NDA : cette semaine, le chapitre est court, mais c'est parce que le chapitre suivant sera plus long, donc desolée si c'est assez court. Mais c'est surtout un chapitre de transition ;il ne s'y passe pas grand chose!
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Chapitre 5 : Punitions.
Duo referma la porte une fois qu'il fut rentré chez lui et s'y appuya, car ses jambes ne semblaient plus pouvoir le porter. Il avait envie de pleurer. D'ailleurs, ses larmes essayaient de se frayer un chemin en dehors de ses yeux, et il les retenait avec grande peine. Heero allait lui en vouloir de ne lui avoir rien dit, et plus jamais il ne voudrait lui parler. Ce qui lui faisait le plus mal c'était qu'au final Réléna aurait gagné, Heero ne voudrait plus jamais l'approcher. Sans que Duo ne s'en rende compte, une larme avait coulé le long de sa joue. C'est ce moment que son père choisit pour arriver dans l'entrée et savoir pourquoi il était aussi en retard.
« T'es en retard, où es-tu allé traîner encore ! », cria-t-il en entrant dans le hall. Puis il remarqua l'état des vêtements qu'il portait. « Qu'est-ce t'as fait ? Est-ce que quelqu'un t'a vu comme ça ? »
Duo était terrifié à l'idée que son père apprenne ce qui venait de se passer. Si jamais il savait pour Heero, Duo allait le payer cher. Il ne fallait pas que son père sache que Heero était au courant pour son secret.
« Alors est-ce qu'on t'a vu comme ça ? », répéta son père sur un ton plus dangereux, il ressemblait à un fou dans sa colère. Et Duo en tremblait d'autant plus.
Duo ne mentait pas, sauf quand il n'avait pas le choix, mais il savait que son père le verrait s'il mentait et que ce serait pire. Donc il lui dit la vérité : l'agression, le sauvetage et le fait qu'on l'ait raccompagné jusqu'à la maison. Duo pensait que son père comprendrait que ce n'était pas de sa faute, qu'il n'avait pas prévu de se faire agresser, qu'il n'avait rien pu faire. Mais son père entra dans une rage folle, laissant sa colère le diriger. Sa folie ressortait encore plus dans son excès de rage.
« Tout ça c'est de ta faute. Tu n'es même pas capable d'être Sara. Tu n'es qu'un bon à rien. Tu les as tuées et tu ne peux même pas en remplacer une. Tu vas me le payer. Personne ne devait savoir, mais maintenant tout le monde va savoir que j'ai un bon à rien comme fils », criait le père de Duo. Son visage était déformé par la rage.
Il s'approcha de son fils et commença à le taper. Il le frappait partout : le visage, qui n'était pas celui de sa fille, le dos pour le faire plier, les jambes et les bras, qui malgré tous les efforts de Duo n'étaient pas les jambes et bras de Sara. Il le tapait pour le punir d'être encore là, vivant. Duo était recroquevillé sur lui et pleurait tellement la douleur était grande. Il sentait que sa douleur physique résonnait avec celle de son cœur, qui saignait depuis la mort de sa mère et de sa sœur.
La dernière fois que son père l'avait frappé comme ça, c'était quand Quatre l'avait vu sortir de sa douche : il avait huit ans. Depuis il le tapait que quand il se souvenait de sa femme et sa fille, mais jamais de cette façon. Jamais aussi fort, avec autant de rage.
Après un long moment douloureux les coups s'arrêtèrent enfin, laissant Duo allongé en position fœtale dans l'entrée de leur maison. Duo avait presque cru que son père ne s'arrêterait pas avant de l'avoir tué. Il prit un instant pour reprendre son souffle et se releva avec difficulté pour aller s'enfermer dans le sanctuaire de sa chambre. Son père était reparti dans le salon comme si de rien n'était, le laissant se débrouiller avec ses blessures.
Duo fit un arrêt dans la salle de bain pour voir dans quel état son père l'avait mis. La lumière de la salle de bain lui piqua ses yeux encore rougis de larmes. Il se plaça devant le miroir et leva les yeux pour se voir. Son visage était un vrai champ de bataille : sa lèvre inférieure ouverte, et une ecchymose se formait déjà autour de son œil gauche. Heureusement son nez n'avait subi aucun dommage, sinon son visage n'aurait plus jamais pu passer pour celui d'une fille. Il sortit de la salle de bain pour échapper à son reflet, qui lui montrait trop de choses.
