Bonjour tout l'monde! ON EST EN VACANCES! OUAIIIIIIIS! (danse de la joie)

Bref, aujourd'hui on se retrouve pour le chapitre 6 de Success, "Midnight" ou, titre alternatif, "une pure soirée de déprime et d'alcool". Vous savez à quoi vous attendre.

Avant de vous laisser, petite séance de réponse aux reviews:

Yure: En effet, notre blond national passe par pas mal de phases différentes, un coup ça va pas du tout, un coup ça va un peu mieux... Et ouais, la suite va pas être très gaie, ça c'est clair... Merci à toi pour ta fidélité et j'espère que ce chapitre te plaira tout autant! :)

Ah, attendez, on se retrouve en bas pour quelques précisions par rapport à ce chapitre ET une annonce! À tout de suite, et en attendant, bonne lecture!


Chapitre 6 - Midnight

La voiture se gara quelques mètres plus loin. Katsuki et son coéquipier sortirent de la Vantage, le premier la fin de sa cigarette entre ses lèvres, l'autre refermant la portière d'un coup sec.

Katsuki tira une dernière latte et jeta son mégot sur le sol, l'écrasant du bout du pied avant de rejoindre Slayer qui s'avançait en direction de l'entrée. De loin, il reconnu quelques visages, des héros et des héroïnes qu'il avait déjà croisé lors de son parcours, mais il n'avait aucune envie de les saluer. Il espérait qu'ils ne prendraient pas non plus l'initiative de venir vers lui. Il préférait être le plus seul possible ce soir. Sa gorge serrée l'aurait empêché d'avoir une conversation normale, de toute façon.

Son air des plus mauvais jours au visage, cachant tant bien que mal son mal-être et la peine qui le rongeait derrière une mauvaise humeur de façade, Katsuki marcha jusqu'à l'entrée aux côtés de Slayer. Il s'arrêta juste devant les portes en verres de l'hôtel et leva les yeux. Le bâtiment était réellement immense. S'étendant sur plus d'une cinquantaine d'étages, le style architectural de la bâtisse avait quelque chose de plutôt moderne pour l'époque. Deux imposants Komainu en gardaient l'entrée, grosses statues de pierre tous crocs dehors, leurs larges pattes posées sur des orbes parfaitement lisses. Elles semblaient pouvoir prendre vie d'une seconde à l'autre. Les féroces chiens de granit rappelèrent à Katsuki qu'Eijiro avait toujours voulu en avoir un. Il chassa de son esprit ce souvenir aussi vite qu'il le put en admirant de nouveau l'extérieur de l'hôtel.

Deux larges colonnes courraient le long des dix premiers étages avant que l'immeuble ne s'affine, s'élançant dans le ciel à la manière d'une fusée, illuminée par les milliers et les milliers d'ampoules qui le faisaient briller plus que n'importe quel autre bâtiment de Tokyo. Ce soir, le Peninsula attirait toute son attention sur son prestige et ses convives qui fêteraient le passage à la nouvelle année dans le plus grand luxe.

Il fut tiré de sa contemplation par Slayer qui, posant doucement une main sur son épaule, lui proposa d'avancer D'un léger hochement de tête, il accepta, et ils passèrent les portes de l'entrée.

L'intérieur était encore plus élégant que ce que Katsuki avait pu remarquer depuis l'extérieur. Le hall d'entrée, où s'effectuait la réception, était baigné d'une lumière dorée qui se reflétait sur les tons chauds, ocres et bruns de la pièce. Le sol, carrelé de larges dalles beiges, était si brillant qu'on aurait dit la surface d'un miroir. Du sol jusqu'au plafond, quatre larges colonnes de marbre de la même teinte brune étaient entourées d'imposantes plantes exotiques, leurs feuilles pendant lourdement jusqu'au sol, leurs troncs s'étendant presque jusqu'au haut plafond décoré d'un immense lustre en forme de cloche, illuminé de milliers de petites étincelles scintillantes.

Au centre de cette immense pièce étaient réunis les hôtes qui discutaient tranquillement, une flûte de champagne à la main pour nombre d'entre eux. Un serveur passa d'ailleurs près des deux hommes et Katsuki l'arrêta, prenant sur le plateau qu'il tenait une coupe qu'il porta à ses lèvres. Les bulles qui vinrent pétiller contre ses lèvres et son palais l'aidèrent à se détendre un peu. Il la vida presque d'une traite, n'en laissant qu'un fond à l'intérieur.

