Note : mirki à ceux qui laissent des reviews ou qui lisent ma fic.

Note1 : pensées en italique.

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- Kazuki ? Qu'est ce que tu viens de dire ?

Le tisseur soupira.

- Je veux retrouver la mémoire et nos sensations. Jûbei… S'il te plaît…

L'aveugle leva les bras et posa ses mains sur les hanches de son amant, assis à califourchon sur lui.

- Ce n'est pas que je ne veux pas, mais je ne pense pas que ce soit la bonne solution.

- Tu n'en sais rien !!! Il faut essayer pour savoir si ça fonctionne.

L'androgyne se pencha afin d'atteindre les lèvres de l'aveugle.

- Kazuki…

Il n'eut pas le temps d'en dire plus, « prisonnier » d'un tendre baiser. Le tisseur en profita alors pour poser ses mains sur le torse légèrement découvert de son protecteur. Jûbei commençait à avoir chaud mais fit appel à tout son self-contrôle afin de repousser les avances tentantes de son amour.

- Ca suffit Kazuki ! Je souhaite que tu retrouves la mémoire, mais pas de cette façon. Ce n'est pas bien de faire ça alors que tu ne te souviens même pas que nous sommes bien plus que des amis.

- …

Vexé, Kazuki se leva et s'enferma dans la salle de bain en claquant la porte. Jûbei grogna contre lui-même et quitta le lit à son tour afin de rejoindre son trésor et de s'excuser. Il marcha prudemment jusqu'à la porte et frappa.

- Kazuki, écoute moi.

- Va t-en, je vais prendre ma douche.

- Kazuki, s'il te plaît. Je m'excuse.

- Casse-toi !!!!

Le cracheur d'aiguilles entendit alors un bruit sourd.

- Kazuki ?

Pas de réponse. Inquiet, l'aveugle défonça la porte avec un coup de pied et trouva le tisseur allongé sur le sol froid.

Oooooooooooo

- Jackal ?? Mais qu'est ce que tu fais ici ?

- Je suis venu t'enlever mon petit Shido.

- Je te demande pardon ?

- Disons que j'ai décidé de commencer à t'apprivoiser dès maintenant.

Akabane s'approcha lentement du lit.

- Zoomorphie, le guépard !

Le Beast Master s'enfuit par la fenêtre en jetant un regard amusé au docteur. Celui-ci souriait et partit à la poursuite de sa proie.

Après plusieurs mètres, ils se retrouvèrent dans un petit bois.

- Shido-kun ? Où es-tu ?

- Ici…

Le jeune homme venait d'enlacer Kurodo par derrière. Ce dernier se retourna afin de voir l'objet de ses désirs. Ils s'embrassèrent quelques instants avant que Shido ne s'échappe encore, excitant de plus en plus Jackal. Leur course poursuite se termina dans une petite crique où le Beast Master fut pris au piège entre Akabane et la paroi d'un énorme rocher.

- Game over mon petit Shido. Game over.

Oooooooooooooo

- Kazuki !!!!!

Jûbei, complètement paniqué, chercha à tâtons une quelconque trace de blessure et sentit du sang sous ses doigts quand il arriva au front de l'androgyne. Il devina que celui-ci avait dû glisser et se cogner la tête avant de perdre connaissance. Le cracheur d'aiguilles souleva son amour et le prit dans ses bras, avant de s'asseoir contre le mur de la salle de bain. Il repéra alors la respiration régulière du tisseur et sourit de soulagement. Il lui caressa les cheveux jusqu'à ce qu'il reprenne conscience.

- Mmh ?

Kazuki ouvrit lentement les yeux, encore un peu sonné.

- Jûbei ?

- Kazuki !! Tu vas bien ? Ta tête ne te fait pas mal ?

- Non, ça va. Dis-moi, qu'est ce qu'on fait assis par terre dans la salle de bain ?

- Euh… Je pense que tu as glissé et que tu t'es cogné.

- Ah… Ce que je voulais dire, c'est pourquoi j'étais dans la salle de bain en pleine nuit ?

L'aveugle resta silencieux un moment.

