Conversation nocturne
Reconnaissance de dette: Square Enix, mon amour pour tes jeux ne faiblira que lorsque ma playstation mourra! (oh, yeah! XD)
Note car il en faut toujours une: Et un autre chapitre, un! Celui-ci me déçoit un peu, j'avoue...j'aurais voulu pouvoir mieux le situer mais comme il s'agit d'un chapitre charnière j'ai préféré ne pas le situer dans un lieu ou un moment précis de l'histoire. Après tout, dans FFVII, on passe beaucoup de temps dans l'Atlas!^^ Est-ce une impression ou bien est-ce qu'il est plus long que les autres?...je crois que c'est juste mon imagination...c'est pas grave! Tout ce qui est petit est mignon! ^^
Merci à toutes vos gentilles reviews! Vos encouragements et vos conseils sont plus efficaces qu'un litre de café pour mon efficacité!
Sur ce bonne lectuuuuuure!
Des allers, des retours, des voyages en longs et en travers des continents, des nuits passées blottis dans un coin du paquebot, des matins à la recherche d'un point d'eau où se laver et se ravitailler, des heures écoulées à juste mettre un pied devant l'autre en attente d'apercevoir le prochain point de rendez-vous de l'équipe…il y avait tant à faire, et à tellement d'endroits différents ! Entre deux nouvelles informations qui déterminaient leur cheminement, il fallait encore trouver un moyen de gagner de l'argent pour se nourrir et améliorer leurs armes, se préparant lentement à vaincre l'ancien général du Soldat.
Cette vie, tous la supportait sans broncher. Rien ne les retenait véritablement au rôle qu'ils avaient endossé en jurant de vaincre l'argenté et pourtant aucun d'entre eux n'aurait tourné le dos et fait demi tour sans se sentir traître. Ils vivaient ensemble, combattaient ensemble, apprenaient à se connaître, échangeaient peu à peu des bribes de vie perdue.
Sauf Cloud.
Tifa racontait pour deux. Jamais il ne se permettait de l'interrompre lorsqu'elle commençait une nouvelle anecdote, se contentant juste d'hocher la tête lorsqu'elle demandait la confirmation d'un fait, mais pas une seule fois on ne l'avait vu prendre l'initiative de raconter quelque chose sur le petit village ou ils avaient tous deux grandis. Parfois il s'autorisait une ou deux remarques à propos du fonctionnement de l'armée ennemie. Nanaki remarquait néanmoins qu'il parlait de moins en moins de la vie des soldats de première classe, comme si tout à coup il ne se sentait plus le mieux placé pour en parler. Quand à Sephiroth, il ne prononçait son nom plus que pour leur annoncer les nouvelles qu'il avait obtenues sur lui.
« Ca » changeait à l'intérieur de lui. Il le ressentait au creux de son estomac. « Ca » reprenait de la puissance, encore et encore, puisant son énergie, se diffusant dans chacun de ses membres au fur et à mesure de l'aventure, lui permettant de frapper plus durement et de se relever plus vite. « Ca » engloutissait la peur de perdre. « Ca » se renforçait. Bientôt il n'aurait plus besoin de quoi que ce soit pour avancer. Adieu petites voix insolites et encouragements bourrus de Barret. « Ca » serait sa liberté.
Même si il ignorait le nom qu'il pouvait collé à ce sentiment.
Allons, allons, Cloudy ! Ne me dis pas que tu as déjà oublié tout ce que je t'avais enseigné ?
Dans le noir il parvenait distinctement à visualiser la silhouette scintillante. Bien qu'il avait maintenant pris conscience qu'elle se trouvait plus dans sa tête que devant lui, Cloud hésitait toujours avant de lui répondre à voix basse, de peur que quelqu'un d'autre ne l'aperçoive.
Aéris ne l'avait-elle pas vu, elle aussi ?
C'est de l'espoir ! Crois en mon expérience, c'est l'unique chose qui peut faire se relever un homme lorsque son monde s'écroule ! Il permet de remplacer les bons souvenirs quand ceux-ci ne sont plus suffisants pour te retenir de plonger.
