Dès qu'il rentra chez lui, Adrien partit se détendre sous sa douche. Il aimait sentir l'eau coulait le long de ses membres endoloris par l'effort. Il en profita pour essayer apaiser la tornade de sentiment qui se déferlait en lui. Une fois plus calme, il commença à réfléchir.
Se pourrait-il qu'elle se soit cachée à cause de sa grossesse et non pour le fuir lui ? C'était envisageable mais peu probable. Et la grande question restait encore qui avait posé ses sales pattes avant lui sur l'élue de son cœur. Qui d'autre connaissait-il avec des yeux verts ? Il n'eu pas à chercher longtemps, le nom Nathaniel lui vient tout de suite en mémoire. Ce serait lui ? Il avait toujours eu un faible pour la brune, c'était de notoriété public, alors il aurait réussi à la séduire ? Mais elle le décrit comme quelqu'un de mauvais pourtant le garçon était très gentil, certes un peu solitaire mais très gentil. Et puis il se souvient de ce qu'elle avait dis.
« Il est mort. »
Nathaniel serait mort ? Il n'en savait rien, il ne pouvait pas dire que la nouvelle lui réjouissait, ils avaient été amis. Adrien l'appréciait bien et il était triste de se dire qu'une personne qu'il aurait connu pendant longtemps serait morte et qu'il n'en aurait rien su.
Le mannequin referma le robinet, il ne savait pas combien de temps il était resté sous l'eau chaude à rêvasser mais ses doigts étaient déjà tous fripés.
Il sorti de la salle de bain dans le plus simple appareil et encore mouillé. Puis il s'écroula en soupirant dans son lit essayant de trouver le sommeille.
Non loin de là, c'était notre jolie brune qui avaient-elles aussi du mal à dormir. Elle était troublée par le comportement de Chat Noir, elle ne comprenait pas pourquoi il était revenue. Bien que cela lui fasse plaisir de le voir, elle sentait qu'il y avait autre chose cependant n'arrivait pas à mettre le doigt dessus.
Après s'être retournée dans son lit maintes et maintes fois. Elle finit finalement par s'endormir de fatigue, les songes peuplés d'un certain super héro avec des oreilles de félins.
- Marinette !
La jeune femme ne bougea pas d'un poil.
- Eh ! Oh ! Marinette ! Reprit son assaillante en la secouant cette fois.
La concerné grogna, elle ouvrit difficilement un œil pour regarder son radio réveil :
« 9h40 »
Marinette se redressa aussitôt dans un mouvement de panique.
- Mince Alya t'as vu l'heure ?! Pourquoi tu ne m'as pas réveillée ?! Et Milo, il devrait déjà…
- Stop, la coupa son amie, t'inquiète pas j'ai déjà emmené ton fils à l'école, t'as de la chance que je n'avais pas cours se matin, mademoiselle « je n'ai pas entendu le réveil ».
Marinette se passa les mains sur son visage et se frotta les yeux.
- Merci Alya, bon je devrais me lever pour ouvrir la boutique.
- Ah non toi tu ne bouge pas de là, t'en qu'on n'aura pas eu une petite discutions toutes les deux.
Marinette dégluti, ce n'était jamais bon signe quand Alya avait ce regard là.
- Euh qu'est ce qu'il y a ?
- J'aimerais que tu me parle un peu de « Monsieur le Chat qui était dans la chambre de Maman »
Ah oui, c'était à prévoir, malgré son jeune âge Milo avait la langue bien pendue. C'est d'ailleurs pour ça qu'il ne savait toujours pas que ça mère était Ladybug.
- Dingue l'imagination des enfants hein ? Plaisanta-t-elle.
- Marinette, la rappela son amie d'un ton calme et sévère.
- Bon d'accord, hier je suis tombé sur lui dans la rue. Il m'a raccompagné et euh il est monté.
- Mais il sait pour toi ou pas maintenant ?
- Non je ne lui ai rien dit.
- Et donc votre relation est toujours platonique ?
- Evidemment, tu sais bien que je ne peux pas me permettre se genre de choses.
- Alors bien sur que si tu peux, si t'y mettait un peu de tien. Mais la question n'est pas là.
- Comment ça ?
- Comment te faire comprendre attend, voilà, tu sais que tu peux compter sur lui n'est pas ?
