Me revoilà ! (Tous aux abris, la sadique de service est de retour). Ben ouais, mais si vous avez lu le chapitre précédent, vous vous doutez bien que celui-ci ne sera pas rempli de princesses et de belles fleurs roses… Et pourtant… Les belles fleurs, je sais pas, mais il y en a, des princesses lol ! Lisez ce chapitre pour comprendre de quoi je parle (vous verrez que j'ai bien révisé mes classiques xD).
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James passa des longues heures contre ce mur, probablement toute une nuit. La correction que les Serpentards lui avait donnée tout à l'heure avait laissé des traces, et la douleur qui le parcourait, tout comme sa position plus qu'inconfortable, le rendaient incapable de s'endormir. La porte s'ouvrit dans un grincement, et il leva la tête vers Avery et Nott qui entraient.
-Bien dormi, Potter ? lança l'un des Serpentards.
James ne répondit rien, et Avery cria :
-On t'a posé une question ! Endoloris !
La douleur le déchira une fois de plus. Moins longtemps qu'hier, cependant, mais suffisamment pour qu'il souffre. Lorsque le sort s'arrêta, il retomba, inerte, uniquement retenu au mur par ses chaînes.
-Je vois vraiment pas ce que Rogue compte faire de ça… fit remarquer Nott. (Il donna un coup de poing dans les côtes cassées de James). Une vraie poupée de chiffon ! Et c'est ça qu'est censé être l'un des élèves les plus populaires de Poudlard ?
Le Gryffondor resta inerte, ne réagissant absolument pas. Il n'avait pas la force de lancer les railleries qu'il leur réservait habituellement.
-Potter, si tu ne veux pas réagir, on peut t'y forcer ! Endoloris !
Nouvelle douleur. Un nouveau hurlement transperça le silence du cachot.
-Alors ? Tu n'as toujours rien à dire, Potter ?
-Foutez-moi la paix… murmura-t-il d'une voix étonnamment faible.
Il n'en pouvait plus. La douleur devenait de plus en plus insupportable, se rapprochant lentement des limites de James. Il lui paraissait impossible que Nott et Avery puisse le faire souffrir encore sans qu'il en meurt. Ces deux derniers éclatèrent de rire, et l'un d'eux demanda :
-C'est vraiment tout ce que tu as à dire ? Je suis sûr que tu es capable de mieux que ça… Endo…
-NOTT !
La voix claqua comme un coup de fouet dans le cachot. Les deux Serpentards se retournèrent d'un bond vers Rogue, qui venait de rentrer.
-Laissez-le, ordonna Rogue. J'ai besoin de lui pour quelques expériences, et je veux pas qu'il tombe dans les pommes.
Il agita sa baguette, et les chaînes qui retenaient James s'ouvrirent. Il tomba par terre, et se remis difficilement sur ses pieds, son regard foudroyant celui de Rogue. Lorsque celui-ci le saisit par les cheveux, James se débattit et envoya un coup de poing dans le visage du Serpentard. Celui-ci n'ayant pas vu le coup venir essaya de tirer sa baguette mais James le frappa à nouveau. Rogue saignait du nez. Il essaya de lui envoyer un troisième coup mais n'en eut pas le temps.
-IMPEDIMENTA !
James fut violemment projeté par terre. Il entendit des pas venir vers lui, et sentit quelqu'un le maintenir fermement allongé sur le sol, l'empêchant de bouger.
-Ca va, Rogue ? demanda la voix de McNair.
-Ouais… grogna celui-ci. Quel petit crétin !
Rogue se rapprocha de lui, et McNair murmura :
-Attends. J'ai de quoi le calmer un peu.
L'homme saisit James par les cheveux, l'obligeant à lever la tête, puis lui passa un collier de cuir autour du cou qu'il serra fortement, étranglant presque le jeune Gryffondor. McNair attacha une corde en cuir au collier, tenant fermement l'autre extrémité de la corde. Une laisse. Rogue s'approcha de lui, et lui décocha un violent coup de pied dans la joue. James sentit les coups tomber pendant quelques minutes, puis, lorsque ça s'arrêta, Rogue saisit la laisse et tira dessus, forçant le Gryffondor à se remettre debout. Son visage émacié laissait voir une haine et une rage profondes envers le Serpentard.
