Pour le plaisir de mes gentes lectrices et Lilou (Merci pour ta review) voilà la suite. Bonne lecture !
Chapitre 5
Le blond fronça les sourcils et lâcha brusquement sa valise. Celle-ci s'ouvrit sous le choc et les papiers s'étalèrent remplissant ce vide d'un peu de couleur. Le cœur de Draco rata un battement alors qu'il ne put pratiquement plus bouger. Des larmes remplirent ses yeux sans déborder et son regard se jeta brusquement sur l'escalier.
Pris d'une soudaine frénésie, il courut jusqu'à lui et monta toutes les marches. Arrivé en haut il ouvrit presque en l'arrachant la porte de leur chambre et découvrit le même désert du salon. Il y entra doucement en remarquant qu'il était un peu atténué par le fait que ses affaires étaient toujours là. Mais juste les siennes…
Enfin, son calvaire s'accentua quand il pénétra avec la même brutalité la chambre de Gabriel. Cette fois-ci encore, il n'y avait plus rien d'autre que les meubles. Tout avait disparu, même le berceau.
Il ne put se retenir et il baissa la tête, sa main recouvrant sa bouche. Il sentit qu'il allait encore vomir mais n'ayant rien dans l'estomac cela ne sortit pas. Cette douleur-là n'avait rien à voir avec hier, son cœur le mordait comme un serpent ne lâche pas sa victime. Un sanglot le prit puis un autre, ses larmes coulaient sur ses joues alors qu'il tombait à terre.
Harry l'avait quitté et il n'en s'en remettait pas.
Il tapa rageusement son poing sur le sol à s'en casser la main mais la douleur n'effaçait rien de celle de son cœur. Il hurlant des « non » expressifs comme si d'un coup, Harry allait revenir avec toutes ses affaires et Gabriel dans ses bras. Le blond resta là des heures à genoux à terre, la tête posée sur le sol.
Il finit par se relever, son regard vide de sens et son visage fou… Il descendit à la cuisine encore pleine de nourriture seulement. Il ouvrit le placard et attrapa la bouteille d'alcool. Il finit par s'asseoir sur le canapé du salon et noya son chagrin…
Draco ne pensait qu'à une seule chose… La mort… Mais son esprit bien trop combattif et trop amoureux l'en interdit. Il se dit qu'il devait retrouver Harry et le convaincre de revenir ! Mais pas maintenant… Maintenant, il avait la sensation que sa maison était un bateau et que l'eau de ses yeux était la mer.
Sans rien dans l'estomac, il s'était rapidement soulé. Il jeta la bouteille vide contre le mur de rage, et celle-ci se brisa de milles morceaux. Un morceau rebondit et lui coupa le visage mais il s'en fichait.
Il tangua jusqu'à la cuisine où il en prit une autre, bien décidé à faire un coma éthylique… Sauf qu'elle ne fut jamais ouverte… Draco s'effondra à même le sol et s'endormit brusquement.
Le lendemain, Draco se réveilla avec le pire mal de tête que jamais il n'eut auparavant. Il se massa la tempe et se releva lentement en sentant que la terre bougeait un peu trop vite. Doucement, doucement, il se releva en position assise et essaya de remettre de l'ordre dans ses pensées.
Harry était parti…
C'est tout ce qu'il arrivait à se dire, et alors que ses larmes revenaient encore. Il fronça les sourcils. Harry ne pouvait pas être parti. Harry ne pouvait pas, il lui avait juré ! Il lui avait dit qu'il avait confiance et qu'il serait patient. Malgré la tête qu'il tirait, il ne pouvait pas. Draco lui avait dit que sans lui, il serait détruit !
Son mari n'aurait pas pu lui faire ça ! Surtout que si ça avait vraiment été le cas, il l'aurait attendu et l'aurait dit en face. Parce qu'Harry était comme ça. Pas comme toutes ses lopettes qui se cachaient derrière un téléphone. Il avait des couilles et il s'en foutait des représailles ! Non, son mari n'était pas parti, cela ne pouvait être vrai.
Son cœur brisé se réconforta petit à petit et un semblant de nouvelle force le prit.
Il se leva du sol et se rendit tant bien que mal dans la salle de bain où il prit une douche saine. C'est le cœur lourd qu'il s'habilla en ne voyant pas les affaires de son mari. Il passa aussi devant la chambre de Gabriel et il jura carcela lui fit deux fois plus mal. Puis il se reprit en se disant que jamais Harry n'aurait la cruauté de lui enlever son fils. Il savait combien il en était amoureux.
