Me revoila pour la suite !
J'espère que ça vous plaira
« J'appuie la candidature de Nassuada comme nouvelle reine de l'Empire. »
Puis il sortit. Partant en courant il rejoignit Saphira qui l'attendait près de sa tente et une partie de l'énervement de la dragonne se transmettait par leur lien. En effet une foule d'humains curieux s'étaient amassées autour de la dragonne bleue. Souriant, Eragon allait lui conseiller de les chasser à l'aide des rugissements dont elle avait le secret quand une main se posa sur son épaule. Se tournant lentement il regarda Arya qui était légèrement moins grande que lui.
« Eragon. Dis moi ce que tu veux faire. Ne t'enferme pas maintenant, pas après les épreuves que tu as dû subir. Ne te ferme pas à moi. Tu sais que je compte sur notre amitié. »
« Arya, je sais que tu t'es ouverte à moi suite à ton emprisonnement, mais là il n'y a rien de comparable. Ce qui s'est passé, je ne pourrais même pas le confier au futur dragonnier. »
Il la regarda dans les yeux. Elle était toujours aussi belle, pourtant elle était fatiguée, mais ses yeux verts, ses cheveux d'un noir de jet et ses hautes pommettes. Oui elle était toujours aussi belle. Et le petit sourire qu'elle avait lui donnait envi de plaquer ses lèvres contre les siennes...
ERAGON ! un peu de tenue devant Arya !
Oups ça m'a échappé.
Cependant son sérieux revint à grands pas.
« Tu sais Arya, maintenant que la guerre est finie, nos chemins vont se séparer. Tu sais les sentiments que j'ai pour toi... et... rester à tes cotés me fait autant souffrir que de te savoir loin. Alors je te dis au revoir, mais sois sûre que nous nous reverrons. »
« Eragon, je... »
Mais il avait déjà sauté sur Saphira qui s'envola.
Eragon sourit. Si ce n'était pas le plus beau jour de sa vie surtout à cause d'Arya... il restait dans le top 10... Mais il ne faut pas bruler les étapes... mais plutôt reprendre là où il avait quitté...
Saphira volait haut dans le ciel, et Eragon, sur son dos, se rendit compte que c'était la première fois qu'ils étaient libres de voler, sans que personne ne puisse les menacer. Pas de Ra'Zac ou autre frère enchainé à de funestes serments. Non, plus rien. Ils formaient désormais le couple le plus puissant de l'Alagaesia.
Dis moi Saphira... Nous ne nous sommes jamais posés la question... Qu'allons nous faire maintenant ? Galbatorix n'est plus, et, avec l'aide des elfes, nous allons vite pouvoir remettre en place un système politique humain beaucoup plus stable et juste que celui de l'Empire de Galbatorix... Mais après? Allons nous passer notre vie à attendre le prochain dragonnier? Puis à le former?
Autant de perplexité que de peur... Eragon était vraiment... perdu.
Petit homme, ce que nous allons faire, c'est notre envie que le décidera. Nous sommes désormais libre. Tu ne sera bientôt plus le vassal de Nassuada, et nous ne devons plus rien aux elfes. Enfin tu es le frère de Orik, mais celui ci n'a aucun pouvoir sur toi, car il sait qu'un dragonnier ne lui obéira pas s'il le juge nécessaire. Les forces qui nous entourent sont puissantes, et toutes veulent nous influencer. Mais nous savons prendre nos propres décisions. Et nous les prendront dans notre liberté. En tous cas, petit homme, nous avons des vacances à prendre dans le désert d'Hadarac, tu te souviens?
Bien sûr Saphira ! Mais avant tu sais bien de quoi nous devons nous occuper...
En y repensant bien, Saphira avait été très optimiste en disant qu'il serait facile d'échapper à tous les serments qu'il avait prêté... Même trop optimiste. Il ne pût s'empêcher de sauter quelques années...
