Titre : Le hasard fait bien les choses [chapitre 6 : La danseuse]
Disclaimer : Je suis au regret d'annoncer que ni les personnages de KHR, ni les dolipranes présents dans cette fanfiction ne m'appartiennent.
Pairing : 1827, 10069, et le fameux pairing secret…
Note de l'auteur : Attentioooon ! Pour ceux qui n'aiment pas cela, je préviens : à partir de ce chapitre, arrive un personnage féminisé ! C'est-à-dire que c'est un garçon dans la série originale, mais que pour ma fanfiction, j'ai décidé qu'il serait une fille. Je vous présente donc l'un des rares Fem!Fran du fandom français… Enjoy ! -bus-
La danseuse
Quand Mukuro revint vers la chambre, après avoir vidé l'entier contenu de son estomac dans les toilettes, il remarqua que l'albinos était parti. Ses pensées oscillèrent un moment entre le soulagement – il allait enfin pouvoir se reposer un peu – et l'agacement – il aurait pu prévenir avant de partir comme un voleur. Le jeune homme passa les trois quarts de la journée à dormir comme un loir, et le reste à prendre des dolipranes.
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Le lendemain, le serveur se réveilla sans douceur, envoyant son réveil embrasser le mur en face de lui. Il se leva rapidement, heureux de voir que sa gueule de bois était définitivement partie. Il se prépara en vitesse, se doucha, s'habilla, se coiffa, puis, sautant le petit déjeuner, il se rendit directement au café. Connaissant sa patronne, il allait souffrir.
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« Tu me prends vraiment pour une idiote ! Tu croyais que j'accepterais l'excuse bidon du « je suis malade » ?! Et deux jours d'affilée, avec ça ! Tu ne te rends pas compte de la galère que ça a été ici, sans toi ?! »
Mukuro ne put empêcher un sourire amusé de venir se dessiner sur ses lèvres. Il était rare que Haru se mette en colère. Elle pouvait être autoritaire, énergique, et exigeante, mais elle n'était pas souvent dans cet état-là. La jeune femme soupira bruyamment, semblant se calmer peu à peu. Apparemment, le sermon était fini.
« Bon, fit-elle avec autorité. Maintenant, je peux savoir pourquoi tu as séché le travail ?
- Désolé, s'excusa Mukuro – bien que son léger sourire amusé démentît ses excuses. J'étais réellement malade.
- Tu continues à garder ce prétexte ?!
- … J'étais vraiment malade, le deuxième jour.
- Et le premier ?!
- … Hm, je… »
Mukuro eut un sourire gêné. Il ne pouvait pas dire décemment à sa patronne que ses courbatures étaient telles qu'il pouvait à peine marcher, tout de même ! Haru soupira une nouvelle fois, se massant la tempe droite avec deux doigts, comme pour réfléchir.
« C'est bon, laisse tomber, lâcha-t-elle. Va bosser, les autres t'attendent. »
Le serveur la remercia du regard, puis se dirigea vers les vestiaires pour enfiler l'uniforme du café. La journée qui suivit fut les plus banales, et permit au jeune homme d'évacuer le reste de ses problèmes. Totalement prit dans son travail, il ne ressentit la fatigue qu'à la fin de la journée, alors qu'il se changeait dans les vestiaires du café.
Mukuro salua poliment ses collègues et sa patronne, avant de prendre le chemin du retour. La nuit était déjà tombée, et la respiration des rares passants se transformait instantanément en une fumée blanchâtre et brumeuse au contact de l'air. Il regarda sa montre, surpris en apprenant qu'il n'était que huit heures du soir. Son porte-monnaie était quasi vide, et il n'avait aucune envie de faire un énième tour à l'hôtel ou en boîte de nuit – il décida donc de rentrer chez lui, quoique l'impression désagréable que sa journée n'était pas terminée le taraude.
Contrairement à ces deux derniers jours, Mukuro se sentait bien. Après réflexion, cela ne lui ressemblait pas de faire tout un plat parce que ce stalker de Tsunayoshi avait décidé d'aller courir après quelqu'un d'autre. Et si cela tombait sur son voisin qui le faisait fantasmer depuis quelques jours, cela ne changerait rien. Il se trouverait simplement une autre proie, et tout irait pour le mieux.
Le jeune homme avait décidé de ne pas se prendre la tête avec une histoire qui ne le concernait même pas. Il continuerait sa vie de tombeur, comme il l'avait toujours fait. Il ne rappellerait pas Byakuran, cesserait tout simplement de recevoir les deux à six messages quotidiens de Tsunayoshi, et ne parlerait pas plus qu'habituellement à son voisin silencieux. Sa vie ne changerait pas à cause de ce qu'il avait vu ou ressenti en voyant les deux hommes s'embrasser.
Mukuro soupira. Finalement, malgré tout ce qu'il pouvait dire, il ne pouvait pas s'empêcher de finir ses journées dans des endroits plus ou moins louches et chauds de la ville. Avant même qu'il ne réfléchisse, il s'était retrouvé dans un certain établissement où il n'avait encore jamais mis les pieds… Peut être un nouveau bâtiment, ou alors ne l'avait-il simplement pas remarqué auparavant. S'allégeant de quelques euros à l'entrée, le jeune homme entra dans ce qui ressemblait à un bar à strip-tease.
