Coucou tout le monde. Nouveaux chapitres. Apparition de Fili et Legolas dans SugarDaddies -attention, vous allez les DETESTER- et petit dîner entre amis dans Changez vos étoiles. Un grand merci pour tous vos coms, continuez à m'en envoyer, c'est un véritable bonheur. Emmew, écoute, je suis ravie de savoir que tu aimes autant mes histoires. Toutes les histoires que je traduis sont mes préférés et j'en ai lu énormément donc je vous choisis le meilleur à mes yeux. Si l'un d'entre veut me contacter, vous pouvez m'envoyer un mp, ça me fera vraiment plaisir. Je suis une vraie fan de Thilbon mais je n'en connais pas d'autre -en vrai-. Alors n'hésitez pas si vous voulez me connaître, je suis prête à répondre à toutes vos questions et demandes. Sur ce, bonne lecture et laissez-moi un com, merci:)
Thorin avait un plan : il avait décidé de séduire Bilbon d'ici la fin de la semaine. Il avait tout prévu : il allait inviter Bilbon à venir déjeuner innocemment dans son bureau et à l'aide de son charme et de sa séduction innés, il convaincrait Bilbon à venir à un dîner romantique à la place. Une fois arrivés au dîner, il charmerait suffisamment Bilbon pour qu'il finisse dans son lit. Il allumerait des bougies, ouvrirait les meilleures bouteilles de champagne et ornerait son appartement de roses rouges. Si à la fin de ce dîner, Bilbon ne lui tombait pas dans les bras alors qu'il serait au summum de son sex-appeal, alors il serait clair qu'il ne convenait pas à Bilbon. Il avait décidé de rester au bureau au début parce qu'il savait qu'il avait l'air cool et sexy au possible au travail et il était impensable que Bilbon ne soit pas sous son charme à ce moment-là. Il était dans son élément, là où il contrôlait tout, là où il était le plus puissant !
Il envoya un message à Bilbon pour l'inviter à déjeuner dans une tentative de paraître aussi décontracté que possible. Bilbon accepta, ce qui signifiait que la première partie du plan de Thorin avait marché.
Le jour dit, il choisit de porter un costume en soie noire toujours aussi classique avec une cravate et une paire de chaussures en cuir italien. Ses cheveux étaient élégamment nappés sur son dos et tailla sa barbe pour qu'elle accroisse sa virilité sans avoir l'air négligée. Après que Bilbon l'ait vu malade, il voulait désespérément rappeler à son jeune ami qu'il était réellement beau.
Lorsque Thorin entra dans son bureau ce matin, tout le monde pouvait voir qu'il respirait la confiance en soi. La plupart furent un peu effrayés, hormis Dwalin et Bard, qui étaient grandement amusés par ce Thorin auquel ils n'étaient pas habitués.
-Hé, mais qu'est-ce c'est que ce sourire ? D'habitude, tu es de mauvaise humeur le matin, s'informa Dwalin avec un sourire en coin.
-Je déjeune avec Bilbon aujourd'hui, si tu veux tout savoir. répondit doucement Thorin.
-Oh ! Moi, je déjeune avec mon fils aujourd'hui ! gazouilla joyeusement Bard.
-Lequel ? questionna Dwalin, ignorant la mine de plus en plus grincheuse de Thorin.
-Legolas, il rentre bientôt à l'université, alors je veux passer du temps avec lui.
-Il va à Erebor Université comme nous ?
-Oui, il est...
-Les gars ! coupa vivement Thorin. Ça ne concerne en rien le déjeuner. C'est un prétexte pour me rapprocher de Bilbon.
-Eh bien, je suis sûr que tu vas être merveilleux, promit Bard en souriant.
Thorin grommela dans sa barbe quelque chose d'inintelligible avant de se rendre dans son bureau et cria avant de claquer la porte :
-Que personne ne vienne me déranger.