- Tu étais vexé par ce que je venais de te dire.

- Ah… J'ai oublié, tant pis. Dis moi, je n'arrive pas à me souvenir ce qu'il s'est passé depuis que toi et Midô êtes venus nous sauver. Est-ce que Ginji va bien lui aussi ? Et puis, où est Shido ?

- Kazuki !!! C'est merveilleux !!!

Il étreignit fortement son amant et l'embrassa avec joie.

- Oui, l'empereur va très bien et Shido est entre les mains d'Akabane…

- Hein ?

- Mais je suis tellement heureux que tu te souviennes de tout !!

- De quoi parles-tu Jûbei ? Pourquoi voudrais-tu que j'oublie mes amis et, et toi, enfin, nous plutôt.

- Pour rien… Bienvenue Kazuki, bienvenue chez nous.

Le tisseur haussa les épaules, ne comprenant qu'à moitié les divagations de son protecteur. Toutefois, il était heureux d'être de nouveau avec lui, dans ses bras, alors que pendant le mois où il avait vécu l'enfer, il avait pensé ne jamais le revoir.

Ooooooooooo

- J'ai gagné mon petit Shido. Tu ne peux aller nulle part cette fois ci.

- …

Akabane l'enlaça avant de l'embrasser.

- Je vais enfin pouvoir goûter à mon prix pour t'avoir sauvé.

Il déposa une pluie de baisers dans son cou.

- Tu, tu étais sérieux Jackal ?

- Bien entendu. Et puis, si tu pouvais m'appeler Kurodo se serait très gentil de ta part.

- Je, je vais essayer. Mais alors, il me faisait vraiment des avances… Je devrais peut-être me débattre… Ou peut-être pas…

Les mains de médecin sur son torse lui firent définitivement changer d'avis. Kurodo avait déjà retiré son chapeau, ses gants et son manteau ; avant d'ôter le T-shirt de son vis-à-vis.

Ooooooooooooo

- Dis Ban-chan, je suis inquiet pour Shido.

- Mais non, mais non.

Ooooooooooooo

La langue brûlante de Jackal sur sa peau lui donnait tellement chaud, qu'il en frissonnait. Shido décida alors de ne pas se laisser totalement faire et il déboutonna la chemise d'Akabane qui semblait ravi.

- Alors on se prend au jeu mon petit Shido ?

- J'en ai bien l'impression.

- Je trouve que tu es encore un peu trop vêtu.

Joignant le geste à la parole, il déboutonna le pantalon du Beast Master.

- Je ne suis pas d'accord Kurodo, on reste à égalité.

Le docteur sourit et acquiesca volontiers.

- Je suis heureux que tu veuilles jouer avec moi Shido-kun.

Ooooooooooo

- Ban-chan !!!!!! J'ai peur qu'Akabane fasse du mal à Shido. Ce type me fait peur !!!!

- Mais non, je suis persuadé qu'il prend bien soin de lui.

- Si tu le dis, je te crois Ban-chan…

Ooooooooooooo

Shido dû vite admettre que le terrible Jackal était vraiment très doué en ce qui concernait les caresses. Toutefois, il n'en restait pas moins sadique. En effet, depuis quelques minutes, Akabane se contentait de titiller du bout des doigts l'intimité de son amant sans pour autant aller plus loin. Frustré, le Beast Master se retrouva contraint de le supplier.

- Kurodo, s'il te plaît… J'en peux plus.

- Volontiers…

Jackal accomplit avec gourmandise la demande de son heureuse victime, la faisant gémir de plaisir. Le médecin présenta alors ses doigts devant la bouche de Shido, qui le regarda un instant, surpris.

- Tu veux pas ?

- Si si…

Shido sourit avant de mettre les doigts dans sa bouche.

Oooooooooooooo

- Je me demande si Shido-san va bien, s'interrogea Madoka. J'aimerais bien savoir ce qu'il fait en ce moment…

A quelques kilomètres de là, des cris de plaisir s'élevèrent de deux corps nus et enlacés dans une splendide petite crique sauvage…

A suivre… Reviews ???