Voici le chapitre 5 de ma fic
CHAPITRE 5 : LA VALSE SAUVAGE
Depuis plusieurs heures, Lavi courait après le loup-garou, à bout de souffle et épuisé. Il était trop rapide pour lui et l'avait semer en moins de quinze minutes… Pour se reposer un peu, il s'allongea un instant dans l'herbe, les yeux fixant le ciel. L'air était doux, une légère brise de vent faisait voler les feuilles. Le rouquin ne tarda pas à s'abandonner aux bras de Morphée. Il dormit pendant plusieurs heures. Sa respiration était lente et régulière, son visage était détendu.
Le crépuscule tombait sur la forêt, le borgne fut réveillé à la sensation de légers baisers dans le coup. Le roux ouvrit automatiquement les yeux et se redressa avec précipitation.
« Tu te réveilles enfin ? » Demanda la voix glacée qui provenait de l'individu qui était assit à côté de lui.
« On peut savoir pourquoi t'as fait ça ? » Demanda le rouquin, en fronçant les sourcils, un peu énervé. En même temps qu'il parlait, il avait posé sa main sur son coup.
« Je t'ai appelé, je t'ai légèrement secoué mais rien ne te réveille. C'est la dernière solution qui m'ait venu à l'esprit. » Rétorqua l'autre, en soupirant d'exaspération.
« … Où est Tyki ? » Demanda Lavi, tout en se levant, et en scrutant tous les horizons. A l'entente de ce nom, le regard du japonais s'obscurcit.
« T'as que ce nom à la bouche, ma parole… »
« Hein ? Ecoute Yû - - » Commença le borgne, en fronçant légèrement les sourcils. Mais il n'eut même pas le temps de terminer sa phrase qu'il fut entraîné par une main, tombant ainsi sur l'herbe. A sa plus grande surprise, le kendoka se plaça au dessus de lui, chacune de ses mains demeurant de chaque côté de la tête du rouquin.
« Yû ? Qu'est-ce qui te prends ? » Déclara l'autre, les joues teintées de rouge.
« Tu ne le sais vraiment pas ? Je pensais que tu avais compris. » Répondit l'homme aux cheveux longs, avec un ton légèrement moqueur. Le corps du roux se figea, commençant à comprendre les idées qui habitaient la tête de son ami. L'une de ses mains commença à caresser le coup de l'étudiant, qui se raidit encore plus.
« T'es malade ! Ne me touche pas ! » Rétorqua l'autre en plaçant ses mains contre les épaules de l'épéiste, tentant de le repousser avec toute sa force.
« Qu'est-ce qu'il a de plus que moi… ? » Demanda d'un air déçut, le regard légèrement teinté de tristesse.
« Je ne vois pas de quoi tu parles. » Répliqua le rouquin, en tentant toujours de le repousser.
« Ça crève les yeux ! Tu l'aimes ! » Rétorqua l'autre, en fronçant les sourcils.
« C'est faux ! » Objecta Lavi, toujours en repoussant l'homme qui se trouvait au dessus de lui. Mais celui-ci résistait : il ne voulait pas se retirer, jamais.
« Dans ce cas, prouve le moi. » Murmura d'une voix rauque le kendoka à l'oreille de l'étudiant. Puis celui-ci commença à embrasser le coup si pâle qu'il désirait tant… Il se faisait sourd aux protestations du borgne, qui tentait quand même de l'éloigner, mais sans résultat.
« Yû ! Arrête ça ! » Hurla une nouvelle fois le rouquin, au bord des larmes : il n'aurait jamais imaginé que l'épéiste ferait ça. Certes, il le prenait souvent dans ses bras, mais il pensait que c'était seulement parce que Kanda était affectif… Même si, au plus profond de lui, il savait que ce n'était pas ça. Le roux se retourna alors, dos au japonais, qui, pour autant, ne cessait pas d'embrasser et de sucer chaque parcelle de son cou.
Une larme coula du coin de l'œil vert, d'habitude si beau et si gai… L'épéiste le remarqua et s'arrêta net : il revint à lui et réalisa qu'il était en train de violer… Tout cela parce qu'il savait que le rouquin s'intéressait plus à cet individu qu'il avait rencontré dans la forêt… Il y a quelques mois de cela. Il se redressa et s'assit à côté du borgne, qui tremblait légèrement. Puis, après quelques minutes, il se redressa et s'assit, légèrement mal à l'aise.