-Maintenant tu vas te tenir tranquille, Potter, et me suivre.
Tout en tenant fermement la laisse qui attachait James, il l'entraîna en dehors du cachot, et le fit rentrer dans un autre, tout aussi sombre. Il était totalement vide, à l'exception d'une grande bassine d'eau, haute d'environ 50 centimètres, posée au fond du cachot. James sentit Rogue tirer sur son collier, mais il resta immobile, figé par la peur de ce qu'il allait lui faire. McNair le frappa dans le dos, et il avança, littéralement terrorisé. Rogue le força à s'agenouiller auprès de la bassine remplie d'eau, et sortit une fiole de sa poche, remplie d'une potion bleue claire. Il l'ouvrit et l'approcha des lèvres de James, qui recula violemment la tête. Il était hors de question que Rogue lui fasse boire une potion ! McNair le saisit fermement par les cheveux, lui prit le menton de l'autre main et l'obligea à ouvrir la bouche. Rogue lui versa sa potion, et James fut obligé de l'avaler. Il ne ressentit aucun effet particulier, mais McNair, qui le tenait toujours par les cheveux, lui plongea la tête dans la bassine d'eau. James se débattit, mais lorsqu'il avala de l'eau, le liquide coula jusqu'à son estomac, tandis que l'oxygène contenu à l'intérieur filait dans ses poumons. Il n'avait aucune difficultés à respirer dans l'eau. Au bout de 10 minutes, l'oxygène arrivait de moins en moins bien, et il commençait à suffoquer. A nouveau il se débattit, cherchant à remonter sa tête hors de l'eau. McNair le ressortit, et vit que Rogue prenait des notes sur un bloc de papier.
-Une dizaine de minutes… murmura le Serpentard. Ca devrait pouvoir s'améliorer…
Il leva les yeux vers le Gryffondor qui reprenait doucement sa respiration. Son visage était trempé, et ses cheveux aplatis par l'eau. Il tira une deuxième potion et força James à l'avaler. Puis McNair lui remit la tête dans l'eau. Cette fois, James n'arrivait pas du tout à respirer et il se débattit violemment pour ressortir la tête. Mais McNair le tenait fermement, l'empêchant de remonter. L'eau coulait dans sa gorge, dans ses poumons, il n'arrivait plus à retenir sa respiration. Ses yeux se fermèrent. Le manque d'oxygène l'affaiblissait à chaque seconde qui passait, il ne sentait plus rien, à part l'eau qui coulait indéfiniment dans sa gorge. Il allait s'évanouir par manque d'oxygène lorsqu'une bouffée d'air frais pénétra dans ses poumons. Il tomba à genoux en dehors de l'eau, et toussa, sans pouvoir s'arrêter, pour recracher l'eau qu'il avait avalée. Il sentit Rogue desserrer le collier qu'il avait autour du cou. Tout tournait autour de lui, il avait été privé d'oxygène pendant trop longtemps. Presque sans s'en rendre compte, il s'écroula sur le sol du cachot. Il entendait des voix autour de lui, mais ne comprenait pas ce qu'elles disaient. Deux mains le saisirent fermement par les épaules, et le retournèrent sur le dos. Il entendit une voix murmurer :
-Anapnéo !
James sentit toute l'eau de ses poumons se volatiliser, et il put respirer normalement. Il resta couché par terre, reprenant lentement sa respiration, pendant que Rogue notait ses commentaires sur un bloc-notes.
-Bon, c'est bon… Je pense qu'on peut le ramener…
-Attends un peu, Rogue… murmura McNair.
-Quoi ?
