Le téléphone en main, il resta pensif un instant. Il n'avait pas l'habitude qu'il ne réponde pas à ses appels et il commença à s'inquiéter, il ferma lentement le clapet de son téléphone, déçu. L'image d'Aomine apparue dans son esprit, il voyait son visage mat le regarder de haut avant de lui sourire sadiquement. Agacé, Kise rouvrit son téléphone violemment, bien décidé à réitérer son appel. Le pouce fixé sur le téléphone vert, il appuya.
- Kise ! C'est l'heure ! Intervint une voix derrière lui.
- J'en ai pour une seconde ! Supplia le pilote.
- Kise ! Un avion ça n'attend pas ! Gronda son collègue en le tirant par la manche de son uniforme.
A contre cœur, il raccrocha avant de ranger son portable dans sa poche en soupirant. Qu'avait-il donc fait pour être aussi malchanceux ? Le karma lui jouait-il des tours ? Il passa le portail de sécurité en compagnie de ses collègues et des hôtesses de l'air.
- Vous semblez bien tendu. Remarqua l'une d'elle en souriant de toutes ses dents.
- Je n'arrive pas à contacter mon ami. Et ça m'inquiète. Avoua Kise toujours sur les nerfs.
- Ha je vois. Ne vous inquiétez pas pour elle, je suis sûre que tout va bien. Rassura la jeune femme.
Kise ne remarqua même pas le sous-entendu. La main dans la poche, il serrait fort le portable dans l'espoir qu'il se mette soudainement à vibrer. Voyant le pilote de plus en plus nerveux, la jeune femme posa une main réconfortante sur son épaule.
- Ne vous mettez pas dans des états pareilles, je suis certaine qu'elle est simplement très occupée !
Le cerveau de Kise s'arrêta net de fonctionner pendant un instant. « Très occupé » ? Comment ça « très occupé » ? Aussitôt des milliers d'images d'Aomine en compagnie de Kagami déferlèrent dans ses pensées. Il imaginait Aomine glisser sa main sur son corps, embrasser sa chaire avant de la mordiller tendrement sous les grognements étouffés et terriblement sensuels de Kagami qui se retenait de faire du bruit. Il lâcha d'un geste automatique la hanse de sa valise qui tomba à terre dans un bruit sourd.
- Non…Il ne ferait pas ça…Murmura-t-il.
- « Il » ? Répéta incrédule l'hôtesse de l'air, visiblement interloquée.
Soudain, le miracle se produisit, son portable se mit à vibrer. C'est ni une, ni deux qu'il décrocha l'appareil, sans même prendre le temps de regarder le nom qui s'affichait à l'écran.
- Kagami ? S'exclama-t-il dès qu'il eut décroché.
- Euh, excusez-moi de vous déranger, mais je vous appelle au sujet de Kuroko Tetsuya.
- Kuroko ? Que se passe-t-il ? S'empressa-t-il de demander, inquiet.
- Il est à l'hôpital en ce moment même, il nous a demandé de vous appeler en cas de…
- Quel hôpital ? Coupa-t-il sèchement.
- L'hôpital Toranomon, mais ne vous…
- J'arrive tout de suite. Dit-il avant de raccrocher au nez de la pauvre infirmière.
Kise laissa tout en plan, sa valise au sol, ses collègues médusés et sous le regard interloqués des passants. Il couru à perdre haleine jusqu'en dehors de l'aéroport et s'empara du premier taxi qui se pointa devant lui. La course lui parut une éternité tandis que son inquiétude croissait. Arrivé devant l'hôpital, il manqua de se prendre les portes vitrées automatiques, qui semblaient ne pas s'ouvrir assez vite selon lui. Il claqua violemment les mains sur le présentoir de l'accueil et interpela l'infirmière.
- Excusez-moi mademoiselle, je cherche un de vos patients, Kuroko Testuya !
La jeune femme se retourna pour réprimander le client qui venait faire une demande aussi brutalement, mais lorsque ses yeux se posèrent sur le beau pilote, ses joues devinrent aussitôt rouge comme deux tomates bien mûres.
- Chambre 111. Répondit-elle en souriant.