- Euh oui mais je…
- Chut ! Tu te sens en sécurité quand il est là ?
- Oui !
- Et tu as besoin de lui ?
- Oui !
- Etant qu'amant ?
- Oui ! Quoi ? Non ! Arrête tes bêtises !
- Oh aller, regarde moi dans les yeux et jure moi que tu ne ressens rien pour lui !
Marinette se mordis la lèvre inférieur, elle ne savait pas. C'est sur que ses sentiments pour Chat Noir avait évolué mais elle ne savait pas à quel point. Il avait été là quand elle était au plus bas, il l'avait soutenue, réconfortée et elle avait apprit à apprécier la chaleur de ses bras. Il l'avait aidée à remonter la pente et il avait pris une place dans sa vie qu'elle ne s'y attendait pas. Mais ça, c'était avec Ladybug pas Marinette, Chat Noir est proche de la coccinelle mais pas d'elle-même. Cependant la nuit dernière, elle avait vraiment aimé leur échange et elle en venait même à souhaiter qu'il revienne la voir ainsi. Néanmoins elle ne devait pas oublier la réalité, elle n'était plus seule, elle avait son fils et puis c'était son coéquipier si ça finissait mal entre eux, ils ne pourraient plus combattre ensemble et ce serait désastreux.
- Je ne peux pas être avec lui Alya, fit-elle tristement, même si j'avais des sentiments pour lui comme tu l'entends.
- Je sais à quoi tu pense, mais ce n'est pas Adrien, tout ira bien.
- Il y a trop en jeux Alya.
- Je ne sais pas ce que je vais faire de toi tu sais, dit son amie en la prenant dans ses bras.
Qu'elle que soit la nature des sentiments qu'elle développait pour le héro, il fallait qu'elle les étouffe au plus profond de son cœur, pour le bien de tous, c'est ce qu'elle devait faire. Parfois elle avait l'impression de se battre contre la vie elle-même. Pourquoi c'était aussi dur, d'abord Adrien puis Chat Noir, aimera-t-elle la bonne personne un jour. Elle se demandait ce qu'elle avait put faire au ciel pour mériter ça. Au fond elle voulait juste être heureuse mais peut-on l'être en fuyant l'amour continuellement. Elle était fatiguée, elle en avait assez mais elle savait que si elle abandonnait beaucoup de personne en pâtiront. Elle sentait le poids du monde sur ses frêles épaules qui ne faisait que l'écraser encore et encore, est-ce que cela finira-t-il un jour.
Elle replia ses jambes vers elle. Non elle ne devait pas penser comme ça. Elle devait être forte, se tenir debout et droite pour faire face. Elle devait se reprendre et se lever. Se laisser aller serait tellement égoïste, elle ne pouvait pas. C'était sa vie et elle l'avait excepté, elle n'avait pas le choix.
- T'en fait pas pour moi Alya, je sais me débrouiller, lui dit-elle pour la rassurer.
Son amie souffla et se leva.
- Bon faut que j'y aille, le petit-dej est dans le micro-onde.
- D'accord merci, à toute à l'heure.
Marinette suivit Alya du regard et à la minute où celle-ci disparut dans l'embrasure de la porte, elle ne se força plus à sourir.
Elle se dirigea vers sa salle de bain et fila sous la douche. Elle leva la tête, ferma les yeux et laissa l'eau recouvrir son visage. En réalité, elle en avait assez et plus elle y repenser plus elle s'énervait. Elle donna un coup de point rageur dans le mur et grogna.
- Marinette ça ne va pas ?
Elle plaqua ses cheveux mouillés en arrière et sortie de l'eau.
- Si Tikki ça va, tout va bien.
La petite boule rouge volante regardait sa protégée avec inquiétude. Mais elle ne savait pas quoi lui dire pour lui remonter le moral.
- T'as faim ?
- Euh oui, répondit le kwami.
- Je vais aller te chercher des cookies.
- Merci.
Elles ne parlaient plus toute les deux, plus comme avant. Marinette c'était un peu renfermée sur elle-même et seule Alya arrivait encore à lui tirer les vers du nez. Tikki devait continuellement se cacher à cause de Milo et Nino, parfois elle se sentait vraiment seule cependant elle ne voulait pas embêter Marinette avec ça. Tikki soupira, elle avait bien envie de parler à Plagg pour voir se qu'il penserait de la situation.