Tout à gauche, derrière l'une des colonnes de marbre, était dressé un imposant buffet. Cinq tables recouvertes de nappes blanches impeccables, et des plateaux d'argent garnis de nombreux canapés, verrines, et autres amuse-bouche abondaient entre les boissons disposées près des petits fours. Juste à côté, le bar de l'hôtel accueillait aussi les convives.

À l'opposé, à droite de la salle de réception, en hauteur sur une scène, un orchestre jouait un air de jazz, une mélodie relaxante qui flottait dans l'air, se mêlant aux voix des invités, à la fumée des cigares et à l'odeur âpre du champagne. Le saxophone était accompagné d'une basse et d'une batterie qui s'harmonisaient parfaitement, rendant l'ambiance encore plus intime qu'elle ne l'était déjà.

Contrairement à ce à quoi il s'attendait, Katsuki réussit à se détendre peu à peu. Deux autres coupes de champagne plus tard, il était adossé à l'une des colonnes de pierre, les bras croisés et une cigarette entre les lèvres, regardant d'un œil détaché Slayer qui discutait avec des connaissances.

Il laissa son regard se promener sur le reste de la foule. Il avait l'impression de confondre certains visages avec d'autres, son cœur se serrant dans sa poitrine lorsqu'il croyait croiser le regard de certains de ses camarades de lycée qui n'étaient qu'en fait de simples ressemblances. Plusieurs fois, il eut l'impression de tomber sur les yeux verdâtres du numéro un, mais ce n'était qu'une illusion. Il se massa les tempes, se demandant si son esprit ne commençait pas à lui jouer des tours. Il décolla son dos de la paroi froide pour s'avancer près du bar auquel il s'accouda. Un homme habillé d'un costume de serveur, élégant et impeccable, s'avança vers lui, essuyant d'un chiffon aussi propre que sa chemise un verre qu'il rangea tout en lui demandant :

« Bonsoir, Monsieur. Puis-je vous offrir quelque chose ?

-Un scotch. »

Le fond du verre tinta sur la plaque en marbre du bar, et le cristal fut bientôt rempli du liquide ambré dont Katsuki avait tellement l'habitude qu'il ne sentait même plus le goût. Il le porta à ses lèvres, le vidant sans même y faire attention. Lorsqu'il le reposa, vide, en face de lui, le serveur y versa de nouveau un fond d'alcool.

Bakugo soupira. Ses yeux étaient rivés sur le marbre sombre en face de lui, sur lequel se reflétaient les lumières dorées de la grande salle de réception. Bientôt, le brouhaha qui régnait ne parvint même plus à ses oreilles, il entendait seulement la mélodie lointaine de l'orchestre qui avait changé de morceau. L'air était mélancolique, presque triste. Ça lui foutait le cafard. Ils étaient supposés s'amuser, alors pourquoi ils leur sortaient leur registre le plus déprimant ? Il finit de nouveau son verre en quelques gorgées et se retourna pour jeter un œil à l'imposante horloge qui était accrochée bien en évidence sur le mur, au dessus des grandes portes d'entrée du hall. Vingt et une heure trente, seulement… Il avait hâte que toutes ces foutaises soient terminées, il avait déjà envie de retourner chez lui et d'oublier le monde extérieur.

Il souffla, et le barman derrière lui, déjà occupé à astiquer un nouveau verre, lui demanda l'air concerné :

« Tout va bien, Monsieur ? Désirez-vous autre chose ?

-Resservez-moi. » Répondit le cendré d'une voix monotone en appuyant son coude sur le bar.

Il avait bu cinq verres de scotch lorsque Slayer revint près de lui, s'asseyant à sa gauche, commandant au serveur un cocktail à base de vodka.

« Je t'avais perdu de vue, je commençais à me demander si tu t'étais pas fait la malle, commença-t-il en portant le verre à ses lèvres.

-Ça devrait pas tarder, soupira Katsuki qui tenait le sien entre ses doigts, les yeux perdus dans le liquide brun qui faisait des vagues au fond de son verre.

-Oh allez, Katsuki, fais un effort. Tu vas quand même pas passer ta soirée au bar. J'ai vu des connaissances à toi, tu devrais aller les saluer.

-J'en ai aucune envie, je veux qu'on me foute la paix. Son ton était un peu plus agressif. Slayer le regarda quelques secondes, puis soupira :

-Tu devrais au moins essayer. Tu passerais peut-être une meilleure soirée. »

Le blond haussa les épaules avant d'avaler le fond de son verre et de le repousser du bout des doigts près du barman qui le remplit de nouveau. Slayer fronça les sourcils.

