Heey tout le monde! Je m'excuse pour le retard que j'ai pu prendre, disons que j'ai dû faire face à un petit...incident. x) Enfin bref, ça a été compliqué pour écrire et du coup le chapitre s'en ressent. Je ne sais pas trop si je l'aime bien d'ailleurs, il ne se passe quedalle, c'est juste des souvenirs. Comme le titre l'indique. J'espère quand même qu'il vous plaira, n'hésitez pas à laisser une review pour me dire ce que vous en avez pensé! :)

Bonne lecture!


Chapitre 6.

Éclats de rire & souvenirs brisés.

Le lendemain, vers quatre heures de l'après-midi…

Sakura s'adossa contre sa chaise, en reposant précipitamment sa tasse de thé fumante contre une petite coupole en argent. Elle jura silencieusement. Cette satanée boisson était bouillante, elle avait vraiment failli se bruler. Elles étaient toutes trois, elle, Karin et Mikoto, assises autour d'une petite table circulaire en verre. Les deux autres vipères lui adressèrent un regard glacial, teinté de moquerie qui lui donna envie de leur asséner son fameux coup de poing fatal. Néanmoins, elle se maîtrisa. La jeune femme darda ses yeux émeraude sur elles, leur adressant un petit sourire de connivence.

- Excusez-moi, je suis réellement maladroite par moments…

Et si vous continuez à vous foutre de moi, je vous déglingue la gueule, songea-t-elle alors qu'elle simulait un rire léger. La rousse baissa la tête, et sa frange flamboyante cacha son regard qui, Sakura n'en doutait pas, croisait celui du Mikoto qui se contenta d'adopter un rictus glacial. Décidément, la belle-mère et la belle-fille ne faisaient pas tellement d'efforts pour sauver les apparences…Finalement, Karin releva ses pupilles noisettes sur Sakura qui retint un soupir. La haine qu'elle y lisait la déconcertait, mais elle était habituée, maintenant.

- Ne vous en faites pas, mon amie, cela nous arrive à toutes. C'est pourquoi nous avons besoin d'un époux sur lequel compter, n'est-ce pas ?

Sakura pâlit et ses mains, qui étaient sous la table, agrippèrent les pans de sa robe avec force. Karin eut un demi-sourire satisfait.

- Oh, excusez-moi, je dois avoir touché un point sensible, vous m'en voyez navrée.

Elle n'avait pas osé, la garce ?...

L'évoquer était le pire des affronts. Le simple fait de faire allusion à son défunt mari était abominable. Saï. Mikoto étouffa un rire en voyant l'air choqué de Sakura, qui se mordit la lèvre et baissant la tête. Quelques mèches roses courtes , qu'elle s'était coupé par pure provocation, formèrent une ombre fugace sur son front. Le visage souriant de Saï flotta quelques instants dans son esprit, la portant au bord des larmes. Elle releva une main tremblante vers son médaillon, son trésor, le plus précieux… C'était si lâche, comme manière de l'attaquer. Tellement…Merde, elle n'avait même pas de mots. La colère s'empara d'elle.

- Oui, vous n'auriez pas du.

Elle serra les dents, alors que le souvenir de son amour perdu la glaçait toute entière.

- Vous ne méritez vraiment pas Sasuke. Vraiment, lâcha la jeune femme en se levant brusquement.

Elle s'éloigna en courant, tamponnant ses yeux embués avec sa serviette aux imprimés colorés .


« 15 avril 1912.