McNair posa un regard lubrique sur lui et siffla d'une voix doucereuse :
-Moi aussi, j'aimerais bien l'essayer un peu…
D'un geste, il le déshabilla et le força à rester couché à plat ventre. Il le viola encore plus brutalement que Rosier, faisant hurler le jeune Gryffondor. L'homme l'empêchait fermement de bouger, ses doigts crispés sur les hanches douloureuses de James, il s'enfonçait toujours plus profondément en lui, excité par les cris de sa victime. Il accéléra ses coups de butoir et se libéra en lui dans un grognement rauque. Il se retira et ricana :
-Putain ! C'est vrai que t'as un petit cul de pute, Potter ! Je devrais profiter de toi plus souvent…
Il baissa les yeux sur le Gryffondor. Recroquevillé sur le sol, il saignait abondamment, et sanglotait. La douleur et le dégoût manifestes qui se lisaient sur son visage le rendaient plus pitoyable que jamais. Des larmes coulaient sur ses joues. Rogue s'accroupit auprès de lui et lui caressa la joue. Non, pas encore, pas lui, pensa James. Il voulait juste qu'on lui foute la paix.
-Alors, mon petit Potter, tu ne supportes déjà plus de nous servir de pute ?
James ne répondit rien. Se taire était tellement plus simple… Rogue continuait de lui caresser la joue, les cheveux, ses doigts graisseux se faufilant entre les mèches indisciplinées du Gryffondor.
-Je me demande ce que dirais Black, s'il te voyait, continua le Serpentard.
James redressa légèrement la tête. Sirius…
-Tu ne lui as rien dit, hein Potter ? Tu lui as pas dit qu'on t'avait baisé dans le château ? Réponds !
-Non.
Il préférait obéir, juste pour l'instant, pour ne pas subir d'autres viols. Il savait qu'il ne pourrait pas en supporter d'autres.
-Evidemment, repris Rogue. T'es bien trop fier pour ça… Ouais, t'es fier comme un lion… Mais ne t'inquiète pas. Je compte bien te la briser, ta fierté, et à la fin des vacances, tu me supplieras à genoux de ne pas te faire trop mal.
-Dans tes rêves, Rogue ! protesta James en relevant la tête.
Rogue rigola légèrement, et siffla :
-Résiste-moi aussi longtemps que tu veux, James. Ta défaite n'en sera que plus agréable pour moi…
Le Serpentard descendit sa main, caressant doucement les cuisses du Gryffondor. James se crispa.
-Détends-toi un peu, Potter… Tu crois vraiment que je vais te violer ?
-Parce que tu veux me faire autre chose ? demanda James.
Rogue ricana, et remonta sa main, recommençant à lui caresser le visage.
-C'est dingue, la façon dont je peux t'effrayer en deux secondes… Tu as tellement peur de moi ?
-Rêve toujours !
Rogue sourit, mais lui tendit sa robe de sorcier.
-Allez, rhabille-toi.
James renfila ses vêtements, et McNair le força à se relever. Rogue lui rattacha son collier de chien et sa laisse, et l'emmena dans le cachot où il avait passé la nuit, mais, au lieu de le rattacher contre le mur, lui attacha aux chevilles des chaînes ancrées dans le mur. James s'assit, trop fatigué pour rester debout. Rogue siffla :
-Essaye de dormir. J'aurais besoin de toi demain, et il vaut mieux pour toi que tu sois en forme.
Rogue et McNair sortirent du cachot, le laissant seul. James se nicha dans le coin du mur, recroquevillé sur lui-même, cherchant désespérément un peu de chaleur. Il était épuisé, n'avait rien mangé depuis la veille, et il essayait vainement d'ignorer la douleur cuisante qu'il ressentait entre les jambes. Il ferma les yeux, mais ne trouvait pas le sommeil. Pourtant il voulait à tout prix s'endormir, il était trop fatigué… Mais il avait trop peur, trop mal, pour réussir à sombrer dans le sommeil.