Kanda tenta de poser une de ses mains sur l'une des épaules, pour tenter de s'excuser et de le rassurer mais dès qu'il approcha sa main de lui, le rouquin eut un léger mouvement de recul, inquiet par les nouvelles intentions du japonais.
« Lavi… Je t'aime. » Murmura désespéramment le kendoka, en le fixant. Mais il n'obtenu aucune réponse… Ni aucun regard. Il se contenta juste de se lever et de partir dans les broussailles, à la recherche du loup qui l'avait semer, sans même se retourner, laissant l'épéiste seul.
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La nuit allait bientôt tomber lorsque, finalement, le borgne se trouva nez à nez avec le loup-garou.
« … Tyki… ? » Il demanda, épuisé par sa mésaventure de tout à l'heure.
« Je t'avais demandé de partir, il me semble… » Déclara l'autre, en le fixant avec ses deux billes d'or.
« Je… » Le rouquin dit simplement, ne sachant pas quoi répondre. Trop de choses occupaient sa tête. Soudainement, une main douce et d'une couleur mate parcoura les cheveux auburn de jeune homme aux yeux verts. Sans savoir pourquoi, des petites larmes brillantes coulèrent de sa joue. Cette chaleur, enfin amicale et si affectueuse le rassurait, lui qui avait l'impression d'être totalement perdu… Lui qui avait l'impression de vivre dans l'obscurité depuis la mort de ses parents. Mais cette réaction était tout de même étrange : c'était comme si ce n'était pas la sienne. Il revint à lui lorsqu'il sentit un des doigts de Tyki essuyer les larmes qui parcouraient ses joues.
« Hey… Il s'est passé quelque chose ? » Demanda d'une voix douce l'homme aux yeux dorés. Une nouvelle fois, un phénomène étrange se produit : il avait envie de tout lui confier.
« Je me sens bizarre… Quand je suis avec toi… C'est comme si ce n'était pas moi… » Dit difficilement le borgne, les joues légèrement rosies.
« J'ai peur de ne pas te comprendre. » Rétorqua l'interlocuteur, avec un petit rire. L'unique œil vert de Lavi, qui brillait comme une émeraude, fixait le loup-garou pensivement quelques secondes. Puis, sans dire un mot, à la plus grande surprise du loup brun, le rouquin enroula ses bras autour du cou mat de l'homme aux yeux sauvages et se blottit contre son torse qui dégageait une chaleur rassurante, qui représentait la seule chose dont avait envie le roux en ce moment. Peut être que Kanda avait raison finalement… Peut être s'intéressait-il plus à lui que ce qu'il l'aurait songé… Il ferma son œil un instant, tout soupirant de bien être.
« Hé… Ga… Lavi ? » Demanda l'homme aux yeux sauvages, un peu surpris par ce que venait de faire l'étudiant. Mais celui-ci ne répondit rien, sans même daigner ouvrir les yeux. Il resta plusieurs minutes ainsi, sans bouger, écoutant les battements de cœur de celui contre lequel il était blottit. Une pensée traversa la tête du rouquin, qui le fit légèrement rougir : il repensait, une fois de plus, aux paroles du japonais tout à l'heure. Avec une légère hésitation, il entama la discussion, en commençant à s'éloigner légèrement du corps mat du loup garou.
« Dis… Est-ce que tu gardes conscience lorsque tu te transformes en loup ? »
« Non. Enfin… Ca dépend. » Rectifia l'homme aux yeux dorés. « Cela dépend du cycle lunaire. » Le rouquin le regarda un instant, d'un regard incompris.
« C'est-à-dire ? »
« Nous, les loups-garous, nous nous transformons seulement si nous sommes éclairés par la lumière de la lune. Donc nous ne nous transformons pas lors de la nouvelle lune car c'est le seul moment où les rayons de la lune ne nous atteignent pas. » Répondit Tyki en souriant.
« La nouvelle lune… Ce n'est pas demain ? » Demanda avec espoir l'homme aux yeux verts, un léger sourire aux lèvres.
« Peut être… » Répondit l'homme qui le fixait avec ses yeux de prédateurs.
