Disclaimer: Hidekaz Himaruya

Personnages: France, Angleterre, plus personnages historiques

Genre: Humour et Family dans les deux premiers, Angst et Friendship dans le troisième et Romance sous-entendue dans les trois ^^

Notes: parti sur une review de Dragonna puis d'une discussion où le premier ficlet s'est pointé suite à un délire...et sur un détail de mon headcanon que j'avais mentionné, où je me disais que les dirigeants/chefs d'états/souverains/etc... avaient une relation particulière avec les Nations, qui sont à la fois leurs conseillers, leurs Nations qui fait d'eux des chefs, mais aussi un peu leurs "enfants"...surtout que les Nations ont souvent un comportement un peu infantile ^^

Et les autres sont sortis comme ça ^^ trop courts pour être des fics, voilà les ficlets spécial Entente Cordiale ! Notes historiques en fin de page.


1843: Au chateau d'Eu

Francis sourit à Arthur. Arthur montra les dents à Francis. Louis-Philippe se massa les tempes. Victoria pouffa de rire derrière son éventail.

Finalement, le roi des Français soupira et dit lentement à sa Nation :

« Francis…

-Oui Monsieur ?

-Quand nous avons parlé de la visite de Sa Majesté Victoria et de Sir Kirkland…

-Oui…

-Une visite diplomatique mais amicale, dans le cadre de la coopération franco-britannique…

-En effet…

-Visant à resserrer les liens entre nos deux Nations…

-Tout à fait~…

-…C'ÉTAIT AU SENS FIGURÉ, NOM DE DIEU !

-Mais il était consentant !

-J'étais ivre !

-Ce qui ne t'a pas empêché d'en redemander et de te tordre sous moi comme une…

-Francis ! Ma reine est avec nous, bloody frog !

-Arthur! Francis! Vos manières !

-Mais c'est lui qui a commencééééé ! », Crièrent très maturément les deux nations en se montrant mutuellement du doigt.

« …Mais quel âge avez-vous, sérieusement ?

-Entre 20 et 25 fois le vôtre, Monsieur ?

-…ce séjour va être très long, chère Victoria.

-Ne vous inquiétez pas, il promet au moins d'être très distrayant~


1904: Why Entente Cordiale in French?

Le 8 avril 1904, on chuchota dans tous les couloirs des ministères et des ambassades; les Nations se disaient et se répétaient la rumeur qui circulait, la chose, l'évènement impossible, la catastrophe qui annonçait la fin de l'humanité, l'avènement du chaos.

France.

Angleterre.

Signant des accords officiels, et formant une "alliance" ensemble, presque officiellement.

Même si ce n'était pas encore plus loin, c'était déjà effrayant. Presque autant que voir Prusse se montrer timide et poli. Même ça n'était pas aussi effrayant.

Les seuls qui ne paraissaient pas troublés par l'agitation régnant un peu partout étaient les principaux concernés, assis à une table à l'ambassade française à Londres, Angleterre sirotant une tasse de thé sans faire attention à France, assis en face de lui avec une tasse de café et lui souriant d'un air moqueur.

Rien que cette scène pouvait paraître inquiétante si on savait que les deux étaient assis depuis près de 2 heures sans avoir cherché à s'étriper.

"Alors mon Anglais, tu ne trouves rien à redire à cette entente cordiale?", ronronna le Français en insistant sur les mots en français qui nommaient les accords...même en anglais.

L'interpellé renifla:

"Pourquoi l'a-t-on appelé ainsi en anglais? Ca devrait être le "Bloody Cordial Agreement"!

-Non non non~ moi ça me va très bien comme nom~!"

Angleterre renifla à nouveau et se renfonça dans son siège:

"mes anciens rois et reines doivent se retourner dans leurs tombes...des siècles de combats (presque toujours gagnés par moi) pour en arriver à ça...l'Entente Cordiale, je vous jure...

-Par contre cette chère Victoria doit bien rire d'où elle nous regarde...te rappelle-tu quand elle disait qu'elle nous réconcilierait, nous, les "éternels ennemis?"

-Réconcilier, tu parles! Ne crois pas que quelques bouts de papiers vont changer ce que j'éprouve pour toi!

-Oui, je sais~ tu resteras toujours mon Anglais préféré~

-Wha-what are you implying, you...

-La seule chose qui changera sera l'accueil à Buckingham Palace pour moi, ou à l'Elysée pour toi...enfin surtout pour moi; maintenant tu devras trouver un autre prétexte pour avoir le droit de me faire la chasse quand j'arrive~

-S-shut up!

-Et tes gardes vont avoir un travail plus facile, eux qui ne savaient jamais où donner de la tête, entre tes ordres qui leur disaient de m'attraper, et tes crises de (jalousie) nerfs quand ils y arrivaient, parce que tu ne supportais pas qu'un autre que toi me touche~...

-SHUT UP YOU FROOOOOOG", hurla Arthur en se jetant sur son rival.

Quand leurs ministres respectifs passèrent les prendre et les découvrirent en train de se rouler sur le sol comme des gamins en s'insultant de façon colorée, ils soupirèrent en chœur.

Ça allait être beaucoup plus dur que prévu...