Draco arpenta la maison si vide de sens pour lui, se prépara à manger. Bien qu'il eut l'estomac noué, il savait qu'il devait manger sinon, il risquait de tomber dans les pommes et se serait juste une perte de temps pour retrouver Harry. Parce que ce fut les intentions de Draco à la seconde même où ses pensées méchantes avaient repris le dessus sur son cœur fragilisé.
Si Harry l'avait vraiment quitté, il lui cracherait à la gueule avant de l'embrasser comme un fou, puis le kidnapperait et le séquestrerait pendant des jours et des jours. Draco ne crut pas un seul instant qu'Harry est fait ça pour s'amuser seulement. Ou pour se venger de l'attente et la négligence qu'avait faites preuve Draco pour lui. C'était trop cruel et tellement pas lui. A la rigueur, si le blond avait été à sa place, lui, aurait peut-être fait ça… Mais pas Harry.
Le blond finit de manger en se remémorant toutes les fois où il avait été cruel avec lui. Pourquoi le brun continuait-il à l'aimer de toute façon ? Pourquoi alors qu'il le faisait tant souffrir… « Parce que je t'aime comme un dingue », lui dirait-il sûrement.
Il soupira. Il voulait revoir son amant et son fils. En plus Harry était enceint ! Ça lui fit trois fois plus mal ! Le blond alla s'installer sur le canapé et ramena ses jambes sur lui. Il les entoura et posa sa tête dans le creux. Ainsi enchevêtré, il réfléchit lentement à sa situation. Draco était sûr maintenant qu'Harry, enceint et amoureux de lui jusqu'à la racine de ses cheveux en pagaille, ne pouvait être parti.
Ses yeux tombèrent alors sur le petit tas de feuilles à terre et il se redressa brusquement. Maintenant qu'il y pensait, Marie Drugan était morte parce qu'elle l'avait trahi en lui disant tout. Draco comprit avec horreur que si Nelli Drugan savait pour ça, c'est qu'il avait peut-être découvert qui il était !
Le blond se jeta à terre sur les feuilles et se mit à chercher frénétiquement une en particulier. C'était un de ses rapports qu'il avait érigé suite à la découverte du dernier crime commis par l'assassin. C'est en tremblant qu'il la trouvant et ses yeux s'arrêtèrent sur ses propres mots alors que les souvenirs remontaient :
- « Deux maisons similaires, dont une avait été vidé soigneusement en ne laissant que les affaires du mari. Ses amis jurent que la résidence vide était leur seule et unique maison. On peut donc supposer que nous ayons à faire à un nouveau procédé du Voleur de vie. Plutôt que de tuer le mari, il déplacerait les victimes dans un nouvel endroit et s'amuserait de regarder l'homme dépérir suite à l'annonce du divorce de sa femme. »
Le blond se stoppa de lire. Il n'avait pas besoin d'en savoir plus. Un rictus sans sentiments aucuns se glissa sur ses lèvres. Il savait maintenant ce qu'il s'était passé et un rire gloussa au fond de sa gorge.
Le Voleur de vie venait de commettre le faux pas qu'il attendait impatiemment. Et le pire, c'est qu'il n'y aura ni procès ni rapport. Il mourra pour avoir osé toucher un cheveu d'Harry et de son fils…
Draco passa la matinée à faire les cent pas dans sa maison. Par où devait-il commencer ? Il se remémora toutes les enquêtes qu'il avait eues. Cependant aucune ne lui faisait notion d'un repère secret, ou d'une même maison qu'il utiliserait. Il finit par se dire que si sa vie avait été volée, Harry devait simplement vivre ailleurs sans chaînes aucunes.
Il devait sûrement sortir Gabriel comme chaque après-midi, l'emmenait au parc ou au restaurant. Nelli, quant à lui, devrait se présenter au Ministère. Le blond ne savait pas lequel des deux il devrait aller voir en premier. Il finit par choisir son cœur et retrouver Harry était la première des choses à faire.
Il enfila alors son manteau et sortit rapidement de chez lui. Il arriva devant le fast-food préféré d'Harry et Gabriel mais soupira en ne les voyant pas. Il fit demi-tour et transplana jusqu'au parc où le brun retrouvait parfois Ron et regardait son fils jouait dans le sable. Mais encore une fois, il n'eut personne.