- Merci ! S'écria-t-il en courant aussitôt vers la dite chambre.
Lorsqu'il trouva enfin le numéro, c'est avec fracas qu'il fit coulisser la porte avant de pénétrer dans la chambre. Il fut pétrifié lorsqu'il reconnu la silhouette immense debout à côté de Kuroko. Il ne faisait aucun doute quant à son identité, sa taille hors du commun, ses cheveux aux reflets étrangement verts, ces lunettes et bien sûr, ses bandages incongru enroulés autour de ses doigts.
- Kise. Gronda Midorima en le fusillant du regard. Qu'est-ce que c'est que ce cirque ? Tu te crois où ?
Le pilote, toujours vêtu de son uniforme, tiqua. Pourtant, lorsqu'il vu Kuroko allongé dans le lit, vêtu de la blouse caractéristique des patients, il se précipita à ses côtés, oubliant presque le médecin et ses yeux meurtriers.
- Kuroko ! Est-ce que tout va bien ? S'inquiéta-t-il en posant sa main sur la sienne.
- Je…Je vais bien. Répondit Kuroko en le regardant avec ses grands yeux bleus.
- Dieu soit loué ! J'ai cru qu'il t'était arrivé une chose terrible ! Mon sang n'a fait qu'un tour !
- Tu aurais laissé le temps à l'infirmière de t'expliquer ce qu'il avait, tu n'en serais pas là. Bougonna Midorima en croisant les bras.
- Que s'est-il passé ?
- Rien de grave, il est juste tombé d'un escabeau. On lui a fait des radios et il semble qu'il ait la cheville foulée.
Kise se laissa tomber sur la chaise qui se trouvait juste à côté du lit de Kuroko, soupirant de soulagement. Jamais il n'avait eu aussi peur de toute sa vie. Il passa une main dans ses cheveux. Sans qu'il ne puisse se l'expliquer, de chaudes larmes coulèrent le long de ses joues. Afin de cacher ses émotions, il colla son visage sur le matelas du lit d'hôpital, tout en serrant la main de Kuroko qu'il n'avait pas lâché. Midorima secoua lentement la tête avant de prendre congé, laissant Kuroko et Kise seuls. Lorsqu'il ferma la porte derrière lui, il se mit à soupirer.
- Il est vraiment stupide parfois. Murmura-t-il pour lui-même.
- Moi je ne trouve pas.
La voix masculine le tira de ses pensées et il se retourna, faisant face à son interlocuteur.
- Takao…
Ce dernier, vêtu entièrement de blanc, comme le voulait l'uniforme d'infirmier, lui adressa un franc sourire avant de se rapprocher de lui.
- Si ça avait été toi, j'aurais agis de la même manière. Susurra-t-il à son oreille.
La réaction de Midorima ne se fit pas attendre et ses joues prirent feu aussitôt. Il détourna le regard avant de porter ses doigts bandés sur ses lunettes d'un geste nerveux.
- Ne sois pas stupide. Dit-il froidement. Je ne me blesserais jamais de cette façon.
- Quoi qu'il en soit, si jamais tu te blessais, tu aurais droit à des soins…très particuliers. Continua de taquiner Takao en murmurant ses paroles à l'oreille du médecin.
- Ce n'est pas toi le médecin. Tu n'es qu'infirmier. Reprocha Midorima dans l'espoir qu'il arrête ses avances plus que suggestives.
- Alors, docteur… Auscultez-moi, je crois que j'ai un problème… Souffla Takao en mordillant le cou du médecin.
- Ta…Takao. Reprocha Midorima d'une voix grave. Ce n'est pas le moment.
- Mais, docteur…J'ai mal ici…Dit-il en agrippant la main du médecin avant de la plaquer contre son entre-jambe.
Les joues déjà bien rouges de Midorima furent bientôt accompagnées de tout son visage. Il se racla la gorge et jeta des regards de droite à gauche, s'assurant que personne ne traînait dans les couloirs. Takao se délecta de la réaction paniquée du médecin et ne pu s'empêcher de rire.