-J'imagine que c'est ce qui m'est arrivé, souffla le blond pour ne pas se faire entendre de ses acolytes endormis. Je me suis réfugié dans mon passé pour oublier quelque chose qui m'a blessé. Mais comment puis-je distinguer le vrai du faux, à présent ? J'ai pourtant l'impression que tout ce dont je me souviens s'est déroulé dans la réalité ! La preuve est que je peux en voir les conséquences aujourd'hui ! La folie de Sephiroth, l'incident du réacteur…
Mais tout a existé Cloud, je ne dis pas le contraire ! Seulement demande-toi qui a vécu tout ça…toi ?
Sa question resta sans réponse un moment. Le blond ramassa une branche qu'il plaça dans le feu pour maintenir la chaleur, de peur que l'un de ses amis ne soit réveillé par le froid. Déjà que sa conversation nocturne n'était pas des plus discrète…
Il n'avait qu'à espérer que Vincent soit réellement endormi !
Je ne vais pas tarder à partir, tu sais .Pas que ça me déplaise d'être là ! Bientôt tu n'auras plus du tout besoin de moi. Tu as admirablement tenu ta promesse, Cloud.
-Je t'ai fais une promesse ? s'étonna le blond.
Dans les ténèbres un sourire se dessina. Un sourire qu'il se rappelait avoir vu des centaines de fois sans jamais se lasser. C'était si familier que son esprit fut comme brouillé un instant, mélangeant le moment présent dans la clairière avec des flashs imparfaits de souvenirs éparpillés. Il se calma en reprenant une respiration posée, se massant l'arête du nez et fermant les yeux.
La voix appartenait à un homme. Cet homme, il le connaissait du Soldat, il en était certain. Sans doute avaient-il été amis, sinon ce timbre moqueur n'aurait pas pris la peine de résonner si souvent dans son crâne pour le sortir de mauvais pas. Et pour apparaître ainsi, flou et sans consistance, il devait en conclure que cet homme était mort. Depuis qu'il avait quitté le Soldat, au moins. C'était donc plausible qu'il ait accepté de lui faire une promesse, puisqu'il s'agissait d'un ami. Mais quel genre de promesse ? Et pourquoi l'autre le menait-il ainsi à la baguette alors que le mercenaire n'était même pas capable de se remémorer son nom ?
-Cloud. Tu peux aller te coucher, c'est mon tour de garde.
Il sursauta en entendant la voix un peu rauque de Cid. Plongé dans ses pensées, il ne l'avait pas entendu se lever et s'asseoir à côté de lui, sur une des souches blanches qui peuplaient cette étrange forêt.
-'Faut être en forme pour demain, on a encore pas mal de route.
-Ce n'est pas ce que tu as dit à Yuffie avant d'établir le camp, lui rappela Cloud.
-Parce qu'elle me tannait pour savoir combien de temps on devait encore marcher et que j'en ai pas la moindre idée! grommela l'homme en fouillant dans sa sacoche pour s'apercevoir avec une moue que non, il n'y avait plus aucune cigarette à griller. Ca va, toi ? Tu tires la tronche du type qui vient de voir sa nana au bras d'un autre mec.
Cloud laissa s'échapper un ronronnement de sa gorge, quelque chose qui devait plus ou moins s'approcher de son rire véritable. En tout cas c'est ce que supposait le pilote car il n'avait jamais eu l'occasion de voir l'épéiste rire pleinement.
-Je préférerais que ce soit ça, avoua-t-il. Ce serait beaucoup plus simple à régler. J'irais mettre un coup de poing dans une mâchoire et le tour serait joué.
-Ca, c'est c'que j'appelle une bonne philosophie, gamin ! Mais on peut savoir à qui tu causais ?
-A moi.
-T'as une sacré jactence pour quelqu'un qui parle tout seul, si tu m'permet.
-Disons que je parlais à mon moi qui n'est pas moi, si tu préfères.
Cid haussa un sourcil et se gratta le menton, décidemment égaré dans le raisonnement du jeune homme. Le môme tentait de lui dire quelque chose mais là, il n'arrivait pas à saisir le sens du message. Pourtant, ce devait être important.
-Tu t'es déjà demandé si tu étais fou, Cid ?
-Dis donc, gamin ! Je sais que je suis pas net mais faut pas abuser non plus ! A moins que tu ne me fasses le coup de la question rhétorique, ajouta-t-il après une seconde de réflexion.
-Je ne suis pas certain qu'on appelle ça de la rhétorique…
-Je suis mécano, pas littéraire. Alors si tu veux me demander quelque chose, vaudrait mieux que t'essaies d'y aller franco sinon c'est pas sûr que je pige.
