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Résumé OS 7 : Newt est persuadé de n'être qu'un poids pour Thomas et les autres Gladers, mais Thomas compte bien lui faire entendre raison.
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Sans valeur
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« Ne me touche pas ! » Cria Newt, envoyant de violent coups de poing vers Thomas, les bras battants dans tous les sens et des postillons s'échappant de sa bouche. Il avait encore la force de lui lancer des paroles venimeuses, bien qu'il saignait déjà abondamment. Thomas l'ignora et le tint fermement contre lui. Ils étaient près des grandes portes, et d'autres garçons accoururent tandis que Thomas amenait le haut du corps de Newt sur ses genoux, le forçant à abaisser ses épaules. Mais Newt ne cessait de protester.
« Que quelqu'un aille chercher Clint, avant que ce foutu shuck ne se vide de son sang ! » Cria Thomas au garçon le plus proche. Puis il en saisit un autre pour l'aider à maintenir la pression sur la plaie de Newt, évitant ainsi de perdre trop de sang.
« Laisse moi seul, Tommy ! Arrête ça ! Ne sois pas stupide, tu ne vois pas que c'est ce que je voulais ? » La voix de Newt s'était adoucit, mais la férocité était toujours présente. Thomas savait qu'il devait le garder éveillé, mais il détestait entendre les choses que Newt disait.
« Je ne te laisserai pas seul, Newt. Je ne te laisserai jamais seul. Tu es mon meilleur ami et je t'aime. » Thomas s'assura de bien fixer le visage de Newt et de ne pas laisser son regard s'égarer sur les mutilations qu'il avait à la jambe. Il voulait tout faire pour que Newt, en dépit de la douleur qu'il devait ressentir, puisse un peu penser à autre chose.
« Non, tu ne m'aimes pas. Tu ne peux pas m'aimer, Tommy, c'est là le foutu problème. » Les mains de Newt s'étaient agrippées aux avant-bras de Thomas, comme si c'était la seule chose à pouvoir encore le retenir sur Terre. Il suppliait Thomas des yeux, continuant à geindre, mais de plus en plus doucement. Le brun dû se pencher alors plus bas vers son visage pour comprendre ce qu'il disait à travers le vacarme que faisaient les garçons travaillant sur sa jambe. « Je ne suis rien. Je suis inutile. Je suis qu'un foutu moins que rien. Il n'y a absolument rien en moi… ait servi a qui que ce soit ici, et… espéré et espéré… compter pour… mais… Je ne mérite pas que tu t'embêtes pour moi… je vais continuer à te casser les pieds jusqu'à ce que tu me laisser Tommy… Toujours été un poids pour… toi… plus jamais, Tommy… »
Thomas s'avança encore de quelques centimètres, tout en soulevant le visage de Newt vers lui, puis déposa un chaleureux baiser sur le front de son ami. Chacun des mots du blond avait déchiré son cœur en morceau, lui faisant penser qu'il n'avait peut-être jamais fait assez pour montrer à Newt à quel point sa présence était importante et essentielle pour lui. Néanmoins, il savait que Newt n'avait pas pour but de le faire se sentir coupable. Mais la culpabilité lui rongeait le ventre… Et si Newt finissait par succomber à ses blessures ? Tout ça par sa faute…
Il ne savait plus ce qu'il devait lui dire pour que son meilleur ami comprenne à quel point le poids de sa présence était indispensable, pour lui surtout, mais aussi pour tous les autres Gladers. Il n'avait aucune idée de comment formuler ça mais il devait le lui dire…
Alors qu'il baissait à nouveau ses yeux sur le visage surpris de Newt, il lui fit un clin d'œil tout en se redressant. Thomas sourit affectueusement à son ami. De chaudes gouttelettes d'eau commencèrent alors à atterrir sur le visage de Newt, et pendant un instant Thomas crut qu'il s'était mis à pleurer. Mais bientôt, une pluie continue commença à tomber autour d'eux. C'était du jamais vu dans le Labyrinthe. Un des Gladers les couvrit rapidement tous les deux pour garder la blessure de Newt dégagée pendant que d'autres garçons continuaient de le soigner. Ils écoutaient la pluie tomber autour d'eux et bientôt, il remarqua que les autres garçons avaient entrepris de se laver un peu plus loin. Cette pluie qui tombait semblait clairement être la même eau que celle des douches, cette même chute constante de gouttes, cette même odeur et chaleur, surtout. Ils avaient bien raison de profiter de cette eau inattendue. Finalement, la blessure fut soignée et les derniers médecins laissèrent Thomas et Newt comme s'ils étaient les deux seules personnes au monde, pour rejoindre les autres garçons au loin.
« Newt, » appela doucement Thomas, ne voulant pas le brusquer. « Je sais que tu vois les choses différemment que nous, mais je te promets que je peux te le prouver. Je peux te prouver que tous les mots que j'ai dis à ton propos son vrais… si tu me donnes juste la chance de… je ne le mérite pas, je sais… je ne te mérite pas… je n'ai pas été un très bon ami pour toi… »
« Tommy. »
« Mais Newt, tu n'as pas idée à quel point nous comptons et dépendons de toi, à quel point tu importes pour nous… chacun d'entre nous ici. Tu dis que tu n'es qu'un poids, mais tu vois c'est l'exact opposé… Tu réussis à nous lever tous ensemble, à nous rassembler, à nous faire progresser… Tu nous incites à continuer à nous battre quand nous voulons abandonner… Tu es la pierre angulaire du Glade, tu gardes tout le monde concentré, calme et surtout plein d'espoir… même quand les événements s'annoncent inquiétant, nous savons que tout ira bien aussi longtemps que nous sommes ensembles. »
Thomas appuya un nouveau baiser sur le front de Newt, puis il en déposa sur ses sourcils, puis sur les joues et tout ce qu'il pouvait atteindre s'en trop s'étirer le dos. Les mains de Newt se resserrèrent légèrement sur les bras de Thomas. « Ce n'est pas un fardeau, ce n'est pas une dette. Nous ne nous aidons pas parce que nous attendons quelque chose en retour, nous ne le faisons parce que nous sommes amis… parce que nous le voulons, parce que prendre soin les uns des autres importe, ici. Nous importons tous, Newt. Tu importes. Tu importes pour nous tous. Et particulièrement pour moi. Je suis désolé si je ne te l'ai jamais dit ou si je ne te l'ai pas montré proprement, mais je te jure je m'y prendrai mieux si tu me donnes juste une autre chance… »
« Tommy, qu'est-ce… qu'est-ce que tu… pourquoi est-ce que tu me supplies pour une seconde chance quand c'est moi qui ai été un foutu imbécile ? » Cette fois il semblait bien que les yeux de Newt soient humides, mais Thomas fût incapable de dire quoi que ce soit.
Il secoua sa tête, souriant joyeusement alors qu'il pressait son front contre celui de Newt. « Tu ne l'as pas été du tout. Tu es seulement idiot lorsque tu essayes de faire des blagues… Toutes tes blagues sont épouvantables, » le taquina Thomas. Et son sourire s'élargit davantage encore lorsqu'il entendit le rire de Newt en réponse.
Thomas ne pouvait décidément pas imaginer le Glade sans ce rire pour combler le vide.
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Fin
Une petite review pour que Newt continue de rire à jamais ? :)
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