Alors faut que je vous dise qu'à partir de maintenant, je vais ralentir mon rythme d'écriture parce que je vais avoir beaucoup de boulot dans les mois qui viennent pour préparer un concours. Ne vous en faites pas, j'irai au bout de cette fic mais les mises à jour seront seulement plus espacées. En tout cas, merci pour vos reviews et à très bientôt !
Jamais encore Nicolas ne s'était senti aussi passionnément amoureux. Il avait le sentiment que le nom de Shinya s'était gravé profondément dans son cœur en lettres de flammes dont il ressentait en permanence la chaleur. Quand il devait passer toute la journée sans lui, c'était cette sensation bienfaisante qui le faisait tenir et il rêvait toute la journée au moment où il irait le rejoindre au studio de répétition.
Plusieurs jours magiques passèrent ainsi. L'amour était arrivé à point nommé pour adoucir la cruelle déception qu'il venait de subir à propos du Japon. Au travail, il évitait soigneusement les gens qui avaient été présent à la réception de M. Nakamura. Et son envie de sortir s'était trouvé passablement refroidie depuis qu'il avait peur de revoir dans les yeux des gens, cette lueur de mépris qu'il avait vu chez ceux qui l'avaient agressé. Ce n'était pas pour autant qu'il s'était mis à faire exprès des fautes de japonais ! Il savait parler : il parlait et tant pis pour ceux à qui ça ne plaisait pas ! Il avait décidé de ne pas se prendre la tête avec ce genre de choses et ne voulait plus s'occuper que de son histoire avec Shinya.
Un soir, les deux amoureux décidèrent d'aller prendre l'air. Roppongi étant un quartier cosmopolite, la tolérance y était relativement grande vis-à-vis des homosexuels ce qui leur permettait de marcher en se tenant la main. Il ne fallait pas y compter dans le reste de Tokyo où même les petits couples de lycéens osaient à peine le bisou sur la joue. En général, les démonstrations d'affection en public était mal vues et Shinya, élevé dans ces principes, n'était pas du genre à jouer les amoureux transis dans la rue. Nicolas en était un peu frustré, lui qui n'aurait eu aucune honte à l'embrasser devant tout le monde. Cependant, par respect pour la pudeur de Shinya, il se contenait.
Alors qu'ils traversaient un pont au-dessus d'une route en direction d'un square, Nicolas s'élança soudainement en avant en s'écriant :
- Shinya, y'a un mec qui va sauter !
En effet, une silhouette se trouvait dangereusement assise sur la balustrade du pont, les pieds dans le vide. Les garçons accoururent et Nicolas attrapa l'homme par le bras :
- Monsieur, ne faites pas ça !
Le suicidaire sursauta et tourna vers eux un visage baigné de larmes. En le voyant, Nicolas pensa tout de suite au type même du salary-man : costume trois-pièces, coupe stricte et attaché-case, pour le moment abandonné sur le sol.
- Laissez-moi tranquille !
L'homme voulut basculer en avant mais dans un réflexe, Nicolas le ceintura et l'obligea à rester assis. Au-dessous d'eux la circulation était dense :
- Shinya aide-moi, il est lourd !
Car l'homme devait bien faire ses quatre-vingt dix kilos ! Shinya, déconcerté par la situation, aida Nicolas à le faire passer en sécurité de l'autre côté de la barrière. Arrivé là, le désespéré se laisse tomber à terre misérablement, tête baissée et se mit à geindre :
- Je suis un incapable, une vraie honte !
Shinya s'agenouilla près de lui et demanda avec sollicitude :
- Que vous est-il arrivé ?
- Mon entreprise était à l'affût d'un gros contrat avec une entreprise américaine. Notre principal concurrent était aussi sur l'affaire et c'est moi qui devais négocier pour ramener le contrat à ma compagnie. Et j'ai échoué ! s'écria-t-il en un pathétique sanglot. C'est le concurrent qui a eu l'affaire. J'ai lamentablement failli à ma mission !