Cher journal,

Putain. De. Merde. Sérieusement, j'ai du mal à croire que ce qui s'est passé hier est vraiment arrivé…Ouah. Je sens encore les lèvres de Sasuke sur les miennes, ses mains contre ma nuque, son souffle sur ma peau et bon dieu, qu'est-ce qu'il sent bon…Seigneur, si tu existes, sache que je ne te remercierai jamais assez. Mais c'est vraiment trop beau pour être vrai, je n'arrive pas encore à déterminer si j'ai une chance avec lui…ça me paraît tellement étrange. Est-ce qu'il ressent quelque chose pour moi ? Est-ce qu'il..m'aime? Ou est-ce qu'il s'amuse avec moi ? Finalement, peut-être qu'il est comme tous les autres, peut-être que c'est un coup tordu et…Non. Je me trompe. Sasuke n'est pas comme ça. Et même s'il l'était, je ne peux pas lui en vouloir. Il est riche, adulé, il a tout pour lui…pourquoi sacrifierai-t-il tout ça pour moi ? Je ne vois pas. Après qu'il m'ait embrassé, il est juste parti en souriant. Je sais pas trop ce que je dois faire…Dois-je me comporter comme si rien ne s'était passé ? Après la nuit qu'on a passé, ça risque d'être dur...Je suis perdu, tu sais, perdu. »

Naruto referma le journal, dont les pages gondolaient et s'humidifiaient à cause de la mauvaise isolation de sa chambre. Il le rangea avec sa plume dans un petit coffre, un cadeau de la mère de Kiba pour ses treize ans. Il y rangeait tout ce qui était précieux à ses yeux, et ne s'en séparait jamais. Ainsi, on pouvait y voir quelques dessins, des carnets aux pages cornées, deux ou trois livres, son matériel ou encore une photo de sa mère. On ne voyait pas bien son visage car la qualité était mauvaise, et elle était de petite taille, mais il la chérissait plus que tout. C'était son unique lien avec un passé brumeux, une enfance heureuse qui gonflait son cœur de nostalgie à chaque fois qu'il y songeait. Cette petite image avait été glissé dans une chainette dorée, qui .lui allait encore quand il était petit mais qu'on lui avait volé à l'orphelinat...Heureusement, il avait conservé la photo Il caressa le grain du papier en observant le sourire de sa mère, ses longues boucles et ses yeux clairs. Kushina. C'est comme cela qu'elle s'appelait...

- Naruto ! Montre-moi ce que tu dessines là !, lança la jeune femme en s'approchant de son fils.

- Oka-san, regarde, regarde. C'est toi là, avec les cheveux rouges ! Et là c'est otou-san, le grand.

Le petite garçon posa ses doigts sur la craie, ravi. Qu'il était fier de pouvoir dessiner sa famille ! Qu'il était heureux d'en faire partie... Il contempla d'un air rieur les petites rides au coin des yeux bleu-vert, qui souriait. Elle attrapa le petit blond qui se laissa faire, trop heureux de ce câlin improvisé. La mère enveloppa ses bras nus autour de Naruto. Puis elle le repoussa et l'observa d'un air taquin. Surpris, le gosse lança :

- Qu'es'qu'ya ?

Pour seule réponse, Kushina se jeta sur lui et se mit à grattouiller frénétiquement son ventre. Le pauvre enfant hurlait de rire, torturé par les doigts fins et délicats de sa mère dont les longs cheveux tombaient en cascade sur ses épaules, ou bien se perdaient contre les épaules du petit blond qui était acculé sur son immense lit.

- O-oka-saAAhahahaHa A-arrête !

Il n'arrivait plus à respirer, ses petites joues rondes se coloraient d'une jolie teinte rouge. La jeune femme daigna enfin laisser son fils, qui haletait tout en riant. Il darda sur sa mère un regard faussement méchant et balbutia:

- T-tu...vas...me le...payer !

- Qu'il est mignon, le petit Naruto...

Le petit transpirait, et fixait l'homme qui lui faisait face, les yeux écarquillés. L'appartement était plongé dans le noir, seul une fenêtre brisée laissait entrevoir la lune, tâche lumineuse dans cet univers de ténèbres. Les ombres elles-mêmes semblaient vivantes, et formaient des angles tordus, inquiétants. L'odeur d'hémoglobine flottait dans l'air, et le sourire du brun armé d'un katana lui donnèrent envie de vomir.

- Naruto, il faut manger, asséna Minato d'un ton sans appel.