Thorin ne savait pas exactement combien de temps il avait travaillé, peut-être trois heures, mais il fut obligé de s'arrêter lorsqu'un vacarme venant de l'extérieur vint le gêner. Il envisageait sérieusement de réserver un étage rien que pour lui, loin des crétins qui l'entouraient perpétuellement. Il sortit et vit son neveu, Fili, parler et rire avec Dwalin qui semblait s'être arrêté au beau milieu de quelque chose, vu qu'il avait des fichiers dans la main.
-Fili, accueillit froidement Thorin. Qu'est-ce que tu fais ici ?
Fili, le fils de sa petite sœur, et héritier actuel de sa place et de sa fortune à Durin Industries, se tourna vers lui, un large sourire éclairant son visage barbu, ses longs cheveux blonds tombant négligemment en une lâche queue de cheval.
-Mon oncle, quel genre d'accueil est-ce là pour ton neveu bien-aimé ? Je viens juste te faire un petit coucou.
-Depuis quand es-tu mon neveu bien-aimé ? répliqua Thorin d'un ton moqueur. Je sais que tu es là pour une très bonne raison, tu ne mets jamais les pieds ici quand tu es en vacances, encore moins quand ta rentrée à l'université se fait imminente. Alors, pourquoi es-tu là ?
-Oncle Thorin, tu me blesses ! protesta Fili en feignant un soupir de douleur. Pour quelle raison serais-je ici si ce n'était pas pour voir mon bien-aimé parrain ?
Thorin plissa les yeux mais n'eut pas le temps de répondre car la véritable raison de la présence de son neveu venait juste de sortir de l'ascenseur.
Legolas, le premier enfant de Bard et de Thranduil, était grand, maigre, et tout aussi blond et beau que Thranduil. Ses longs cheveux étaient coiffés en une soigneuse queue de cheval, bien plus travaillée que celle de Fili, rehaussant son cou mince et ses pommettes hautes. Il portait un jean slim vert feuille et une veste d'équitation légèrement plus foncée ainsi qu'une écharpe noire et des cuissardes d'équitation. Il s'habillait toujours comme un top model. Les chiens ne font pas des chats, c'était le portrait craché de Thranduil.
Thorin voyait très nettement Fili, pratiquement en train de baver pour lui, comme un étalon pourrait convoiter une licorne. Fili se moquait éperdument que Legolas le prenne tout le temps de haut et le toise d'un regard froid et méprisant. Il se précipita vers lui pour l'aborder.
-Salut Legs, c'est drôle de te voir ici, salua Fili en laissant son regard glisser lentement le long du corps du blondinet, le jaugeant d'un oeil appréciateur.
-Fili. J'aurais dû savoir que tu serais là, répondit Legolas d'un ton catégorique.
-C'est peut-être le destin ? supposa Fili avec un sourire charmeur.
-Ou peut-être que tu es encore en train de me suivre, répliqua Legolas en passant son chemin, le sourire de Fili n'étant plus qu'un lointain souvenir.
Il vit Thorin et Dwalin et les salua poliment, ses bonnes manières le poussant à se reprendre et se rendit dans le bureau de son père.
-Il te déteste toujours autant, devina Dwalin en souriant. Pourquoi est-ce que tu ne laisses pas tomber ?
-On ne renonce jamais au véritable amour, Maître Dwalin, expliqua Fili en secouant la tête.
Thorin jeta un coup d'oeil à sa montre et vit qu'il restait peu de temps avant l'arrivée de Bilbon. Fili ne pouvait pas rester dans les parages sinon il ruinerait ses plans : qui sait quelles horreurs il pourrait dire ! Il n'était pas encore tout à fait prêt à présenter Bilbon à sa famille, en fait, il préférerait largement que son tendre petit ami ne rencontre jamais les redoutables membres de la famille des Durin.
-Puisque Legolas t'a une nouvelle fois rembarré, tu devrais aller profiter de tes derniers jours de vacances, conseilla Thorin d'un ton arrogant et insistant.
Ce n'était peut-être pas une très bonne idée car ça allait pousser Fili à lui demander pourquoi il voulait autant qu'il parte.
-Pourquoi est-ce que tu veux autant que je parte ? demanda Fili en haussant un sourcil. D'habitude, quand je viens ici, tu m'apprends une ou deux choses pour devenir un homme d'affaires compétent... Tu caches quelque chose !