Le visage de Shinya prit l'expression de la plus profonde compassion. Mais si on avait été dans un manga, un énorme point d'interrogation serait apparu au-dessus de la tête de Nicolas. Son père aussi était dans les affaires et il l'avait souvent entendu tempêter à propos de contrats soufflés par d'autres mais jamais il ne s'était mis dans un état pareil !
- Mais je ne comprends pas…se risqua-t-il à dire. On vous a viré ou quoi ?
- Non, répondit l'homme.
- Alors pourquoi vouloir faire une chose aussi grave ?
Le bonhomme leva enfin la tête et à son expression, Nicolas comprit qu'il venait tout juste de réaliser qu'il avait affaire à un étranger. Il paraissait considérer la question comme choquante et saugrenue.
- Mais enfin mon entreprise comptait sur moi et j'ai trahi la confiance qu'on m'a faite !
A sa façon de parler, Nicolas commença à entrevoir une explication mais elle lui paraissait tout aussi déconcertante que la situation. L'homme se prit la tête dans les mains :
- Je suis plus bon à rien, c'est un véritable…un véritable…
- Déshonneur ? compléta Nicolas.
- Oui…
J'hallucine…Tout ça pour ça…
Non seulement, Nicolas ne comprenait pas mais en plus, il commençait à s'énerver légèrement de voir cet homme geignard prêt à se suicider pour une chose aussi futile qu'un contrat raté. Il n'avait donc aucune vie en dehors du boulot ?
- Vous avez une famille ?
- Oui, une femme et un fils.
- Quel âge a-t-il ?
- Huit ans.
Encore mieux !
Nicolas se souvint de qui s'était passé il y avait de cela plusieurs années…et une phrase sortit toute seule de ses lèvres, sèche comme un coup de fouet :
- Et vous trouvez ça plus honorable de vous suicider alors qu'ils ont besoin de vous ? Moi j'appelle ça de la lâcheté !
- Nicolas ! s'écria Shinya.
Mais il ne l'écouta pas et poursuivit sur le même ton, l'esprit soudain envahi de tout un tas d'images :
- Vous ne vous êtes même pas fait virer ! Vous aurez d'autres occasion de signer des contrats, c'est ça le business ! Comment pouvez-vous songer à abandonner les vôtres pour une raison aussi débile ? Vous feriez mieux d'aller les rejoindre et d'arrêter vos bêtises !
Soudain, Shinya se leva et saisit Nicolas par le bras avec une telle poigne que celui-ci se tut immédiatement. Shinya s'inclina devant l'homme muet de stupeur :
- Je suis désolé. Ne perdez pas espoir, je suis sûr que vous pouvez encore vous accrocher.
Et sans un mot de plus, il entraîna Nicolas le long de la passerelle qui descendait vers l'entrée du square. Là, Nicolas se dégagea brusquement de sa prise :
- Je peux savoir ce qui te prend ?!
Shinya se retourna vers lui avec des yeux brillants de colère retenue :
- Je peux savoir ce qui te prend à toi ? Tu as vu comment tu lui as parlé ? De quel droit te permets-tu de juger ce que tu ne connais pas ?
- Quoi ?! s'écria Nicolas déstabilisé. Mais enfin, tu as vu pour quel genre de connerie ce type voulait mourir ? Pour un putain de contrat ! On n'a pas idée de se foutre en l'air pour ça ! En plus, il a une famille et il a l'air de s'en foutre totalement !
- Tu ne comprends pas Nicolas ! répliqua Shinya. Ca va peut-être te paraître incroyable à toi mais ici, les salariés d'une entreprise sont parfois prêts à donner leurs vies pour les intérêts de leur boîte ! Servir leur entreprise, c'est ça leur honneur. C'est un peu comme les samurais qui protégeaient leur seigneur autrefois !
Nicolas en resta la bouche ouverte de stupéfaction. L'idée lui paraissait tellement dingue qu'il avait du mal à y croire.