Le jeune homme cligna des yeux pour s'habituer à la luminosité. Les lumières tamisées rendaient l'ambiance plus feutrée et sensuelle, préparant au spectacle. Cinq ou six tables et leurs confortables fauteuils assortis étaient installés devant la scène surélevée – quelques personnes étaient déjà présentes, boissons à la main. Mukuro balaya la salle du regard, puis décida d'aller se chercher de quoi boire avant d'aller s'asseoir. Il n'était pas un adepte de ce genre de spectacle – il en avait bien regardé une ou deux fois, bien sûr, mais la vulgarité des femmes aux formes exagérées l'agaçait un tantinet.
Le jeune homme aux yeux vairons se rendit au bar, se réjouissant en constatant que les boissons étaient à volonté. Il demanda un kirsch au barman, qui le regarda d'un œil morne avant de le servir sans un bruit. Pas très poli, songea Mukuro, mais au moins il n'était pas de ces idiots bavards qui ne le lâchaient pas durant toute une soirée. Pour ce qui était de l'accueil, il repasserait.
Le serveur prit son verre et se rendit jusqu'à une table encore vide. Peut être pas la mieux placée, mais il ferait avec. Une musique d'ambiance, traînante et langoureuse, surplombait les voix des clients, étouffant les conversations et les rires gras des hommes. Voici quelle était l'une des raisons pour laquelle Mukuro évitait ce genre d'établissements, entre autres : il n'y avait aucune finesse, aucun charme entre les spectateurs et les danseuses. Juste satisfaire le besoin bestial de sexe.
Soupirant, agacé par les blagues cochonnes des hommes assis un peu plus loin, le jeune homme vida son verre. Il était en train de se demander pourquoi il était là, quand les lumières s'éteignirent sans prévenir, avant de se rallumer progressivement, laissant voir une silhouette frêle et bien peu vêtue, accrochée à la barre de la scène. La musique se fit plus sensuelle, et les spectateurs se turent.
La jeune femme qui venait d'apparaître ne devait pas avoir plus de dix-huit ans. Elle n'était pas une de ces danseuses qui jouaient uniquement de leurs formes opulentes – cela se voyait au premier regard. Elle était très mince, toute en finesse et en longueur. Elle portait un bustier à dentelles noires, assorti à ses cheveux, oscillant entre le vert d'eau et le turquoise. Sa peau était claire et son teint uni, ni blanche, ni bronzée – un juste milieu qui lui donnait une couleur rose pâle adorable. Deux tatouages, petits triangles noirs dont le sommet pointait vers le bas, ornaient ses joues. Son regard était à la fois mystérieux, empli de défi, d'amusement et de quelque chose d'autre, indéfinissable, qui semblait être de l'indifférence – ou était-ce de la suffisance ? La couleur de ses yeux semblait changer à tout instant, sans parvenir à se décider entre le bleu, le vert et le gris acier. Toute son attitude inspirait une fierté associée à l'amusement certain que possèdent ces femmes mystérieuses dont on tombe amoureux sans même connaître le nom.
Ses cheveux étaient attachés en deux couettes enfantines au sommet de sa tête, deux petites mèches de cheveux aux couleurs étranges qui lui retombaient à peine jusqu'aux oreilles – en les détachant, ils ne devaient pas lui arriver au-delà des épaules. Sa bouche était étirée en une moue faussement boudeuse, qui parvenait mal à dissimuler un mince sourire de satisfaction. La jeune fille parcouru des yeux la petite assemblée qui le dévisageait avec attention, puis raffermit sa prise sur la barre, avant de commencer son numéro.
Note de fin : Désolée pour ce chapitre qui est un peu plus court que les autres… Je voulais absolument m'arrêter avant que Fran ne commence son strip-tease, allez savoir pourquoi. T.T
Pour me faire pardonner, je vous propose les images qui m'ont inspirée pour faire de Fran une jolie jeune fille à la place du beau jeune homme qu'il est déjà… /SBAAF/
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Voilà ! Pour voir les images, allez sur zerochan et copiez-collez les numéros à la suite de l'url du site, FF fait encore des siennes avec les liens... u_u'
Il y en a encore pas mal d'autres, mais je vous laisse faire la recherche par vous-même si ça vous intéresse… Ne sont-elles pas magnifiques ? Xanxus fait femme fatale, même en fille il a la classe ! x)
Réponses aux reviews de ce chapitre ! o/
ToxicObscurity : L'idée de Fran en version féminine est acceptée ? Je pensais pas que ça le serai, sincèrement ! xD Et Mukuro... Pauvre Mukuro... Ses souffrances ont à peine commencé, je le pleins. T_T *dis la fille qui le fait souffrir* Byakuran va réapparaître, après tout c'est un personnage assez important de cette fic', et puis je l'aime bien ! =^o^= Et pour mon frère... bah, pour le moment il est encore dans la période "je m'intéresse ni aux filles ni aux mecs", donc je garde espoir ! xD
ZoSan5 : Oui, Mukuro souffre... je suis cruelle ? Le pire c'est que je m'en rends pas compte quand j'écris ! T-T Moi aussi ça m'a beaucoup amusée de mettre Fran en fille, j'adore ce genre de changement, c'est génial ! J'ai d'ailleurs lu une fanfiction sur Reborn il y a pas mal de temps, qui transformait la Varia entière en filles, c'était vraiment drôle... Bon, j'arrête mon hors sujet, merci pour la review ! :D
