Voici le chapitre 2 de notre aventure :D, si vous avez lu jusqu'ici merci à vous ;).

N'hésitez pas à lâcher un commentaire ^.^, du moment que c'est constructif et bienveillant cela me fera plaisir et ça motive à continuer :).

Maintenant vous connaissez deux des envoyés ;) qui d'autres avez-vous en tête ?

Drago

Il paraissait irréel. Bon nombre de murs avaient été construits dans son monde – des briques, pierres, entassées et cimentées, empêchant peuples de s'unir ou protégeant pays de divers attaques – mais celui-ci était de dimensions gargantuesques, sa façade semblait disparaître dans le ciel (de bas nuages pesaient sur le sommet du Mur, sombres et menaçant). Mais outre son étonnement face à cette création humaine, Drago portait un intérêt plus particulier à ses membres. On lui avait bien dit que le Nord n'était pas le lieu le plus plaisant comme affectation, mais en acceptant cette mission (ou plutôt ce rachat pour ses erreurs passées) il n'était pas certain de sa destination finale et l'acceptait. Mais là, les conditions lui firent presque regretter sa décision, devant, tout de même, restaurer l'ancienne gloire des Malfoy. Le froid glacial et le vent frigorifiaient les parties de son corps qui n'étaient pas revêtues d'une belle couche de cuir et tissu. Le Nord et le Mur. L'Hiver et la Garde de la Nuit. Mais la seule chose qu'il le tourmentait en cet instant, c'était la crainte que ses doigts ne se détachent – ce qui l'empêcherait, à son retour, de faire usage de sa baguette. Pire déshonneur qui pourrait lui arriver. Quoique j'aurai pu être un cracmolle. Qui sait ce que père aurait fait de son fils unique… Drago soupira, ses jambes ankylosées rendaient la marche plus douloureuse et ses foutus habits le démangeaient horriblement. Ce contact qu'il devait rejoindre sur place avait intérêt d'avoir de bonnes pistes pour retrouver une de ses reliques.
Dès le moment, où le froid l'avait giflé avec méchanceté, il avait décrété qu'il ne resterait pas longtemps ici – il le refusait, tout son corps, tendu et gelé, semblait partager sa décision. Le Nord ne le sied point. Il pouvait encore se bercer d'illusions jusqu'à sa rencontre avec le vieillard, celui-ci n'allait probablement pas l'envoyer dans le Sud ; il était presque certain qu'une relique avait été caché dans ce monde cristallin à la blancheur virginale.

Drago en trembla d'autant plus – à son arrivée dans ce monde, l'Accueil avait farfouillé dans une dizaine de papier et – regardant Drago puis une fiche et une nouvelle fois Drago – quelqu'un avait lâché une plaisanterie au sujet d'un dénommé Targaryen. Un vieil homme, dont le visage était mangé par une barbe blanche et rousse, le prit de côté. Le temps de lui tendre des papiers et quelques informations sur le trajet à emprunter. D'une voix grave et d'un ton bourru, il s'adressa à lui :

« Je te donne quelques informations, petit, de quoi faire ton voyage en un morceau (un sourire gras se dessina dans ses poils drus). Après, je suppose que ton Seigneur, enfin Maître – il se tut – ton chef t'a bien expliqué la situation de notre beau petit monde. Parce que mon Ordre refuse que je t'en dise plus ! Donc, garde tout ce que tu as appris dans ta caboche de blondinet et tu pourras poser toutes les questions que tu veux à ceux que tu croises, mais gare à ta langue. Si tu es trop curieux, ce sera la prison ou la lame pour toi.

– Sympa, lâcha le Serpentard saisissant les papiers que le vieux lui tendait.
– Ce sera ton contact qui t'accueillera une fois arrivé, tu lui obéis et ça devrait bien se passer pour toi. Suis l'itinéraire de la carte, tu évites ainsi les zones dangereuses. »
L'homme tendit la main, Drago compris qu'il devait à présent quitter la salle et commencer la première étape du voyage, c'est-à-dire, quitter le Trident et chevaucher pour une bonne partie de sa route. Mais de sa voix de ténor, le moldu le stoppa net :
« Donne-moi ta baguette, Drago. Elle te sera rendue lors de ton retour. »

C'était l'horreur.

Et voilà que le Mur était de plus en plus près, donnant l'impression dans toute sa monstruosité de glisser doucement et lourdement dans la nature, tel un glacier dont la course est inarrêtable. Le Serpentard sentit l'angoisse lui serrer sa gorge déjà irrité – il éprouvait comme un rejet brutal et direct de ce monde. Comme s'il ne voulait que le recracher le plus vite possible. Un étranger vagabondant dans l'inconnu, un chemin invisible recouvert d'une lourde neige qui avalait ses pas. Le Mur approchait, et, avec lui, la Garde de Nuit, où il devait faire un arrêt.

Ce fut le chant des lames qui s'entrechoquent, le crépitement du bois qui s'embrase et l'odeur lourde des hommes et de l'Hiver qui l'accueillirent à son ultime approche. Tout aussi surprenant qu'était le spectacle qui se déroulait à présent devant lui, il semblait terne comparé à la représentation – toute en splendeur et force – qui s'était imprégné dans son esprit. Ridicule face aux récits que les hommes et femmes de l'organisation de la Mission lui avaient conté, à lui et aux autres. Il ne voyait qu'une maigre poignée d'hommes épouvantails.