- Mais qu'est-ce qu'un code d'honneur vient faire dans le monde du business ? dit-il en secouant la tête. Merde, c'est pas une grande cause ça ! Tu crèves pas pour une entreprise, c'est vraiment trop con ! Ca ressemble à du conditionnement ton truc !
-Ca je crois bien que vous ne pouvez pas comprendre ça en France : vous passez votre temps à faire des grèves !
- Ben je préfère ça plutôt que de ressembler à ce pauvre type !
Shinya l'observa longuement avant de baisser les yeux d'un air las et triste. Nicolas lui demanda d'un ton véhément :
- Alors l'histoire comme quoi, le Japon a le plus gros taux de suicide dû au travail c'est vrai ?
- Ca doit être vrai ouais…admit Shinya en soupirant. Y'a pas mal de salary-men qui finissent comme ce type.
- Tu approuves ce système toi ?
- Je ne dis pas ça…Je suis bien content de ne pas travailler dans ce genre d'entreprise.
Nicolas sentit monter en lui le même sentiment de tristesse douloureuse qu'il l'avait envahi quand il s'était retrouvé confronté à la xénophobie de certains. Encore un coup de cutter dans la jolie représentation qu'il se faisait du Japon. Shinya croisa les bras et lui dit d'un ton douloureux :
- Nicolas, je crois que tu es venu ici avec une image faussement idéaliste du Japon. Tu te croyais où ? Dans une société utopique et parfaite uniquement faite de mangas, de geishas et de kimonos colorés ? Tu l'as dit toi-même, tous les pays ont leurs défauts mais tu n'as pas l'air d'avoir compté le Japon dedans et à chaque fois que quelque chose te déçoit ici, tu as l'air de prendre un coup de poing en pleine figure. Il serait peut-être temps que tu réactualises ta façon de penser. Tu as dû choquer ce mec, si tu ne l'as pas cruellement offensé en le traitant de lâche. La lâcheté et l'honneur ne sont peut-être pas les mêmes ici qu'en France, je n'en sais rien. Mais la prochaine fois, mesure tes paroles et ne juge pas avant de comprendre. Pour aimer réellement un pays, il faut connaître ses défauts.
C'était vrai…tellement vrai que Nicolas se sentit plus mal et plus stupide qu'il ne s'était jamais senti. Il avait terriblement manqué de jugeote et son ignorance l'avait poussée à se conduire exactement de la manière qu'il tenait à éviter : celle d'un Occidental bourrin qui juge les choses sans les connaître. Il se passa les mains sur le visage, toute colère évanouie :
- Shinya…je suis désolé…pour le coup, je me suis conduit vraiment comme un crétin. Je n'étais pas au courant de tout ça.
- Je sais…c'est bien ce qui m'inquiète. J'ai peur que ta vision du Japon se dégrade trop et que ça finisse par rejaillir sur moi. Je fais partie de cette société dont tu découvres les défauts et j'ai peur que si un jour, tu n'aimes plus le Japon, tu ne m'aimes plus moi…
Nicolas ne répondit pas immédiatement, bouleversé à l'idée d'avoir à ce point blessé les sentiments de Shinya. Il fallait qu'il lui explique…qu'il le rassure… Heureusement qu'ils étaient seuls. Il lui prit les mains et les serra le plus fort qu'il put :
- Shinya, tu t'imagines que je suis tombé amoureux de toi uniquement parce que tu es d'ici ? Tu serais venu de n'importe où mes sentiments auraient été les mêmes. Je ne veux pas que tu t'inquiète…Et…je suis encore loin de détester le Japon ! Je vais juste prendre conscience de certaines choses, relativiser. A partir de maintenant, je vais aimer ce pays comme il est réellement.
Nicolas porta les mains de Shinya à ses lèvres et y posa un long baiser :
- Je suis tellement désolé…Tu as bien fait de m'engueuler. Et que je veux que tu saches que quoi qu'il puisse m'arriver ici, ça ne changera rien à ce que je ressens pour toi.
