J'aime te détester je hais t'aimer

Je ne contrôlais plus rien, les larmes ruisselaient et peu m'importait ce qu'en pensait les gens autour de moi, je pleurais. Le professeur Slughorn, gêné, ne savait plus quoi faire il était visiblement pris de cours, tandis que moi je me roulais essayant de me faire le plus petite possible.

- Mr Malefoy vous allez faire sortir votre camarade et tentez de la calmer.

- Non ne m'approchez pas ! Je me relevai d'un coup les larmes coulaient toujours le long de mes joues mais j'étais déterminée à ce que personne ne m'approche j'étais dans une sorte d'état second.

- Je m'en occupe Mr.

Je devins complètement hystérique, il me saisit froidement par les bras en me traînant dans le couloir, je me débattais dans tout les sens comme une furie, je hurlai et proférai des menaces à tue tête, ma baguette s'agitait dans tout les sens produisant des ravages dans la classe, des yeux de crapaud s'agitèrent dans tout les sens, les livres mordaient les élèves jusqu'à ce que Malefoy m'arrache ma baguette des mains. Les images défilaient dans ma tête, j'essayais de me contrôler, je ne voulais pas repenser à tout ça je ne veux pas je n le supporterai pas pas maintenant pas devant lui qui complote contre moi je ne veux pas !

- JE NE VEUX PAS !! LAISSEZ MOI TRANQUILLE SORS DE MA TÊTE LAISSE MOI VIVRE TRANQUILLEMENT !

Je me débattais furieusement, frappant dans tout les sens, Malefoy se colla à moi m'emprisonnant les poignets et me chuchota ces mots à l'oreille :

- Calme toi ou je te calmerai, personne ne te veux de mal…

…............................................................................................................................................................

J'étais tout simplement stupéfait, la fille si froide et si dur que je connaissais venait de s'effondrer sous mes yeux d'un coup comme ça ! Et elle pétait complètement le fond de son chaudron, je voyais des images qui se bousculaient dans ma tête je la voyais elle toujours aussi gothique hurlant, puis je voyais une petite fille terrorisée dans une pièce sombre avec d'autres enfants mais surtout je voyais cette hache qui tombait inlassablement éclaboussant l'image de sang. Je me forçais à sortir de ces images, et je l'empoignais pour la diriger vers le couloir mais elle se débattait comme une forcenée, elle hurlait me frappant de ses minuscules poings. Je l'emprisonnais de mes bras me collant contre elle, et lui murmurai des paroles que je voulais apaisantes, elle ne se calma pas pour autant et continua à hurler qu'elle ne voulait pas retourner dans le noir qu'elle voulait pas voir tout ce sang.

…............................................................................................................................................................

Ma tête se remplissait de ces images que j'avais refoulé si longtemps au fin fond de mon esprit, j'étais toujours dans un état de nervosité extrême, j'étais prise de convulsion et n'arrivait pas à me contrôler jusqu'à ce que …

- Aguamenti !

L'eau jaillit et m'aspergea totalement, j'étais trempée comme une soupe, ma panique et ma peur se transformèrent en une colère noire.

- Espèce de taré ! La douceur tu connais pas ! Sale … banane !

Ce fut la seule chose qui me vint à l'esprit, une banane le pire c'est qu'il ne sait même pas ce que c'est !

- Bien que je ne sache pas ce qu'est une banane, je n'en doute pas une seconde que tu le penses mais vois-tu au moins tu n'es plus dans cette crise complètement hystérique.

Je me murais dans mon silence une fois de plus, je ne savais pas comment m'en sortir de tout ce merdier, j'avais craqué devant lui, lui qui avait demandé à Parkinson de m'attaquer, à cette pensée ma colère redoubla …

- Tout est parti en free-style par ta faute je te rappelle !

- Ma faute ? Et puis d'abord c'est quoi le free-style ?

- Je connais pas l'équivalent sorcier alors démerde toi mon gars, si tu n'avais pas demandez à ta chienne de petite copine de m'attaquer je n'aurais pas disjoncté !