« En attendant, la nuit va tomber et je ne vais pas tarder à me transformer alors… »
« Non je ne veux pas ! » Objecta Lavi, en fronçant les sourcils.
« Je te demande pardon ? » Demanda le mat, un peu surpris par la réponse du rouquin.
« Les dernières fois que vous avez attaqué la ville, tu m'as protégé face aux autres loups de ta meute. »Répondit simplement le roux en s'approchant lentement de lui.
« Dans cette forêt rien ne garantit que tu pourras rester sain et sauf. » Rétorqua l'homme aux yeux d'or, d'un air un peu plus autoritaire.
« Mais Tyki… Moi je veux rester avec toi… » Dit faiblement, l'autre, un peu déçut du refus catégorique de son ami. Il y eut un petit moment de silence, et le borgne entendit un soupir, qui provenait du loup-garou, qui, visiblement, ne savait plus vraiment quoi penser.
« Si tu arrives à me convaincre… » Dit simplement l'autre, en passant sa main dans ses beaux cheveux noirs ondulés. Pendant quelques minutes, le rouquin réfléchit lorsqu'une idée, qui lui trottait dans la tête déjà depuis ce matin, lui revint en mémoire.
« Ferme les yeux, Tyki… » Dit Lavi, avec un petit sourire aux lèvres. Le mat hésita un moment, un peu méfiant : il avait l'intuition que l'étudiant allait mettre sa vie en danger, pour qu'il puisse être sauvé. Après quelques minutes de réflexions, et sous l'œil interrogateur du borgne, il ferma alors lentement les yeux, attendant patiemment qu'on lui dise de les rouvrir. Progressivement, il sentit une faible, douce et timide pression contre ses lèvres. Il ne lui fallut pas longtemps pour comprendre ce qui lui arrivait : Lavi était en train de l'embrasser. Ce baiser fut très court et très léger mais suffisant pour laisser le loup-garou sans voix. Dès que cette pression fut terminée, les deux pupilles d'or se rouvrir avec précipitation. L'étudiant se tenait devant lui, un petit peu gêné, les joues légèrement rouges.
« Je… Tu… Ah ! » Bégaya le plus âgé, toujours surpris.
« Je… Peux ? » Demanda, hésitant le rouquin.
« … Tu m'as convaincu… » Soupira l'homme aux yeux sauvages, en prenant la main du plus jeune, et en l'emmenant avec lui dans un recoin de la forêt, à l'abri d'éventuels dangers. C'était un petit trou de verdure, entouré de grands arbres, cachant la lumière du soleil. Le roux en conclut qu'ils ne devaient pas être loin du cœur de la forêt… Habituellement, cet endroit aurait un petit peu inquiet l'étudiant, seulement, accompagné du mat, il se sentait bien, il se sentait… En sécurité.
« Ne t'éloigne jamais de moi ! Même transformé, compris ? » Demanda l'homme aux yeux doré, en s'asseyant dans les hautes herbes vertes.
« Promis ! » Déclara avec entrain le jeune homme, avec un sourire resplendissant sur le visage. Le plus âgé regarda le ciel… La nuit n'allait pas tarder à envahir la forêt… Il allait bientôt se transformer. Un grognement, qui semblait provenir d'un animal proche des environs retentit, ce qui fit frissonner l'étudiant. Il se retourna et trouva derrière lui… Un loup ! Un loup gris, souvent présent dans les forêts canadiennes. Il semblait être d'une taille normale mais grognait, montrait ses crocs et s'approchait dangereusement du roux. Celui-ci n'osait plus faire un pas : s'il se mettait à courir dans la direction de son protecteur, il allait sûrement le suivre et mettrait donc son accompagnateur en danger…
« C'est un loup normal. » Déclara une voix rassurante derrière lui. Etrangement, lorsque la bête aperçut cette silhouette, elle se calma. Tranquillement, Tyki s'avança et alla caresser la fourrure de cet animal, qui se laissait faire, visiblement heureux. Peut être que ce loup ressentait l'instinct animal du loup-garou qui se tenait devant lui, c'est pourquoi il relâchait sa garde ?
Lavi soupira de soulagement et alla s'asseoir, un peu devant, près du grand arbre feuillu qui se tenait au centre du trou de verdure. Le loup-garou, soudainement, se mit sur ses gardes. Il semblait avoir entendu ou avoir sentit l'odeur de quelque chose d'inquiétant.