Shinya lui sourit et vint doucement se serrer contre lui. Nicolas l'entoura de ses bras et l'embrassa sur la tempe :
- Et tu sais pourquoi ce type m'a énervé aussi ?
- Dis-moi…
- Moi aussi un jour, j'ai voulu me suicider.
Shinya s'écarta de lui et le regarda avec de grands yeux :
- Toi ?!
- Ouais…j'avais quinze ans. Je suis tombé raide dingue amoureux d'un type qui n'en avait rien à faire de moi. J'étais si amoureux que je lui ai donné ma première fois. Sauf qu'après ça, il m'a laissé tomber comme un chien. Et j'ai été assez stupide pour vouloir me suicider à cause de ça.
Dire que Shinya était surpris était un euphémisme. Nicolas, si souriant, si plein d'entrain et de vie était bien la dernière personne qu'il aurait soupçonné d'être capable d'une chose pareille.
- Et comment t'en es-tu sorti ?
- J'ai voulu m'ouvrir les veines. Mais je n'ai pas dû couper assez profond pour mourir vite. C'est ma mère qui m'a trouvé inconscient dans mon sang. On m'a emmené à l'hôpital où on a pu me sauver.
Maintenant qu'il se replongeait dans cette époque, Nicolas sentait monter en lui un mélange amer de honte et de colère envers lui-même.
- Tu sais…j'ai vite réalisé à quel point mon acte était ignoble. Mes parents étaient totalement effondrés. Mon père, que je n'avais jamais vu pleurer, était en larmes quand je me suis réveillé. Ca m'a fait un choc terrible. Et là, j'ai pensé très fort : comment ai-je pu leur faire ça ? Comment ai-je pu être assez con, assez égoïste pour avoir voulu leur infliger quelque chose d'aussi affreux que la mort d'un fils ? Je crois que j'aurais brisé leur vie. Et ma petite sœur qui avait six ans ! Je n'ose imaginer ce que ça lui aurait fait si c'était elle qui m'avait trouvé. Elle entrait toujours n'importe quand dans ma chambre.
Nicolas serra les dents et baissa la tête :
- Et tout ça pour un connard qui ne méritait pas un tel sacrifice ! Depuis ce jour, je me suis juré que quoi qu'il m'arrive, plus jamais je ne me suiciderai. En tout cas, pas tant qu'il restera une personne sur terre pour tenir à moi. Du coup, je n'accepte plus le suicide et je suis très dur envers ceux qui le commettent parce que pour moi, ce sont des égoïstes qui ne réfléchissent même pas aux vies que leur mort va briser.
Shinya l'écoutait avec de grands yeux fixes, assez surpris d'entendre un si jeune homme tenir un discours aussi mature. Nicolas avait sûrement dû mûrir d'un seul coup après ce drame. C'était pour cela que Shinya ne ressentait jamais leur différence d'âge. ( n'oubliez pas que Shinya a trente ans).
- C'est pour ça que tu as été si sévère avec ce pauvre type ?
- J'ai cru bondir quand il m'a dit qu'il avait un fils de huit ans ! Tu parles d'un père !
Nicolas se rendit compte qu'il recommençait à s'énerver et se reprit tout de suite en lâchant un soupir :
-Bon voilà…Avant ça, j'étais un mec assez turbulent, légèrement fouteur de merde sur les bords. Crois-moi qu'après ça, je me suis calmé ! J'ai eu l'impression de prendre dix ans d'un coup quand j'ai pris conscience de toutes ces choses. J'avais assez fait peur à mes parents alors ça été la fin de ma crise d'ado !
Shinya sourit :
- Et tes parents ont su que tu voulais mourir pour un garçon ?
- Oui c'est comme ça qu'ils ont appris que j'étais bi. Je ne sais pas ce qu'ils m'auraient dit en d'autres circonstances mais là, ils étaient tellement heureux que je survive qu'ils ont tout accepté sans discuter !