Je vis son petit minois pâlir puis devenir rouge et redevenir blanc.

- Je lui ai pas demandé de t'attaquer mais de te faire un petit peur, ton impertinence et ton insolence m'avaient sérieusement énervé !

À cet instant je regrettais de ne pas pouvoir lire dans ces pensées pour savoir s'il disait la vérité.

- Et toi quelqu'un te défie tu demandes à quelqu'un d'autre de l'attaquer belle philosophie !

- Tu es très mal placée pour me dire ça vu le comportement plus que violent que tu as ! Tu as encore voulu me bousiller la tête pendant ta crise de démence ?

Je sentis mes muscles se tendre les un après les autres, je le regardais avec un sentiment que je ne connaissais pas en moi et que je ne savais pas qu'il existait en moi. La compassion la pitié le remord ? Je ne comprenais pas pourquoi je ressentirais ça pour ce demi homme même pas sortis des jupons de sa mère.

- On peut rentrer dans la classe je suis calmée maintenant !

- Explique moi ! J'ai vu des images horribles, toi en train de hurler, une petite fille se terrant dans le noir avec d'autres enfants et une hache qui s'abat sur quelque chose faisant gicler du sang. Pourquoi a-tu exprimé le besoin de mettre ça dans ta tête !

- Tu crois que j'exprime le besoin d'avoir ça dans ma tête ? Tu crois que je suis gothique et tarée à ce point ! Me faire des films sanglant à ce point ! Tu es vraiment l'être avec le moins de coeur que j'ai jamais rencontré, je m'arrêtais les images se bousculèrent à nouveau dans ma tête, je la tenais à deux mains, non il faut que cela cesse je ne veux plus y penser ! Non, Malefoy en fait tu es le deuxième.

- J'y connais rien moi dans l'esprit gothique ! Je peux pas deviner !

- Renseigne toi avant de balancer des conneries pareilles !

Sur ce, je détournais les talons et rentrais à nouveau dans la salle de classe. Tout le monde me regardaient avec curiosité, le célèbre duo de Gryffondor, le roux et le brun respectivement appelés Weasley et Potter s'approchèrent de moi sans doute pour s'enquérir de ma santé.

- Euh miss tu vas mieux ? Me questionna le roux.

- Merci ça va un peu mieux, murmurais-je par pur politesse, professeur je peux assister au cours mais je ne pense pas possible de participer.

- Je comprends tout à fait, miss.

Je m'assis dans un coin de la pièce et attendit, je tentais de me calmer, j'étais sereine d'apparence mais dans mon for-intérieur la tempête faisait rage balayant sur son passage toute ces murailles que j'avais eu tant de mal à édifié, j'avais essayé de me reconstruire et voilà ce que ma reconstruction à donner, et il a tout détruit tout saccagé en une phrase « on a tous une famille Granger tous et tu ne fais pas exception à la règle. ». Mon mur que je pensais tout juste égratigné avait toujours été en fait un château de cartes, Malefoy avait été la petite brise qui avait précipité sa chute. Je me relevais à la fin du cours et tentais de suivre du mieux que je pouvais les cours mais mon esprit vagabondait ailleurs, je repensais à mes parents ce que je n'avais pas fait depuis des années. Mon père je n'en n'ai presque aucun souvenir, si ce n'est que ceux d'une gosse de quatre ans, une barbe naissante qui piquait et une douceur extrême dans la voix. Je me suis souvent demandé si c'était de ma faute s'il était mort, étais-je pas assez importante pour qu'il m'abandonne ainsi, ne m'aimait-il pas un peu mais surtout qu'est ce qu'il lui a pris de rester avec ma mère ? Parlons en d'elle, j'ai vraiment essayé de lui pardonner elle a fait tout le nécessaire pour être clean mais elle replongeait à chaque fois. Je m'interdis de penser à toutes mes années foyer, une autre crise ne m'aidera pas dans la journée. Soudain, un sentiment d'étouffement m'oppressa la poitrine des sueurs froides me prirent, j'avais deux heures sans cours, je pris un des passages du château pour rejoindre ma pièce préférée: la bibliothèque.

