Hello tout le monde ! Me revoilà avec un nouveau chapitre, profitez bien de cette semaine, on approche des vacances et nous passerons à partir de la semaine prochaine à un poste par semaine le lundi. Pour l'instant, je vous laisse avec le chapitre 7 et vous dis à jeudi pour le chapitre 8.
On m'a posé une question dans un com et je voulais que tout le monde connaisse ma réponse. Cette fic est bien classé M, mais il faudra encore attendre un peu pour accéder à ses douces réjouissances lol.
Un grand merci à : marion, mariana2216, veran, cocon petitefilledusud, Anne, Patiewsnow, Onja,
CHAPITRE 7
POV BELLA
Je me réveillai en sursaut, regardai autour de moi et retombai sur mon oreiller en fermant les yeux, ce n'était encore qu'un rêve. J'en faisais beaucoup en ce moment et ils avaient l'air si réels que j'étais bouleversée au réveil. Pourquoi ne pouvait-il se contenter de m'obséder la journée ? Il fallait aussi qu'il perturbe mes nuits à présent, et j'en étais déboussolée. Je ne pouvais plus nier ce que je ressentais pour lui et c'était une angoisse permanente pour moi. Je l'avais clairement su le jour où je lui avait fais couler un bain, ce qui remontait maintenant à quatre jours. J'avais eu si peur alors que je tambourinai à la porte et qu'il ne répondait pas, l'angoisse m'avait assaillit de toute part et avait faillit m'étouffer. Mon cœur avait cogné de peur contre ma poitrine à un rythme fou et irrégulier, et seul le son de sa voix m'avait apaisé. Je m'étais sentis renaître, et tellement soulagé que j'aurai pu en pleurer de bonheur, il était en vie. Je m'étais imaginé le pire. Il aurait pu glisser dans la baignoire, se cogner la tête et se noyer, ou faire un malaise et j'avoue ne pas avoir pensé qu'il avait pu s'endormir, et je m'étais sentie un peu stupide après coup. Il se portait bien, et seul cela était important pour moi.
Je passai une main sur mon front moite de sueur et me redressai en position assise. Il fallait que cela cesse, mais comment faire entendre raison à mon esprit ? Ce rêve était presque toujours le même. Nous étions tous les deux au bord de l'eau près de l'étang de la propriété. Il me disait qu'il m'aimait et m'embrassait passionnément, plongeant sa main dans mes cheveux, me serrant contre lui. Il était doux et tendre avec moi et ce que nous faisions ensuite me faisais rougir. C'était surréaliste, cela n'allait jamais arriver, il fallait que je me fasse une raison.
Je repoussai les couvertures et me levai en soupirant. Je fis une toilette rapide et enfilai ma robe de travail marron et mes bottines. Je brossai mes cheveux puis les attachais en chignon, jetai un coup d'œil sur le miroir et me dirigeai vers la porte que je fermai derrière moi.
Je passai devant la porte de mon jeune maître et me forçais à continuer mon chemin sans m'arrêter. J'arrivai en cuisine, enfilai mon tablier et me mis à l'ouvrage.
Je préparai activement le petit déjeuner et ne relevai la tête que lorsque j'entendis la porte s'ouvrir.
Alice arriva de sa démarche de petite fée gracieuse et elle était resplendissante, comme tout les matins.
-Bonjour Bella !
-Bonjour Alice. Comment fais-tu pour avoir ce teint si frais si tôt le matin ?
Elle me fit un petit sourire.
-Le talent ma chère, le talent.
Je grognai et elle éclata de rire.
-De l'eau bien froide, ça revigore la peau.
Je haussai les sourcils.
-De l'eau froide ? Et c'est tout ?
-Bien sûr ! Essaie tu verras.
Je haussai les épaules et elle s'empara d'un petit pain encore chaud que je venais de disposer sur la table. Je lui mis une tape sur la main.
-Attends donc ton soupirant, ce n'est pas poli de commencer sans lui.
Elle se mit à rougir et reposa le petit pain dans son assiette.
-Il m'a offert des fleurs hier.
-Des fleurs ? Vraiment ?
Je lui fis un sourire malicieux et elle baissa les yeux gênée.
-Oui. Des fleurs des champs. Il était si mignon, il était gêné et il bafouillait, c'était adorable.
-Je connais une demoiselle qui est amoureuse.