Nicolas se tut et fit quelques pas au hasard en respirant profondément l'air de la nuit. Il était un peu remué d'avoir parlé de tout cela mais également soulagé. Shinya le regarda faire puis vint lui prendre la main :
- Hé bien quelle soirée ! J'ai appris beaucoup de choses sur toi en même pas une heure.
- Et pas flatteuses en plus, répondit Nicolas avec une grimace désolée. Tu n'es pas encore dégoûté de moi ?
- Non pas du tout. Je veux tout savoir de toi…murmura Shinya en approchant ses lèvres des siennes.
Nicolas accueillit le baiser avec passion. Il entoura Shinya de ses bras et lui caressa le dos tandis que leurs langues s'apprivoisaient doucement. Shinya rompit le baiser et l'entraîna vers le square avec un sourire :
- Viens, on sera bien là-bas.
Tokyo étant une ville qui ne dort jamais, il leur fallut explorer le coin pour se trouver un endroit tranquille et hors de vue des promeneurs. Quelques buissons disposés autour d'un arbre leur offrirent aimablement un refuge étroit mais discret. Ils s'étaient à peine couchés sur la pelouse que Nicolas vint se bouiner dans les bras de Shinya. Le batteur entortilla autour de son doigt une mèche des cheveux bruns de son amour qui bouclait légèrement et dit d'une voix douce :
- Tu es très câlin comme mec…
- Hmmmm oui ! ronronna Nicolas. Tu vois là, je suis tellement bien que je n'ai plus envie de te lâcher.
- Alors ne me lâche pas…
La main de Shinya descendit sur le visage de Nicolas qui inclina légèrement la tête vers elle à la recherche du contact. Les doigts fins du batteur se posèrent sur ses lèvres, légers, et s'amusèrent à les caresser et à glisser entre elles. Frissonnant, Nicolas entrouvrit la bouche au passage de ces visiteurs délicats et se mit à les embrasser et à les mordiller. Mais bientôt cela ne lui suffit plus parce que ses lèvres avides réclamaient leurs sœurs. Délaissant les doigts de Shinya, il se hissa sur un coude et se pencha sur lui pour l'embrasser. Un baiser lent et sensuel qui enivra Shinya. Chaque jour, il se sentait devenir de plus en plus accro à Nicolas. Son corps, collé au sien, l'échauffait d'une montée de désir qu'il n'assouvirait pas cependant. Pas ici et pas ce soir. Pour Nicolas, il voulait attendre. Son corps, qu'il n'avait jamais vu totalement, serait encore plus merveilleux à découvrir. Il voulait la nuit idéale pour lui faire l'amour comme il ne l'avait jamais fait à personne.
Soudain, Nicolas se coucha sur lui et Shinya sentit son érection contre la sienne. Electrisé, il le saisit par les hanches et le retourna sur le dos. Sans résistance, Nicolas ouvrit les jambes pour qu'il se cale entre elles. Shinya emprisonna sa bouche dans un baiser torride, son bassin étroitement collé à celui de Nicolas. Le frottement de leurs désirs et leur baiser menacèrent de les faire franchir le point de non-retour. Shinya s'en rendit compte. Il fallait qu'ils se calment. Mais les gémissements de Nicolas, diablement excitants ne lui rendaient pas la tâche facile. Pour calmer la situation en douce, il arrêta de l'embrasser et sortit de l'écrin de ses jambes pour se replacer près de lui dans une position moins érotique.
Nicolas avait la tête tournée vers lui. Il haletait légèrement, les yeux étincelants et la bouche rougie par le baiser. Devant cette vision, Shinya se dit qu'il n'allait plus pouvoir résister très longtemps. Il posa une main sur la joue chaude de son amour qui ferma les yeux et poussa un léger soupir heureux. Puis il rouvrit les paupières et son regard plongea dans celui de Shinya. Ils se noyèrent l'un dans l'autre longtemps, longtemps….