« … Tyki ? » Demanda le rouquin en se relevant.
« Surtout ne bouge pas d'ici. Je reviens d'ici une minute. » Déclara le mat, comme il disparut dans les broussailles, sans laisser le temps au plus jeune de protester. D'un seul coup, la forêt lui sembla d'autant plus inquiétante : il avait l'impression que le danger rodait non loin de lui, près à l'attaquer. Avec une respiration rapide, le cœur battant, le jeune homme scruta les environs. Il entendait un bruit de feuille, avait l'impression de voir des nombreuses silhouettes, qui n'avaient rien d'humaines roder autour de lui.
« …Tyki ? » Demanda l'étudiant, le cœur battant. La nuit était tombée, il commençait à faire vraiment sombre : l'obscurité, les ténèbres semblaient alors régner en cet endroit. Il comprit pourquoi on qualifiait cette forêt de « maudite ». Il semblait y loger des esprits, plus ou moins dangereux, plus ou moins mauvais. Soudainement, une ombre gigantesque apparut devant lui. Il avait une fourrure étrange : elle semblait être bleue, avec des reflets roux. Lavi comprit rapidement qu'il s'agissait d'un loup-garou, près à l'attaquer. Celui-ci s'avançait vers lui, le dévorant de son regard bleu comme un cristal… Le rouquin voulut hurler mais aucun son ne sortit de sa bouche. Il se contenta alors de reculer avec prudence, alors que la bête féroce s'approchait de plus en plus de lui. Soudainement, surgissant de l'ombre, un second loup gigantesque apparut, se dressant entre l'humain et la bête. Le borgne ne tarda pas à reconnaître le pelage de Tyki, à son plus grand soulagement. Le loup brun montra ses crocs une fois et donna un coup de griffe au loup bleu, qui ne tarda pas à fuir. Le gigantesque loup se retourna vers l'étudiant, qui s'effondra à terre, épuisé et encore tremblant, à cause de la mésaventure qui venait de se produire. L'animal aux yeux d'or vint près de lui et frotta sa tête contre le visage apeuré du rouquin, comme s'il voulait le rassurer. L'humain sortit de sa torpeur, toujours légèrement choqué et, sans attendre, il entoura de ses bras la tête du loup, qui était toujours près de lui, et posa son visage pâle contre la fourrure épaisse de la bête. Une larme coula sur la joue du rouquin.
« Tyki… Je t'aime. » Dit-il faiblement. Durant la mésaventure précédant ce moment, il avait réalisé qu'il aimait ce loup-garou, qu'il avait espéré le voir surgir pendant chaque longue seconde, pour qu'il le prenne dans ses bras et le rassure… La lune fut soudainement cachée par des nuages, qui passaient à cause du vent. Cette fois-ci, un grand nuage avait caché la lumière des rayons de la lune. Temporairement, le mat reprit forme humaine et ne tarda pas à entourer un rouquin tremblant de ses bras et à l'embrasser, chastement, ce qui fut une source de réconfort pour le jeune homme, qui aurait voulut de cet instant ne termine jamais. Il ne tarda pas à entourer la nuque de son protecteur de ses bras, une larme parcourant toujours sa joue légèrement rosie.
Le rayon de la lune ne tarda à réapparaître, obligeant les deux amants à séparer leurs lèvres. Le nez du mat redevint un museau et son corps humain redevint un corps recouvert d'une fourrure épaisse. Tyki redevint loup.
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Lorsque Lavi se réveilla, éblouit par les rayons du soleils, il était étendu dans l'herbe verte, couché contre le torse mat d'une personne qu'il connaissait bien, enlacé par les deux grands bras protecteurs de la nuit dernière. Le rouquin leva légèrement la tête. L'homme aux yeux d'or dormait paisiblement. Sa poitrine se soulevait et redescendait de manière lente et constante. Le borgne se colla d'autant plus contre le corps du loup-garou, soupirant d'aise. Il aurait pu rester ainsi pendant toute la journée…
« … Lavi ? »
Voila ! Fin du chapitre 5 ! Comment l'avez-vous trouvé ? Ouais je sais, c'était long ! Pardooon ! Mais je suis heureuse du résultat !
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