Encore un désolée pour le retard, et un grand remerciement à tous ceux qui lisent et aiment ce texte,et surtout à ceux qui le review. Des bonus Sevy sont dans tous les cas en préparation! Sur ce, bonne lecture!

Partie 6 : une pomme à croquer :

Partie 6 scène 1

La maison des Serpentards réunissait une population hétérogène constituée des plus riches, des plus forts ou des plus ambitieux. Mais ce qui faisait l'union de cette maison était son gourou, son maître d'orchestre, sa sérénissime majesté : Draco Malfoy. Il siégeait sur son trône tel un roi, brandissant son sceptre, accessoirement sa baguette, à chaque fois qu'un habitant de son peuple était en danger. Les conseils publics du roi étaient hebdomadaires. Tous les cinquièmes années et plus se réunissaient autour de lui pour discuter de l'actualité poudlarienne et des problèmes intermaisons. Chaque Serpentard pouvait faire une requête au roi en passant par l'intermédiaire du conseillé en chef, Blaise Zabini, en dehors de ces séances. Bref, la vie d'apparence draco-chique de la maison suivait son cours, jusqu'au jour où les habitants apprirent que leur altesse était harcelée par un mécréant du nom de Harry Potter. Le chaos régna dès lors, entraînant guerre civile sur guerre civile.

""Draco Malfoy siège au sein de la maison Serpentarde""

Je suis maudit : et pas simplement maudit comme le serait un dragon devenu frileux ou une personne atteinte de maladie weasleennne. Non, je parle de maudit dans le sens que Salazard m'a lancé un sort incurable visant à me réduire en simple mortel. Un complot : un complot contre ma divine et majestueuse personne ! Je suis sur que quelques scélérats de ma propre maison préparent ma chute. Je vais devoir sévir, que dis-je torturer à mort ces vils personnages ! Mon courroux n'égalera que ma puissance vengeresse.

« M. Malfoy, que devons nous faire ? »

Je les regarde, un à un, avec mon air le plus supérieur, comme si j'étais devant une armée de ridicules petits vers de terre fluorescents, avant de cracher :

« Tu veux dire, que toi, quatrième année, qui n'as même pas eu la décence de vaincre un Poufsouffle lors d'un duel, qui n'as même pas cirer ses chaussures avant de se présenter devant tes supérieurs , qui ne sais même pas la différence entre un chaudron et une pipette, toi tu voudrais me donner des leçons de conduite envers les Rouges et Or ? »

Ma réputation est loin d'être finie, j'ai encore mon mot à dire. Je combattrai jusqu'à mon dernier souffle de feu tel un preux dragon sur un champ de glace.

« Je... eum... non Monsieur Malfoy... je voulais dire que...

- Que quoi ? Tu devrais plutôt regarder ce que fait ta sœur avec le capitaine de l'équipe de Serdaigle au lieu de venir troubler cette séance. Tu sais que l'ordre du jour est important. Qu'est ce que tu veux ? Dissoudre ce conseil ? Détruire ce que les anciens Verts et Argent ont perpétué pendant des siècles ? Que dirait notre valeureux Salazard face ton comportement ?

- Non je...

- Tais-toi ! Ta présence m'insupporte. Tu devras me présenter tes excuses en t'agenouillant devant ma personne ou bien partir sur-le-champ acheter d'autres vêtements. Car si je ne me trompe, tu as de la famille à Gryffondor ? Tu aimes sûrement la couleur rouge... »

Sous mes yeux de tyran, je vois le Serpentard blanchir. Il gigote mal à l'aise, et finit par tomber au sol face à ma grandeur, baisant mes gracieux pieds. Personne ne peut surpasser le Prince.

« M Malfoy, je crois que Chris a raison. On ne peut plus laisser Potter chanter devant la porte des cachots. Surtout qu'il chante faux, cela perturbe beaucoup de Serpentards dans la rédaction de leurs devoirs. Et puis comme notre directeur a disparu de ses appartements, c'est impossible de...

- Tais-toi, Nott ! Le professeur Rogue est souffrant, il n'a pas disparu.

- Mais, il était avec le professeur Bl...

- Silence ! J'ai dis ! Bon... Je m'occuperais du problème Potter. La séance est levée... Je vous préviens ! Je ne tolérerais pas la prochaine fois qu'elle se fasse dans le désordre. Méditez sur vos agissements envers votre prince et je vous conseil d'être plus réceptif à mes paroles aux prochaines séances »

Levant mon royal fessier de mon traditionnel fauteuil vert, d'un mouvement de cape façon Rogue, je me dirige passablement énervé en compagnie de ma cour personnelle vers mes appartements.