- Viens par là. Chuchota Takao en tirant le bras de Mirdorima, l'entrainant malgré lui dans la salle d'archive.
- Takao…J'ai du travail. Lui dit-il en tentant de s'échapper.
Mais l'infirmier se mit en travers de sa route, profitant d'avoir le verrou à porté de main pour le fermer.
- Tu ne vas pas lâcher l'affaire, hein ? Soupira Midorima en levant les yeux au ciel.
- Pas avant que j'obtienne ce que je veux. Affirma-t-il en passant sa langue sur ses lèvres.
Kuroko sentit son cœur battre à cent à l'heure. Ses yeux céruléens fixèrent avec déchirement les perles salées rouler sur la peau pâle du beau pilote. Sa bouche s'entrouvrit dans l'optique de laisser échapper quelques mots, mais ses lèvres se refermèrent presque aussitôt. Peu importe tout ce qu'il voulait lui dire, rien ne semblait sortir. Il se contenta de baisser les yeux sur sa main toujours sur la sienne. Sans un mot, Kuroko entrelaça ses doigts à ceux de Kise dans un geste tendre, presque naïf.
- J'ai eu la peur de ma vie. Avoua Kise d'une faible voix.
- Kise-kun… Murmura la petite voix de Kuroko.
Le pilote releva enfin la tête, dévoilant une mine bien affreuse. Les joues et les yeux rougis par les larmes, les cheveux en batailles et son faible sourire brisèrent le cœur de Kuroko. Le jeune homme posa délicatement ses mains de chaque côté de son visage et déposa un baiser sur ses lèvres. Que se soit pour Kise ou pour Kuroko, aucun des deux ne s'attendaient vraiment à ce dénouement mais ils l'apprécièrent ensemble. L'échange ne se rompit pas immédiatement, Kuroko se surprit même à fermer les yeux tandis que Kise se remettait tant bien que mal de sa surprise. Le beau pilote se hasarda à glisser sa langue sur les siennes, demandant l'accès. C'est avec hésitation que Kuroko répondit aux attentes de Kise, joignant finalement sa langue à celle du blond. S'enhardissant, Kise se releva d'un coup, passa une main derrière la nuque de son vis-à-vis et le tira à lui avec passion. Cette fois l'échange n'avait plus de tendre, il était fougueux et affamé comme leur envie l'un de l'autre. Lentement, le jeune enseignant se laissa tomber sur le lit, entraînant Kise avec lui. Leurs lèvres gonflées se laissèrent un instant et ils en profitèrent pour reprendre leur souffle et plonger leur regard dans celui de l'autre. Kise passa d'un geste tendre le bout de ses doigts sur la joue pâle et douce de l'enseignant et il ne put s'empêcher de grimacer de douleur. Jamais dans ses rêves les plus fou il n'avait espérer un jour faire cela avec lui, ça lui avait semblé si impossible qu'il avait même tenté de l'oublier. Mais alors qu'il plongeait ses iris dorés dans l'océan bleu de ses yeux, il comprit que jamais il n'aurait ressenti ce sentiment aussi fort avec quelqu'un d'autre. C'était Kuroko qu'il aimait du plus profond de son cœur, ça avait toujours été le cas. A cette pensée, il posa son front contre le sien et ferma les yeux, s'imprégnant de cet instant magique et presque irréel.
- Kise-kun…interpella Kuroko. Est-ce….Est-ce que je peux aller chez toi ce soir ? Demanda-t-il en rougissant.
Le pilote fut paralysé par sa demande, avait-il bien entendu ou se faisait-il encore un film ? Il se risqua à ouvrir les yeux et découvrit un Kuroko rougissant mais déterminé. Le pilote se mit à sourire et enlaça tendrement l'enseignant.
- Ma porte t'est toujours ouverte, tu le sais bien. Lui murmura-t-il gentiment.
Les bras de Kuroko encerclèrent son corps et il lui rendit son étreinte, ses doigts se crispèrent sur la veste de son costume et il cacha son visage dans le creux de son cou.
- Alors allons-y maintenant. Ordonna-t-il d'une petite voix.