- Mais outo-san...papa...

- Pas de mais!, coupa le grand blond en posant une main large sur l'épaule de son fils. Mange-moi vite cette soupe au poisson, avant que je ne me fâche.

Le garçon hocha la tête, résigne. Il croisa le chemin d'une servante qui lui souriait gentiment, compatissante. Cela lui donna suffisamment de courage pour avaler le breuvage infect, qu'il failli recracher dans la coupole en argent. Son visage se teinta d'une jolie couleur verte mais l'étincelle sévère - et amusée- qui brillait au fond des yeux bleus de son père, penché l'empêcher de se plaindre. A l'autre bout de la table, sa mère retenait à grande peine l'hilarité qui la secouait. Naruto termina difficilement la soupe, en contemplant d'un œil vitreux son reflet dans le bol vide. Minato se rassit à côté de sa femme, satisfait. Il échangea un regard complice avec Kushina qui étalait distraitement une tranche de foi gras sur du pain. Quelques serveurs, qui se tenaient près, débarrassèrent rapidement la table. D'autres vinrent apporter les plats et les boissons, qu'ils disposèrent face aux maîtres des lieux. Les servantes installèrent quelques bougies, car il commençait à se faire tard, et le soleil se couchait. Une étonnante bonne humeur régnait dans la salle-à-manger, et dans la cuisine, tout un monde s'affairait tranquillement à nettoyer les couverts ou à préparer quelques plats. L'hiver pointait son nez, et dehors, le froid gelait les oiseaux, mais ici, au manoir Uzumaki, l'été perdurait dans les cœurs.

- Tu la sens, la peur, n'est-ce pas ?

Oui, il la sentait. L'adrénaline était si forte qu'elle le paralysait sur place, et le sang pulsait à ses veines comme jamais. L'homme approchait, et la lune, maligne, éclaira son visage tout entier. Le petit blond eut un sursaut et recula maladroitement. Il se cloua violemment contre le mur froid. Celui qui lui faisait face, lui, avançait calmement. Sa tête était légèrement inclinée sur le côté, et un sourire inhumain vint manger ses lèvres rouges ; de longues mèches brunes, qui juraient atrocement avec une peau pâle, s'entortillèrent devant son nez droit. Les lèvres de Naruto tremblèrent, et ses yeux, affolés, bougeaient sans cesse, ne se fixant sur rien de précis. Derrière l'épaule du brun, on apercevait la grande fenêtre, qui donnait sur le jardin. Sur une immensité blanche s'étalaient des corps, brisés. Le rouge de leur sang faisait fondre la couche de neige aux alentours. Naruto reconnut avec effarement Miss Lawdy, sa femme de chambre, qui gisait piteusement près d'un arbre mort.

Le repas était terminé, il était l'heure de se préparer pour aller se coucher. Naruto sentait encore la soupe au poisson tourner dans son estomac, et même le gâteau au chocolat n'avait pas pu effacer le gout atroce qui lui brulait la bouche. Il tira la langue sous la concentration, et bondit de sa chaise. Il atterrit sur ses deux pieds, magnifiquement chaussés, et se précipita vers ses parents. Minato tenait sa femme par la main, et se pencha pour prendre son fils de son bras libre. Le noble sourit gentiment à son fils, en disant.

- Je suis fier de toi, mon fils.

Une lueur s'alluma dans les prunelles immenses de Naruto. Il eut un petit rire gêné, puis découvrit un sourire auquel il manquait quelques dents. Minato lâcha la main de sa femme qui les contemplait, attendrie, et vint tirer la joue de son fils en ricanant. Celui répliqua en tirant doucement sur les mèches dorées de son père qui criait tout en riant. Au bout de quelques instants, il reposa l'enfant sur le sol et lui dit.

- Il est l'heure de dormir, maintenant. Si tu as envie d'aller aux toilettes, demande donc à Miss Lawdy de t'y conduire. J'ai quelques affaires à régler, avec ta mère.(1)

- Mais Papa, protesta Naruto. Tu avais dis que tu viendrais faire une partie d'échecs avec moi!

