Chapter 6

Coucou tout le monde, voici enfin le chapitre 6. Merci d'avoir attendu, de m'avoir encouragée et merci encore pour les reviews ! J'espère de tout cœur que vous aimerez ce chapitre. On a eu le temps de voir ce chapitre dans la foulé, avec le 4 et le 5, comme ça vous avez le temps d'attendre le 7 avec tout ça !( comment ça, pour me faire pardonner, je dois me dépêcher pour la suite ? !) Bonne lecture !

Le petit mot de Merikhemet :

Bonjour à tous (toutes ?) ! Ah, enfin le chapitre 6 tant attendu. Bon moi j'ai moins attendu que vous (aïe non on ne jette pas de légumes pourris)…

J'espère que ce chapitre vous plaira –moi j'ai adoré- et qu'il ne reste pas trop de fautes d'orthographe. On s'est démené avec Kaloon pour reprendre ses précédents chapitres le plus vite possible et pour pouvoir vous livrer celui-là. Désolée pour le retard (on avait des problèmes de compatibilité d'emploi du temps et de vacances) et pour les problèmes liés à la publications des nouveaux chapitres (j'ai mis du temps avant de comprendre la mise en page de FF).

Pour les éventuelles réclamations, si c'est des compliments vous pouvez me les envoyer. Mais toutes les réclamations sont à adresser à Kaloon… (Comment se réfugier derrière l'auteur hé hé).

Chapitre 6

Quatre passa la baie vitrée de l'immense balcon donnant sur le lac brillant sous les lumières lunaires et sur la forêt aux arbres majestueux. Une petite table était dressée. Trowa l'attendait et le regardait entrer. Il se leva, s'avança vers le petit blond, et lorsque Quatre voulut lui adresser quelques mots il déposa un doigt léger sur ses lèvres. Il se pencha doucement pour laisser sa bouche frôler celle de son vis à vis en une simple caresse. Quatre ne fit rien pour se soustraire à ce magnifique supplice. Le vampire lui prit la main et le fit asseoir, toujours dans ce silence seulement interrompu par le chant du vent dans les arbres et le bruit des animaux nocturnes. Une fois qu'ils furent servis, la conversation se mit d'elle même en place, et, comme effort bien visible aux yeux de Quatre, la couleur rouge du verre de Trowa n'était pas dû à l'habituel liquide. C'était même un excellent vin et pour le prouver, il l'avait goûté à même la surface du verre de son compagnon de soirée.

...

Au retour de cette soirée, malgré sa joie de voir tellement de bonheur dans ces yeux bleus, Duo n'était absolument pas concentré sur ce que disait Quatre. De tout de façon, celui-ci s'en fichait : il était perdu dans ses pensées, au souvenir de ce dîner magique.

Duo était vraiment fatigué et à bout de nerf. Il ferait tout pour son peuple, mais il avait besoin de changer cette monotonie uniforme et lassante, ou, connaissant son caractère explosif, il allait piquer une crise.

Le lendemain matin, Duo ne disait pas un mot, perdu dans ses idées sombres. Trowa dut se détacher quelques secondes des yeux de son futur calice pour lui adresser quelques mots :

- Hier il s'est passé quelque chose d'inhabituel, je crois ? Tu peux me dire ce que tu as ressenti à ce moment là, s'il te plait ?

- De quoi parles-t...

Duo se souvint effectivement de l'événement qu'il avait considéré somme insignifiant et qu'il n'avait pas préféré analyser, souhaitant se morfonde un peu plus. Mais si Trowa se penchait dessus, il y avait peut-être un espoir.

...

Flash back

Pendant que se déroulait encore et toujours ce défilé, désormais suivi par Duo avec une pointe d'anxiété mais avant tout avec un ennui profond, un asiatique, plutôt mignon selon les critères de Chef humain, avait réussi à lui laisser un léger baiser sur la peau du cou. Il avait sursauté et tous les autres vampires s'étaient retournés.

Le vampire aux yeux bridés lui avait dit :

- Tu ne m'es pas destiné, mais j'ai pu t'approcher plus que n'importe quel vampire pour l'instant. Je n'aurai pas pu te mordre, je l'ai senti. Ma famille est grande, peut-être ai-je un lien avec le vampire que tu cherches. Peut-être est-ce une coïncidence.

Lorsque le vampire avait ajouté que ce n'était pas une certitude, Duo avait replongé dans son mutisme et son agacement sans plus se pencher sur ce qui venait de se passer.

...

- Oui je l'ai trouvé mignon. Quand il m'a touché, j'ai ressenti un lien très faible. Mon sang a fait quelque chose de bizarre, je ne saurai pas le décrire.

- Je pense que je vais être obligé de faire mander sa famille.

Duo tiqua sur le terme " obligé " et la petite moue réprobatrice qu'avait affichée le visage de Trowa quelques instants auparavant.

- Pourquoi cela ne te plait pas ?

- Sa famille est puissante et cherche à prendre le pouvoir. Si le chef ou l'un de ses fils reconnus est celui dont tu deviendras le calice, il aura plus d'influence que moi et n'hésitera pas à tout tenter. Evidement, si je prends un calice, de surcroît l'ami du Chef des hommes, nous serions de nouveau à égalité.

Ces derniers mots avaient été prononcés pour Quatre, et les yeux de Trowa lui criaient l'évidence.

- Laisse du temps à Quatre en ne les invitant pas tout de suite.

Et Duo devrait encore attendre. Le petit mouvement de ses lèvres montrait qu'il le savait.

A l'étonnement de Duo et de Trowa, ce fut Quatre qui reprit la parole :

- Invite-les au plus tôt, Trowa. Duo est las de ces longues journées à voir du monde. Je saurai prendre mes responsabilités.