1941: La discipline britannique et l'insubordination française

Les yeux cernés, le teint blafard, le visage marqué par une vilaine blessure récoltée à Dunkerque, penchés sur les rapports et les cartes qui arrivaient de tous les côtés Angleterre ne desserrait les dents que pour aboyer des ordres concernant la défense de Londres à ses subordonnés. Un violent choc secoua la ville et l'Anglais trébucha, sa main crispée sur sa poitrine; deux bras forts bien que meurtris le rattrapèrent juste avant qu'il ne tombe.

"Arthur, tu dois te reposer", murmura France à son vieil ennemi, "tu vas te tuer à ce rythme!

-Like hell I will! je suis une Nation, you git, je ne meurs pas aussi facilement!

-Bien sûr...tu n'as pas dormi depuis des jours, encore moins mangé, les bombardements t'affaiblissent et tu penses que ça ne te fait rien?

-Bloody frog", cracha Angleterre en cherchant à se dégager, "je n'ai pas besoin de ta pitié, j'ai une guerre à mener et je n'abandonnerai pas mes hommes, compris? Tout peut arriver si je m'éloigne un seul moment.

-Angleterre, c'est ridicule...", insista Francis en cherchant en vain à le retenir; il savait déjà que dès qu'il relâcherait sa surveillance, l'Anglais retournerait à son poste pour contrer les attaques allemandes sur Londres; si Churchill l'avait laissé faire, il se serait collé dans un Spitfire pour chasser lui-même les Stukas allemands.

Mais même une Nation ne tenait pas éternellement à ce rythme, pensait Francis, inquiet sans l'avouer; cependant, il savait qu'Arthur ne l'écouterait pas.

"Arthur, arrête ça et va te reposer.

-Go fuck yourself Francis!J'ai aucun ordre à recevoir de toi, tu n'es pas mon supérieur!

-Mais moi je le suis."

Les deux Nations se retournèrent, découvrant Wintson Churchill qu'il n'avaient pas entendu entrer ni l'un ni l'autre; appuyé sur sa cane, le ministre fixait d'un oeil sévère sa Nation, comme un père devant son enfant inconscient.

"Angleterre, allez vous reposer.

-Mais Monsieur...

-C'est un ordre, Arthur. Je sais autant l'urgence de la situation, mais vous n'aiderez pas vos citoyens en vous tuant d'épuisement."

Pendant un instant, Arthur soutint le regard de son ministre, et Françis crut qu'il allait se rebeller contre son supérieur; regardant les deux hommes, il fut frappé de voir à quel point Churchill paraissait vieux, et à quel point Arthur semblait jeune et épuisé. Mais dans leurs yeux à tous les deux brillaient une étincelle bien connue; celle d'homme qui n'étaient pas vaincus, et ne le seraient jamais.

"Je n'ai pas le choix, n'est-ce pas?", murmura la Nation insulaire, finissant par détourner le regard.

"Non, pas du tout", répondit sèchement Churchill, bien qu'on voyait l'inquiétude sur son visage. Bien qu'Arthur avait plusieurs siècles de plus que lui, c'était sa Nation, qu'il devait guider et protéger, et sur lequel il devait veiller.

Finalement, Arthur inclina la tête.

"Yes, sir. Frog, ne t'avises pas de me suivre, je n'ai pas besoin d'être couvé par une grenouille", ordonna-t-il bien que sa voix manquait de conviction, épuisé, avant de s'éloigner.

Un échange de regards avec le 1er ministre anglais suffit à Francis pour sortir rejoindre l'Anglais afin de le surveiller.

Si Angleterre était réputé pour sa discipline et son obéissance aux ordres...lui était bien connu pour l'exact inverse, pas vrai?

Opposés mais complémentaires.

Mais... ce qui nous divise n'est rien à côté de ce qui nous unit.

c'était ça, la force de l'Entente Cordiale.


Notes historiques:

l'Entente Cordiale: en fait, il y en a eu deux: la première a commencé avec la reine Victoria, qui était très francophile, et qui a rendu visite au roi Louis-Philippe en 1843 et 1845, au château d'Eu en Normandie; c'était la première fois qu'un souverain anglais venait en France depuis 1520. Ça n'a pas été la seule visite de Victoria en France, loin de là, elle a aussi rendu visite à Napoléon III...vous saviez qu'elle adorait aussi venir sur la Côte d'Azur, (surtout à la fin de sa vie)? Elle avait réellement l'intention de rapprocher les deux ennemis qu'était la France et l'Angleterre.

quand à l'Entente Cordiale qu'on qu'on connaît tous,elle date du 8 avril 1904, signée à Londres; principalement basée sur des accords coloniaux, elle a été l'un des socles de la future Triple Entente (et si vous me dites "c'est quoi ça?", retournez lire vos manuels de 3e et 2de, nanmého!), et a été l'un des premiers pas vers la "réconciliation" entre les deux puissances ennemies pendant des siècles.

Le troisième ficlet fait référence au Blitz de 1941...j'espère que vous savez tous ce que c'est, sinon je rappelle au cas où; après l'invasion d'une bonne partie de l'Europe par les Allemands (grâce à leur Blitkrieg, ou guerre éclair) et l'évacuation des troupes Anglaises (et quelques Français) à Dunkerque, l'Angleterre, seule à l'Allemagne nazie, a été bombardée pendant 9 mois par les avions allemands, surtout à Londres, mais a tenu quand même et...on connaît tous la suite ^^