- Je sais, Naruto, je sais. Mais demain, nous aurons tout notre temps. Tu pourra même me montrer quelques dessins, si tu veux.

Le petit blond sembla réfléchir quelques instants, la mine boudeuse. Puis il fit un geste à son père pour qu'il se penche. Celui-ci obtempéra, et Naruto plaqua un bisou sur sa joue avant de partir en courant vers sa femme de chambre qui attendait près de la porte.

- Bonne nuit Papa, bonne nuit Maman !

Surpris, le père finit par rire, définitivement en adoration devant son fils unique.

Le brun était maintenant si près que Naruto pouvait sentir son souffle contre sa nuque. Il serra la main tiède de sa mère, qui gisait contre le sol.

- Tu sais quoi, Naruto-kun ?

- Vous n'avez plus besoin de rien, jeune maître ?

Miss Lawdy se tenait face à l'immense lit dans lequel Naruto était couché. Les mains jointes devant son longue robe noire, qui lui montait jusqu'au cou, elle attendait la réponse du petit garçon qui dormait à moitié.Celui-ci bâilla avant de murmurer:

- Non merci, je crois que c'est bon...

La jeune femme s'inclina et se dirigea vers la porte. Il ajouta:

- Bonne nuit, Ino-chan.(2)

- Bonne nuit, jeune maître, répondit la jeune femme en disparaissant dans le couloir.

Quand il fut sur qu'elle était loin, Naruto bondit hors du lit, et atrappa une lampe à huile qu'il cachait dans un placard. Je dois absolument récupérer mon bouquin !, songea-t-il alors qu'il marchait le plus silencieusement possible. En effet, depuis quelques temps il sortait en cachette pour récupérer un livre qui le fascinait. Il était tombé dessus au hasard, une nuit, alors qu'il cherchait des crayons pour dessiner tard le soir. A pas de loup, le gamin se collait aux murs pour ne pas se faire repérer. Il finit par attendre la bibliothèque, qui était ouverte. Il tourna la poignée et s'engouffra dans la pièce sombre. En brandissant sa lampe devant lui, il se fraya un chemin entre les meubles pleins à craquer de livres en tout genres pour trouver l'objet de ses désirs. C'était un gros pavé poussiéreux qui contenait plusieurs dizaines de légendes du pays. Le livre était tellement lourd qu'il n'arrivait pas à le soulever sur une longue distance, aussi lisait-il dans la bibliothèque. Il y faisait froid mais son pyjama en coton lui tenait chaud. Il lut plusieurs heures, le dos contre une étagère, à la lueur de sa lampe à huile. Il tournait les pages sans se rendre compte du temps qui passait, plongé dans des contes féeriques, dramatiques ou chevaleresques. Soudain, il entendit des cris.

L'homme était si prêt qu'il sentait son souffle contre na nuque. Calmement, se mettant à la hauteur du petit blond qui baissa lentement la tête en glissant ses doigts dans le moindre interstice du mur contre le quel il était plaqué. Le brun le fixa un moment, scrutateur, puis baissa la tête. Il posa son katana par terre. Que faisait-il ?, songea Naruto en expirant difficilement. Ne va-t-il donc pas me tuer?

Naruto se figea, relevant les yeux de la page qu'il était en train de lire. Les cris étaient longs, et désespérés. Des bruits d'objets qui se cassent et d'autres, plus sourds, résonnèrent en échos aux cris qui ne cessaient de retentir. Puis le silence. Quelques secondes passèrent sans que le blond n'ose bouger, ses petites mains fermement accrochés aux deux côtés du livre qui reposait sur ses genoux, repliés. Ses yeux se posèrent sur la minuscule fenêtre, à sa gauche, qui donnait sur le ciel étoilé. Un courant d'air la fit s'ouvrir en grand, comme elle était mal fermée, et le vent glacé de février vint se faufiler par dessous ses vêtements, le faisant claquer des dents. Il reposa le bouquin contre le sol, et se releva prudemment, à l'affut. Il atrappa sa lampe et se faufila hors de la grande pièce, alors qu'une terrible appréhension s'emparait de lui.