Il dû secouer l'homme blond par l'épaule pour forcer celui-ci à lui répondre. Bon sang, ce môme pensait beaucoup trop pour quelqu'un de son âge ! C'était un coup à se nuire la santé, ça !
-Je ne voudrais pas te faire peur mais il m'arrive d'entendre une voix dans ma tête. Assez souvent, d'ailleurs.
-Holà, holà….et qu'est-ce qu'elle te raconte la miss ? Si c'est un truc du genre détruire le monde, tout ça, alors là je vais flipper.
-Elle me parle de moi.
Il vit que ses paroles laissaient le pilote surpris.
-Quoi ? marmonna-t-il mal à l'aise, se demandait s'il avait bien choisit son confident.
-Première fois dans ma putain de vie que j'entends ça…(Cid enfourna une chique comme s'il s'agissait d'une vulgaire friandise et commença à la mâcher). Si tu pouvais être plus précis…
-C'est une personne que j'ai rencontré dans le Soldat et qui devait être mon ami. Enfin je crois…il y a deux semaines encore j'étais persuadé que c'était mon autre moi….il n'arrête pas de me parler de promesse, d'aller de l'avant, ce genre de chose…en fait je ne vois pas du tout où il veut en venir. Je n'arrive même pas à me souvenir de lui et pourtant je sais qu'on était ami. C'est vraiment très bizarre…
Il fit une pause que seul le crépitement du feu troublait. Si on excluait le ronflement sonore de Barret, bien entendu. Mais ils s'étaient tous habitués aux uns et aux autres que cela ne les dérangeait plus. Presque à ses pieds, une poignée de mèches brunes dépassaient de la couverture bleue qui se soulevait à mesure régulière.
-Je pensais que j'étais juste cinglé mais elle aussi l'a entendu, fit-il en désignant d'un mouvement de tête la jeune femme. Au Gold Saucer. Elle l'a vu aussi. Jusqu'alors j'étais le seul à qui il se manifestait. Je crois bien qu'ils se sont déjà rencontrés dans le passé, c'est pour ça qu'il tenait à lui parler.
-Dans ce cas c'est juste qu'un macabé à décidé de te servie d'ange gardien, gamin.
-Tu crois ?
Les yeux bleus brillaient d'un étrange éclat, comme si tout à coup la mako s'en était retirés, laissant la place à une expression que le pilote ne pensait voir que sur le visage des enfants. Il était à ce point perdu pour qu'une explication pareille lui paraisse être un cadeau ?
-Aéris est une ancienne : elle peut entendre les morts. C'est p't-être pour ça qu'elle l'entend l'autre te taper la discute. Surtout si elle le connaît.
Il est marrant ton ami, gloussa la voix, je trouve qu'il comprend assez vite. Et j'adore ces rangers ! Ca en jette un max !
Cloud étouffé un rire sous le regard intrigué de Cid.
-Ne t'inquiètes pas, il a encore dit n'importe quoi., le rassura-t-il.
-C'est le seul qui arrive à te faire rire, on dirait !
Cloud bailla sans répondre. Le pilote lui souhaita une bonne nuit en insistant lourdement sur les mots, lui faisant clairement comprendre que s'il ne se couchait pas dans la minute qui suivait il allait lui arriver des ennuis. Avec un étirement des lèvres le mercenaire songea que le constructeur de vaisseaux se montrait vraiment très mère poule ces derniers temps. A croire que même lorsqu'on a des rêves de gamins on peut encore se montrer aussi paternel que Barret.
Et toi ? Quel est ton rêve ?
Le regard de Cloud se perdit dans l'océan d'étoile au dessus de lui. Avait-il un quelconque souhait après lequel il puisse encore courir ?
« Mon rêve,c'est de réaliser ton rêve »
heu...un piti message? Rôôôôh...qu'il est beau le piti bouton en bas à gauche! Qu'il est tout mimi!
Cloud: Ne l'écoutez pas. Elle tente de vous influencer.
Redfoxline: Grrr! Méchant! Attend un peu de voir le prochain chapitre! Mouhahaha! (rire très sadique, comme vous le constatez)
Cloud: ....que voulez-vous, tout le monde n'a pas un QI à deux chiffres...
