Marie-So'Fillion : merci beaucoup ^^

Castle-BB156-Bones : faut faire gaffe aux appareances … ou pas XD mais merci beaucoup ^^

Saluki8 : merci beaucoup pour cette review plus que constructive. J'espère que la suite te plaira toujours autant ^^

R et L always : tu es la seule personne à l'avoir remarqué ce nom de famille (ou bien que les autres n'ont pas voulu en parler dans leurs reviews ^^). Ca risque de devenir pire après par rapport à ça. Enfin, tu verras, je n'en dis pas plus. Merci en tout cas ^^

leonhugo : disons que Meredith a un lien assez spécial avec l'ancienne troupe de Kate et surtout avec Kate elle-même. Mais pareil, je n'en dirai pas plus ^^ Merci.

Et voici donc la suite. J'espère toujours qu'elle vous plaira tout autant que le reste.

Chapitre 5

Ils étaient plantés là, depuis au moins dix minutes, sans qu'un seul mot ne soit prononcé. A croire que la nouvelle eut l'effet d'une bombe, explosant dans leurs cœurs respectifs. Ils ne s'attendaient pas, ni l'un ni l'autre, à ce genre de renseignement. Peut-être trop énorme pour un début d'amitié. Peut-être avaient-ils involontairement commencé sur les chapeaux de roue. Au vu de leur rigidité et de leurs regards, cela était plus que probable. Mais on pouvait sentir l'envie de chacun d'aller vers l'autre et de s'expliquer.

On les voyait ouvrir à tour de rôle leur bouche et la refermer deux secondes après, réfléchissant à un moyen de dire les choses. Peu importe l'aisance ou la timidité de l'un ou de l'autre, ils étaient bel et bien cloué sur place. Lui, divorcé. Elle, fille orpheline de mère. Deux situations distinctes mais se ressemblant : la « perte » d'un être cher. Le genre de situations où il est impossible de faire marche arrière, quelque soit la raison.

- Elle a dû t'en parler ? Je veux dire … tu as du en entendre parler de cette … affaire, dit-elle difficilement.

Il était clair qu'elle n'était pas prête à en parler. Pas prête du tout. Lui, il réfléchit à la manière dont il allait répondre. Parce qu'il ne voulait pas la brusquer, ce genre d'événements n'étant pas facile à gérer ni à en discuter.

- Oui, dit-il, d'un filet de voix presque inaudible.

Il ne savait pas quoi dire d'autre. Il lui prit la main, faisant valser son pouce sur le dos de celle-ci. Il voudrait l'apaiser. Parce qu'il imagine très bien ce qu'on peut ressentir dans ces moments-là.

Une larme se mit à couler sur sa joue. Puis une seconde. Impossible de les retenir. Un flot continu de perles salées tomba. Du coin de l'œil, il le remarqua. Il se mit alors devant elle et, sans un mot, la prit dans ses bras, l'entourant de ses bras rassurants. Elle, elle l'entoura de ses maigres bras, reniflant dans le blaser de son ami. Pas besoin de mot pour décrire la tristesse et le désarroi de la trapéziste.

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Ils étaient rentrés, sans dire un mot, main dans la main, comme deux enfants dans les rangs à l'école. Elle avait arrêté de pleurer quelques minutes après s'être installé dans ses bras. Là non plus, ils n'avaient échangé aucun mot. Drôle de rencontre pourrait-on dire. Mais peu leur importait. Ils se comprenaient. Elle lui avait demandé un peu de liberté et d'espace, le temps de se ressaisir. D'un hochement de tête, il partit, non sans un dernier regard.

Elle avait décidé de faire un tout sur la piste, là ou tout avait commencé. Là, où tout avait basculé. Quatre mois qu'elle ne s'était entraînée. Depuis ce jour tragique en fait.

Les souvenirs reviennent, les larmes coulent.

Encore.

Et puis, sans réfléchir, elle monte, s'installe sur le garde-fou.

Strip à quelques doigts, craie.

Trapèze dans les mains, elle s'élance, se balance.

Le vent dans les cheveux, les yeux fermés, elle se sent ailleurs. Les sensations reviennent, un léger sourire aussi.

Quatre mois. Elle avait perdu quatre mois.

Au point culminant, elle lâche la barre, fait une pirouette et attrape de justesse l'autre d'en face. A la force des bras, elle réussit à se mettre debout sur la barre, se retourne et d'un mouvement de bassin, elle fait avancer le trapèze.

Oui, elle vole. Son cœur bat à un rythme effréné. Même plus que l'habitude. Peut-être dû à la reprise, à la montée d'adrénaline. Ou tout simplement parce qu'elle aime être là, perché à quatre mètres de hauteur.

Parce que cet élément est toute sa vie.

Parce que cela lui rappelle sa mère.

Elle se souvient des acclamations, des sifflements de certaines personnes, et des ovations.

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Encore quelque figures et puis, elle arrête. Sensation de bien-être, d'apaisement. Difficile à croire en ce moment. Pas de tristesse, juste un relâchement. Elle descend, boit une gorgée d'eau et s'essuie le visage avec sa serviette. Puis, elle s'assoit sur le rebord de la scène, contemplant ainsi le chapiteau. Au loin, on l'observe. Derrière les rideaux, une silhouette s'y trouve. Un coup d'œil de temps en temps, voir ce que la jeune trapéziste fait. Puis, elle avance vers Kate.

- Tu devrais avoir ton numéro dans le spectacle, dit-elle, calmement.

Kate se retourne.

- Lanie, qu'est-ce que tu fais là ? Demanda-t-elle, perplexe.

- C'est plutôt à toi qu'il faut le demander, renchérit la métisse.

- … J'avais besoin de me changer … les idées, souffla-t-elle.

- C'est à propos de Castle, c'est ça ? Dit-elle, en s'asseyant à côté de la brunette.

- …

- Pas de réponse, je suppose que c'est oui.

Comment avait-elle deviné ?

- Tu sais, taper dans l'œil du patron, à peine une semaine après son arrivée, c'est pas mal ! continua-t-elle, en la bousculant légèrement. Surtout quand on voit comment il se comporte quand tu es dans les parages … Ce mec est raide dingue de toi, chuchota-t-elle.

Becks la regarde avec de grands yeux.

- Je t'assure, reprit la métisse. Je le connais. Il est tombé sous ton charme dès les présentations.

La jeune femme rougit, face à tant de révélations.

- Je ne suis pas … certaine de ce que tu … racontes, répondit-elle, un peu gênée.

- Si tu connaissais Castle comme je le connais, tu saurais. Et j'ai d'ailleurs l'impression que c'est réciproque, reprit-elle, taquine.

Elle rougit de plus belle, pensant que la métisse allait peut-être un peu trop loin dans ses divagations.

- Je ne sais pas de quoi tu parles.

- Tant pis, dit-elle en haussant les épaules.

Plus aucun mot n'est prononcé pendant le quart d'heure qui suit. La métisse regarde en l'air, la tête en arrière, sans rien dire. Elle siffle, se met légèrement à danser. Elle chantonne. Quand à Beckett, elle reste là, sans trop quoi faire, réfléchissant à la discussion qu'elle venait d'avoir avec sa nouvelle amie. Aurait-elle raison ?