L'homme resta un moment à quatre pattes, tête baissée, devant Naruto qui ne comprenait rien. Il serra un peu plus fort la main de sa mère dont la chaleur n'était plus qu'un souvenir. Soudain le brun fut secoué par un spasme, puis un autre. Cela surprit tellement Naruto qu'il lâcha un cri strident et faillit tomber par terre. Des bruits ressemblant à des gémissements s'échappèrent de la bouche du tueur, qui releva un visage transformé vers le petit garçon. Ses longs cheveux collaient à sa peau, mouillée par les larmes, et on pouvait lire dans ses yeux sombres une profonde douleur.

- Pardonne-moi, Deidara, mon amour...

Il leva une main tremblante vers Naruto qui, dans un mouvement de recul, tourna la tête sur le côte. L'homme laissa échapper un sanglot, puis poursuivit.

- Je n'aurais pas dû te rejeter, je n'aurais pas dû..

Il descendit le plus discrètement possible les escaliers, et au fur-et-à-mesure que le temps passait, le silence se faisait de plus en plu pesant. Peu à peu ses foulées devinrent moins discrètes, plus longues, plus rapides .Puis il se mit à courir, paniqué, le souffle court. Il parcourut les dédales d'escaliers, tous vides, du manoir, alors que normalement des servantes travaillaient encore à cette heure-ci.

Sa main ensanglantée se posa sur la joue du petit blond qui frissonna, puis ferma les yeux. Le chant envoutant de la mort résonnait à ses oreilles, et il se laissa aller.
La pression sur ses joues pleines de sang, du aux moustaches que le brun avait tracé de chaque côté, devint soudainement plus forte. Une soudaine colère anima le tueur.

- TU N'AURAIS PAS DU TE TUER, DEIDARA, TU M'ENTENDS ?!

Il se releva brusquement, tanguant un peu, et frappa Naruto qui ne réagit même pas. Ses doigts lâchèrent la main de sa mère, et il s'écrasa contre le plancher dans un bruit sourd. Et alors que les coups mêlés aux insultes -ainsi qu'aux larmes- pleuvaient, Naruto, recroquevillé, fredonnait la mélodie de la faucheuse.

- Miss Lawdy ! Papa ! Maman !, lança-t-il en arrivant au rez-de-chaussé.

Il n'entendit que le tintement de sa lampe et le battement de ses pieds nus contre le sol.

- MOI JE T'AIMAIS, JE T'AIMAIS !

Naruto était loin, à présent. Son corps se recroquevilla plus encore contre le sol et il cracha un peu de sang. Mais peu à peu, les cris et les sanglots étaient moins bruyants, plus diffus... Le petit garçon cligna des yeux, sa vision devenant de plus en plus floue. Il distingua sa mère, face à lui, et ferma les yeux en souriant.

De nouveaux cris résonnèrent. C'était ceux de sa mère. Ils venaient du salon.

Naruto prit une grande inspiration et poussa d'une main mal assurée la porte.

De plus en plus fort. La Mort chantait de plus en plus fort. Encore un coup de pied. Du sang.

- POURQUOI M'AS-TU ABANDONNE, DEIDARA ?! PO-pourquoi?...

- Ma-man ! Pa-...

Naruto fixa un instant le corps de sa mère, étendu au sol, dans une flaque rougeâtre. Il ne comprenait pas.

Finalement les coups cessèrent. La mélodie se tue. Etait-il finalement mort ? Allait-il revoir ses parents ? Dans un dernier effort, il ouvrit les yeux. Il distingua une ombre, et un morceau lumineux dans le ciel. La lune, sans doute. L'ombre reculait, en tremblant. Finalement elle s'enfuit.

Et ce fut le noir.


- Comment allez-vous ?

