Remerciement : Merci à jujudorange, RoronoaAgathou, Pauline1997, SwordsgirlJackie, Shinory, ma Umichan17, Omya-chan, ma psychopathe préféré (toujours au rendez-vous) Soullakh, CarotteYaoi et pifouyou76. Merci à vous toutes, je me sens toute soutenue !
Ndla : Je me suis mise la pression pour ce chapitre (merci encore Umi, t'es extra pour remonter le moral !). J'espère que la suite plaira, pas à tous, mais aux personnes qui ont réussi à suivre cette histoire au concept si... particulier. Merci, mille merci pour votre patience. Vous êtes là même après une absence aussi marquée, vous êtes formidable. J'vous aime (tu l'as ton câlin Shinory) !
Je m'excuse d'avance pour les fautes (Umiiii, ce "chois" n'a JAMAIS existé).
Bonne lecture !
Semaine 7
.
― Tu te fous de moi marimo !
― Oh ça va hein ? C'était pas prévu !
― Pas prévu ? Qu'au lieu de partir dans la nuit du dimanche à lundi, on se barre vingt-quatre heures plus tard parce que monsieur n'a pas trouvé le créneau pour glisser dans la conversation avec un responsable « Hey, je serai pas seul en revenant de ma balade nocturne, j'vous le dis au cas où il vous viendrait l'idée de tirer dessus. Faut pas. » C'était si difficile de trouver le bon créneau pour glisser ça ?
― Sourcil en vrille...
― Je nage en plein délire ! Je risque ma peau en me barrant, avec l'impression de sauter à pieds joints dans des sables mouvants et l'abruti qui sait à peine se servir de son cure-dent m'enfonce un peu plus dans les ennuis. Chouette. Vraiment. Formidable !
― Je ne compte pas m'excuser, si c'est ce que tu attends.
― Moi ? J'attends que dalle de toi maintenant, juste que tu m'amènes d'un point A à un point B sans trop d'accrocs. Le reste, je m'en occupe.
― Bien.
― ...
― T'as pas mal de question à poser je parie.
― Oui, pas mal. Pas maintenant.
― Parfait.
― Quoique, si, juste une. Tout de suite.
― Putain, Sanji...
― Hé oh, on se calme hein ? Rien qu'une, c'est pas la mer à boire !... Ok, on est au milieu du désert, je retire ce que je viens de dire mais avoue que je ne t'aies pas posé une tonne de questions jusque là. Tout ce que j'ai toujours demandé, c'est la vérité.
― Oui et ?
― Tu m'as menti. Par omission, ok, mais tu m'as menti.
― Quand ?
― Me fait pas croire que tu es révolutionnaire, genre parce que le régime de Crocodile t'écœure. Il y a quelque chose de... bancal chez toi. Ouais, voilà. Ce que tu m'affirmes est bancal. Tu m'avoues être un révolutionnaire puis un mercenaire... ça va pas ensemble.
― Tu préfères m'entendre dire que je suis un mercenaire à la solde des révolutionnaires ? Ça va assez « ensemble » pour toi ?
― C'est carrément autre chose. Niveau fric, le Croco a bien plus de moyen que le chef des révolutionnaires, ce Dragon là... Même les fonds de son second, Sabo, ne suffirait pas.
― T'en sais, des choses, pour un gars qu'on a forcé à rejoindre l'armée.
― Comme tu dis, on m'a forcé. Avant qu'on vienne me chercher, j'ai eu le temps de me renseigner. Et puis il suffit de voir la vie que mènent les officiers qui ne se mouillent pas des masses. Durant mes perms, je travaillais dans les cuisines, rien que de savoir que les sardines sont pour les soldats lèches-pompes tels que Fullbody, le caviar pour les officiers haut gradés et la bouillie pour les autres, ça te donne une idée du fric investis en chaque personne. T'avais pas droit à ce saké mais personne ne t'a jamais rien dit.
― Un point pour toi.
― Donc, je vais poser ma question : dans quel camp est Daz ?
― … Tu passes du coq à l'âne.
― Marimo ! Lui c'est un véritable mercenaire à la solde des révolutionnaires, n'est-ce pas ?
― Oui et non.
― Comment ça « oui et non » ? Tu peux pas me sortir ça de cette façon ! Je...
― Tu te tais maintenant cook ! On arrive.
― T'es sauvé... pour le moment.
[...]
― Et là, c'est bon ?
― Hum...
― Tu pourrais me répondre, algue de mes deux amygdales !
