Bon comme promis, aujourd'hui un chapitre spécial avec un point de vue un peu diffèrent...

Merci a Yuki jiji et Keiyner pour leur review et aussi un merci spécial a Keiyner, ma beta qui a eu le mérite de corrigé ce chapitre aussi vite ( sinon il y aurait eu de grande chance que je ne puisse le poster avant lundi!)

Ensuite petit message special keiyner qu'arrete pas de me poser plein de questions dans les reviews! hehe (super motivé lol) Pour tout te dire, l'idée de les faires remonté dans le passé AVANT la création des Vongola m'a effectivement traverser l'esprit mais avec ma trame de l'histoire ce n'était malheureusement pas posible. J'imagine que tu as déjà compris pourquoi non? La première génération a recu les anneaux APRES la creation des Vongola... Sniff c'est vraiment domage cela aurait fait une bonne histoire!

En tout cas, Bonne lecture a tous


Tout avait commencé quelques jours plus tôt quand son hyper intuition s'était réveillée. Pour ne plus s'éteindre au grand dame de ses compagnons qui devaient supporter son irascibilité à longueur de journée. Au point que certains ne rentraient même plus au manoir de peur de le croiser au détour d'un couloir… et d'y laisser des plumes.

Mais quand même, au bout de cinq jours, il y avait de quoi avoir les nerfs à fleur de peau, non ! Ils pouvaient bien comprendre ça tout de même ! C'est que c'était vraiment fatiguant et irritant, surtout irritant en fait !, de passer vingt-quatre heures sur vingt-quatre sur le qui-vive sans en comprendre soit même les raisons.

Imaginez, cinq jours que cette dernière le poussait à bout en l'avertissant d'un danger imminent. Cinq jours qu'il avait un mal fou à dormir et à travailler. Quoique, signer un amoncellement de papier ne demandait pas tant de concentration que cela en fait. Cinq jours de souffrances à cause d'un danger potentiel dont il ne comprenait que maintenant la teneur pernicieuse.

Lui-même ne comprenait pas vraiment comment les choses avaient pu prendre une telle tournure. Ils étaient encore attablés presque au complet le matin même pour un déjeuner relativement calme... oui j'ai bien dit calme malgré les pleurnicheries, les plats et couverts volant, les explosions, les bris de verres, les menaces, les insultes et j'en passe... et reposant pour ses nerfs mis à rude épreuve depuis l'activation de son intuition démoniaque, comme l'appelait son fidèle bras droit. Alors comment s'était-il alors retrouvé à traverser la forêt au triple galop comme s'ils avaient le diable au trousse ?

Simple. Tout avait commencé par une modeste missive. D'abord surpris de recevoir un courrier aussi tôt le matin, Giotto s'était empressé de l'ouvrir avec appréhension, se doutant que son intuition déchaînée venait de trouver sa cause. À peine avait-il parcouru quelques lignes que le boss de la désormais plus grande famille mafieuse de Sicile se mis à pâlir alors que ses mains tremblaient fortement sur les bords de la missive.

- Giotto?

Le jeune homme tourna un regard inquiet vers son bras droit.

- C'est Cozart. Apparemment, lui et les siens ont été attaqués.

- Il va bien? s'inquiéta G en sachant à quel point son boss était lié au Simon.

- Ils n'en savent rien. Apparemment lui et de nombreux autres sont toujours portés disparus. Le manoir a été détruit durant l'attaque et ils n'avaient pas fini de déblayer la totalité des décombres quand ils ont envoyé la missive.

- Mais pourquoi t'envoyer ce message s'ils ne sont toujours pas fixés? N'aurait-il pas été plus sage de te prévenir une fois les recherches terminées pour ne pas t'inquiéter inutilement? S'étonna Lampo avec son habituel air las acquis durement auprès de sa noble famille.

- Ils craignent que nous ne soyons les prochains, répondit évasivement Giotto.

- Les prochains!

Le cri craintif de Lampo amusa grandement Daemon qui entreprit alors de lui raconter les pires sévices possibles qu'on pourrait lui faire subir. Alors que le jeune gardien de la foudre se mettait à geindre en suppliant son bourreau d'arrêter, Alaude fusilla les deux trouble-fêtes qui mettaient à mal l'ordre public... du petit déjeuner.

- Que comptes-tu faire? S'enquit G auprès de Giotto, ignorant royalement le début de la guerre des tranchées qui s'était installée dans son dos entre Daemon et Alaude.

- Je...

Giotto fut interrompu cette fois-ci non pas par un coup discret pour annoncer une arrivée mais belle et bien par une porte ouverte à la va vite. Porte qui alla s'encastrer bruyamment dans le mur, faisant sursauter tout le monde. Alors que G ouvrait la bouche pour rabrouer le majordome mal poli, celui-ci lui coupa l'herbe sous le pied en s'écriant d'un air paniqué:

- Vite! C'est le seigneur Asari! Il est...Il a été attaqué!

Aussitôt, Giotto et G se levèrent rapidement en faisant grincer les chaises sur le sol.

- Conduis-nous! Ordonna simplement leur boss en rejoignant l'homme au pas de course, laissant en plan la table du déjeuner à peine entamé.

Ce qu'ils trouvèrent dans la chambre d'hôpital les révulsa. Même Alaude, pourtant habituellement inexpressif, laissa échapper un froncement de sourcil. Oui, même deux… non ! Que dis-je : UN millimètre compte comme tel!