« Dis donc heureusement que t'as interrompu cette séance je commençais à avoir des douleurs au niveau du bas ventre. C'est qu'il est mignon le petit Chris.

- Blaise, garde ta libido pour toi, siffla Pansy. Je te signale qu'il y a des personnes beaucoup plus intéressantes que toi ou Chris!

- Comme qui ?

- Moi ou Draco par exemple.

- Ah ouais... merci pour tes avances, mais j'aime pas les grosses.

- Qu'insinues-tu ? Que je suis énorme ?

- Bah depuis que t'as acheté cette balance t'arrêtes pas de crier dans tous les sens que t'as pris du poids... alors je me suis imaginé des choses…

- Cette balance est moldue... elle n'a donc aucun intérêt scientifique.

- Ah! Tu trouves les rondeurs scientifiques toi ?

- Silence tous les deux, je parle »

Mes ridicules sujets finissent par s'intéresser à quelque chose de beaucoup plus important : moi.

« Je perds la face chaque jour... à cause d'un Rouge et Or »

Ma cour hoche la tête dans un même mouvement d'abattement. Le constat fut alarmant. J'ai médité, j'ai réfléchi, je me suis échauffé dans la salle de bain, en pensant aux agissements de Potter. Et je n'ai trouvé aucun moyen pour le tuer de mes pensées. Bientôt mon pouvoir diminuera, les autres Serpentards ne me verront plus que comme un sous fifre du Survivant au même titre que Weaslote et Grangerette. Je vais gagatiser, m'idiotiser sous son influence. Je n'aurais plus l'image de l'opposant, chef du parti contestataire, l'ennemi des Rouges et or et dont les piques n'égalent que son intelligence.

Si je m'allie avec Potter, tout espoir de mal est perdu ! Toute fourberie est vouée à l'échec. Que deviendront le mensonge ou la méchanceté gratuite ?

Imaginez un seul instant un monde coloré de rouge et or, avec des gens qui vous sourient et rigolent sans arrêt, avec de la joie partout et des «je t'aime, mon amour, mon cœur, ma choupinette adorée! »

C'est impossible ! Le mal doit régner ! Voldemort doit régner.

D'un autre coté les lèvres de Potter sont si... démoniaques... Et où a-t-il appris à faire ces trucs avec la langue ? Peut-être qu'à force de manger des sucettes, il a su entretenir un mouvement assez régulier et acrobatique...

Oh arrêtez-moi, je chauffe, je deviens plus pervers qu'un Griffon. Il faudrait que je lui arrache la langue au nom de ma santé mentale... mais comment faire ? Un sortilège de magie noire peut-être. Quand je pense que tous mes sous-vêtements étaient au sale à cause d'un stupide elfe de maison et que j'ai dû prendre ceux de Potter... Il l'a certainement deviné hier quand il m'a… Enfin quand il a fait ce truc avec la bouche sur mon machin... enfin vous-savez-quoi ! Quand je pense que j'ai une retenue avec lui ce soir, c'est désolant.

« Eh Draco, tu m'écoutes ? ...je me disais... disons que... »

En regardant autour de moi, je remarque que le reste de ma cour est parti. Tiens, je les avais oubliés. Il ne reste plus que Zabini et moi... Moi qui voulais réprimander Nott pour ses interventions importunes lors de mes séances publiques, il réussit toujours à s'éclipser avant que je ne m'énerve. Il doit avoir un radar.

« Tu n'oublieras pas les vieux amis si jamais tu te mets avec Potter ? »

Je cligne des œils, histoire de voir si je n'ai pas eu une apparition de démon. Blaise semble au bord de la crise d'amitié. C'est l'instant sentimental. Attention ça ne se déroule que trois fois par an chez les Serpentards... alors profitez en bien.

« Blaise tu seras toujours à mes cotés, et Potter sera toujours loin de moi.

- Même si... vous êtes faits pour aller ensemble...

- Tu... Tu débloques ! T'as mangé quoi à midi ? Du Moldu ?

- Bah vous êtes un peu comme la lune et le soleil, le pic et le cœur, la montagne et la vallée.

- Je te suis plus là.

- Vous êtes des âmes sœurs...

- Ecoute, je sais que c'est difficile la cinquième année. Avec tous ces devoirs à rendre, tous ces livres à lire,...

- Ce que je veux te dire Draco, c'est que je tiens trop à toi pour qu'on se sépare à cause de Potter... »

Je lève un sourcil sceptique. Blaise semble être en manque affectif, son hibou doit être malade... ou bien il a bu une potion de déprime. Je m'approche de lui et l'enlace.

