Common Kids

Disclaimer : Les personnages appartiennent à leurs auteurs, Obata et Ohba. Le reste est à Juny S. Tao.

Couple : Matt/Mello

Avertissements : Rating T, langage vulgaire, propos pouvant offenser, relation homosexuelle.

N/T : D'accord, je suis une merde pour ne pas répondre à vos reviews et tarder autant à finir de traduire cette fic. Mea culpa. Je vous aime, okay ? Autant que vous aimez Matt et Mello. Sérieux. Mais maintenant je dois me traîner jusqu'à mon lit et dormir 48 heures d'affiler. Et je m'excuse d'avance pour les conneries que j'aurais pu pondre dans mon sommeil semi-comateux. Faite-moi signe pour que je les corrige.

Résumé, partie six : Selon Matt, les jeux vidéos sont d'excellents passe-temps, cependant quand la présence de Mello se fait sentir proche, ou plutôt, il est près, il ne peut que satisfaire les envies qu'il lui inspire. En plus, ce pantalon est tellement ... 'Il te plaît ?' 'Je l'adore, il est si … Je ne sais pas, il est tellement de choses.' 'Dis-les ... une à une.'


Première fois

De nos jours. Cette même nuit.

Appartement loué, Los Angeles, CA.

Cinquième étage.

Matt et Mello.

Mello ne se souvenait pas de la quantité de cigarettes que Matt avait fumé la première fois qu'il avait dérobé un de ces paquets colorés à leur professeur, mais leur nombre avait depuis lors certainement augmenté de manière monumentale. Il ne portait pas de montre, néanmoins il était sûr qu'en une demi-heure son ami avait fini un paquet complet.

Il ne lui dit rien et se contenta de regarder son fainéant profile pendant qu'ils jouaient à un jeu vidéo. Il l'accompagnait comme il le faisait toujours à la Wammy's House. Et comme toujours, il perdait.

« Merde », dit-il avec irritation. Il laissa la manette de côté pour se tourner vers le rouquin. « Je ne veux plus jouer, Matt. » Ce dernier rit.

« Bien sûr. »

« Je suis sérieux. »

« Ouais ouais », répondit-il. Mello haussa un sourcil face à cela tandis que Matt s'allumait une autre cigarette en cherchant un nouveau jeu vidéo. Ils jouaient au même jeu depuis plus d'une heure. « Tiens », dit-il en lui tendant la manette abandonnée.

Le blond ne se daigna même pas la saisir.

Cependant Matt insista tout en prenant une deuxième bouffée de sa nouvelle cigarette.

Il rejeta la fumée par le nez comme il le faisait parfois ; Mello souffla, il en avait assez.

« Je t'ai dit que je ne voulais plus, je suis fatigué de ces idioties. »

Matt le regarda d'une expression vide. Oui, ce commentaire envers ses uniques compagnons de vie l'avait blessé. Il renifla en feignant une offense qui finirait par des pleurs.

« Je vais pleurer. »

« Ha ! Ouais, bien sûr, Matt. »

« Je le ferai, je te le jure. » Et il renifla à nouveau. Le garçon à la cicatrice le regarda du coin de l'oeil avant de faire son habituel visage qui signifiait « je te hais, mais je te supporte ».

« D'accord, merde, je jouerai. » Puis il saisit la manette des mains d'un rouquin satisfait. Rapidement, il installa le reste. « Comme si nous n'avions pas des choses plus importantes à faire ... », commenta-t-il entre ses dents. Matt su qu'il devait le regarder la seconde suivante. Il y avait quelque chose de drôle à le voir souffler vers le haut et faire voleter sa frange ; il ressemblait à un morveux du jardin d'enfants lorsqu'il agissait ainsi.

Il voulait déjà le voir piquer une crise. Ha, ha.

Mais ce serait après avoir disputé cette course d'automobiles sur son Nintendo Game Cube et d'avoir, évidemment, gagné.

Quelques minutes plus tard, ce qu'il avait prédit se produisit : Mello perdit ; Matt leva les bras au ciel en signe de victoire ; Mello lança sa manette contre la télévision ; Matt fut sur le point de souffrir d'un arrêt respiratoire.

« Tu l'as presque détruite, imbécile ! »

« Ouais ouais, n'oublie pas que je suis bien plus important que cette saloperie électronique. »

« ... Mais elle est neuve », répliqua-t-il en éteignant la console sans un seul regard pour son agresseur verbal. Ce fut alors qu'il commença.