De son coté Alya en avait assez de voir son amie s'enliser. Il était temps d'agir, ça ne pouvait plus durer. Elle regardait distraitement ses pieds et n'écoutait pas vraiment se que lui disait son petit ami.
- Alors t'en dis quoi ?
- Hein ! Quoi ?
Nino regardait sa copine avec amusement, elle n'avait rien suivit.
- Je te disais, tu veux venir à une fête se soir au Crocodile.
- Oh non je n'ai pas très envie d'aller dans un bar se soir.
- D'accord et tu vas me dire à quoi tu pense depuis tout à l'heure.
- Je suis juste un peu soucieuse à propos de..
- Marinette, finit-il sa phrase avec un sourire.
- Je pense juste qu'elle devrait retrouver quelqu'un, ce n'est pas bon d'être seule trop longtemps.
- Moi je pense qu'on ne devrait pas s'en mêler
Elle le regarda en levant un sourcil avec une expression facial qui disait clairement :
« C'est à moi que tu parle là ?! »
- Ok, Ok je capitule fait ce que tu veux ma chérie, fit Nino en lui ébouriffant les cheveux.
- Eh fait pas ça, oh mince si vais être en retard en cour, à ce soir mon amour !
En marchant jusqu'à son emphi Alya eu une idée et dégaina aussitôt son téléphone pur mettre son plan à exécution.
Lorsque la soirée arriva enfin, elle s'empressa de rejoindre Marinette.
- Je peux savoir pourquoi tu ma dit de me faire belle et pourquoi Milo n'est pas avec toi tu m'avais dis que tu irais le chercher ?
- Déjà j'ai dis « fait toi sexy » ce n'est pas pareille ensuite ton fils est chez ses grands parents. On a donc notre soirée rien que pour nous, fit-elle avec un clin d'œil.
- Oh non, non, je ne sort pas, s'écria la franco-asiatique.
Marinette s'empêtrait à avancer des tas d'arguments pour sa défense mais le regard de son amie mit définitivement fin à toutes discutions et elle céda en soupirant.
- On va où ?
- Au Crocodile, il y a une fête.
Au fond pourquoi pas, se dit Marinette. Ça lui fera du bien de voir des gens de son âge.
Quand elles arrivèrent là-bas, elles virent qu'il y avait pas mal d'ambiance et commencèrent à se détendre.
Alya partie à la recherche de son copain, laissant la pauvre Marinette tout de seule entourée de séduisant étudiant. Elle regarda par-dessus son épaule et voyant son amie se faire déjà aborder, Alya se dit que c'était l'une de ses meilleures idées.
- Chérie ? Mais qu'est-ce que tu fais là ?
- En faite j'ai décidé de venir pour sortir un peu Marinette.
Aussitôt Nino se crispa.
- Bah qu'est ce qu'il y a ? Ne me dit pas que tu étais avec une autre fille ?!
- Euh j'aurais préférer d'un coup, ne m'étripe pas, comme tu voulais pas venir, je pensais pas que Marinette serait là donc j'ai invité..
- Adrien ! Le coupa-t-elle, Oh la poisse ! Il est ou, là ?
- Je ne sais pas je crois qu'il est parti danser, et Marinette ?
- Elle est au bar.
- Où ça, je la vois pas.
- Quoi !
Alya se retourna et découvrit que son amie n'était plus là ou elle l'avait laissée.
- Je crois que j'ai perdu Marinette, Nino.
Marinette ne regrettait pas d'avoir mis cette petite robe noir fendu, elle était cool et sexy et ça faisait du bien de se sentir attirante. Elle virevoltait dans la foule, un verre à la main. Elle se sentait libre, se soir elle s'amuserait. Elle dansait sans se préoccuper de se qui se passait autours n'écoutant que la musique. Elle se laissait aller dans l'euphorie de la soirée, oubliant qui elle était, ce qu'elle était. Soudain des mains se refermer sur ses hanches, elle ne soucia guère et continua à se secouer impulsivement. Cependant le jeune homme commença à être de plus en plus entreprenant. Alors elle essaya de s'éloigner mais il la colla, laissant ses mains parcourir son corps. Elle se retourna et se débattit quand l'autre tentait de l'agripper. Et puis d'un sol coup, il se fit projeter au sol. Lorsqu'il essaya de se relever, il se prit une droite et resta couché.