Eragon se trouvait alors dans les couloirs du palais menant à la salle du trône à Urû'Baen. La paix avait rétablit il y a plus de vingt ans et une nouvelle génération prometteuse venait au jour. Le commerce était stable et l'essor de l'art montrait bien que l'humanité remontait la pente après l'âge sombre de Galbatorix. Enfin Eragon, après que quelques serviteurs qui passaient par là se soient inclinés, pour le plus grand malaise du dragonnier, il arriva aux portes de la salle. Il fut immédiatement annoncé et les portes s'ouvrirent aussitôt qu'il arriva au seuil de celles ci. Alors, d'un pas assuré, il pénétra dans la vaste salle du trône.
Elle était grande, c'est vrai, mais le plus remarquable était le grand dôme de verre construit au dessus, rendant un air d'observatoire, mais surtout éclairant toute la pièce d'une vive lumière même les temps de grisailles. Un sort déviait les gouttes de pluies pour éviter le bruit assourdissant de l'eau rebondissant sur le verre.
Au milieu prônait un trône surélevé par quelques marches recouverte d'un tapis rouge aux motifs étranges. Derrière le trône se dressait une armoire, une table en chêne et trois chaises, ainsi qu'une porte de sortie imbriquée discrètement dans la salle.
Cependant Eragon connaissait déjà tout cela aussi il ne passa pas beaucoup de temps à détailler le décors et il regarda immédiatement Nassuada, reine du Nouvel Empire. Et il ne s'inclina pas, ce qui fit froncer les sourcils de la reine qui prit la parole.
« Eragon, comme tu le sais tu es mon vassal. Cependant nous ne te voyons presque jamais ici ! Il faudrait que tu passes plus de temps à Uru'Baen. Non laisse moi finir. Ton espérance de vie s'étant vers l'infinie, tandis que la mienne reste faible. J'ai touché le dernier oeuf et je ne fus pas appelée. Donc je sais que je mourrais d'ici quelques dizaines années. Aussi j'exige en tant que reine, et puisque je ne sais pas quand je te reverrais la prochaine fois, que tu me jure en ancien langage de te soumettre à l'autorité de mon successeur, que tu sois son vassal. »
Abasourdit, le dragonnier fit un pas en arrière. Mais il reprit vite contenance.
« Tu rigoles j'espère? Si je ne suis plus souvent à tes cotés, c'est parce que je considère que le lien qui me reliait à toi en tant que vassal n'est plus depuis la mort de Galbatorix. Alors jamais je ne jurerais, ni en ancien langage, ni dans n'importe quelle autre langue, fidélité à qui que ce soit. Je suis le dernier dragonnier et je n'obéis qu'à ma propre liberté ! »
« Eragon c'est nécessaire ! Tu sais comment Galbatorix a finit, je ne veux pas que cela survienne à nouveau, même pas après ma mort. Et pour cela il te faut obéir à une autorité. »
Ne l'écoutant même plus, Eragon tourna le dos à la reine de l'Alagaesia et s'apprêta à partir.
« Non Nassuada, je ne me soumettrait à personne. Et si Galbatorix a finit comme cela c'est à cause de certains événements qui ne peuvent survenir aujourd'hui. »
Il mît la main sur la poignée mais celle ci était bloquée. Il se retourna à la volé.
« Que signifie cela Nassuada ? De quel droit empêches tu un dragonnier d'agir selon sa volonté ? »
« Je fais cela pour le bien de tous, et de mon droit de suzeraine. Soumet toi Eragon ou nous te soumettrons de force. »
Eragon mît main à son coté, mais il avait laissé Brisingr sur la selle de Saphira... qu'il ne parvenait plus à contacter... C'était trop ! Elle dépassait complètement les bornes et il allait falloir la remettre à sa place, de force. Eragon s'avança, mais s'arrêta dès qu'il vit dix personnes sortir de derrière le trône, tous demi elfe. Il les connaissait car il avait suivit particulièrement leur naissance il y a vingt ans. Puis leur éducation avait été inculpée par les elfes. Ils étaient forts, très forts même.