« Ça va, Matt ! »

Oui, Mello avait crié de manière arrogante et assez immature. Matt avait pris connaissance du nouveau comportement de son meilleur ami et en plus d'y avoir songé durant son temps libre, il avait fait quelques prédictions. Il devait avouer qu'après avoir passé presque trois heures avec lui, son attitude à la Wammy's House était identique sinon plus supportable que celle de maintenant. Oui, exactement : il était toujours un garçon suffisant, envieux et super pleurnichard.

Il soupira, abattu de se retrouver encore coincé entre sa situation et le comportement très immature du blond.

Bah, il pourrait toujours lui faire la guerre comme il le faisait avant.

« Bien. »

« Bien quoi ? » demanda Mello avec une moue, mélangeant de la curiosité à sa colère sans s'en rendre compte. Matt eut un sourire en coin.

« Tu es toujours un foutu pleurnichard, Mello », lâcha-t-il avec raillerie en écrasant le mégot de sa cigarette dans le plus proche cendrier. En faisant cela, il riait. « Tu n'as pas du tout changé et de plus ... » Il s'arrêta pour plisser les yeux. « Bien sûr que ma console est plus importante que toi. » Il mentait évidemment. Matt aurait été prêt à renoncer à tout ce genre de divertissement pendant des années si cela lui certifiait la présence de Mello à ses côtés. Vraiment, ils faisaient des choses beaucoup plus intéressantes que juste jouer aux jeux vidéos.

« ... »

« Hmm ... » commença-t-il. Le garçon à la frange et coupe parfaites avait eu un tic étrange au sourcil droit en entendant la déclaration de Matt et à présent ce dernier le voyait se mordre la lèvre inférieure avec force. « Hé. »

« Non. »

« Non quoi ? Je n'ai encore rien dit ! »

« ... Grrr, ouais, bon. Vas-y. »

Vaincu. En vérité, il ne voulait pas se disputer avec Matt maintenant, ce serait bien trop ennuyeux.

« Bien ... »

« Allez, parle ! On croirait entendre une gonzesse avec tout ce balbutiement. »

Matt haussa un sourcil sceptique, n'en croyant pas ses oreilles. Alors c'était lui qui ressemblait à une gonzesse ? Ouais, ha, bien sûr, c'était lui la gonzesse à présent.

« D'accord », recommença-t-il. Puis, soudainement, un sourire fendit son visage. Mello ne le remarqua pas mais la main impatiente qui remontait le long de son genoux l'aida à comprendre le message tardif que lui envoyait son ami.

Une idée s'établit immédiatement dans son esprit. Non, il n'arrivait plus à penser de manière cohérente depuis que le fourmillement produit par certains longs doigts allait bien plus loin que ce qu'ils pourraient toucher. Il déglutit sans se sentir nerveux, il l'avait seulement fait pour dégager sa bouche inondée à ce moment. Il tourna la tête et se pencha vers le garçons aux lunettes, parvenant ainsi à réunir bien plus que leurs visages. Leurs langues se rencontrèrent à l'instant même où elles se sentir proches, elles s'embrasèrent à l'air libre puis fusionnèrent dans la bouche de l'un d'eux, n'importe lequel, et leurs mains, dans un regain d'énergie, se posèrent aux zones stratégiques, justes et parfaites pour retenir l'être avec qui elles jouaient.

C'était amusant. C'était amusant et rafraîchissant de sentir la qualité des baisers qu'ils expérimentaient ensembles après tous ceux qu'ils avaient échangés sur le toit de l'édifice. Bien qu'ils soient redescendus sans aller plus loin, ils n'avaient pu oublier leurs envies de continuer ce qu'ils avaient commencé. Mello était entêté mais il s'était retenu ; il venait à peine d'arriver.

Tout alla vite et bientôt, ils se retrouvèrent allongés au milieu du désordre de l'appartement que Matt avait loué pour quelques jours, peut-être plus. Le rouquin repoussa de son bras inoccupé, sans la moindre délicatesse, les cassettes de jeux et la console afin d'avoir plus d'espace car apparemment, son cher blond semblait assez passionné par l'activité. Il se joignit toutefois au jeu quand il sentit ses mains dans son pantalon.