Quatre était sérieux, toute l'expression de son corps le démontrait. Il était tendu. C'était très dur de se faire à cette idée.

- Enfin j'essaierai.

Oh, oui, la petite lueur de peur était présente dans l'esprit de Quatre…

Duo ne put que murmurer un :

- Merci Quatre.

Vive Quatre ! Ca c'est un véritable ami.

...

Duo avait eu quelques jours de repos mérités en attendant l'arrivée de la famille proche et éloignée (aucun vampire ne devait être oublié !) de l'asiatique, Wufei – il avait appris son nom depuis et il avait fait connaissance avec ce charmant jeune homme, un brin susceptible...Il l'avait de suite apprécié et celui-ci s'était engagé à lui présenter toute sa famille.

De petits coups furent portés sur la porte de la chambre que les deux amis partageaient, dans le but certain de les réveiller. Ce fut Quatre qui se leva péniblement, Duo aimant traîner au lit. Il ouvrit donc la porte, une moue d'endormi trônant sur son visage, une de ses mains frottant son œil, le rendant adorable aux yeux de Trowa, ennemi de Morphé. Le vampire, devant un tel Quatre en boxer, ne lui laissa pas le temps de réaliser la situation : il était déjà dans les bras du Roi et ses lèvres embrassaient les siennes. Trowa se recula rapidement, tout de même, ne voulant pas mettre en colère le blond de quelques manières que ce soit.

Il lui dit alors doucement :

- Il faudrait que vous vous leviez. Ils arrivent dans quelques heures.

- Ah, d'accord…

Dans les brumes du sommeil Quatre n'avait pas réagi à ce geste, comme si c'était normal… Le Roi n'avait pas insisté de nouveau pour que les deux garçons dorment dans des chambres séparées, mais cela faisait plusieurs fois qu'il embrassait son futur calice sans que celui-ci ne dise quoi que ce soit, contrairement au premier jour.

Il referma la porte et secoua l'épaule de Duo.

...

Après une douche et un petit déjeuné, ils étaient dans la salle du trône. Quatre se trouvait à la droite du Roi, la place officielle du calice, bien qu'il ne le sache pas : Trowa ne voulait pas être Damné par un Quatre en colère, il montrait juste à tous qu'il lui appartenait. Duo était de l'autre côté du trône, en tant qu'invité. Tous les vampires que le Chef avait vus à son arrivé étaient rassemblés sur les côtés.

Les immenses portes s'ouvrirent pour faire entrer un jeune et séduisant vampire – selon les critères de Duo – au bras duquel se tenait difficilement une vieille vampire maigre et faible. Et derrière eux une bonne centaine de vampires suivait.

Les deux premiers menaient la marche et semblaient être les dirigeants. Tout en faisant attention au mouvement de celle qui était à côté, le jeune eut le temps de lancer un regard à son Roi. Ce dernier détourna quelques secondes les yeux pour les poser sur un vampire, non loin, qui se dépêcha d'exécuter l'ordre muet. Il apporta deux chaises puis repartit aussi vite qu'il était venu.

Les deux vampires s'assirent. Trowa se leva pour faire son discours :

- Moi, Roi des Vampires, ai invité la grande famille Wing et ses deux héritiers, présents aujourd'hui, Hélène des Wings, femme du célèbre et décédé professeur Jdes Wings, ainsi que leur fils Heero. Bienvenue à tous, je vous souhaite un heureux séjour en ma demeure.

Une fois le Roi rassit, Hélène déclara, plus par politesse qu'autre chose :

- Je vous remercie, mon Roi. J'ai grand espoir que tout soit à notre convenance et que nous ne vous dérangerons pas.

- Vous nous avez fait mander pour une raison bien particulière, je crois, mon Roi, dit, de sa voix grave, Heero.

- C'est exact. Si vous le voulez bien, nous en reparlerons une fois que vous vous serez installés confortablement et autour d'une table. Qu'on les conduise chacun à leurs appartements.

Une fois que les nouveaux venus furent sortis, Quatre et Duo purent remarquer le relâchement soudain de tension chez le vampire brun.

Quatre dit tout bas à celui-ci :

- Si tu veux, je suis très bon en massage relaxant. Demande à Duo. Par contre, je ne le ferai pas en public, donc il faudrait trouver un endroit tranquille… Enfin si tu as du temps.

Les yeux de Trowa s'étaient illuminés :

- J'aurai toujours du temps pour toi, Quatre.

Duo n'avait pas dit un traître mot et cela étonna les deux autres, qui le tenaient pour un bavard invétéré.

Les vampires sortaient eux aussi tranquillement, ils purent donc demander à Duo sans se faire remarquer outre mesure :

- Duo, ça va ?

Ah, ce petit Quatre, toujours à s'inquiéter !

- Oui, oui, ça va, t'inquiète.

Trowa fit un sourire en coin :

- Tu l'as senti, n'est-ce pas ?

- Hein ? répondit très intelligemment le chef des Hommes.

- Tu as senti ce lien de sang, cette attraction.

- Oui, c'était un peu comme si je voulais m'offrir à lui, comme si tout ce qu'il ferait de moi ne pouvait être que bien, comme si…

- Attends ! Tu veux dire que ton « maître » est Heero en personne ?

- Le vampire qui s'est assis, oui. Il m'a regardé et…

Trowa avait une mine soucieuse qui s'effaça lorsque Quatre posa sa main sur son bras, en un geste de sollicitude. Le Roi se souvint alors des paroles du blond et jeta un :

- Je t'emprunte Quatre. A plus.

Il avait déjà attiré contre lui un Quatre très étonné et il marchait rapidement vers la sortie. Sa chambre était un coin tranquille, n'est-ce pas ?