― Comment ça s'est passé avec le responsable ?
― Mais merde, tu pourrais me répondre, crétin de sabreur !... Très bien, je l'ai convaincu. Je reste.
― Bonne nouvelle.
― La tronche que tu tires me fait vaguement comprendre le contraire .
― Je vois que t'es fâché alors j'attends que la tempête passe.
― Tu m'as fait engager en tant que cuisinier. J'aurais apprécié si cette suggestion ne venait pas de toi mais de Koala ! Tu me prends pour un jambon ?
― Ah ! Alors justement, j'avais envie de...
― TA. GUEULE ! Maintenant tu vas me répondre. Puisque je vais encore être forcé de dormir avec toi, même si le fait que je sois sous ta responsabilité me donne envie de sauter dans le premier puits...
― Je tâcherai de dire à Koala de le couvrir et de le faire garder le soir venu.
― … Tu ne peux plus te défiler. T'es allongé, peinard sur ton lit de camp, mais je compte bien te faire chier avec mes questions. J'attends des réponses.
― Fais-toi plaisir, on verra bien si j'ai envie de répondre.
― On va dire que ça me va pour le moment. Tu m'expliques le cas « Daz » ? Parce que ton « oui et non » n'a pas trouvé grâce à mes yeux. Il ne m'a même pas satisfait. Du tout.
― C'est l'un des bras droit du Croco chargé de s'infiltrer au sein du camp révolutionnaire. Il fait semblant d'être l'espion des révolutionnaires.
― Un peu comme toi quoi.
― Sauf que moi, je suis réellement du côté des révolutionnaires.
― Oh la ferme hein ! T'es pas plus révolutionnaire que moi poissonnier !
― Pfff !
― Donc... donc t'as filé ton message pour moi à un espion au service du Croco. Épéiste à la manque va ! T'es plus con que ce que je pensais. Le vide qui règne dans ton crâne d'algue est plus profond que ce que je croyais. C'est aussi fascinant que consternant.
― Sourcil en vrille, à force de me prendre pour un débile, tu vas finir par être surpris par ce que je peux faire ! Ce jour-là, je serai ravi de voir ton petit air hautain disparaître.
― Cochon qui s'en dédit.
― Hé !
― C'est une expression. Déballes, c'était quoi le prétexte pour confier le message à lui et pas à un autre ?
― T'aurais préféré que je le donne à Fullbody ?
― Y a pas que lui dans notre ex-régiment ! Hermep tient, lui il est pratiquement clean. Ou en tout cas trop trouillard pour le rapporter à ses supérieurs. Un coup de ton regard noir, là, et cette chochotte aurait eu les chocottes.
― Daz croit dur comme fer que je suis dans le même cas que lui. Je lui ai fait croire que ce serait bonnard de faire entrer une tête de pioche comme toi chez les révolutionnaires en tant qu'espion. T'es insoupçonnable.
― Je vais passer sur le "tête de pioche" et le "bonnard", trop de connotation dans ce mot-là... Eh ben, t'as trouvé ça tout seul ?
― Si tu savais combien ce ton sarcastique m'avait manqué, cuistot de mes deux !
― Ton ironie surtout, crétin de sabreur... Merde ! Je dois voir le responsable des cuisines, je reviendrai pas tout de suite.
― Fait comme chez toi. Ici, c'est pas comme dans l'armée pourrie du Croco.
― Mouais. J'ai d'autres questions à te poser moi...
― J'ai plus envie d'y répondre moi. On verra plus tard.
― Tss, t'es vraiment gonflé, bretteur du dimanche !
[...]
― Tu parlais avec le responsable, Cook ? Qu'est-ce que tu lui voulais ?
― Cela ne te regarde pas à ce que je saches !
― Et ben ! Dès le matin, ça fait plaisir.
― Raaaah c'est pas contre toi, marimo... Juste que sa réponse m'a pas plu. C'est tout.
― Tu restes pas finalement ?
― Si, si, c'est pas le problème. Et puisque t'y tenait tant, je suis pris dans les cuisines. Loin du front, comme tu le souhaitais. Comme tu avais tant insisté auprès du responsable, de celui des cuisines...
― Oui, bon, ça va j'ai compris ! C'est à cause de ça que tu es fâché.
― Pas seulement. Disons que c'est la surface de l'iceberg.
― J'imagine la taille de la partie cachée...
― Crois-moi, tu n'en as pas la plus petite idée monsieur Roronoa Zoro aux Trois Sabres...