-Pas du tout ! hurla Thorin, au grand désarroi de tous, y compris de lui-même.
-D'accord, accepta Fili avec un sourire espiègle. Et je suis sûr que maman te croira aussi quand je lui dirai que tu caches quelque chose.
-Ne. Dis. Rien. A. Ta. Mère. articula Thorin en serrant les dents.
-Je ne lui dirai rien si tu me dis ce que tu caches, fit chanter Fili en souriant largement.
Thorin poussa un soupir. Il préférait le dire à Fili plutôt qu'à Dis, même si Fili n'était qu'un petit emmerdeur.
-J'attends quelqu'un à déjeuner.
-Qui ? pressa Fili. Un petit ami ?
-Oui, répondit Thorin en grinçant les dents.
Le sourire de Fili s'élargit encore plus. Thorin devinait sans peine que Fili éclaterait en de bruyantes félicitations et questions indiscrètes si ils se trouvaient dans un cadre plus privé.
-Maintenant que tu sais tout, tu peux partir, suggéra Thorin dans un grognement.
-Ohhh mais mon oncle, je veux le voir ! Est-ce que c'est un vieux grincheux comme toi ? taquina Fili.
Thorin mourait d'envie de se vanter de son jeune et bel amant mais il se retint, sachant que la seule chose qu'il y gagnerait, ce serait un flot interminable de railleries sur le fait qu'il sortait avec quelqu'un ayant près de la moitié de son âge. Seigneur, il ne voulait surtout pas imaginer ce qui se passerait si sa famille apprenait la façon dont il avait rencontré Bilbon.
-Pars immédiatement, Fili, insista Thorin d'un ton presque suppliant. Pourquoi est-ce que tout est si compliqué avec toi ?
-C'est encore mieux que si ça avait été Kili, fit remarquer Fili en riant. Il le dirait à tout le monde au bout de cinq secondes. Moi, au moins, je sais garder un secret.
-Pour combien de temps, je me le demande, répliqua Thorin en marmonnant.
Fili semblait sur le point de partir sans plus d'histoire, mais quand Bard et Legolas sortirent du bureau du chef de service, l'esprit de Fili n'était plus à partir mais à essayer de se rapprocher du blond qu'il convoitait tant.
-Legs ! Monsieur Batelier, pourquoi ne pas vous joindre à mon oncle et moi pour le déjeuner ?
A ces mots, le visage de Thorin blêmit brusquement.
-Je pensais que Thorin déjeunait avec quelqu'un d'autre, nota Bard, surpris.
-Je suis..., commença Thorin.
-Bien sûr que non ! coupa Fili. Il m'a demandé de se joindre à lui, et ce serait beaucoup plus amusant si vous veniez avec nous.
-Très bien, accepta Legolas en soupirant sans demander leur avis à Bard ou à Thorin.
Bard se contenta de sourire, car il connaissait l'esprit de son fils mieux qu'il le croyait et il était certain qu'il ne pourrait pas repousser Fili encore très longtemps. Mais Thorin, de son côté, bouillonnait de rage. Il ne pouvait pas annuler l'invitation. Il ne pourrait pas avoir autant d'égards en présence de son neveu, et il n'était pas non plus ravi que Bard et Legolas soient de la fête.
Bard lui jeta un regard d'excuse quand ses yeux rencontrèrent ceux de Thorin. Il ne pouvait plus rien y faire, à moins que lui et Bilbon ne s'échappent pendant que personne ne regardait.
Comment allait-il dire à Bilbon que leur rendez vous intime était devenu une fiesta de groupe ? Il l'ignorait et n'eut pas le temps de trouver une solution. L'ascenseur sonna et Bilbon entra dans son champ de vision.
-Il est là, marmonna Thorin.
Fili se figea à la vue du petit ami de son oncle et murmura :
-Il n'est pas vieux...