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La porte s'ouvrit sur Nott, Avery, et Rogue. Ce dernier murmura :
-Désolé, Potter… Mais je vais encore avoir besoin de toi, et comme, pour cette expérience plus qu'une autre, je ne tiens pas trop à ce que tu te débattes… Je vais laisser Nott et Avery t'affaiblir un peu.
James ferma les yeux, mais ce n'est pas ce qui empêcha le doloris d'être aussi douloureux que d'habitude. Lorsque le sort s'arrêta, il était recroquevillé dans le coin du mur, gémissant de douleur. Rogue lui saisit le poignet, et remonta la manche de la robe du Gryffondor. Il tira de sa poche un pot de crème, qu'il étala soigneusement sur tout l'avant-bras de James, en faisant attention à ne pas en mettre sur les articulations de son coude et de son poignet. Puis il rangea le pot et sortit une petite boite rectangulaire, dont deux des cotés était rouge. Ca rappelait quelque chose à James. Il était persuadé d'avoir déjà vu l'une de ses boites dans un des cours de Poudlard… Rogue ouvrit la boite en la faisant coulisser. Elle était remplie de petits bouts de bois.
-Je vois pas pourquoi tu t'obstines à utiliser des méthodes moldues, Rogue, contesta Nott. Un sortilège serait beaucoup plus simple.
-Oui, confirma Rogue, mais un sortilège peut également le tuer sur le coup.
James n'écoutait pas. Malgré son état de faiblesse, il continuait à réfléchir. Une boite à deux cotés rouge, remplie de bouts de bois, il avait vu ça dans un cours d'études des moldus ! Mais qu'est-ce que c'était déjà ? Un nom commençant par A…
-Empêche-le de bouger ! ordonna Rogue.
Nott plaqua James par terre, lui immobilisant son bras fermement. Rogue prit un des bouts de bois dans la boite, la referma, et frotta le bout de bois contre l'un des cotés rouges. Il s'enflamma aussitôt.
Doucement, en faisant attention à ne pas éteindre ce que James reconnut enfin comme une allumette, il approcha la flamme de James, et posa l'allumette enflammée sur son bras.
Ce fut pire que tout ce qu'il avait déjà enduré. La crème étalée sur son bras s'enflamma, brûlant son bras en même temps. Il hurla de douleur, tandis que les flammes s'enroulaient autour de son bras, le blessant encore plus sauvagement à chaque seconde qui passait. James était déconnecté de la réalité.
Tout autour de lui n'était plus qu'un impressionnant contraste de noir et d'humidité, et de couleurs vives et de brûlure intense. Ses hurlements devinrent des sanglots, au fur et à mesure que la flamme montait le long de son bras, essayant petit à petit d'enflammer le reste de son corps. Puis Rogue murmura une formule et les flammes disparurent.
James bascula sur le coté, tremblant, sanglotant, serrant contre lui son bras d'où s'échappait une odeur de chair brûlée. Tout son avant-bras était noir, comme carbonisé, et il ne voulait même pas essayer de le bouger. Partout où Rogue avait étalé sa crème, il n'y avait plus que de la chair noire et brûlée. Rogue se déplaça pour être à nouveau devant James, et lui prit doucement sa main. Il l'obligea à plier les doigts, puis le poignet, et enfin le coude. Si ça ne lui faisait pas aussi mal, il pourrait bouger son bras tout à fait normalement. James comprit pourquoi Rogue avait fait attention à ne pas lui mettre de crème sur les articulations de son poignet et de son coude. Puis, après avoir dit quelques mots qu'il n'entendit pas, Rogue et Nott sortirent. Avant de partir, Rogue agita sa baguette et une chaîne ancrée dans le mur apparut et s'enroula autour d'une des chevilles du Gryffondor.
James resta recroquevillé, serrant contre lui son bras meurtri. La douleur l'envahissait, l'obnubilait. Il sentait qu'il n'allait plus réussir à lutter contre cette douleur déchirante plus longtemps.