― …
― Qui n'en a plus qu'un depuis que la guerre a débuté.
― Ace aurait vraiment dû se la fermer.
― Alors comme ça, on est un mec qui a une parole d'honneur et un passé finalement , t'es culotté de m'avoir jugé parce que j'étais plongé dans cet enfer depuis pratiquement le début. Toi, tu fais tout ça pour une femme, morte il y a des années.
― Sanji, c'est pas aussi...
― Je veux plus t'entendre aujourd'hui. Tu m'énerves.
[...]
― C'est bon ? Tu comptes arrêter de m'ignorer dans les jours qui suivent ?
― ...
― Écoutes, je voyais pas l'intérêt de te dire que je risquais ma vie pour l'idéal d'une personne qui est décédée il y a de cela longtemps. Pas que ça me paraissait con, au contraire, j'étais pas sûr que tu comprendrais. C'est tout. Y a pas de volonté de te cacher quoique ce soit.
― Je peux comprendre, je trouve ça louable. Tu crois que j'étais au front pour quelle raison ?
― C'est complètement différent. Toi, tu te bats pour une personne encore en vie.
― Je sais pas si c'est encore le cas.
― Comment ç...
― Il répond plus à mes lettres depuis que j'ai changé de régiment. Je me suis pris en pleine poire le retour de toutes celles que je lui aies écrit. Je sais pas ce qu'il attend de moi. C'est peut-être juste pour me faire comprendre d'arrêter les frais, de me barrer de l'armée. C'est ce que j'ai fait, au final... Pourquoi est-ce que j'ai fait tout ça hein ? Pourquoi est-ce que j'ai dû survivre en tuant tous ces gens ? Pourquoi... Pourquoi moi j'ai réussi à survivre jusque là ?
― ...
― ...
― Sanji, j'vais te dire ce qu'on m'a dit, à moi, un jour il y a longtemps... Pourquoi se torturer ?
― … T'as raison. Restes à côté de moi et... tu peux laisser ta main sur mon épaule. Ça me va.
[…]
― J'ai bien assimilé. T'as jamais autant parlé, j'ai dû me concentrer plus que d'habitude. C'est pas désagréable mais wow !
― Entendre tes sarcasmes, c'est plus réconfortant que je ne le croyais.
― Te battre pour ce pays pour ton amie d'enfance, Kuina, morte à l'âge de dix ans, parce qu'elle souhaitait qu'Alabasta retrouve sa belle réputation d'antan... Idéalisme de gosse, certes, mais c'est noble. Si on aide la Révolution, ça va se réaliser.
― Content ?
― On peut dire ça. T'es pas un vrai révolutionnaire, c'est bien ce que je pensais. En y réfléchissant bien, c'est ton genre, d'agir de cette façon pour ce type de raison. Tu t'en fous du reste du moment que tu agis selon ton code d'honneur et que tu honores tes promesses. Et donc t'utilise seulement un sabre...
― C'est le sien. Enfin c'était.
― Tout pour l'honneur et sa mémoire hein ?
― Disons cela comme ça.
― Je ne veux pas briser cette magnifique ambiance, ce n'est pas mon style...
― Non, vraiment pas.
― … Et moi dans tout ça ?
― Je comprends pas.
― C'est moi qui ne comprends pas la raison pour laquelle tu... t'intéresses à moi de cette façon. J'ai cherché en vain alors...
― Stop, sourcil en vrille.
― Quoi ?
― Ce genre de truc n'a pas de raison particulière d'exister. C'est là, c'est tout. Je fais avec, tu réfléchis et fais avec. Point final.
― Ouais. Ouais on va faire comme ça. J'ai pas la tête à ça de toute façon, pas dans les jours qui viennent.
― J'm'en fous moi, je suis patient et puis le baiser de la semaine dernière...
― NE voulait rien dire, je te l'avais dit d'entrée de jeu, Zoro.
― Oui, bien sûr.
― Sujet temporairement clos, compris ?
― Compris. Sinon, au cas où il te vienne l'envie d'écrire une lettre, tu la mets dans la panière, devant le bureau du responsable. Le chargé des postes s'en occupe pour qu'elles soient livrées en peu de temps. C'est pas comme à l'armée où ils mettent des plombes.
― Pourquoi veux-tu que j'ai encore envie d'écrire une putain de lettre, bretteur à la noix ?
― 'Sais pas. Il y a tout ce qu'il faut dans notre tente. Bureau, feuilles, plumes, encre...