« Nassuada, si tu n'arrêtes pas ça immédiatement, je transformerais cette salle en bain de sang, et j'hésite à t'inclure dans le massacre. Jolan, toi qui est l'ainé de vous dix, pourquoi fais tu cela ? Tu sais que tu y laisseras ta vie pour une cause qui te dépasse ? »
L'intéressé, les cheveux noirs et les yeux gris, le traits des elfes le rendant d'une beauté largement supérieur à celles des elfes, le regarda et s'avança, tirant son épée.
« Nassuada a raison, vous devez vous soumettre , vous êtes bien trop puissant pour qu'on vous laisse libre. Quant à savoir si je mourrais, vous es seul, sans épée, et votre dragonne est hors d'appel. Donc à dix contre un nous avons plus de chance que vous de gagner. »
« Très bien, puisqu'il en est ainsi, aujourd'hui sera la fin des dix semi-elfes. »
Alors Eragon érigea ses murailles défensives et d'un bond se retrouva à coté de Jolan pour lui envoyer une droite de toute sa force. Il l'esquiva au dernier moment, avec agilité. Les semi-elfes avaient moins de forces et étaient moins rapides qu'Eragon, mais ils avaient l'avantage d'être armée... et d'être dix...
Le dragonnier eu un rictus... la plupart des humains sont manipulables et stupides. Mais ces semi-elfes auraient du savoir qu'ils avaient pris la mauvaise voie.
Cinq d'entre eux sortirent l'épée du fourreaux pour encercler le dragonnier et cinq autres restèrent en retrait. Une fois que cela fut fait, les cinq à l'arrière attaquèrent mentalement le dragonnier qui s'y était préparé et qui ne flanchi même pas.
« Dites moi, j'espère que vous savez mieux vous débrouiller que ça ! Je vous rappelle que j'ai tué Galbatorix... A lui seul ses attaques mentales étaient dix fois plus impressionnantes que les vôtres. »
Alors il passa lui même à l'attaque, jetant un dort informulé dont personne ne verrait les effets... dans l'immédiat. Ensuite il commença à se battre, esquivant les coups d'épée, bondissant agilement en dehors du cercle, il frappa un des leurs trop lent dans le dos, lui balaya les jambes, et lui pris le bras armé pour lui prendre son épée et la mettre au niveau de sa nuque.
« Je peux le tuer d'un geste alors arrêtez votre folie, maintenant ! »
Jolan se tourna vers Nassuada et tous deux hochèrent de la tête, avant de se retourner vers Eragon.
« Nous sommes prêt à mourir pour notre cause juste ! »
« Très bien, dans ce cas... »
Il n'avait pas le choix, sa vie ou la leur. Alors il frappa, tuant instantanément le premier des dix qui l'avait menacé. Ne de souciant pas du corps il sauta au dessus, épée à la main et fut déstabilisé par une attaque puissante des cinq à l'arrière qui avaient réuni leur esprits pour attaquer avec plus de force. Profitant de son moment de faiblesse, les quatre épéistes le menacèrent et le poussèrent jusqu'au mur. Mais Eragon profita du mur et prit appuie dessus pour bondir derrière les quatre. Et il s'apprêta à les attaquer dans leur dos quand il entendit une lame fuser dans son dos. Il esquiva immédiatement, accroupi, un genou à terre et il enfonça son épée dans la jeune semi-elfe qui l'avait attaquée.
Il se releva à temps pour contrer l'attaque de Jolan, fit une feinte sur le coté, se décala pour éviter une deuxième lame, contra une troisième... et enfonça son épée dans le cœur du quatrième qui, en faisant un arc de cercle avec son épée pour atteindre son flan, lui avait laissé une magnifique ouverture.
Il contra mentalement les attaques répétées des quatre semi-elfes restants, mais ceux ci l'attaquaient avec tant de hargne que ses défenses vacillèrent un instant. La seule solution qui lui vint fut de les arrêter.