-Je crois que c'est l'homme de ma vie.
Je restai un instant bouche bée.
-A ce point ? Mais vous vous connaissez à peine.
-Pas besoin, je le sais c'est tout.
-Il le sait ?
-Grand dieu non ! Et je t'interdis d'en parler Isabella Marie Swan tu m'entends ?
-Calme toi, je ne dirais rien, tu as ma parole.
- J'ai confiance en toi.
Nous ne pûmes en parler d'avantage car Renée entra dans la pièce suivit de près par son fils. Il nous salua chaleureusement et je le vis rougir lorsqu'il s'adressa à Alice. Ils étaient mignons tous les deux, et j'espérai pouvoir moi aussi connaître un jour ce bonheur, bien que cela me paraissais insurmontable en cet instant. Tomber amoureuse du fils de mes patrons était sans doute la chose la pire qu'il pouvait m'arriver. Je soupirai et tachai de me concentrer sur la conversation en cours, essayant sans y parvenir de chasser Edward Cullen de mon esprit.
Ma matinée se passa normalement malgré mon angoisse grandissante pour l'après-midi. Je devais donner mon premier cours de dessin à Edward et j'étais vraiment stressé à l'idée de passer tout se temps seule avec lui, et de devoir lui enseigner quelque chose. Il était vraiment impensable que quelqu'un de son rang et besoin d'aide d'une personne comme moi, il était tellement parfait que j'avais du mal à concevoir qu'il pouvait avoir des lacunes dans une matière.
Jasper m'avait emmené sous l'ordre de Mme Cullen acheter ce dont j'aurai besoin pour le cours et j'avais été ravie de sortir en ville, c'était la première fois. J'y avait trouvé tout un tas de magasins intéressant, et j'avais pu y dénicher des feuilles et des ? Un chevalet et même de la peinture. J'avais pu prendre tout ce qu'il me fallait et plus encore et j'étais ravie. Depuis cette proposition je rêver de dessiner Edward, je n'avais guère eu le temps jusqu'à présent, mais je le ferai même si je devais laissé de coté un de mes précieux roman pour un temps.
Nous déjeunâmes tranquillement puis je partis faire un peu de lessive avant de me rendre à mon cours. Frotter les chemises et les robes m'aida à gérer un peu mon angoisse et je pus me rendre un peu plus calmement auprès de mon jeune maître.
J'eux des difficultés à tout transporter mais j'y arrivais sans casser quelque chose. Je frappai deux petits coups timidement à sa porte et il me cria d'entrer. J'ouvris difficilement la porte et lorsqu'il vit tout ce que je transportait il s'empressa de venir m'aider. Il prit le chevalet et la peinture et je soufflais de soulagement ce qui le fit rire.
-J'aurai pu vous aider à transporter tout cela vous savez.
-Je ne voulais pas vous déranger, et puis j'y suis parvenue !
-Cela ne m'aurais pas déranger, et c'est un miracle que tout sois intacte.
Je haussai les sourcils devant son sourire malicieux. J'étais là depuis trente secondes et il jouait déjà avec moi. Entrer dans son jeu était vraiment trop tentant.
-Oseriez-vous dire que je suis maladroite ?
-Je n'oserai pas !
Je posai les feuilles sur le bureau et croisai mes bras sur ma poitrine en lui faisant une moue suspicieuse. Il éclata de rire.
-Je vous taquine, rien de plus.
-Peut-être pourrais-je vous taquiner à mon tour lorsque j'aurai vu de quoi vous êtes capable avec une feuille et un crayon ?
Il grimaça et je lui souris, très fière de moi.
-Très bien, je ne vous taquinerez plus sur votre maladresse.
-Trop tard !
Il leva les yeux au ciel et apporta le chevalet vers son piano au centre de la pièce.
-Est-ce que ça va ici ?
-Oui, mais nous n'allons pas nous en servir tout de suite, je penses que nous allons commencer avec une feuille sur le bureau.
-Oh ! Très bien, c'est vous le professeur.
Je levai les yeux au ciel à mon tour alors qu'il riait doucement. Il s'approcha et s'installa au bureau alors que je disposai une feuille devant lui. Nous étions si proche que je pouvais sentir le parfum de son savon et je fermai un moment les yeux en humant aussi discrètement que possible son odeur si attirante. Je me sermonnais en essayant de reprendre contenance mais le fait de frôler son corps en me redressant ne m'aider nullement à y parvenir. Mon cœur battait à tout rompre et j'eux l'impression qu'il allait sortir de ma poitrine. Je m'asseyais sur la deuxième chaise prévus pour moi et je fus soulagé lorsque je vis qu'il fixait la feuille et qu'il n'avait pas l'air de s'être aperçus de mon trouble.