― Tout excepté de l'intimité. Merci quand même.
― En tout cas, t'as intérêt à rien avoir prévu dimanche. Les gars ont prévu un truc.
― Un truc ?
― Rien de méchant, c'est pas un bizutage. Hausse les épaules autant que tu veux, tu verras que c'est pas le genre de la maison par ici.
― Qui vivra verra.
[...]
Cher vieux schnock,
Finalement, t'as gagné, je suis chez les révolutionnaires depuis bientôt une semaine. Une semaine mardi prochain disons. Vu que l'autre bretteur était avec moi, ça n'a pas été difficile d'être accepté dans le camp. Apparemment, c'est pas le genre de ce crétin d'algue de faire autant confiance à quelqu'un. Donc bon point pour lui. Génial ! J'en suis au compteur de points maintenant, y a vraiment quelque chose qui ne tourne pas rond chez moi. Peut-être que ça paraît tellement évident que même si ça se voyait comme le nez au milieu de la figure, je ne le verrai pas.
Bon, ce n'est pas ce qui me préoccupe en ce moment. Je suis aux fourneaux, ça me change pas trop du restaurant. Le chef des cuisines houspille à tout va et les coups de rouleau pleuvent. Pas sur moi, pas encore, je suis plus doué que la moyenne et pourtant... pourtant je réalise que cette ambiance me manque cruellement. Je me souviens de toi qui hurle à t'en péter les cordes vocales, en tout cas un être humain normal ne tiendrait pas la distance, armé de ta louche qui assomme à tout va.
J'espère pour ta tombe que t'es pas mort, Zeff. Si je suis chez les Révolutionnaires, c'est bien parce que je sais que j'ai bien plus de chances de trouver des informations sur toi, savoir ce qui s'est passé et pourquoi tu ne me réponds pas. Je trouverai dès que je pourrai.
Gare à toi, Zeff, quand on se reverra, c'est ton arrière-train qui va chauffer pour une fois. Je t'enverrai en orbite à coups de pied dans le train d'atterrissage. Il n'y a pas que toi qui peut faire ce genre de menace. J'en ferai encore plus si ça pouvait te faire sortir de ton foutu mutisme. Comment veux-tu que « j'avance jusqu'à ce que tout s'arrête » comme tu me l'as conseillé avant que je ne m'en aille pour le front, si tu disparais sans un mot ?
A la semaine prochaine, l'ancêtre.
Celui qui ne s'arrêtera jamais, Sanji.
.
à suivre...
Et voilà ! Ce sera tout pour cette fois, merci à vous de suivre. Rassurée Omya ? T'en fait pas, comme c'est un cadeau pour nathdawn, il ne risque pas d'y avoir une fin à la "Roméo et Juliette"... Pour autant qu'on puisse comparer ceci à un tel chef d'oeuvre (putain de comédie musicale de 2002 qui me rend guimauve !)
Bon... Mwahahahahahaha Shinory, je t'ai bien eue ! C'était pas totalement vrai, HA ! Mais t'as quand même eue droit à ton câlin alors... match nul ce coup-ci.
Olalala, j'ai hâte de voir vos petites déductions (cf SwordsgirlJackie qui traque les petites subtilités, j'adore ! *mode petite hystérique*) Merci, c'est exactement ce que je voulais. En espérant que ce chapitre est aussi fluide que les précédents, que vous arrivez toujours à vous les imaginer... C'est compliqué mais ça vaut le coup ! J'ai vraiment pas l'habitude de faire tout passer seulement par les dialogues. Moi qui aime le théâtre... C'est limite ça mais sans les didascalies, encore plus difficile (yay !). Vous croyez que je pourrais l'adapter ? Oda va poser son veto, hum... dommage.
Navrée pour ces réponses un peu décousue à vos reviews, je n'ai pas eu le temps de répondre à toutes néanmoins, je voulais vous assurer que je les lis et qu'elles me font plaisir. Merci encore !
Sur ce, je vous laisse ! N'oubliez pas la petite review, vous êtes autorisée à poursuivre le cours de votre vie qui, j'en suis certaine, n'est pas dénuée de passion !
PS (oui comme dans une lettre) : j'ai dissimulé deux références dans ce chapitre. Une livresque et une autre d'une série américaine que j'adore (terminée depuis 2012 sinon c'est trop vague !). Vous les trouvez, vous avez mon respect. Quoi encore ? Bah oui, j'ai pas grand-chose d'autre à vous offrir ! Trop de projets d'écriture m'attendent !
