.
Harry, qui n'a pas cessé de regarder cette belle femme vêtue tout de blanc, répond.
- C'est vrai!
- Tu veux me poser une question toi aussi?
- Non. Pas pour l'instant.
- J'attendrai. Bien, je crois qu'il est temps d'aller se coucher. Je vous souhaite une bonne nuit à tous.
Sur ce, la jeune femme se lève et monte dans le dortoir des filles. Cette fois, la magicienne se rend compte qu'elle ne dormira plus seule. Mais le calme s'installe quand elle va se coucher. "Et bien, si c'est tout le temps comme ça je n'aurai aucun problème pour dormir."
Le matin, tôt, elle se réveille. Le soleil traverse sa fenêtre. Elle sourit en pensant que c'est sa première journée en tant qu'étudiante dans un monde magique. Elle revêt ses vêtements blancs et se dirige vers la grande salle. Elle est vide. Enfin presque.
- Tiens tiens, on ne dort pas très longtemps?
- Un "bonjour" serait sûrement plus agréable que ce genre de phrase. Donc, je vous souhaite le bonjour professeur Rogue.
- Effectivement. Bonjour Miss Loquas. Vous êtes bien matinal.
- Vous aussi.
- Vos rêves vous ont-ils réveillés?
- Non, le soleil. C'est ainsi que ce réveille une cantalienne.
- Et bien moi, ceux sont mes obligations de professeur.
- Il faut bien travailler un jour.
- Indubitable...
Rogue ne finit pas sa phrase car les élèves arrivent. Jeni est un peu prise au dépourvue par ce changement de comportement. "Il me parlait avec son coeur pendant quelques minutes, et là, il se referme comme une huitre. Drôle de sorcier." Les autres professeurs arrivent et à ce moment-là le petit déjeuner est servi magiquement. Jeni prend place le plus près possible de la table des professeurs. Harry et Ron se mettent près d'elle et une fille avec des cheveux aussi bouclés qu'elle également. Elle se présente.
- Je m'appelle Hermione Granger.
- Oh, c'est toi qui es près de mon lit.
- Oui madame.
- Non, Jeni.
- Je n'oserai jamais.
- Bien sûre que si Hermione.
- Votre attention à tous.
C'est le professeur de métamorphose qui vient de parler. Elle dit qu'aujourd'hui les cours vont avoir lieu selon les emplois du temps qu'elle distribue en même temps qu'elle parle. Quand elle arrive au niveau de la magicienne, elle lui donne une feuille avec des cases qui représentent le nom d'un seul professeur toute la semaine. "Merlin ? C'est une blague ou quoi?" Mais elle ne rajoute rien et finit son déjeuner. Pui elle salut les étudiants puisque son cours débute plus tôt que les autres. Les enfants de griffondors lui souhaitent une bonne journée tous en même temps. Elle les remercie et quitte la grande salle sous les yeux rassurés de McGonagall. "Au moins elle a réussi à s'intégrer avec les griffondors."
Dans une petite pièce circulaire au premier étage
Jenifael est entrée quand une voix d'homme l'a appelée. Autour d'elle se trouve des coussins très grand et très confortable en face d'une table. Un fantôme apparait effrayant Jenifael.
- Calmez-vous, vous n'avez aucune raison d'avoir peur de votre professeur.
- Qu...Vous?
- Oui. Je suis Merlin. Le premier des magiciens.
- Mais, les magiciens sont tous.
- Morts. En effet. Mais une prophétie m'a été révélée comme quoi je devais rester sous cette forme afin d'éduquer la porteuse de lumière. Vous.
- Mais, combien de temps avez-vous attendu?
- Un siècle.
- Juste pour moi? Une pauvre magicienne sans pouvoir de naissance?
- Oui. Bien, je vais vous expliquer comment nous allons procéder pendant ces sept années. Nous allons avoir sept objectifs.
En même de parler, le fantôme leva sa main et un tableau apparait de nul part. Puis d'un autre geste, une craie se met à écrire.
- Tout d'abord cette première année, nous allons nous efforcer à découvrir qu'elle est le don le plus présent en vous.
- Ce n'est pas la compassion?
- Bien sûr que non. La compassion est la nature même du magicien. Ce qui n'est pas le cas du sorcier qui lui a des natures variées.
- D'accord.
- Ensuite en seconde année, nous renforcerons ce don et nous irons jusqu'à développer les dons les moins éveillés. Les troisièmes et quatrièmes années seront là pour accroitre tous les dons dormant en vous. Et selon votre vitesse d'apprentissage, nous essayerons de dévoiler si vous possédez le don de guérir durant les trois dernières années. Ces objectifs seront effectués avec des cours de connaissances sur le monde des magiciens que vous devrez connaître totalement. Avez-vous des questions?
- Non.
- Très bien, nous allons donc commencer.
La jeune femme voit un livre sortir d'un placard et se placer sur la table devant elle. Le livre s'ouvre de lui-même à la page dont le fantôme va débuter son cours.
- Il existe deux forces dans le monde. Le bien et le mal. Mais il ne peut y avoir l'une sans l'autre car l'équilibre entre les deux est primordial.
- Mais, s'il n'y avait pas de mal que se passerait-il?
- Il n'y aurait pas de magie tout simplement.
- Donc, si le mal disparaît demain?
- Les sorciers et les magiciens deviendront des êtres humains normaux.
Jeni n'en croit pas ces oreilles. Cela signifie pour elle qu'en ce moment, il y a le mal qui subsiste. Mais où? Une pensée la traverse et l'image de Quirell apparaît. Mais elle ne dit rien, croyant que ce n'est juste que son antipathie qui l'a met mal à l'aise. "Et pourquoi pas Rogue?" Le fantôme continue son discours sur la naissance des magiciens et leur rôle.
- Un magicien doit donc servir les humains?
- Pas forcément Miss Loquas. Ne vous est-il pas arrivé de sentir un appel de détresse provenant d'autres choses?
- Si, de la planète en elle-même.
- Et voilà ce dont un magicien doit consacrer ces dons quand le mal répand ces ondes de mort, il doit purifier le monde.
- Par quels moyens?
- Par les dons qui dorment en lui. Suivant son élément, un magicien peut plus ou moins contrôler certains dons. Le vent permet de mieux maîtriser la lévitation et la télépathie dont les rêves par prémonition. Le feu, lui, engendre le don de maîtrise de tout ce qui touche cet élément, tandis que l'eau s'élargit à la relation humaine en plus de maîtriser les formes de l'eau. La terre va créer la fertilité et la création. Le cinquième élément est celui que les magiciens et les sorciers ont toujours souhaités avoir. Mais personne n'a jamais pu atteindre ce niveau.
- La guérison.
- Oui, le don de guérir. Celui qui vous désiré tant.
- Vous lisez mes pensées? Donc c'est le vent votre élément?
- Non, c'est le feu. Je sais que tu souhaites ce don car les sorciers me l'ont soufflé.
- Savez-vous quel est l'élément le plus fréquemment utilisé par les magiciens?
- Le vent. Puis vient le feu, la terre et l'eau. Bien, je te laisse y aller. Il est plus de midi passé.
La jeune femme se lève et se rend dans la grande salle déjà bondée de monde.