Aomine se délectait de l'échange, tournoyant avec avidité sa langue autour de celle de Kagami. Il fut satisfait de constater que le pompier était plutôt bien réceptif mais leur baiser se rompit malgré tout, repoussé par Kagami. Le pompier fronça les sourcils et essuya ses lèvres avec le revers de sa main.
- Qu'est- ce qu'il y a ? Demanda Aomine en levant un sourcil interrogateur.
- Si tu penses que ça ira plus loin que ça, tu rêves. Averti Kagami d'une voix menaçante.
- Pourtant ça n'a pas l'air de te déplaire. Remarqua Aomine en fixant la partie cachée par la serviette qui commençait à réagir à leur rapprochement.
- Ouais, ça m'a plu. Avoua Kagami. Mais je te l'ai déjà dit, ça n'ira pas plus loin. Dit-il avec un aplomb surprenant. Est-ce que malgré ça, tu veux toujours aller boire ce verre ? Demanda-t-il en passant à côté d'Aomine pour rejoindre les vestiaires.
Le policier soupira tout en suivant des yeux le beau pompier. S'arrêter maintenant lui demandait vraiment un self control hors du commun. Il se voyait déjà le prendre sauvagement contre l'un de ces casiers, il l'imaginait les joues légèrement rougies et de délicieux grognement de plaisir s'échapper de ses lèvres à chaque coup de rein qu'il lui prodiguerait. Sans qu'il en ait réellement conscience, Aomine s'humecta les lèvres en passant sa langue sur celle-ci. Ses yeux ne perdirent rien du spectacle qu'offrait Kagami en se changeant, dévoilant de façon extrêmement sensuelle les parties de son corps. Lorsqu'il eut terminé, il claqua la porte de son casier, sortant par la même occasion le policier de sa rêverie.
- Du coup tu ne veux plus y aller ? Interrogea Kagami en le jaugeant du regard.
- Bien sûr que si. Répondit le policier. Je connais un bar bien sympa.
- Très bien, alors je te suis. Répondit Kagami en souriant.
Le policier fut une fois encore désarmé devant ce sourire qu'il soupçonnait malfaisant tant il était hypnotisant. Il se surprit à vouloir donner tout ce qu'il avait pour le revoir une fois encore, comme si ce simple sourire illuminait sa vie entière. Inconsciemment, son expression habituellement sévère et stricte s'adoucit en la présence du pompier, il se laissa même à sourire.
- Alors allons-y.
Le petit bar était situé en plein centre ville, ils s'y rendirent dans la voiture du policier. L'endroit était sympa et un peu éloigné des quartiers ultra fréquentés, permettant d'avoir un minimum de tranquillité. L'entrée était sombre mais jolie, la porte de bois gardée par deux plantes vertes taillées donnait presque l'impression d'entrer dans un hôtel de luxe. Le seul détail qui permettait de savoir quel d'établissement c'était sans contexte les néons blancs formant le mot « fusion » au dessus de la porte. Ils entrèrent et l'ambiance tamisée et détendue plut tout de suite à Kagami. Ils s'installèrent au comptoir.
- Bonsoir, que puis-je vous servir ? Demanda une voix douce.
- Un appletini pour moi. Commanda Kagami en regardant autour de lui.
- Et je prendrais la même chose. Dit Aomine en s'amusant de la réaction du pompier.
- Très bien je vous…Attends, Kagami, c'est toi ?
Le pompier se retourna, étonné qu'on l'interpelle dans un endroit pareil. Lorsque ses yeux se posèrent sur le barman, le choc se lut facilement sur son visage.
- Tatsuya ?! S'exclama-t-il .
- C'était bien toi ! Incroyable ! Remarque avec ta commande, j'aurais dû m'en douter !
- Tu travailles depuis longtemps ici ? Questionna Kagami, enthousiaste.
- Oui depuis un moment maintenant ! Mais c'est la première fois que je te vois ici !
- C'est Aomine qui m'a invité, puisque j'ai perdu à un one-one.
- Oui je vous reconnais, vous êtes un client régulier. Dit Himuro en hochant la tête.
- Et comment vous vous connaissez, vous-deux ? Demanda Aomine, visiblement agacé.