Plutôt que de rester et d'écouter son neveu, Thorin se dirigea vers Bilbon et le salua rapidement en posant un doux baiser sur sa joue avant de dire à voix basse :
-Bilbon, je sais que ce n'était pas prévu mais mon neveu est ici et...
-Alors, c'est vous qui vous êtes entiché de mon oncle, interrompit Fili avec un sourire éclatant en tendant la main. Je m'appelle Fili.
-Oh, eh bien, je m'appelle Bilbon Sacquet. C'est la première que je rencontre un membre de la famille de Thorin, avoua Bilbon avec un doux sourire en lui serrant la main.
-Je ne sais pas pourquoi il ne vous a pas présenté plus tôt, vous êtes adorable !
Thorin manqua de mettre une claque sur la tête de Fili mais il se retint pour l'amour de Bilbon.
-Eh bien, euh... je vous remercie, répondit Bilbon, visiblement confus.
Thorin emprisonna le fin poignet de Bilbon dans une douce étreinte et l'entraîna vers l'ascenseur.
-On va prendre une table, aboya-t-il en les fourrant tous deux dans l'ascenseur.
Lorsque les portes en acier se refermèrent, Thorin laissa échapper un soupir trop longtemps refoulé avant d'encercler la taille de Bilbon de ses bras.
-Tu dois pardonner mon neveu, il est venu à l'improviste et a invité Bard à notre déjeuner.
-Ce n'est rien, assura Bilbon en riant. Il est juste un peu curieux. Bien que je ne comprends pas pourquoi il a invité Bard.
-Tu as vu le grand blond debout à côté de lui ? C'est le fils aîné Bard et Thranduil, Legolas. Fili lui court après depuis la maternelle. Mais il lui a fait une horrible première impression et depuis, Legolas le déteste.
-Qu'est-ce qu'il a fait ? interrogea Bilbon, curieux.
-Il a poussé Legolas dans la boue pour voir si il ressentait quelque chose. Thranduil était livide, il m'a fait payé le nettoyage à sec, à l'époque. Non mais franchement, qui habille un enfant de cinq ans en Armani ? raconta Thorin tandis que Bilbon éclatait de rire.
-C'est assez drôle, avoua Bilbon en se glissant hors de l'étreinte de Thorin pour prendre sa main à la plce. Ne t'inquiète pas tant, je sais comment peuvent être les familles.
Durin Industries avait un restaurant pourvu de tous les équipements possibles au rez-de-chaussée, à la disposition de tous les employés. Le père de Thorin en avait été le pionnier pour la simple et bonne raison qu'il n'avait pas envie d'aller très loin pour pouvoir manger. C'était l'une des raisons pour laquelle de nombreuses personnes voulaient travailler pour Thorin, parce que la nourriture y était fabuleuse et il ne payait pas les employés au rabais. Thorin allait y manger de temps en temps mais la plupart du temps, il commandait quelque chose à livrer. Il s'y rendait en fait très rarement.
Ils trouvèrent une table pour cinq et s'installèrent en attendant que les autres arrivent. Thorin fit de son mieux pour avertir Bilbon sur le genre de questions qu'on allait probablement lui poser et le supplia de ne pas le juger par sa famille.
Ils furent bientôt rejoints par le reste de la troupe. Fili se précipita pour pouvoir tirer une chaise à Legolas, chaise qui fut prise par Bard qui lui lança un regard suave. Car Bard était très protecteur avec ses enfants, et même si il savait que Legolas était également attiré par Fili, il voulait faire comprendre à ce dernier qu'il n'avait pas l'intention de laisser les choses se précipiter entre son fils et lui.
Thorin sourit en voyant le regard un peu effrayé sur le visage de Fili alors qu'il s'asseyait à côté de Bard. Mais il se reprit rapidement :
-Alors, Monsieur Sacquet, que faites-vous ?
Thorin grommela quelque chose à propos de l'indiscrétion de son neveu mais Bilbon répondit volontiers :
-Je suis écrivain. Ou du moins j'essaye de l'être. En ce moment, je travaille dans un café.
-Et comment vous êtes-vous rencontré ? demanda immédiatement Fili.