- Ça va ? Demanda son sauveur.
Elle ne put répondre, trop occupée à se noyer dans ses yeux émeraude. Elle avait la tête qui tournait, rêvait-elle ? Son cerveau n'arriver pas à imprégner qu'il était là se tenant devant elle avec se regard inquiet qui la faisait fondre. Non elle n'hallucinait pas, Adrien était là bien trop proche. Elle mit sa main devant sa bouche et ses yeux s'écarquillèrent de stupeur. Non, elle fit volte-face et se mit à courir. Elle s'enfuit sans se retourner, non, c'était trop pour elle. Son cœur tambourinait dans sa poitrine, il lui faisait un mal de chien. Elle courra à en perdre l'haleine.
Mais elle ne se doutait pas qu'il l'avait suivit, il ne voulait pas qu'il lui arrive quelque chose. Quand il l'avait aperçu se soir, il était resté une fois de plus subjugué par sa beauté. Il avait était ébahit de la voir ainsi sans filtre, juste elle et la musique puis il avait vu cet abruti l'importuner, il avait réagit au quart de tours, on ne touchait pas à sa princesse.
Il n'eu pas trop de mal à la rattraper, et il lui saisit le poignet.
- Attend ! Dit-il en la tirant vers lui mais elle résistait.
Elle tenta de se libérer de sa poigne en vain.
- Lâche-moi, siffla-t-elle.
- Non je…
Mais elle tira plus fort et se délivra, elle lui lança un dernier regard remplit de tristesse et de colère avant de s'échapper à nouveau.
Il n'arriverait à rien comme ça.
- Plagg, transforme-moi !
A l'aide de son bâton, il se hissa dans les airs cherchant la jeune fille de regard. Il mit un temps avant de la retrouver, elle était au sol dans une ruelle. Elle avait du tomber, c'était bien son genre.
- Marinette, ça va ?
Elle releva la tête, elle était à bout de souffle. Elle reconnue son cher coéquipier et sans comprendre pourquoi, les larmes qu'elle avait si longtemps retenu se mirent à couler subitement abondamment le long de ses joues déjà rouge.
Il s'accroupit devant elle, doucement, il posa sa main sur son épaule et elle se jeta dans ses bras comme une enfant.
- Je suis là, lui chuchota t-il à l'oreille.
Il n'osait pas bouger de peur de la brusquer, elle semblait tellement fragile en cet instant. Bizarrement Ladybug lui vient à l'esprit mais il mit ça sur le faite qu'il avait vécu une situation similaire avec elle. Il resta immobile la laissant exprimer sa douleur contre son torse. Il passa sa main dans ses cheveux sombres, essayant de la réconforter.
Le temps passait, et il essayait de la protéger un maximum du froid austère extérieur, elle n'était pas très couverte. Au bout d'un moment, il se rendit compte que sa respiration c'était plus ou moins calmait, elle était encore saccadée parfois. Puis en la regardant, il comprit, elle s'était endormie. Précautionneusement il la souleva, il ne voulait pas la réveiller. Il la porta comme une princesse de peur de trop la secouer, il allait lentement. Il parvient jusqu'à son appartement, il passa par le balcon et la déposa avec tendresse sur son lit. Puis il voulut partir mais il n'y arriva pas. Il était trop attirer par elle, il ne voulait pas la laisser seule. Et quand il posait les yeux sur elle il n'avait qu'une envie la reprendre dans ses bras. Il se pencha et rapprocha son visage du sien, qu'est-ce qu'elle était belle. Dans une lenteur extrême, il s'approcha plus encore et délicatement il déposa un tendre baiser sur ses lèvres rose. Il se redressa aussitôt, brulait à vif, qu'avait-il fait. Il se gifla et partie comme il était venue.
Il rentra finalement chez lui, redevient Adrien et avait une forte envie de se cogner la tête contre les murs.
- Adrien c'est toi ? Demanda une voix ensommeillée.
Il regarda un instant sa femme puis souffla.
- Oui c'est moi, désolé de t'avoir réveillée. Retourne te coucher Chloé.
Voilà Voilà, bon j'avoue que la fin de ce chapitre était un peu prévisible ^^' mais n'hésitez pas à me dire ce que vous en avait pensé.