Il entra dans sa chambre dont il ferma la porte pour ne pas que son père puisse y entrer pendant la nuit. Quand il se déshabilla pour aller se coucher, il remarqua l'étendu des dégâts sur son corps. Son père n'y était pas allé de main morte ;en effet, il avait des bleus partout sur son torse et ses jambes. Ses bras n'avaient pas trop souffert, mêmes'il y avait plusieurs bleus dessus, il ne pensait pas avoir quelque chose de cassé, sauf peut-être une côte ou deux qui lui faisaient plus mal que le reste. Il lui faudrait sûrement plusieurs jours avant de pouvoir remettre des jupes, heureusement l'automne était assez frais pour qu'il ne porte plus que des pantalons. Pareil pour les pulls à manches longues. Mais il ne savait pas comment expliquer les bleus sur son visage, il pourrait toujours dire qu'il avait été agressé, ce qui n'était pas un mensonge en soit, mais Heero se douterait que quelque chose n'allait pas. Quand il l'avait raccompagné, il n'était pas blessé. Mais en même temps Heero ne lui parlerait sûrement plus alors il le laisserait peut-être dire ce qu'il veut.
Il se laissa tomber en douceur sur son lit, mais son corps le rappela à l'ordre très vite. La douleur de son corps n'était pourtant rien en comparaison à la douleur qui rongeait son cœur. Son père l'avait puni car son secret avait été découvert et aussi pour la mort de sa mère et de sa sœur. Mais Duo sentait qu'il avait aussi été puni pour avoir menti à la personne qu'il aimait. Maintenant il ne pourrait plus voir Heero. Il enfouit son visage dans ses oreillers, le visage ruisselant de larmes en pensant à Heero et combien il devait lui en vouloir. Il se demandait si Wufei et Trowa lui en voudraient aussi. Il ne voulait plus aller à l'école, il ne pouvait pas leur faire face. Quatre ne lui en voudrait pas mais il ne pourrait pas rester avec Duo si Trowa ne voulait pas qu'il lui parle. Il ne voulait pas les voir se séparer à cause de lui, il ne pourrait pas se le pardonner. Epuisé par toutes les émotions de la soirée, Duo s'endormit des larmes coulant encore sur ses joues. Son sommeil était hanté par les fantômes de sa mère et de sa sœur, il les voyait lui dire que tout ce qui lui arrivait était de sa faute qu'il le méritait. Il voyait aussi Heero qui lui disait de ne plus jamais lui parler et le regardait partir avec Trowa, Wufei et Quatre, qui se retourna pour lui faire un pauvre sourire avant de les suivre. Il restait seul dans les ténèbres où le seul son qui lui parvenait était la voix de son père qui lui répétait que s'il n'était pas capable d'être Sara alors il n'avait plus aucune raison de vivre. Et Duo l'écoutait en essayant de se dire que son père avait tort mais au final peut-être pas.
Pas très loin de la maison des Maxwell, chez Réléna, un jeune homme assez amoché fit son entrée la tête basse. Il savait que Réléna ne serait pas contente de son échec.
« Alors, est-ce que cette garce de Sara en a eu pour son compte ?», demanda la princesse, sans se détourner de sa coiffeuse devant laquelle elle était assise, s'occupant de ses cheveux. Elle le dévisagea en utilisant le reflet du miroir.
« En fait je n'ai pas pu lui en donner pour son compte, car quelqu'un est arrivé par derrière et m'a assommé alors que j'y était presque... », souffla l'homme en espérant qu'elle lui laisse une seconde chance avant de lui faire payer son erreur.
« Comment ça ? Donc elle est toujours avec Heero ?C'est inadmissible !Je te paye pour que tu les sépares et tu te fais assommer par le premier venu, avant même que tu aies pu lui faire regretter de m'avoir pris Heero ! », s'écria Réléna en se retournant enfin de son miroir.
Elle était outrée que tous ses vœux ne se réalisent pas comme elle le souhaite. Tout était de la faute de cette garce, si elle n'était pas arrivée dans cette école, Heero serait déjà à ses pieds, réalisant tous ses fantasmes. Mais il avait fallu que cette fille complètement fade lui pique son Heero. Non, elle ne la laisserait pas gagner comme ça. Heero serait à elle et une fois qu'elle aura bien joué avec, elle le jetterait comme tous les autres. Personne ne pouvait lui résister.
« Je suis désolée mademoiselle Peacecraft, mais je ne pouvais pas savoir que quelqu'un viendrait... », la voix de l'homme lui fit perdre le fil de sa réflexion.
Enervée au plus au point par cet incapable, Réléna ordonna à son garde du corps personnel de punir l'incompétent. Il n'aurait pas dû revenir sans avoir achevé son boulot, comment avait-il osé se présenter devant elle sans lui annoncer une bonne nouvelle ?De plus il s'était permis de la couper dans ses réflexions. Alors qu'elle avait presque trouvé un moyen de récupérer Heero. Non franchement il méritait d'être puni une bonne fois pour toutes. Il allait subir la punition par le fouet et aussi un petit peu de coups par la troupe de gardes du corps. S'il avait de la chance il serait encore en état de parler et marcher, sinon tant pis pour lui. Il n'aurait jamais dû échouer dans cette mission, c'était la première fois qu'il échouait dommage.
Une fois que son garde du corps avait emmené l'incapable, elle se retourna face à son miroir pour constater que l'énervement l'avait décoiffé. Elle reprit donc sa brosse et reprit ses projets pour séparer Sara et Heero.
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