Draco passa l'après-midi comme cela. Il retourna voir l'ancien travail d'Harry mais personne n'avait vu celui-ci depuis bien longtemps et surtout pas ces deux derniers jours ! Le blond désespéré alla jusqu'à refaire à pied le chemin moldu qu'Harry prenait quand il courrait. En vain bien sûr.
Au bout d'un moment, il se rendit vite compte qu'il n'y arriverait pas tout seul. Il avait besoin d'aide. Malheureusement, il avait bien compris qu'il ne pourrait pas compter sur les Aurors. Il transplana devant la maison de son meilleur ami et de son mari et toqua rapidement. On vint l'ouvrir mais il fut étrangement reçut pas Ron.
- Oui ? Demanda le roux en fronçant les sourcils.
Il regarda à droite et à gauche comme s'il cherchait quelque chose puis revint sur le blond qui n'avait vraiment pas le temps de plaisanter.
- Ron, il faut que tu m'aides, il m'arrive un truc à peine croyable, Harry…
- Je suis désolé mais… qui êtes-vous ? Le coupa net, le jeune homme.
Draco fronça les sourcils en trouvant la plaisanterie de mauvais goût. Il contint avec force sa colère qui lui aurait fait sortir de ses gonds. Déjà qu'il n'appréciait pas beaucoup le roux alors si celui-ci le prenait pour un con, il allait encore moins l'aimer. Cependant, il perdit un peu de sa colère en remarquant le regard perdu de Ron. Celui-ci avait l'air on ne peut plus sérieux.
- Comment ça qui je suis ? Tu blagues j'espère !?
- Je suis désolé, monsieur mais je ne… vous connais pas du tout. Et pourtant, je n'oublie jamais un visage de ma vie, ma fonction d'Auror m'a formé pour.
- Ron, je vais te tuer si tu continues tes conneries !
Le visage de son ami se ferma hermétiquement et Draco maudit son caractère trop spontané. Il était complètement désespéré et pourtant il traitait méchamment la seule bouée qu'il avait. Il se massa la tempe, n'aimant pas trop parler sur le palier d'une porte. Il aurait préféré rentrer au chaud, il commençait à avoir froid et cela l'agaça encore plus.
- Blaise est-il là ? Rajouta-t-il rapidement en voyant la porte se refermer de plus en plus.
- Oui… Mais d'où connaissez-vous mon mari ?
- Putain, Ron je te connais depuis que tu bouffes des Chocogrenouilles. C'est moi ! Draco Malfoy ! La fouine, la personne que tu détestais tellement que tu voulais tuer tous les jours.
Le roux écarquilla les yeux sans rien dire puis tourna la tête en hurlant :
- Blaise ! Viens voir, s'il te plaît… J'ai un… petit problème !
Quelques secondes plus tard Blaise arriva et, posant, une main sur la taille de son amant, il sourit joyeusement.
- Oui ? On peut faire quelque chose pour vous ?
Draco se décomposa littéralement. Il ouvrit grand la bouche et fit le poisson pendant un long moment.
- C'est pas possible, c'est un cauchemar ! Chuchota-t-il.
- Vous allez bien ? S'inquiéta Ron en se penchant un peu.
- Non ! Non, je ne vais pas bien, je viens de perdre mon mari et mes deux meilleurs amis ne me reconnaissent plus !
- Euh…
- Ecoutez moi bande de trouffions. C'est moi ! Draco Malfoy ! Blaise, on faisait des pâtés de sable à la plage quand on était gosse. E-e-et Ron, je t'ai martyrisé pendant six ans avant de promettre à Harry de ne plus rien te faire ! Mais qu'est-ce qu'il vous arrive bon sang !
Le regard incrédule des deux autres énerva un peu plus Draco. Il allait les frapper comme si cela les aidera à retrouver toute leur lucidité. Alors Blaise voyant que la conversation allait déraper poussa Ron vers le fond et murmura sagement :
- Je suis désolé pour votre mari mais nous ne sommes pour rien dans cette histoire alors nous vous demanderont de bien vouloir partir ! Ne nous obligez pas à appeler la police ! Bonne journée.
Et il lui claqua la porte au nez, sans plus ni moins. Draco crut qu'il allait devenir fou. Pas spécialement fan des esclandres, il s'éclipsa doucement de l'allée de la maison de ses ex meilleurs amis et soupira de malheur en marchant sans but dans la rue. Il était persuadé que les deux devaient le regarder par la fenêtre en se posant toutes sortes de questions.
Il pouvait les entendre de là leurs questions.