- Taiga et moi nous connaissons depuis tout petits, on a vécut ensemble aux USA.
- Ouais, entre nous il y a quelque chose de spéciale. Déclara Kagami sans réellement comprendre la portée de ses mots.
Le policier tiqua. S'il avait sut que ça gâcherait sa soirée, il n'aurait jamais mit les pieds ici. Sa langue claqua contre son palais, observant impuissant au rapprochement du pompier et du barman.
Si ça ne tenait qu'à lui, il aurait menacé ouvertement le brun, alors qu'il le jaugeait avec dédain, il s'imaginait le prendre par le col et lui faire manger le comptoir. C'est un sourire sadique sui s'étira sur ses lèvres alors qu'il le frappait dans son imaginaire. Mais lorsque ses yeux se posèrent sur Kagami, son sourire s'effaça aussitôt. S'il faisait un truc pareil, ça rendrait forcément Kagami triste et il ne reverrait plus jamais son sourire. Perdu dans ses pensées, il porta son cocktail à ses lèvres et en bu le contenu.
- Est-ce que tu l'as toujours ? Demanda Himuro avec un franc sourire.
- Il ne m'a jamais quitté. Répondit Kagami en souriant de toutes ses dents.
Il sortit la bague accrochée à son pendentif planqué sous sa chemise et la montra fièrement au brun qui fit de même de son côté. Les yeux d'Aomine s'écarquillèrent et sa main se crispa sur le verre. L'agacement avait laissé place à une virulente colère. Pourtant rien ne laissa paraître sur son visage, mais le calme olympien n'était que façade. Kagami était tel un poison, une obsession. Depuis qu'il l'avait revu, sa vie avait prit un tournant à 180. Lui qui n'avait goût à rien s'était remit au basket, il s'activait à son travail pour pouvoir finir plus tôt et avait reprit un rythme de vie plus sain. Cette rencontre fortuite avait été comme une évidence sur la noirceur de sa vie jusqu'à présent, ce vide qu'il n'arrivait pas à combler, cette horrible impression d'échec de ne pas voir atteint ses objectifs dans la vie. On pourrait appeler ça un coup de foudre. Ou plutôt un deuxième coup de foudre. Après tout Kagami était le premier à lui avoir fait goûter à la lumière alors qu'il sombrait dans ses ténèbres lorsqu'ils étaient au lycée. Kagami était une bénédiction tout autant que sa malédiction. Il désirait le possédait, qu'il n'ait de yeux que pour lui, sa passion pour lui était si forte qu'il en souffrait terriblement. Être avec lui était comme une bouffé d'air frais, comme si vous étiez baigné dans une lumière chaleureuse et éclatante, en revanche lorsqu'il ne vous porte plus d'attention, votre monde s'effondre et le froid des ténèbres vous emporte dans un tourbillon de sombres sentiments.
- Alors comme ça tu es pompier ? C'est fou qu'on se soit perdu de vue comme ça !
- Le temps est passé tellement vite aussi ! Mais donne-moi ton numéro de portable. Demanda Kagami en sortant le sien de sa poche.
C'en fut trop pour Aomine qui se leva. Sans un mot, il posa l'argent sur le comptoir et quitta l'établissement.
- Je crois que je t'ai un peu trop accaparé. S'excusa Himuro en jetant un regard inquiet à Kagami.
- Je sais que tu travailles ici, je reviendrais pour ton numéro ! S'exclama Kagami en partant précipitamment.
- Pas de soucis !
Il salua son ami d'un signe de main et couru à l'extérieur à la recherche du policier. Il le retrouva adossé contre sa voiture, une cigarette à la bouche et pestant contre son briquet qui ne voulait pas faire sortir sa flamme. Il réussit enfin à l'allumer et il tira une latte avant de porter sa main sur son front dans un geste nerveux et soucieux. Kagami alla à sa rencontre, il contourna la voiture et vint se poster juste en face de lui.
- Je suis désolé, Aomine. S'excusa-t-il, conscient de son attitude déplacée envers lui. Tu m'as invité et je t'ai laissé de côté.