« Tu seras toujours mon meilleur pote, même si t'es un con fini et que tu te maries avec un Gryffondor...

- Draco... c'est la plus belle chose que j'ai entendue dans ma vie. Tu sais quand le professeur de divination m'a dit que j'allais perdre un être cher j'ai eu si peur...

- On perd tous, un être cher selon le professeur Trelawney, ne t'en fais pas. Tu seras toujours à mes cotés que Potter soit mort ou vif.»

Et alors que je croyais avoir mis un terme à ses doutes, il m'embrasse soudainement et fermement sur le front. Je vous rassure : ça ne lui est jamais arrivé auparavant.

« Merci ! Draco, merci ! Je savais que tu accepterais ! Quand vous passerez à l'acte, et que tu te feras décemment croquer, tu n'auras plus qu'à m'envoyer un signal. Et je serais là avec tout le matériel qu'il faut.

- Mais de quoi tu parles ?

- Tchu tchut ne t'inquiète pas ! Discrétion oblige. Oh je suis si heureux et très, très impatient ! Au plaisir de te revoir avec Potter ! Et que le plus fort domine ! »

Je suis resté sur le carreau à méditer sur ces paroles, et en me demandant ce qui venait juste de se produire : est-ce que c'est moi, ou Blaise à des furieuses envies de baston ?

--------------

Partie 6 scène 2

La vie professorale était qualifiée de gnomatique, c'est à dire qu'elle était aussi pénible que celle des gnomes qui passaient leur temps à farfouiller dans la terre et à creuser dans tous les jardins possibles et inimaginables. Les professeurs, eux, cherchaient désespérément des connaissances en farfouillant dans la tête de chacun de leurs élèves, et à force de creuser, ils se surprenaient même à avoir peur de ce qu'ils pouvaient y trouver. De plus quand il ne fallait pas dresser tout un tas d'hormones à la joie du calme et du silence, il fallait abreuver ces jeunes têtes incrédules de punitions. Mais c'était parfois le seul plaisir que s'accordait le personnel de Poudlard, professeurs comme surveillants, en particulier Rusard et Rogue. Ils étaient tous les deux «l'œil surveillant » de Poudlard. Russard savait exactement quand une ou plusieurs puces sautaient dans un des couloirs de Poudlard, mais il était incapable de trouver Harry Potter quand il s'y promenait. Severus lui était plus malin et il suffisait de mettre Draco quelque part pour être sur de pouvoir piéger Harry Potter et de le punir très severussement...

""Draco fait sa punition""

J'aurais pu passer ma soirée sirotant un bon thé devant un exemplaire de « Bourdu, homme de la montagne », mon livre préféré (Il s'agit d'un mage noir chassé du monde moldu et sorcier et qui se fait recueillir par une communauté d'ours, et ensuite il prépare sa vengeance... surprenant n'est ce pas ? Un grand classique !)

Mais non, il fallait que Potter me pelote au restaurant pour que je sois puni et que toutes mes soirées soient ainsi gâchées. Il ne pouvait pas se toucher et se soulager lui-même au lieu de s'en prendre à plus beau que lui... Bon cette image est mauvaise... Très mauvaise... Harry Potter en train de se branler... Non je ne veux pas de ce genre d'images malsaines et traumatisantes dans la tête.

On oublie ça, on se reconcentre. Le lieu d'abord. Ah oui, je suis dans une salle de potions. L'action ensuite. Alors, je suis manifestement condamner à brosser le sol. Bon, je ne pensais pas que ça pouvait se faire avec une brosse à dent. Mais apparemment, d'après Severus si... j'en suis moi-même étonné. Remarque, je ne me plaindrais pas vu que le professeur a donné un cure-dent à Potter pour récurer le planché...

Il faudrait que j'envoie un hibou à maman pour qu'elle offre à Severus ses petits fours à la noix de coco faits maison. Personne ne le sait, mais le professeur en raffole. Bah quoi ? Je ne suis pas devenu un privilégié dans ses cours pour rien ! Avec un peu de chance, il diminuera même mes jours de punition.

Je jette un petit coup d'œil derrière moi, Potter sue, fait la grimace, s'énerve tout seul et casse son dixième cure-dent...

Je suis un homme heureux.

« Severus ? Tu es là ? »

Avec stupeur, je vois débouler dans la pièce notre professeur de défense contre les forces du mal... Il se jette littéralement sur mon parrain, et l'empoigne pour le traîner vers l'extérieur.

« Arrête ça... Bon je reviens dans quelques minutes, surtout je veux pouvoir voir mon reflet sur le sol...

- Oui récurez bien les enfants, faudrait pas que quelqu'un glisse sur son visage...