Madame Pince me regarda d'un air sévère, je crois qu'elle n'a pas digéré ma dispute avec Malefoy, je n'en reviens pas que je me sois faite exclure de la bibliothèque moi la fan inconditionnelle de ces livres. J'y passais une heure lisant attentivement chacun des livres, notant et gribouillant sur mes parchemins. Je repartis enfin après avoir, fini pour la vingtième fois L'histoire de Poudlard, à ma sortie je vis l'horrible blondinet irritant devant moi.

- Bonsoir Granger, alors pourrais-je avoir enfin mes explications ? J'ai étudié ta philosophe gothique apparemment tu fais partie de celle qui ne sont pas à fond dans le sang, je m'excuse de t'avoir dit ça, je veux que nous deux on reparte sur des bases saines.

- Je veux bien tout effacé mais on ne sera jamais amis parce que je ne veux pas de toi auprès de moi et que tu es incapable d'avoir des amis.

- Tu verras ça va venir petit à petit mes explications ?

- Si tu crois qu'en plus je vais te le dire !

Et je partis de nouveau me dirigeant vers la salle sur demande pour enfin retrouvé mon havre de paix mon utopie.

…............................................................................................................................................................

J'ai compris plusieurs choses sur Granger: 1) pour la mettre dans mon lit je dois comprendre les images que j'ai vu.

je dois avoir sa confiance donc devenir son ami

et surtout sortir officiellement avec pour lui montrer que je l'aime d'un amour sincère.

Ça va pas être évident, j'en suis sur, mais il faut que je la voie à nouveau craqué et profité de ce moment de faiblesse pour lui extorquer la vérité. En attendant, j'ai entendu ce qu'elle disait sur la salle sur demande, je pense que je vais lui rendre une petite visite cette nuit. Voir ce qu'est son havre de paix, j'attendis sagement la nuit, en réfléchissant à comment je pourrais discuter calmement avec elle. J'attendis une heure du matin, puis je partis enfin pour me retrouver devant ce mur vierge, je le regardais pensant et répétant dans ma tête « je veux aller dans la chambre de Hermione Granger » la porte apparut devant moi, noire avec une main de dessus et juste en dessous une croix gothique, mon dieu ça commençait bien.

J'ouvris la porte lentement et le plus discrètement possible, je passais la tête par le peu d'espace qu'il y avait entre le cadran et la porte, je regardais à droite puis à gauche, et je la vis immobile et pâle, sa vue me fit comme une décharge électrique dans le corps, cette fille me rendait fou. J'entrais un peu plus et fermais la porte toujours en douceur ( et oui je sais en faire preuve parfois ), cette action ne dura que dix secondes, ma chute nez contre le tapis dura moins. En moins de temps qu'il en faut pour le dire, on m'avait agrippé, jeté à terre et mis à califourchon sur mon dos, tout ça sans que je n'ai eu le temps de réagir. J'essayais de tourner la tête dans un sens comme dans l'autre pour voir l'origine de ma chute mais ma position inconfortable ne me le permettais pas.

- Que fais tu ici ? J'entendais cette voix froide et dure comme la pierre venant d'au dessus de moi.

- Je contemple ton beau tapis ça se voit pas ?

- …

Ouh le peu d'humour qu'elle avait elle l'a perdu en cours de route.

- Hum blague à part je suis venue te parler, en ami sans aucune arrière pensée ! ( ça c'est se qu'elle croit )

- D'accord relève toi que veux tu savoir, sur ces mots elle se releva me laissant libre de mes mouvements.

- Je veux connaître le mystère que tu es.

- Si tu me connais je ne serais plus un mystère.