Allongé sur un lit couvert de draps blanc, faisant ressortir la pâleur de son usagé, Asari avait le bras gauche couvert de brûlures dont on pouvait sans mal imaginer la profondeur des dégâts aux vues des plaies chuintantes et de l'odeur de chaire brûlée. Posé amorphe sur le lit et dans un angle anormal, son bras gauche semblait souffrir de nombreuses fêlures et os cassés. En plus de l'état inquiétant de ses bras, son œil droit n'était plus visible sous les compresses imbibé de sang et il portait partout sur le corps des plaies multiples entre crocs, coups d'épées et brûlures.

- Mon dieu! Il est...

- Il respire toujours, répondit d'une voix complaisante l'homme en blouse blanche qui les rejoignit. Mais je ne vous cacherai pas que son état est grave. Nous ne pouvons malheureusement pas nous prononcer en ce qui concerne son pronostic vital.

- ... Quelle sont ses chances? S'enquit Giotto dans un souffle à peine audible et les yeux voilés de tristesse.

- Très mince, répondit le médecin.

L'homme en blouse blanche ferma alors les yeux et baissa la tête. C'était dans ses rares moments qu'il en venait à détester par-dessus tout son métier.

-Giotto. L'anneau.

Surpris, le boss Vongola tourna son attention vers les mains si abîmées de son gardien. Ses sourcils se froncèrent aussitôt. Ou était l'anneau Vongola ? Jamais Asari ne l'aurait retiré de lui-même puisque son boss avait ordonné qu'ils les gardassent aux doigts. C'était le meilleur moyen pour lui de les protéger. On ne s'attaquait pas impunément à un Vongola après tout. Encore moins à un gardien. Du moins était-ce ce qu'il croyait encore jusqu'à cet instant, puisque visiblement cela n'avait pas empêché son ami d'être pris pour cible.

-On l'aurait volé? S'étonna Lampo et resserrant les bras autour de son corps d'un geste convulsif.

C'est là que la culpabilité s'ajouta au poids de l'inquiétude. C'était lui qui avait donné les anneaux à ses amis. Aurait-il scellé leur sort sans le savoir? Soudain, alors qu'il s'enfonçait de plus en plus dans la déprime sous l'œil inquiet de son bras droit, une pensée déplaisante lui traversa l'esprit.

-Knuckle!

Comprenant l'angoisse de son boss, G jeta un œil à sa montre gousset avant de remarquer avec une neutralité apparente masquant avec brio ses craintes:

- A cette heure-ci, il doit être à la chapelle.

Sans un mot, Giotto tourna alors les talons et couru en direction de la sortie du manoir. Les autres l'entendirent vaguement ordonner de seller les chevaux avant que sa voix ne se meurt dans le labyrinthe des couloirs.

G jeta un dernier coup d'œil au corps meurtri et amorphe de son ami que les médecins continuaient de soigner en les ignorants royalement. A la vue du pansement imbibé sur l'œil, du teint blafard et des brûlures, son cœur se serra en même temps qu'une sourde colère montait en lui. Ces salauds allaient payer.

- Lampo, Daemon, restez avec lui. On ne sait jamais. Au moindre problème, vous êtes autorisé à faire usage des anneaux...

A ses mots, Daemon demeura coi un instant. Au début de sa phrase, il s'était apprêté à lui faire bien comprendre qu'il n'était pas le chef mais sa dernière injonction le fit changer d'avis. G leur donnant l'autorisation d'utiliser les anneaux? Voilà bien une première qui annoncer beaucoup d'amusement dans un proche avenir.

- Tu ne penses tout de même pas qu'ils vont venir jusqu'ici? Se récria Lampo avec inquiétude, les yeux fuyants.

- Et qu'est-ce que tu crois franchement ! Tu pourrais utiliser un peu ta tête de temps en temps, non ! Bien sûr qu'ils peuvent venir ici! Ils s'en sont bien pris à Asari non ? Et regarde dans quel état ils l'ont mis! S'emporta G dont la patience était à bout en pointant le corps du gardien de la pluie d'une main tremblante de colère contenue. C'est un gardien et cela ne les a pas empêchés de l'attaquer. Tu crois vraiment qu'une simple bâtisse fera la différence ? Hein ? Je te rappelle que celle des Simon n'est plus désormais que ruines !

- Attend! Tu veux dire que...

- Et qui d'autre sinon! S'emporta de nouveau G en se retenant difficilement de hurler pour ne pas déranger les médecins qui continuaient leurs offices.

- G. Tu devrais y aller.

- Hein?

Le rouquin tourna un regard surpris vers Daemon qui le redirigea d'un signe de tête vers Alaude. Enfin... Vers l'endroit où était ce dernier encore quelques minutes plus tôt.

- Le...

G ravala l'insulte sur le point de lui passer les lèvres et quitta au pas de course l'infirmerie pour rejoindre son boss et Alaude. Restés seuls, Daemon soupira avec lassitude tandis que Lampo serrait silencieusement les poings. Il ne s'était pas écoulé dix minutes qu'on entendit distinctement le bruit de cavalcade montant de la cour. Lorsque le jeune noble tourna la tête vers Daemon pour essayer de se rassurer, il se retrouva face à du vide. Le gardien de la brume était partit depuis sans doute plusieurs minutes maintenant. L'attention de Lampo se porta alors sur le ciel dégagé visible à travers la fenêtre et il adressa une prière silencieuse aux dieux pour que Knuckle soit sain et sauf.


Voila, j'espère que ça vous a plu.

a la semaine prochaine.