- C'est rien. Répondit le policier. De toute façon tu y étais obligé à la base. On y peut rien. Bon je te ramène chez toi.
Aomine jeta le mégot de sa cigarette au sol et l'écrasa sous son pied. Kagami et lui entrèrent dans le véhicule et ils firent le trajet en silence. Lorsque la voiture s'arrêta devant l'appartement de Kagami, ce dernier retira sa ceinture de sécurité.
- Aomine ?
- Hum… ?
- Est-ce que demain tu es libre ?
Surprit, le policier jeta un regard interrogateur au pompier. Ce dernier esquissa un petit sourire en coin, amusé par la réaction de son vis-à-vis.
- …Ouais. Pourquoi ?
- Très bien, alors rendez-vous ici à 10h ! Je compte sur toi ! S'exclama Kagami en lui adressant l'un de ses plus beaux sourires.
Sans plus d'explication, le pompier descendit de la voiture et parti, il lui adressa un signe de main lorsqu'il arriva en bas de son immeuble avant de disparaître derrière la porte d'entrée. De son côté, Aomine resta immobile, un peu sonné par les évènements. Mais lorsqu'il repensa au sourire du pompier, il se mit à rougir. Aomine, bien conscient de ses réactions, posa son front contre son volant tentant de cacher le feu qui brûlait au niveau de ses joues. Ce n'était pas possible, Kagami allait le rendre fou…
Ai-je été encore une fois sadique ?! Peut-être…Vous êtes sur votre faim ? Bah vous devriez être habituée depuis le temps ! Mouaha..*se prend un bouquin dans la figure* Oui…Je vais écrire la suite… Je m'en remet à vous…*s'incline respectueusement*
Badywurst : Je comprends ton désarroi ! Moi aussi j'aimerai attirer les superbes mâles comme lui ! Mais Kagami est lui-même un super beau mec… Je veux un harem…. J'espère que cette suite t'aura plu ! Même si je soupçonne une frustration générale !
Alycua Panther : N'est-ce pas ? *Se retient de dire une blague salace*
Vyersdra : Haaa je suis contente que ça te plaise ! et désolée de ne pas avoir posté la suite tout de suite ! Mais je me devais d'attendre la news d'Antique Désir pour continuer, désolée T^T ! Merci beaucoup pour ton message et je ferai de mon mieux pour répondre à tes attentes =D
Maryry : Moiiiiii….Je vais….Fuir….. Σ(ノ `Д´)ノ
HikaruMichaels : EH BAH NON ! J'y peux rien, moi ! C'est Kagami qui a pas voulu se faire violer… Puis va savoir…Qui va violer qui… ? ლ(´ڡ`ლ )
HimeNoririn : Hihi de rien ! J'espère que ce chapitre t'aura plu ! J'avoue être aussi totalement sous le charme de Kagami, il est tellement mignon et en même temps si sexy ! C'est hyper déconcertant ! Et manier Aomine n'est pas si simple que ça, son caractère est finalement plutôt insaisissable quand on y pense, mais je le vois bien devenir un peu comme ça !
Aryona : Merci beaucoup ça me touche ! Haha pour le Kagami x Kise, je trouvais ça bizarre aussi, mais finalement les fanarts ont eu ma peau ! Et je commence à aimer l'idée ! Mais mon favori reste et restera le Aokaga ! Grrrr ! Et oui, j'aime l'idée de deux prédateurs plutôt qu'un seul. Je pense que notre tigrounet n'est pas un pauvre uke plaintif qui gémit, les larmes aux yeux et rougissant ! Non, non, je le vois…terriblement sexy… J'ai intérêt à être à la hauteur pour la suite, moi ! Je me ferai pardonner mon sadisme, promis !
Mamita : Thank you very much ! I'm agree with you, Kagami is so cuute and I'm in love with his tsundere side ! I hope that you'll love it and I'll do my best for the rest of the story ! Thank you very much for your comment, I appreciate! =)
Vargas Famiglia : Oui ce pauvre bougre est toujours perdu ! Il est un peu naïf mais j'aime ce côté innocent de sa personnalité ! J'espère que cette suite sera à ton goût !