- Black...

- Je plaisante... »

Et avant que moi ou l'autre bête nous puissions dire quelque chose, la porte se referme dans un bruit d'outre tombe. Cela sonne dans ma tête comme un je ne sais quoi de : « ce tombeau, sera votre tombeau. » Bref, c'était de mauvais augure. Je regarde Potter. Il sourit... Je n'aime vraiment pas quand il est heureux.

« Qu'est-ce qu'il y a Potter, tu veux ma brosse à dent ?

- Tu veux que je brosse quoi avec ? »

Son regard fixe de manière indécente mon pantalon. Je rougis brutalement. Bon, je ne dois surtout pas penser à ça... avec une brosse à dent on peut tout faire même récurer le postérieur de Potter. Ça y est, je l'ai pensé... je suis fini.

« Ecoute Potter, j'en ai marre de ce jeu, ça devient ridicule.

- Tu sais Draco... Au début, j'y croyais pas... mais maintenant je sais une chose... »

La forêt verte rencontre la mer de glace. Il s'approche lentement de moi. Je ne scille pas, de toute façon je suis armé. Enfin, le professeur a confisqué nos baguettes, mais il me reste les poings et la brosse à dent. Mais soudain celle-ci tombe quand la main de Potter commence à caresser ma joue, m'électrisant au passage. Je suis hypnotisé, plus rien ne compte. Cela bat vite. Je finis par souffler :

« Qu'est-ce que tu sais, Potter ?

- Que nous sommes deux... Et qu'on est fait pour être ensemble.

- Rien que ça Potter ?

- Eh oui, c'est comme...

- La montagne et la vallée...

- Pardon ?

- Enfin je veux dire comme les deux morceaux d'un coeur. »

Il me regarde et sourit d'avantage. Je mets ma main devant la bouche et me retourne brusquement. Je ne sors que des bêtises à son contact, c'est terrifiant. Il ne faut surtout pas que je me compare à un Pouffsouflle en mal d'amour sinon je crois que je deviendrais complètement neuneu.

Je sens son souffle sur ma nuque et il me murmure une chose horrible, répugnante : « je t'aime ».

Comment peut-il dire ça à son pire ennemi... Enfin à son viel ennemi... enfin à moi quoi ! Je hais les sentiments, je les méprise, je les vomis, je les exècre.

Je sens sa main glisser sur mon dos. Et de nouveau je lui fais face avec rage. Jamais, je dirais «moi aussi », plutôt crier, hurler, devenir une roulotte, m'agenouiller devant un hippogriffe plutôt que d'avouer la vérité... enfin je veux dire mentir !

Il veut continuer à jouer, eh bien soit ! Mais ce n'est pas moi qui perdrais cette bataille là !

D'un mouvement brusque, je l'embrasse. Je savais que sa langue était démoniaque, donc je ne faisais rien de mal. Je restais dans l'esprit voldien, Serpentard, celui du méchant ! Il gémit, je siffle de contentement. Et alors que je le pousse sur la table, il s'accroche à mon cou et commence à le croquer, à dessiner de sa vilaine langue des marques indélébiles. Il va regretter.

« Potter, siffle-je... Ne refais pas ça ».

Il sourit de manière enfantine comme si ça pouvait me toucher, je trouve ça... ridicule... oui vraiment ridicule... Il se lèche les lèvres de manière affreuse et...

« Ça t'excite, hein ? »

Et je me rends compte de la triste réalité.

« Allez mon Serpent, vient te faire croquer... »

Ai-je donc faibli à ce point ? Quand est-ce que les rôles ont été inversés ? Depuis quand je trouve cela attirant ? Serais-je devenu un sang impur complètement demeuré ? Et pourquoi je m'en fiche à ce point ? A cause du sexe, de la débauche ? Le fait que je suis complètement puceau et que mes hormones m'ordonnent de me réveiller ? Ou est-ce que c'est autre chose ?

Mais la bouche de Potter répond à mes questions insolubles. Je le repousse doucement après un long ballet, et je lui souris ensuite de façon made in Machiavel :

« A ton avis Potter, qui des deux est sur le point de se faire croquer ? »

Et c'est là que ma vie a basculé vers le coté obscure du mal potterien.

--------------------------------

à suivre

------------------------------

Draco a enfin craqué face à notre tombeur! Espérons juste qu'il ne se fasse pas dévoré...en toute pomme toute honneur bien sûr! lol Sinon faite pas trop attention à mes comparaisons historiques, je fais des études d'histoire et ça me perturbe un peu. xd

à bientot, et j'attends vos com.

kiss kiss