Ouf ! Vos avis hyper enthousiastes ont rassuré mon cerveau aux neurones déjantés !
Croyez-moi, il est tellement heureux que je ne parviens plus à le contrôler que cela en devient inquiétant…
CHAPITRE 7
Sherlock sanglotait, tout bas, le corps de John sans vie pressé tendrement contre le sien. Eleven et Ten, consternés, ne savaient que lui dire pour le réconforter : Statufiés, ils restaient sans réaction, la rage au cœur et bouleversés par la souffrance du jeune détective.
Jack avait la tête baissée pour cacher les larmes qu'il tentait en vain de retenir. Il se sentait coupable de ce qui venait d'arriver à John…
Des murmures de sympathie attristée parcoururent l'assistance qui n'osait l'exprimer trop haut. La jeune princesse, par contre, elle, se demandait ce qu'elle faisait là à côté d'Eleven.
D'un pas chancelant, elle se redirigea vers son père, le roi.
Celui-ci, impassible, assistait à la scène.
Après de longues minutes, il daigna s'expliquer :
« -Votre ami n'est pas mort ! Son âme est prisonnière d'un paradoxe temporel : Son corps est ici et son esprit est perdu dans une autre dimension ! Vous avez vingt-quatre heures pour me ramener mon fils. Sinon, l'âme de votre ami sera perdue à tout jamais ! »
La menace provoqua un silence effrayé sur l'assemblée. Sherlock déposa délicatement le corps de son bien-aimé sur le sol, fit signe à Jack d'approcher et lui dit :
« -Je vous le confie, Jack. Prenez soin de lui. »
Jack, ému par la confiance du détective, acquiesça d'un « oui » silencieux. Il s'agenouilla, souleva la tête de John doucement et l'installa confortablement sur ses genoux.
Sherlock jeta un dernier regard vers la première personne qui venait de lui déclarer « Je t'aime » et se mordit violemment la lèvre pour ne pas recraquer : John paraissait dormir avec ses yeux fermés, les traits paisibles et dans la position où Jack venait de l'installer.
Sherlock se tourna farouchement vers le roi et les yeux assombris par la fureur et la détermination, il lança :
« -Soit ! J'accepte de résoudre votre énigme ! Mais, je veux, avant tout, votre parole que vous libérerez John et Ten ! Et, je veux carte blanche pour agir à ma guise ! »
Le roi et Sherlock se jaugèrent droit dans les yeux, chacun décidé à ne pas rompre le premier le contact visuel.
« -Vous avez ma parole, Sherlock ! Vous pourrez mettre tous les moyens en œuvre pour me retrouver mon fils ! » Finit par céder le roi, dignement.
« -Amenez-moi dans la chambre du prince ! » Ordonna le détective, vers les gardes.
Ceux-ci, en voyant l'accord de leur souverain, obéirent. Sherlock les suivit à travers un dédale de couloirs.
Eleven, rejoignant Ten, lui prit la main que ce dernier lui abandonna volontiers :
« -Sois sans crainte, je reviendrai te chercher et nous irons finir notre Lune de miel là où tu voudras… »
Ten, pour toute réponse, eut un sourire confiant et effleura les lèvres d'Eleven dans une douce caresse.
« -Sois prudent, mon ange. »
Sur un dernier signe complice de la main, Eleven s'en alla rejoindre Sherlock dans la chambre de tous les mystères.
Quand il y parvint, il demeura sur le seuil, sidéré. Il sifflota, impressionné : « Chambre » n'était pas un le mot exact pour décrire cette vaste pièce constituée comme une suite d'hôtel du Ritz à Paris.
Les meubles, le lit, la tapisserie et l'immense baie vitrée, qui donnait sur une terrasse surplombant un luxuriant paysage de cascade d'eau et de verdure, témoignaient de l'affection du père pour son fils unique.
Sherlock, indifférent à ces détails superflus, avait déjà commencé son enquête. Eleven débuta le sien et scrutant les moindres recoins avec son tournevis sonique, il nota mentalement que les mesures de protection, inimaginables et existant dans le monde, avaient été prises.
« -Cette pièce est inviolable, autant de l'extérieur que de l'intérieur. » Fit-il, à l'intention de Sherlock qui, à l'aide de sa loupe, recueillait des indices infimes de présence intruse.
En vain ! A son grand désespoir ! Et, le temps qui s'écoulait inexorablement…
« -C'est-à-dire, Eleven ? » Réclama Sherlock, concentré sur ses recherches.
« -Cette pièce est dotée de protection contre les portes dimensionnelles, les énergies psychiques, les technologies d'intrusion mentale et de télétransportation ! » Répondit Eleven, perplexe qui réfléchissait en même temps.
Il fronça des sourcils :
« -Pourtant, un détail cloche ! Je ne parviens pas à mettre la main dessus ! »
Sherlock jeta des coups d'œil alentour, tentant de trouver ce petit détail dont parlait son compagnon.
Soudain, il se laissa tomber sur un fauteuil et basculant sa tête en arrière, les yeux clos, les doigts joints, s'enferma dans une intense réflexion.
Après trois heures, qui avaient paru une éternité à Eleven, il rouvrit les yeux et murmura aux gardes :
« -Amenez tous les domestiques, servantes et les proches du prince ! »
Pressentant que le détective était sur une piste, Eleven s'installa à ses côtés et attendit.
Pendant d'innombrables heures, Sherlock interrogea, recueillit des informations et des confidences « officieuses » de la part des domestiques, des servantes, des proches du prince et des ragots. Beaucoup de ragots…
Soudain, un fait accrocha l'attention du détective dont les déductions se mirent à s'enchainer avec une rapidité record dans son esprit.
Au moment où il parvint à la conclusion, Eleven avait déjà parvenu à la même solution.
Se regardant mutuellement, les deux hommes se consultèrent des yeux, finirent par un accord tacite et se redressèrent du fauteuil.
S'élançant comme un seul homme hors de la chambre, ils se précipitèrent dans la grande salle d'audience du roi.
Il était temps : La nuit débutait, marquant la fin du délai octroyé par le roi.
Sous le regard abasourdi de Ten et de l'assistance, Sherlock, qui avait devancé Eleven, brandit une arme terrienne dans la direction de Jack avec une unique question :
« -Où est le prince ? »
A SUIVRE
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