Il bondit loin de Jolan et de ses compagnons, et se mît à attaquer les quatre magiciens qui eurent juste le temps de sortir leurs épées. Feinte, parade, il en frappa un premier, puis attaqua mentalement le deuxième qui céda immédiatement, il envahit son esprit et le força à tuer le semi elfe à sa droite, juste avant que le dragonnier ne l'embroche lui même.
Il n'en restait plus que quatre en tout.
Il releva la tête. vers Nassuada.
« Ordonne leur d'arrêter ! Vous aviez perdu d'avance et je viens de vous le montrer ! »
« Eragon nous n'aurions pas tenté une telle attaque si nous n'étions pas sûr de nous. Jolan, sors le ! »
Eragon se tourna vers Jolan qui sorti de sa sacoche... un eldunarí. Eragon se tourna immédiatement vers Nassuada.
« Je t'ai confié leur existence, et la seule chose que tu trouves à faire, c'est divulguer l'information et de l'utiliser contre moi ? Mais cela est inutile, Galbatorix en avait des centaines. Et je l'ai battu quand même. »
« Mais Saphira n'est pas à tes cotés... »
« Voyons Nassuada, tu crois vraiment avoir le pouvoir de séparer un dragon de son dragonnier ? »
Saphira venait d'apparaître au dessus de la verrière, et quand elle vit ce qui s'y passait, elle poussa un tel rugissement que la verrière trembla. Puis, elle se laissa tomber dessus... ce qui explosa la vitre. Mais Eragon avait déjà protégé Nassuada et lui même d'un sort.
QUE SE PASSE T IL ICI ? DE QUEL DROIT ATTAQUE T ON MON DRAGONNIER ET DE QUEL DROIT BRANDISSENT ILS MON FRERE ?
Ils veulent nous soumettre Saphira.
Elle projeta son esprit dans les têtes de ses nouveaux ennemis et se déchaina en eux, leur provocant un mal de crâne si intense que tous s'écroulèrent, hurlant de douleur.
PERSONNE NE PEUT ATTAQUER ERAGON ET RESTER IMPUNI
Seul Jolan était resté debout, utilisant la puissance de l'Eldunarí rouge pour se défendre. Il lança un premier sort voulait immobiliser Eragon et Saphira, mais ceux ci avaient déjà joint leur esprit, et ils contrèrent le sort immédiatement. Alors Eragon s'avança vers Jolan, et, levant l'épée, il le décapita. Saphira, y voyant l'accord de son dragonnier, tua les trois semi-elfes restants.
Il ne restait plus que Nassuada qui se relevait difficilement après l'attaque de Saphira. Eragon l'observa, puis fit ce qu'il devait faire.
« Moi, dragonnier Eragon Tueur d'Ombre, et ma dragonne Saphira écailles brillantes, avons prononcé notre jugement. Pour avoir attenté à la vie d'un dragonnier, de sa dragonne, pour avoir diffusé les secrets des dragonniers, pour avoir voulu en asservir un, et pour avoir utilisé un eldunarí, nous vous condamnons à la perte de tous ses souvenirs, de tous les secrets qui vous ont été confié et de la perte de votre suzeraineté sur le dragonnier Eragon Tueur d'Ombre. »
« Tu n'as pas le droit Eragon ! »
« Comme tu n'avais pas le droit d'essayer de me soumettre a ta volonté. »
S'approchant d'elle, il pénétra son esprit et fouilla tous ses souvenirs, supprimant méthodiquement tous les secrets qu'Eragon lui avait confié. Il vit qu'elle n'avait parlé à personne d'autre des Eldunarís. Enfin il supprima de sa mémoire le combat.
Elle était endormie. Il reconstruit la verrière, enleva la poussière et fit disparaitre les corps et le sang. Puis, sans un regard en arrière, il quitta la salle avec l'Eldunarí.
Voilà comment il avait obtenu réellement sa liberté ! Cela avait eu un coût, non? Mais bon Nassuada n'est plus depuis longtemps, et puis il fallait revenir là où il en était resté...
Et plop on s'arrête ici
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