« Katsuki, s'il te plaît, sois raisonnable avec l'alcool. »

Mais il ne répondit pas et descendit la moitié du contenu de son verre comme si c'était du jus d'orange. Derrière eux, l'orchestre avait changé de registre et jouait maintenant le dernier morceau de Sting, sortit quelques semaines plus tôt, We'll be together. Un chanteur avait rejoint la scène et Katsuki se tourna vers les musiciens, ignorant sciemment la remarque de son ami.

« Tiens, c'est quoi ce morceau, commença-t-il d'une voix faussement enjouée, je l'ai jamais entendu.

-Arrête. Slayer gronda, Katsuki, je ne suis pas là pour jouer les chaperons alors sois assez mature pour te contrôler seul.

-C'est toi qui m'a traîné ici je te ferais remarquer, ajouta Bakugo avec un rictus mauvais aux lèvres. »

Une forte effluve alcoolisé parvint jusqu'à l'autre homme qui retroussa le nez.

« Merde, t'as bu combien de verres ? »

Il se retourna vers le barman,

« Ça fait combien de fois que vous le resservez ?

-Six, Monsieur. »

Slayer ferma les yeux un instant, comme pour se calmer. Il reprit après quelques secondes.

« T'as assez bu, et, se retournant de nouveau vers le serveur, c'était son dernier verre, ne lui donnez plus rien, s'il vous plaît. »

Katsuki gronda et se redressa sur son siège :

« Hé, t'as pas intérêt à me surveiller comme un gosse. Fous-moi la paix, va discuter avec tes connaissances et lâche-moi. »

Il avait insisté avec dédain sur ce mot, et son coéquipier se leva de sa chaise, jetant un dernier regard au barman qui acquiesça silencieusement, puis retourna se faufiler entre la foule d'invités. Katsuki soupira bruyamment en voyant sa silhouette s'éloigner. C'est ça, pensa-t-il, casse-toi. Oublie-moi.

§§§

Deux heures plus tard, la soirée battait son plein. L'orchestre avait abandonné l'ambiance calme du début de soirée au profit de morceaux beaucoup plus festifs. Une grande partie des invités étaient sur la piste de danse ou riaient entre eux. Katsuki pouvait entendre leurs stupides gloussements depuis l'extérieur où il avait trouvé le calme. De l'autre côté de l'hôtel, à l'opposé du hall de l'entrée, une grande terrasse extérieure était aussi ouverte aux hôtes. Seulement, l'air glacial de ce soir en avait découragé plus d'un qui préféraient de loin rester au chaud dans la lumière dorée de la salle de réception.

Katsuki était seul, accoudé à la balustrade qui faisait le tour de la terrasse. De là où il était, il pouvait sentir le rythme de vie ininterrompu de l'arrondissement de Chiyoda. Près de l'hôtel, le cours d'eau qui entourait les jardins extérieurs du palais impérial était illuminé des lanternes des embarcations qui y naviguaient tranquillement, se reflétant dans l'eau calme. Plus loin, sur la ligne d'horizon de la ville qu'il distinguait à peine à cause des gratte ciels qui envahissaient les rues, il remarqua des feux d'artifices qui éclataient dans la nuit. Leurs paillettes bleues, rouges et vertes crépitaient avant de disparaître pour exploser de nouveau, toujours plus haut. De là où il se trouvait, il entendait à peine les détonations qui lui parvenaient avec de longues secondes de retard.

Une fois de plus, l'image d'Eijiro refit son apparition dans son esprit. Lorsqu'ils vivaient encore aux États-Unis, il y avait deux ans de ça, ils avaient assisté au feu d'artifice tiré à l'occasion de l'Independence Day. C'était le plus beau et le plus théâtral qu'ils n'avaient jamais vu. Ce soir là, Eijiro était redevenu un gosse et avait des étoiles plein les yeux. Leurs deux mains serrées l'une dans l'autre, ils avaient senti les battements de leurs cœurs se mettre en rythme avec les explosions des fusées.

Depuis cette soirée, il repensait aux feux d'artifice dès qu'il entendait le cœur de son compagnon battre. Cette simple pensée lui fit l'effet d'un coup de feu en pleine poitrine. Il sentit sa cage thoracique se resserrer sur elle-même, à tel point qu'il fut obligé de se recroqueviller tant la douleur était insupportable.

Son cœur battre… Peut-être qu'il n'aurait plus jamais l'occasion de l'entendre. Peut-être que ça avait été la dernière fois. Peut-être qu'a présent, il ferait son chemin seul.