Comme pour échapper à toutes ces sensations, son cerveau se déconnecta à la réalité, faisant revenir des souvenirs du passé. Quand on souffre, le cerveau veut trouver autre chose à faire que d'interpréter la douleur. James avait cinq ans. Ses parents travaillant la nuit ce soir là, il était resté chez des voisins moldus, avec leur fille de son âge, Maria. La mère de Maria leur lisait un conte pour enfants, qui n'avait rien à voir avec les contes de Beedle le barde qu'il connaissait. Néanmoins, il adorait ces contes et les trouvaient beaucoup plus intéressants que tout ce qu'on avait put lui lire jusqu'à maintenant.
Il plongeait dans l'histoire. Il était dans un royaume inconnu magnifique, où le soleil brillait toute l'année. Dans ce royaume, il y avait un grand chevalier courageux, qui devait sauver une belle princesse aux cheveux roux et aux yeux verts qui, à cause du maléfice d'un vilain mage aux cheveux gras, était plongée dans un sommeil éternel. Le chevalier avait dut échapper au mage maléfique, puis braver des hautes montagnes grâce à l'hippogriffe qu'il chevauchait vaillamment, puis affronter le terrible Boutefeu Chinois qui gardait le palais de la princesse. Le dragon crachait du feu. Comment allait-il pouvoir passer ?
Une petite fée très sympathique apparaissait à coté de lui. Elle avait de grands yeux noisettes semblables à ceux du chevalier, des cheveux d'un noir de geais coiffés en deux tresses, et un joli sourire. Grâce à ses pouvoirs magiques, elle lui donnait un bouclier capable de le protéger des flammes. Il attaquait alors le dragon, se protégeant avec son bouclier, le tuant avec l'épée de Gryffondor qu'il avait trouvée avec ses amis, les autres chevaliers, dans le chapeau ensorcelé. Puis il remontait sur son hippogriffe, et volait jusqu'au château où, derrière un portrait représentant une grosse dame, se trouvait la chambre de la princesse.
Elle dormait sur un lit à baldaquin rouge et or, paisible, ses cheveux roux brillants grâce au soleil passant par la fenêtre, ses paupières clauses attendant de dévoiler ses yeux d'émeraudes, elle patientait, jusqu'au jour où le chevalier courageux et fou d'amour pour elle viendrait briser le sort du mage aux cheveux gras, et la tirer de son profond sommeil. Il s'approcha de son lit, se pencha au dessus d'elle, et approcha ses lèvres des siennes quand soudain, une douleur déchirante parcourut le corps du chevalier.
La chambre de la princesse disparaissait dans un tourbillon, remplacée par un cachot sombre et humide. Quelqu'un hurlait. Une voix résonna :
-Rien de tel qu'un petit doloris pour réveiller le toutou…
Il ouvrit les yeux, et essaya de bouger. Aussitôt, une douleur fulgurante traversa son bras brûlé. Nott, à coté de lui, essaya de lui prendre le poignet. Il se recroquevilla sur lui-même, serrant son bras mutilé contre lui.
-Tu vas te laisser faire, Potter ! aboya Nott. Endoloris !
Lorsque le Serpentard leva son sort, James était allongé sur le dos, les yeux fermés, la respiration haletante. Nott lui saisit son bras, arrachant un cri de douleur au Gryffondor.
-Ca suffit, Nott, déclara une voix calme derrière le Serpentard.
-Rogue ?
-Fous-lui la paix, ne serait-ce que pour aujourd'hui.
Nott ne répondit rien mais sortit du cachot avec Rogue, laissant James dans le noir et le silence total. Pourquoi « ne serait-ce que pour aujourd'hui ? ». Il ne chercha pas à comprendre. Au moins, il aurait la paix pendant 24 heures. C'est déjà ça. Il ferma les yeux, et plongea presque aussitôt dans un long tunnel noir.
Une lumière brillait tout au bout. Elle se rapprochait. Le tunnel noir disparaissait. Il planait au-dessus d'un royaume semblable de très près à celui qu'il avait vu la nuit dernière. La jolie jeune fille aux cheveux roux et aux yeux verts était toujours là, sauf que cette fois, ce n'était plus qu'une habitante du village.