Naruto ouvrit difficilement les yeux. Il regretta bien vite son geste, car il plaqua en gémissant une main sur ses paupières, agressés par la luminosité ambiante. Il était dans un hôpital, à n'en pas douter. Il sentit une main chaude se poser sur son bras, et la voix, douce et féminine, ajouta:

- Ne vous forcez pas à ouvrir les yeux si ce n'est pas nécessaire, monsieur Uzumaki. On va prendre soin de vous.

Naruto grinça des dents, et malgré sa langue qui le collait au palet et sa bouche pâteuse, murmura :

- Papa ...Maman..

L'infirmière pressa son bras un peu plus fort et, tristement, répondit :

- Je suis désolée...

Le petit blond laissa le silence s'installer dans la chambre. Et puis les larmes coulèrent. L'infirmière, respectueusement, le laissa se vider de sa peine et après un instant, déclara:

- Nous avons pu vous sauver, et votre vie n'est plus en danger. Cependant il semblerait que votre cerveau ait subit quelques séquelles. Vous devriez surement être victime d'amnésie chronique, dû au traumatisme que vous avez subi, c'est-à-dire que vos souvenirs liés à...ce qui s'est passé sont flous. Ils vous reviendront un jour, peut-être pas.

Elle laissa passer un silence, pour qu'il puisse assimiler l'entièreté de ce qu'elle venait de dire, avant de reprendre.

- Vu que vous êtes l'unique héritier de l'empire Uzumaki, vous serez sous la tutelle de ton oncle, Jiraya Namikaze, afin de poursuivre votre éducation. Quand votre séjour hospitalier sera terminé, il viendra. Avez-vous bien compris, monsieur Uzumaki ?

Pour seule réponse, Naruto hocha la tête. L'infirmière, prise de pitié, déposa un baiser sur son front puis le laissa seul.


Les souvenirs défilaient devant les yeux de Naruto, rivés sur le hublot. Le vieux pervers qui venait le chercher à l'hôpital, la fugue, la peur, l'orphelinat, la souffrance, la rencontre avec Kiba, les années de bonheur avec la famille Inzuka, dont il portait à présent le nom, puis enfin, le voyage, et ...Sasuke. Il soupira. Maintenant, il se souvenait de tout. Sans la moindre exception. Il avait été l'héritier, autrefois, d'un empire britannico-japonais, l'empire Uzumaki. Il avait fui ses responsabilités, fui l'éducation austère et trop lourde du vieux Jiraya. Il avait fuit son manoir, où les images de la mort de ses parents le hantaient, et avait vagabondé à travers toute la Grande Bretagne, libéré mais désespéré. Un avis de recherche avait été lancé, mais au bout d'un an de vie dans la clandestinité, sans avoir été repéré, il fut considéré comme mort et l'empire Uzumaki s'effondra. On parlait maintenant d'un empire maudit, frappé par le mauvais sort. Puis enfin, il fut rapporté à un orphelinat, ou il subit pendant des années la haine et le mépris des autres. Ses yeux bridés, mais pourtant bleus, n'inspiraient confiance à personne. Il s'était battu, avait perdu tout espoir. Puis il avait croisé la route de Kiba, et enfin, il apercevait le bout du tunnel.

Il caressa doucement la photo de sa mère, contemplant son sourire figé dans le temps.

- Tout ira bien, maintenant, Maman. Je te le promets.


(1)*Non non, il n'y a rien de pervers dans cette phrase. O\\\\\O

Ralalala, je ne sais vraiment pas quoi penser de ce chapitre. Donc comme vous avez pu le deviner, il s'agit pour la deuxième partie d'un flash-back de Naruto, qui se souvient du jour où sa vie a basculé (à savoir quand ses parents on été tués). Je pense que vous aurez compris qui est le criminel qui a décimé le manoir, sinon je peux rien pour vous. x) Bon, je vous promets, dans le prochain chapitre il y aura plus d'actions! Enfin...normalement...x))

Allez, bisous, à la prochaine!

MEVYII.