La mâchoire serrée à s'en faire péter l'émail, les doigts agrippés à sa chemise, serrant si fort qu'il pouvait la sentir craquer, il entendit derrière lui des cris de joie et des applaudissements. En face, les feux d'artifices redoublaient de plus belle, tant et si bien qu'à présent, leur lumière semblait parvenir jusqu'à lui.

Il jeta un œil à sa montre, qui affichait minuit pile. Et voilà, ils étaient passés à la nouvelle année. L'image d'Eijiro avec les reflets des éclats bleus, rouges et verts dans les prunelles fut remplacée par celle où il était allongé, inerte, dans son brancard d'hôpital. Katsuki sentit une larme glisser sur sa joue qu'il chassa d'un revers de main, mais elle n'était que la première d'une longue série.

§§§

La porte de l'appartement s'ouvrit avant de se refermer aussi sec. Les clés tournèrent dans la serrure, et la silhouette qui venait d'y pénétrer avança dans la pénombre jusqu'à la chambre à coucher. Là, elle poussa la porte avant de s'affaler sur le matelas, entre les draps défaits, ne prenant même pas la peine de se déshabiller ni de se déchausser. Bientôt, le silence qui régnait dans la pièce fut brisé par des sanglots, et les épaules immobiles furent secouées de tremblements.

Se recroquevillant en position fœtale, serrant contre lui la couverture de toutes ses forces, Katsuki s'endormit malgré son visage baigné de larmes.

Il avait sauté dans le premier taxi qu'il avait pu arrêter lorsqu'il s'était rendu compte que ses pleurs ne cesseraient pas. Il avait laissé derrière lui cette soirée débile, Slayer, les feux d'artifices et tout le reste. Il voulait juste disparaître, se faire oublier, et s'il avait pu, il aurait voulu s'oublier lui-même. Oublier la peine et la douleur qui le prenaient en otage dès qu'il repensait à son compagnon, oublier l'amertume sur sa langue et la boule dans sa gorge qui ne le quittait plus et qui le laissait au bord des larmes à longueur de temps.

Cette nuit là, son sommeil fut lourd et sans rêves, comme s'il avait coulé comme une masse au fond d'un océan sombre et glacial.

§§§

Le réveil du lendemain fut automatique. Il ouvrit les yeux et resta à fixer le vide, la vision partiellement cachée par les plis des draps qui recouvraient presque une moitié de son visage. Il se leva au bout d'une dizaine de minutes, se traînant jusqu'à la salle de bain où il prit une longue douche chaude. L'eau qui coulait sur lui lui donnait souvent l'impression de le laver de tous ses tourments, les emportant avec elle dans le siphon pour les faire disparaître à tout jamais. Malheureusement, cette impression de délivrance ne durait jamais que quelques minutes.

Il avait envoyé son smoking de la veille sur le sol sans grand ménagement, et le piétina lorsqu'il sortit de la cabine pour se rendre de nouveau dans la chambre, une serviette nouée autour de la taille.

Il piocha dans la penderie des vêtements sans faire attention à ce qu'il prenait, et enfila un large t-shirt à manches longues et un jean qui glissait sur ses hanches. Il devait vraiment avoir perdu beaucoup de poids pour flotter dans ce qui lui allait encore il y avait trois semaines de ça.

D'un pas lent, il se dirigea vers la cuisine. Il passa derrière le bar et alluma la machine à café qui ronronna quelques minutes, le temps de remplir une pleine tasse de liquide fumant. Il s'en empara, et, comme il en avait l'habitude, se posta devant la baie vitrée, laissant son regard cerné balayer le paysage blanc, froid, presque mort en cette matinée de premier janvier. Le peu d'arbres qu'il apercevait depuis sa fenêtre n'étaient plus que de longues branches crochues et dégarnies de toute impression de vie, semblables à des silhouettes torturées et longilignes. Sur les vitres des immeubles se reflétaient les pâles rayons du soleil qui se frayaient un passage à travers le ciel blanc, recouvert d'une couche de nuages à travers lesquels le jour filtrait de temps à autres. Les lumières nocturnes de la ville ne brillaient plus, l'âme qui animait Tokyo n'était plus. Il avait l'impression que le monde avait perdu ses couleurs.

Il porta la tasse à ses lèvres, ignorant la température bien trop élevée de son café. Alors qu'il en prenait une gorgée, un son cristallin retentit dans l'appartement. Il tourna la tête et jeta un regard par dessus son épaule, c'était la sonnerie de son téléphone. Il posa rapidement la tasse sur le bar, faisant danser le liquide à la surface, si bien que de grosses gouttes se renversèrent sur la plaque de verre déjà sale et poisseuse depuis des jours.