« Il est ajusté ... » commenta Mello au milieu du baiser. Il se détacha de l'autre garçon pour reprendre son souffle et inverser leur position. Il le repoussa en serrant avec rudesse son chandail à rayures ; son propriétaire se laissa faire et se retrouva étendu sur le plancher de bois sombre, Mello à califourchon sur ses hanches.

Merde, maintenant il débutait un va-et-vient au-dessus de lui ... et il lui démontrait le pervers que serait la suite de tout cela.

« Nom de Dieu ... » Il soupira presque. L'air lui manquait toujours et l'intense chatouillement qu'il commençait à sentir sous la ceinture ne l'aidait pas vraiment, dirons-nous. Il allait éclater de rire d'un instant à l'autre. « Arrête, arrête ... ! » Leurs deux rires fusèrent. « Allez, laisse-moi faire ça », demanda le rouquin en voyant que son compagnon avait entrepris d'enlever ses vêtements. Il voulait le faire lui-même.

Depuis qu'ils étaient descendus, Mello avait retiré le blouson à capuchon qu'il portait et ce qu'il avait vu l'avait un peu surpris : une tenue entièrement constituée de cuir et au pantalon, un suggestif entrelacs qui se finissait par un joli noeud.

Non, il n'avait pas pensé à ça mais à toute autre chose : Mello ressemblait à une fille avec ce genre de pantalon. Tellement juste et ...

Matt recommença alors à rire, cette fois-ci contre le cou chaud du blond. Il s'y était réfugié depuis qu'il s'était attaqué à la chanceuse tâche de déshabiller Mello. Il avait déjà ouvert son étroit gilet et maintenant, évidemment, suivait le pantalon.

Cependant ...

« Qu'est-ce qu'il y a ... de si amusant ? » demanda-t-il contre son oreille sans cesser de bouger sur lui. Matt le serra un peu plus contre sa poitrine mais il riait toujours.

« Ton pantalon », déclara-t-il entre éclats de rire. Et malgré le fait qu'il se régalait de la peau quelque peu marquée de l'autre, il ne pouvait pas se taire. Ce fut à ce moment que Mello tira ses cheveux en représailles. « Hé ! »

« Ferme-la et continue ce que tu faisais », ordonna-t-il d'une voix grave. Matt eut un dernier éclat de rire avant de glisser ses doigts dans l'amarrage ajusté du pantalon en question. Mon Dieu, pensa-t-il. « Il te plaît ? »

« Je l'adore, il est si ... » Il s'arrêta pour gratifier le menton du blond d'un coup de langue. Ce dernier étira le cou en fermant les yeux et laissa échapper un petit rire satisfait. « Je ne sais pas, il est tellement de choses », compléta-t-il alors qu'il enlevait ses lunettes, ne sachant pas quoi ajouter de plus. Mais bons sang, que pouvait-il bien répondre à ça ? Il y avait trop d'adjectifs impliqués dans ces coutures.

« Dis-les. » Il soupira. « Une à une. »

Eh, eh.

« Voyons ça ... » À ce moment, le jeune amateur de jeux vidéos croyait s'être découvert une nouvelle passion qui avait beaucoup à voir avec ce pantalon qu'il enlèverait très bientôt. « Il est sensuel ... » Et ses doigts parvinrent à défaire le premier lacet, bien qu'après suivait une nouvelle confusion d'entrelacs. Pour sa part, Mello gardait les yeux fermés, se délectant avec patience des caresses que lui prodiguait cette main sur sa taille et cette bouche moite et chaude mordant et léchant son oreille.

Rien que cela et il était à sa merci, complètement foutu.

« Quoi ... d'autre ? »

« Sexy ... » Un lacet de moins mais il en restait encore.

« Oui ... »

« Serré ... »

« Hmm ... »

« Perturbateur ... » Cela il dut le dire dans un grognement d'excitation. Oui, ce pantalon était bien trop perturbateur pour la vue humaine. Il en était troublé et ce crétin de Mello le savait parfaitement.

Alors il rit et fit un commentaire des plus arrogants.

« Je sais ... »

« Et il fait très ... garce. » Puis à la suite de cette phrase au ton quelque peu pervers du rouquin, l'amarrage fut défait par les habiles mains de Matt.

Leurs deux rires s'élevèrent.


Vous les avez repérées, ces conneries ? N'oubliez pas de les signaler.

-- Dernier chapitre : Sans regrets --