C'était exactement la question que Thorin appréhendait le plus. Il attendit la réponse de Bilbon.
-Eh bien, nous euh...
-Puis-je prendre votre commande ? interrompit le serveur avec un sourire tandis que Thorin le remerciait intérieurement d'être intervenu.
Ils commandèrent rapidement et Thorin décida d'embrayer pour changer de sujet avant que Fili n'ait l'idée d'insister.
-Alors Legolas, Bard m'a dit que tu allais à Erebor Université ?
-Oui, acquiesça Legolas en souriant poliment. J'ai vraiment hâte d'y être.
-Je suis sûr qu'Erebor Université va vous plaire, gazouilla Bilbon. J'ai sérieusement envisagé de prendre un autre cours, rien que pour rester à l'université un peu plus longtemps.
-Je vois ce que vous voulez dire mais je ne regrette pas cette partie de ma vie où je vivais dans ce petit appartement miteux avec Thorin et Dwalin, avoua Bard en riant légèrement alors que Thorin souriait. Au moins, Legolas n'aura pas ce genre de problème, nous lui avons réservé un dortoir privé.
-Heureusement, souffla Legolas. Je ne sais pas comment j'aurais fait pour vivre avec un colocataire désagréable.
-Ne t'inquiète pas Legs, je serai là pour te tenir compagnie, rappela Fili avec un sourire séducteur.
-Quelque part, j'ai l'impression que c'est encore pire qu'un mauvais colocataire, rétorqua Legolas d'une voix douce.
-Tu me veux, Legs, plus tôt tu l'accepteras, plus tôt on pourra aller de l'avant.
-Je ne vois pas de quoi tu parles, feignit Legolas qui, à la grande surprise de tous, y compris de Fili, se mit à rougir.
-A... alors Fili, j'imagine que vous allez aussi à Erebor Université ? devina Bilbon pour tenter de briser la tension qui s'était instaurée.
-Ouep, confirma Fili, un peu plus gai. Ecole de commerce comme mon oncle.
-Et votre frère ?
-Kili veut devenir photographe comme oncle Frérin. Il va s'inscrire à tous les cours artistiques. Il a eu raison car il n'y en a qu'un qui pourrait prendre la tête de Durin Industries.
-Je ne savais pas que ton frère était photographe, déclara Bilbon en se tournant vers Thorin.
-Frérin fait ce qu'il veut, la photographie est sa principale source de chômage, ainsi que la poterie, la peinture et la poésie. En ce moment, il se promène en Egypte avec sa dernière petite amie à essayer de comprendre "comment les pyramides ont été construites", du moins c'est ce qu'il dit, grommela Thorin, ce qui fit rire Bilbon, et qui rendit immédiatement Thorin heureux.
-Et ta soeur ? Qu'est-ce qu'elle aime ? questionna Bilbon.
-Ma mère est géniale ! s'exclama Fili en ajoutant. Mais terrifiante. Elle finance des organismes de bienfaisance et des galeries d'art. Notre père en profite pour exposer ses peintures.
-Mon père était bouleversé le jour où elle est rentrée à la maison pour lui annoncer qu'elle voulait se marier avec un artiste, narra Thorin. Une fois Fili et Kili nés, il a fini par accepter son mari.
-Le père de Thranduil n'a pas très tendre avec moi non plus, intervint Bard. Je crois que ses mots à mon sujet étaient "trop commun pour les gens de notre classe". Thranduil était furieux bien sûr et il était d'autant plus déterminé à sortir avec moi.
-Ça lui ressemble bien, convint Legolas en souriant.
-Comment comptes-tu passer tes derniers jours de vacances ? questionna Bard à son fils. Maintenant que tu as fait tes valises, tu n'as plus grand chose à faire.
-Kili, Tauriel et moi, on va dans un club vendredi. Tu devrais venir, invita Fili.
-Peut-être le ferai-je, se contenta de dire Legolas avec nonchalance.