Draco ne savait plus quoi penser. Comment Drugan avait-il put faire ça ! C'était sûrement lui avec un beau lavage de cervelle. Une potion ou autre… En matière de potion il ne connaissait qu'une personne pouvant l'aider pour ça. Il devait aller voir Severus.
- Je te promets ils ne me reconnaissent plus ! S'exclama le blond, assis sur le fauteuil du chaleureux salon des Rogue.
- Tonton Draco, tu joues avec moi ? Scanda le petit Lam une énième fois en pleurant un peu.
Mais le blond n'avait pas la tête à ça. Il était arrivé ici tout essoufflé. Il avait fait aussi vite qu'il pouvait et Severus l'avait accueilli avec surprise. Neville était allé faire du thé et du café et ils avaient tous les deux écouté ses plaintes avec patience et incrédulité.
- Mais comment ça, ils ne te reconnaissent plus ? Fronça Severus en laissant Neville le servir. Merci, mon amour.
- Severus, ils m'ont regardé comme si j'étais un fou tout droit sorti de l'asile ! Même mon nom ne les a pas choqués ! Ils semblaient totalement ignorants de ma personne entière ! Comment ? Comment Drugan a pu faire cela ! Qu'a-t-il fait d'Harry ? Je vais devenir dingue !
- Je crois que la seule question que tu dois te poser c'est pourquoi a-t-il fait ça ? Dans quel but ? Et pourquoi te laisser en vie alors que tu pourrais compromettre tout son plan ?
- Pour me punir voyons ! Je travaillais comme seul enquêteur sur son dossier, pourquoi crois-tu qu'il ait fait ça ? Il va me faire trinquer jusqu'à ce que je n'en puisse plus puis tuer Harry et Gabriel pour me voir mourir de chagrin. Ou alors il attend que je devienne complètement fou… Il faut que je le retrouve, ce salopard !
- Tonton, joue avec moi ! Hurla Lam en tirant sur sa veste.
Le blond se tourna vers lui et son regard s'adoucit immédiatement. Il le prit dans ses bras et l'embrassa doucement.
- Tonton a des problèmes, petit ange ! Je suis désolé mais pas aujourd'hui. D'accord ?
Le petit hocha la tête en boudant un peu et quand il le reposa à terre il alla prendre la jambe de Neville dans ses bras en pleurant un peu plus.
- Tonton, il veut pas jouer avec moi…
- C'est bien tout toi ça, ironisa Severus à Neville qui lui jeta un regard noir en prenant son fils dans ses bras. Pourri gâté jusqu'à la moelle.
- Je ne voudrais pas gâcher votre petit épanchement sentimental, coupa Draco en voyant que la discussion dérapait sur autre chose que lui, mais vous allez m'aider ou non ?
- Que veux-tu qu'on fasse Draco ? Il est hors de question que nous retournions en Angleterre et encore moins à Londres !
Le blond savait tout ça mais il aurait tellement voulu qu'il le conseil et lui dise quoi faire. Harry était introuvable, ses amis le lâchaient tous un part un et il sentait le moment où il allait craquer et tout détruire.
- Tu as appelé Hermione et Pansy ? Elles sont toutes les deux aussi calées que nous en potion et sortilèges. Et plus apte à te donner un coup de main. Enfin… plus proche !
- Ah mais oui ! Suis-je bête, j'aurais dû y penser de suite.
Il se leva brusquement et sortit de la pièce pour entrer dans le balcon ou les bourrasques de vents ramenaient tout le sable sur les lames de parquet. Il sortit son téléphone et composa le numéro de la maison des filles. Elles étaient sa dernière bouée… Il eut le cœur battant en attendant Pansy répondre gaiement :
- Salut, salut ! Comment ça va beau blond ?
Draco expira méchamment alors que quelques gouttes de sueur venaient perler son front. Pansy entendit cela et s'inquiéta :
- Draco ? Est-ce que ça va ?
- Tu n'imagines pas ! Je suis chez Severus et Neville. Il faut que je vous parle, est-ce que je peux passer demain.
- Oui bien sûr, tu es toujours le bienvenu, chéri ! On te racontera une bonne petite anecdote sur Hermione. Elle est bête cette femme, mais bon je l'aime comme ça. Tu viens vers quelle heure ?
- Onze heures, le temps de prendre le bateau. Je transplane dès que j'arrive à Londres ! Merci Pansy, tu n'imagines pas combien tu me sauves. Oh au faîte… Evite de laisser rentrer chez toi des inconnus d'accord !? Il se passe quelque chose de dangereux en ce moment, je t'expliquerais tout demain.