Elle se dirigeait vers un grand manoir, plongé dans la forêt. Elle y entrait, et hurlait lorsqu'elle vit un grand monstre terrifiant devant elle. C'était un gigantesque loup, avec des grandes dents prêtes à déchiqueter tout ce qu'il trouverait. Le loup monstrueux essaya d'attaquer la jeune fille, mais des animaux de la forêt, un grand chien noir et un cerf la protégeait. Finalement, le loup se calmait, et devenait ami avec la fille.
Elle fit la connaissance des tasses ensorcelées, des meubles qui parlaient grâce à un sort du professeur Flitwick, des humains transformés en tasses par McGonagall, et plein d'autres objets magiques comme ça. Il y avait également une très belle rose, enfermée dans un dôme de verre, qui perdait ses pétales un à un.
Soudain, des grands hommes vêtus de noir et portant un symbole de tête de mort avec un serpent sur le bras gauche apparurent, et essayèrent de tuer le loup. La jolie jeune fille essaya de les en empêcher, et elle fut blessé. En voulant la venger, le loup se précipita vers eux, mais il fut mortellement atteint. La fille fondit en sanglots sur le corps du loup agonisant, et murmura un « Je t'aime ».
Alors le loup, qui était en fait un loup-garou, se métamorphosait en beau prince aux cheveux noirs en bataille et aux beaux yeux couleur noisette. Il s'approcha de la jeune fille, et la prit dans ses bras. Au même moment, dans le monde réel, quelqu'un rentrant dans un cachot aurait put y voir un jeune homme aux cheveux noirs ébouriffés, enchaîné, ses yeux ouverts vides de toute expression, le corps couvert de plaies, et avec un bras brûlé, mais également avec un léger sourire sur les lèvres.
Ce fut ce que vit Severus Rogue. Il s'approcha de lui, et utilisa sa légilimancie sur le Gryffondor. Il comprit aussitôt ce qui était en train de se passer. Il connaissait quelqu'un, Lucius Malefoy, qui avait pendant deux mois fait un stage à Ste Mangouste. Lorsqu'il l'avait interrogé sur les effets de la douleur intense et prolongée, Lucius avait répondu : Je ne peux rien te dire qui soit sûr, mais selon une étude théorique, il est possible que l'esprit de la personne cherche, par tous les moyens possibles, à se détacher de son corps. En clair, le corps, l'âme et l'esprit vont chercher à se dissocier les uns des autres, pour que l'esprit ne puisse plus ressentir ni la douleur du corps, ni la destruction de l'âme. Si cela arrivait, la personne ne serait plus qu'une coquille vide qui aurait sombré dans la folie. Mais bien sûr, ce n'est qu'une approche théorique, étant donné qu'on a encore jamais connu un tel cas (NdA : le cas des Londubat n'était pas encore connu à cette époque). C'était ce qui était en train d'arriver à Potter. La douleur qu'il ressentait était telle que son esprit était en train de s'évader, toujours plus loin, toujours plus longtemps, jusqu'à ce que le lien avec son corps et son âme se détache totalement.
Rogue réfléchit. Il savait par expérience que, sauf dans ce cas là, le corps cherche toujours à survivre, et ne tombe dans la mort que lorsqu'il n'y a plus d'autre alternative. Donc, s'il trouvait un moyen de soulager la douleur, peut-être que son esprit chercherait en même temps à revenir vers son corps. Il tira une fiole de son sac et obligea le Gryffondor à l'avaler. Pendant quelques secondes, il ne se passa rien. Puis, lentement, les yeux noisettes de James devinrent plus expressifs, et, lorsqu'ils se posèrent sur Rogue, celui-ci les vit briller de peur. Au moins, il redevenait capable d'analyser une situation. Le Serpentard approcha doucement sa main vers James, et lui caressa doucement la joue. Sa peau était glacée. Le jeune homme enchaîné gémit :
-Non… S'il te plait… Laisse-moi repartir…
Rogue compris ce qu'il voulait dire. Il ne lui demandait pas de le relâcher. Il lui demandait de le laisser s'échapper de la réalité. Il voulait retourner dans l'état dans lequel il était lorsque son esprit s'évadait.