A la grande stupéfaction de Thorin, la conversation vira d'un coup vers sa relation avec Bilbon. Ils réussirent à prendre leur repas sans mentionner le site de "SugarDaddiesErebor" et personne ne releva le fait que Bilbon portait des vêtements hors de prix pour le salaire d'un barman. Et quand ils se quittèrent, Thorin eut le pressentiment que quelqu'un allait remettre ça sur le tapis.
-J'ai été ravi de vous rencontrer Bilbon, salua Fili avec un sourire en lui serrant la main.
Il se tourna vers son oncle pour l'embrasser et alors que leurs visages étaient proches l'un de l'autre, il se pencha pour murmurer à l'oreille de Thorin :
-Je ne savais pas que tu étais un voleur de berceau, mon oncle. Prends bien soin de ton petit chéri.
Il se recula avec un sourire narquois et Thorin sentit son visage rougir d'embarras. Bilbon vit son inconfort et l'embrassa sur la joue :
-Ça ne s'est pas si mal passé, pas vrai ?
-J'imagine que non, marmonna Thorin. Mais je préfère éviter que ça se reproduise. Que dirais-tu si on dînait à la place ? Ce vendredi ?
-Ok pour vendredi, accepta Bilbon. Je te reverrai ce jour-là.
Bon, le déjeuner ne s'était pas déroulé exactement comme il l'avait prévu mais Bilbon venait toujours dîner donc, d'une certaine façon, son plan avait marché. Thorin avait décidé de préparer un délicieux repas pour que son petit amour puisse en profiter et pour mettre toutes les chances de son côté.
Les talents culinaires de Thorin n'allaient pas au-delà d'un poulet rôti accompagné de légumes, mais l'amour lui donnait des ailes ou du moins c'est ce qu'il pensait. Il avait choisi de miser sur le romantisme : les bougies étaient un classique alors il en avait acheté une douzaine parfumées à la vanille et les disposa artistiquement dans toute la pièce.
La prochaine étape était de s'apprêter lui-même. Il prit un peu d'eau de Cologne et renonça à porter un costume cette fois-çi, préférant mettre un pantalon noir tout simple et une chemise bleu marine qui se révélait être le meilleur choix si lui et Bilbon finissaient par se précipiter dans sa chambre dans un accès de passion. Il ne voulait pas que des vêtements viennent entraver leur plaisir.
Quelques minutes avant l'arrivée de Bilbon, Thorin remarqua que quelque chose le gênait un tantinet mais il n'arrivait pas à deviner ce que c'était. Il vérifia la nourriture, et c'était parfait. Il vérifia son apparence, et il était beau. Qu'est-ce que c'était ?
Il inspira bruyamment et finit par comprendre qu'il s'agissait des bougies. Elles étaient allumées depuis près d'une heure et tout son appartement embaumait l'extrait de vanille. Pris de panique, il courut dans tout l'appartement pour éteindre toutes les bougies et ouvrit toutes les fenêtres pour chasser l'odeur sucrée avant que Bilbon n'arrive.
Mais tout cela ne servit à rien, car c'est à ce moment que la sonnette résonna, informant que Bilbon attendait qu'il lui ouvre la porte.
Thorin gémit intérieurement à l'idée de laisser Bilbon entrer dans son appartement alors qu'il sentait la crème glacée fondue mais il ne pouvait pas le faire poireauter toute la nuit. Il ravala sa fierté et ouvrit la porte avec un sourire.
Bilbon le salua avec un baiser et le suivit en souriant.
-Alors, qu'est-ce qu'on mange ce soir ? questionna-t-il avec gaieté avant de s'arrêter pour reconnaître l'odeur qui imprégnait la pièce. Un pudding à la vanille ? Des petits biscuits à la vanille ? Quelque chose à la vanille en tout cas.
-Du poulet rôti, répondit timidement Thorin.
-Oh, s'exclama Bilbon, surpris.
-J'ai euh... allumé trop de bougies parfumées et... donc... tu peux comprendre ce qui s'est passé.
Thorin avait l'impression d'avoir gâché la soirée avant même qu'elle ait commencé mais le rire aérien de Bilbon le fit rapidement changer d'avis. Des larmes de joie bordèrent les yeux de Bilbon alors qu'il riait de bonheur et posait sa tête contre le torse de Thorin.