J'admirais sa tenue, elle ne portait qu'une chemise de dentelle qui épousait parfaitement son corps et lui descendait jusqu'aux genoux et ne semblait pas le moins du monde gênée d'être ainsi vêtue devant moi. Mon regard se détacha d'elle et se porta sur la pièce qui m'entourait, un mur rouge sombre ornée de différents bibelots dont je ne savais ni le nom ni la signification.

- Je n'aime pas les mystères, en fait je les aime quand je m'aperçois de leur existence et quand ils sont résolus.

- Quel dommage tu es condamné à m'aimer que le temps où tu m'as découverte. Elle toupina quelques instants dans la pièce pour se poser enfin sur son lit.

Je décidais de jouer la carte séduction, carte dangereuse avec elle. J'approchais d'elle et m'assis à côté sur son lit, pencha ma tête vers elle lentement, presque sensuellement, et enfin mis mes lèvres à un millimètre de son oreille.

- Les mystères m'attirent inlassablement à eux tant qu'ils ne sont pas résolus. Je la vis rosir légèrement puis se reprendre, par merlin n'importe quelles filles se seraient déjà évanouies !

- É É Éloigne toi de moi, bégaya-t-elle.

Apparemment, elle ne s'est pas aussi bien reprise que je le pensais, commençais-je enfin à la déstabiliser ?

…............................................................................................................................................................

Il était beaucoup trop près de moi, je pouvais sentir son haleine contre ma peau, je commençais à perdre mes moyens aussi bien physiques que mentaux, pourquoi mon corps se liquéfiait il ainsi quand il s'est approché de moi ? Voilà maintenant que je bégayais il faut qu'il sorte sinon je ne sais pas mais je finirais mal je le sens !

- Parle moi de toi, Hermione, puis je t'appeler par ton prénom, tu peux m'appeler Drago en tout cas.

- Si ça te fait plaisir Malefoy, que veux tu savoir ? Ma vie n'est pas passionnante mon père est mort et je ne connais pas ma mère.

Je sais il n'est pas méchant il est même trop gentil et je lui mens, mais je ne veux pas lui parler de ça, l'horreur de ma mère junkie.

- Donc tu as été en fumier non ?

- On dit en foyer mais oui c'est ça baladée de famille en famille.

Je savais que je n'aurais pas dû lui dire tout ça, à peine les mots eurent franchis mes lèvres que tout ces souvenirs horribles, et trop souvent ressortit ces derniers temps, m'assaillirent. Je me blottis la tête contre mes genoux, murmurant des phrases inintelligibles les larmes coulèrent à nouveau.

…............................................................................................................................................................

D'un coup après m'avoir parlé des foyers elle se replia sur elle même ramenant ses jambes contre elle elle parlais vite, murmurait des choses n'ayant aucun sens et elle se remit à pleurer je ne savais plus quoi faire j'étais perdu, et le pire vint quand elle releva la tête. Elle murmurais à présent qu'elle n'y arriverais pas qu'elle aurait besoin d'aide mais qu'elle était tellement seule. Qu'elle voulait être seule, elle tournait dans la pièce angoissée et perdue quand je me levais à mon tour ses yeux se braquèrent sur moi et j'y vis plusieurs sentiments se mêler dedans de la peur et une infinie tristesse sans fin. Elle s'avança vers moi, je reculais instinctivement d'un pas, son caractère était tellement imprévisible ! Ses yeux se remplirent davantage de larmes et elle dit tout bas d'une voix suppliante :

- Aide moi.

Je m'approchais et la serra dans mes bras comme je n'ai jamais fait avec personne.

Je pensais que finalement mes parents avaient tort les Malefoy peuvent avoir un coeur.

Fin du chapitre.

Voilà e tout nouveau chapitre désolé d'avoir mis autant de temps à le publier mais j'étais en vacances et je n'avais pas internet là bas donc voilà bonne lecture à tous et merci encore pour vos reviews.

P.S: Je vous aime tous fort et n'oubliez pas de cliquez sur le bouton review this story/chapter

Misa-or-Pigloo