-Calme-toi, Potter. Bois ça, et essaye de dormir. Je tiens pas à avoir de problèmes en ramenant une coquille vide à Poudlard.
Il lui donna une deuxième potion contre la douleur, et Rogue vit ses yeux s'apaiser de soulagement. James bascula sur le coté, et ses yeux se fermèrent. Il était affamé, épuisé, et la douleur à laquelle il était soumis constamment l'avait toujours empêché de s'endormir. Maintenant que la douleur s'était calmée, il sombra presque immédiatement dans le sommeil. Mais Rogue n'était pas rassuré pour autant. Si Potter tombait dans une folie irréversible, ils finiraient tous à Askaban.
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-Ah oui quand même…
Ce fut la seule chose que dit Lucius Malefoy en voyant James. Le Gryffondor était dans un état lamentable. Son bras brûlé tordu sur le coté, il baignait dans une mare de sang, et ses yeux vides aurait été exactement dans cet état là s'il avait subi le baiser du détraqueur. Mais ce qui effrayait le plus Malefoy était le léger sourire qu'il avait. Il agita sa baguette, et le sang entourant le corps de James disparut.
-T'avais bien vu, Rogue, commenta-t-il. Il est en train de devenir fou. T'as eu raison d'atténuer la douleur, par contre tu n'aurais pas dut le laisser s'endormir.
-Pourquoi ?
-Parce qu'il aime ça ! Il ne se sent jamais aussi bien que lorsque son esprit commence à se détacher ! Même si tu atténues la douleur, il reste quand même le cachot, la peur, les menaces, etc, alors qu'il n'y a rien de tout ça dans le monde dans lequel il plonge lorsque son esprit essaye de rompre le lien !
Malefoy resta silencieux un moment, puis demanda :
-Il vous reste combien de temps avant la rentrée ?
-Une semaine, et cinq jours. Il est là que depuis trois jours.
-Ouais…
Malefoy réfléchit quelques secondes, puis tira une fiole de sa poche.
-Quand il se réveillera, fais lui boire ça. Ca va raccrocher son esprit à son corps. Il ne pourra pas devenir une coquille vide, mais son état ne va pas s'arranger non plus. En clair, il va rester à peu près comme ça, sauf si quelque chose le fait « replonger ». Mets-le sous anesthésient quand tu fais des expériences qui vont lui faire mal, et fais lui boire des potions calmantes quand vous le violez… Son état devrait s'améliorer lentement quand il sortira de ce cachot, alors fais le sortir quelques jours avant la rentrée, met le dans une chambre et laisse-le se reposer. Ca devrait s'arranger. Par contre…
-Oui ?
-Si tu vois que ses yeux deviennent de moins en moins expressifs, et qu'ils ne brillent plus même quand il est lucide et qu'il te parle, fais le sortir immédiatement et shoote le de potions calmantes et contre la douleur, OK ?
-OK, merci.
Malefoy repartit, et Rogue baissa les yeux sur James. Il était vraiment très doué. Il était torturé, violé, humilié, et pourtant, il trouvait quand même le moyen d'être heureux. Heureux comme dans un conte de fées.
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Et voilà ! Chapitre choquant, mais j'avais prévenu ! Et comme vous l'avez vu, l'écriture de fics ne m'empêche pas de réviser mes classiques :p lol. Mes parents se sont vraiment demandés ce que je foutais sur l'ordinateur avec les bouquins de La Belle au Bois Dormant et La Belle et la Bête sur les genoux
Pour le prochain chapitre, tortures et viols, évidemment, et avec au programme, La Petite Sirène, et dites-moi ce que vous préférez entre Cendrillon et Bambi, parce que j'hésite un peu s'il vous plait :D. Merci d'avance !