- D'accord, fit la jeune femme un peu surprise. A demain, Draco.
- Salut !
Il raccrocha vivement alors qu'un sourire s'afficha sur ses lèvres. Enfin une bonne nouvelle ! Drugan n'était pas si perfectionniste que ça apparemment ! Il avait trop d'amis pour qu'il puisse tous les contrôler. Le blond retourna à l'intérieur et demanda :
- Je peux rester ici pour la nuit ?
- Bien sûr, s'enquit prestement Neville. Ça fait longtemps que nous n'avons pas eu d'hôte. Viens Lam, on va préparer la chambre pour Tonton Draco !
Draco sourit en les regardant partir et se rassit sur le canapé. Il était un peu soulagé d'avoir entendu quelqu'un de plus se souvenir de lui. Severus le vit et sourit :
- Ça a été ? Quelles sont les nouvelles ?
- J'existe encore à leurs yeux. Je leur ai donné rendez-vous à demain matin pour que nous discutions. Il faut qu'elle m'aide parce que seul, je deviens dingue. C'est vrai de quel droit il ose prendre mes bébés ? Je vais me salir les mains, Severus. Je sens qu'encore une fois, je vais devoir me salir les mains…
- Calme-toi Draco.
- Non ! Ce mec… Il ne sait pas du tout à quoi il s'attaque ! Il va mourir, je le jure…
Draco dormit très mal cette nuit là. Il avait un pressentiment assez bizarre qui l'empêchait de rationaliser tout ce qu'il se passait. Il n'avait qu'une chose en tête retrouver son mari et son enfant et tuer ce maudit criminel. Mais la question de Severus lui revint en tête soudainement : Pourquoi le Voleur de vie avait pris le risque de le laisser en vie alors qu'il était Auror et qu'il savait tout de lui ? C'est vrai qu'il pouvait se permettre de faire « mumuse » avec ces victimes parce qu'elles n'étaient pas au courant de sa présence à part peut-être les plus logiques d'entre eux.
Soit, il était doué d'une force et d'une puissance plus grande que la sienne, soit il était juste trop confiant et croyait que Draco allait se morfondre en attendant sagement que la mort vienne à lui. Au début c'est vrai qu'il pensait à ça. Mais il était trop combatif pour cela. Après tout ce qu'il avait vécu entre la guerre et les disputes avec Harry. Il ne pouvait se résoudre à le lui laisser.
Harry était à lui, et à personne d'autre…
Quand Draco se réveilla, il n'était pas plus avancé que la veille. Comment il réussissait tout ça ? Pourquoi lui ? Marie Drugan avait dit qu'il avait choisi sa dernière vie, celle qui le rendrait « heureux » alors pourquoi prendre un tel risque plutôt que de s'attaquer à cette vie-là ? Draco ne savait pas mais il y avait bien une chose dont il était sûr, c'est qu'après cela, Nelli Drugan ne serait plus !
Il s'habilla et sortit de la maison encore éteinte. Il ne souhaita pas réveiller les autres. Il fallait qu'il retrouve le plus rapidement les deux jeunes femmes. Draco transplana jusqu'au port et s'empressa de monter dans le premier bateau qui s'offrait à lui. Plus le trajet durait et plus le blond stressait comme si son mauvais pressentiment de la veille le prévenait d'un mauvais tour.
Quand il arriva à Londres, il était pratiquement onze heures et il transplana jusqu'à chez les Parkinson. Il toqua rapidement à la porte et ses mains se joignirent pour se triturer. Il n'avait plus confiance du tout et il commença à transpirer. Finalement, Pansy arriva et ouvrit la porte en tonitruant bien fort avec son habituel non discrétion.
- Toujours à l'heure toi dis…
Elle se stoppa net en voyant Draco qui souriait en pensant qu'elle l'avait reconnu.
- … donc. Excusez-moi ! Je vous ai pris pour quelqu'un d'autre.
Le blond tomba des nus. Son sang ne fit qu'un tour alors qu'il sentait des larmes de rages envahirent ses yeux. Non ! Mais pourquoi ?
- C'est moi, Pansy ! Draco !
- Euh… Je suis désolée, je ne connais personne de ce nom là !
- Mais non ! Je veux dire… je t'ai appelé hier !
- Hier ? Vous êtes sûrs ? Je n'ai reçu que des appelles de mes beaux-parents… Et de Nelli…
A suivre...
Des avis sur ce petit retournement de situation?
A bientôt
Personne ne l'a jamais connue.