Katsuki suivit la sonnerie pour retrouver son portable, et il plongea la main dans la poche de sa veste, pendue dans l'entrée lorsqu'il comprit qu'elle venait de là. Il porta l'appareil à ses yeux, le fixant pendant quelques secondes, comme figé par ce qu'il venait de voir.

Le numéro qui s'affichait sur l'écran n'était pas enregistré, pourtant il le reconnaissait pour l'avoir composé un nombre incalculable de fois. Un numéro qui lui tordait l'estomac dès qu'il en reconnaissait les premiers chiffres. Le numéro de l'hôpital.

Il avait cessé de les appeler tous les jours pour avoir des nouvelles, lassé de toujours s'entendre dire qu'il n'y avait pas la moindre d'once d'amélioration quand à l'état de son compagnon.

Alors, si ce matin, c'étaient eux qui l'appelaient… Est ce que cela signifiait une bonne nouvelle ? Serait-ce possible que ?…

Katsuki sentit une lueur d'espoir se rallumer au fond de lui.

Les mains tremblantes et la gorge nouée, il décrocha.

« Oui, allô ?

-Allô, Monsieur Bakugo ? Bonjour, secteur réanimation de l'hôpital d'Hosu à l'appareil. Nous vous appelons à la demande du docteur Sawamura. »

Les doigts du cendré se crispèrent sur le combiné. Plus aucun son ne voulait sortir de sa gorge. Il attendait d'en écouter plus.

« Voilà... Monsieur Kirishima est dans le coma depuis maintenant dix sept jours, le docteur et son service ont pris la décision d'arrêter les soins et de débrancher son respirateur. Son cas a été étudié et son état ne montre aucun signe d'amélioration. Après un examen poussé du docteur, la branche médicale en est arrivée à la conclusion qu'il n'y avait quasiment plus de chances de guérison possible et que l'évolution probable de son état n'était pas envisagée. D'après elle, maintenir artificiellement M. Kirishima en vie de la sorte n'est plus utile. Allô ? Allô ? Vous m'entendez ? »


Ouais je sais, cette fin est juste horrible. Je sais aussi que vous allez me maudire de devoir attendre encore deux looonngues semaines avant de savoir ce qui va se passer ensuite, mais attendez!

Ce que je voulais vous dire, c'est que déjà, j'ai oublié de le préciser en haut, mais la fic va en fait aller jusqu'à 10 chapitres (oui, j'en rajoute un à chaque fois, mais c'est pas ma faute mon plan s'enrichit à chaque fois que j'écris) et là, j'en suis actuellement à la moitié de l'écriture du chapitre 9. J'ai pas mal d'avance par rapport à la publication, et comme c'est les vacances et que j'ai pas mal de temps libre et qu'au lieu de réviser pour mes partiels comme toute personne dotée d'un minimum de jugeote et de sérieux le ferait, moi je vais écrire TOUS LES JOURS!

Donc, vous avez sûrement compris où je veux en venir: je pense que je vais dès à présent poster toutes les semaines. C'est pas chouette, ça?

Bon, l'annonce, ça c'est fait... (raye un truc sur son carnet de notes) Ah, oui, les précisions par rapport au chapitre!

Le lieu dans lequel prennent place les évènements de la soirée du Nouvel An, l'hôtel Peninsula de Tokyo, existe réellement. J'ai essayé de le décrire pour qu'il reste le plus fidèle possible à ce à quoi il ressemble, et je vous invite à aller jeter un œil sur le net si jamais vous avez envie de voir à quoi ça ressemble. Croyez-moi, le jour où j'aurai la chance de passer une nuit là-bas, c'est soit que j'ai gagné au loto, soit que je me suis mariée à un riche héritier.

Enfin bref, dernier truc et je vous lâche: quand Success sera terminée, je ferais un loooong article sur mon blog (lien dans ma bio) pour rassembler tous les lieux que j'ai décrit dans la fic, les références que j'ai utilisées, j'expliquerai plus en profondeur certains détails parce que si je le fait dans les notes à chaque fois ça prend trente plombes. Voilà voilà...

Bon, je crois que j'ai assez parlé, j'ai jamais fait une note aussi longue de toute ma vie, pardon, je vous dit donc à dans UNE SEMAINE (ouaiiis) pour le chapitre 7, "Sincerely", et à tout de suite pour le sixième chapitre de Puceaux.

Alors à bon entendeur, salut! Et n'oubliez pas de reviewer si vous avez lu, ça me fait hyper plaisir de recevoir vos retours alors n'hésitez pas, même si c'est juste pour dire deux petits mots ;)