-Oh, c'est... c'est tellement mignon, trouva Bilbon en continuant à rire aux éclats avant de se calmer un peu. Ohhh Thorin, tu es l'homme le plus doux que je connaisse.
-Je suis ravi de l'entendre, dit doucement Thorin avec un petit sourire. Maintenant, pourquoi n'irions-nous pas nous asseoir dans mon appartement parfumé et manger le repas sous-qualifié que je t'ai préparé.
-Allons-y.
Le repas de Thorin n'était pas si mal, Bilbon mangeait avec le même appétit que d'habitude et le vin coulait à flots des deux côtés. Alors qu'ils riaient et bavardaient ensemble, Thorin avait l'impression que ce n'était qu'un rendez vous normal entre deux personnes qui se sentaient bien l'un avec l'autre.
Après avoir fini de manger, Thorin et Bilbon se nichèrent dans le canapé, leurs verres de vin oubliés sur la table basse alors que Bilbon s'asseyait sur les genoux de Thorin.
Leurs lèvres furent pressées ensemble dans une lente agonie. Bilbon sentit une bouffée de chaleur l'envahir lorsque les mains de Thorin se posèrent sur lui comme il l'avait rêvé, ses lèvres avaient un goût si agréable. Leurs petits baisers et leurs légères caresses n'étaient rien comparé à ça. Thorin fit glisser ses mains sur les fesses dodues et rebondies de Bilbon, ce qui leur fit pousser à tous deux un long gémissement. Les mains de Bilbon prirent appui sur les épaules de Thorin alors qu'il approfondissait leur baiser qui devenait de plus en plus sensuel.
-Mmm... Thorin, gémit Bilbon.
-Bilbon, c'est si bon, gronda Thorin d'une voix vibrante.
Une de ses mains remonta lentement sous la chemise de Bilbon pour caresser sa peau douce et chaude qui était si tentante qu'il ne savait pas si il pourrait tenir encore bien longtemps.
Et peut-être qu'il aurait pu avoir plus, mais le destin avait décidé que, ce soir, ce ne serait pas sa nuit.
Le bruit d'une clé déverrouillant la serrure attira l'attention de Thorin loin de l'agréable et impatient petit corps qui ne faisait qu'exacerber ses désirs.
La porte s'ouvrit d'un coup pour laisser deux corps enlacés entrer en trébuchant dans l'appartement. Thorin et Bilbon restèrent bouche bée face à Fili et Legolas qui piaffaient d'impatience et se tâtonnaient maladroitement en s'embrassant violemment dans un vigoureux mélange de bouches, de lèvres et de dents.
Si Thorin n'avait pas été aussi stupéfait, il leur aurait hurlé dessus à s'en casser les cordes vocales jusqu'à ce que leurs visages virent au bleu mais même lui n'arrivait pas à croire ce qu'il voyait.
-Oh Fili, gémit Legolas. Emmène-moi.
-Avec plaisir, répondit Fili.
Sans remarquer les deux silhouettes éberluées assises sur le canapé, Fili et Legolas se rendirent tant bien que mal dans la chambre d'amis avant de claquer la porte. Mais le spectacle ne s'arrêta pas là.
A la grande horreur de Thorin et dev ant un Bilbon mortifié, une symphonie de gémissements, de râles, de grognements et de jurons résonna, ornée de bruissements de vêtements malmenés et du bruit familier d'une lampe tombée par terre.
-Je voulais ça depuis si longtemps !
-Moi aussi !
-Dépêche-toi, je ne peux pas attendre plus longtemps !
Thorin se leva, prit à toute vitesse ses clés et dit à Bilbon :
-Je pense qu'on ferait mieux de partir.
Ils se rendirent dans l'appartement de Bilbon et lorsqu'ils arrivèrent, il étaient bien trop fatigués et mal à l'aise pour aller plus loin. Ils se couchèrent simplement dans le lit de Bilbon et s'endormirent.
Thorin pourrait tuer son neveu demain matin.