-Que dois-je faire ?
Sa voix était un peu plus rauque alors qu'il ne quittait pas la feuille des yeux et je me demandai si c'était ma proximité qui lui faisait cet effet ou bien la panique de devoir dessiner devant moi. J'optais pour la seconde option, la première était peu probable.
-Et bien, dessinez moi quelque chose.
Il releva enfin les yeux pour me regarder et me fixa d'un air ahurit.
-Rassurez moi maître Edward, vous savez qu'il vous faudra dessiner n'est-ce pas ?
Il me jeta un petit regard noir.
-Evidement !
-Bon et bien faites moi un dessin.
Il grimaça et se mordilla la lèvre inférieure et mon cœur loupa un battement. Il était vraiment séduisant et si il n'arrêtait pas ses mimiques, je ne répondais plus de moi.
-C'est que… je ne vois pas quoi dessiner.
Il était gêné à présent et je le trouvais d'autant plus adorable.
Je fis mine de réfléchir alors qu'il me regardait d'une façon un peu craintive.
-Que dites vous d'une maison ? Une maison, un soleil, des arbres, se genre de chose.
Il regarda un instant la feuille avec une petite moue adorable puis soupira.
-Très bien.
Il prit le crayon en main, traça quelques traits puis stoppa en me jetant un petit coup d'œil.
-Pourriez-vous éviter de regarder jusqu'à ce que je termines ? J'ai un peu honte.
-Il n'y a pas de honte à avoir, je suis là pour vous apprendre.
Il me donna un regard suppliant.
-S'il vous plait ?
Je vis qu'il était sérieux et cédais.
-Très bien.
Je me retournai un peu pour ne pas voir et entendis le crayon glisser sur la feuille, signe qu'il venait de reprendre. Je rongeai mon frein en regardant autour de moi et constatai avec soulagement que la pièce était un peu près rangée, ou que tout du moins, rien ne trainait au sol.
Sa voix de ténor me sortit de ma contemplation au bout de quelques minutes et je reportais mon attention sur lui. Il me cachait le dessin avec son bras et je vis qu'un air anxieux barrait son si beau visage.
-Puis-je voir ?
-Hum… Je ne suis plus très sûr.
-Je veux voir, vraiment. Ca ne doit pas être si affreux que se que vous croyez !
Il lâcha un juron dans un murmure et retira son bras. Ce que je vis me laissa un instant sous le choc. Il avait bien dessiné ce que je lui avait demandé mais le croquis était digne de l'œuvre d'un enfant de huit ans. Je me mordillai fortement la joue pour ne pas rire et d'autant plus lorsqu' il grimaça en me regarda.
-C'est…
Je tentais d'étouffer le petit rire qui me gagnait lorsqu'il poussa un gémissement.
-Je vous l'avais dis ! C'est affreux !
-Non, c'est…original.
Je riais à moitié et il haussa les sourcils puis se mit à rire à son tour ce qui déclencha mon hilarité. Je riais tellement que les larmes me virent et je tentais de me reprendre en posant une main sur mon cœur.
-Je vous avais prévenu, je n'ai aucun talent pour ça.
-Je suis sûre de pouvoir vous apprendre à faire mieux que cela tout de même.
-Vous allez devoir passer beaucoup de temps avec moi dans ce cas.
-Je m'en réjouis.
Je baissai les yeux en rougissant me demandant comment j'avais pu oser lui dire une chose pareil.
-Moi aussi.
Sa voix était douce et lorsque je levai les yeux sur lui, je pus voir qu'il me regardait intensément. Son regard sur moi me troubla et je reportai mon attention sur le dessin, rompant le contacte entre nous.
-Je vais vous montrer diverses choses.
Je pris une feuille et tachai de lui expliquer les bases du dessins. Il m'écouta avec attention comme subjugué par mes paroles et j'aimais ça, le fait d'être le centre de son monde, l'espace d'un instant. Il posa quelques questions pertinentes et je vis qu'il était si ce n'est doué, intéressé par ce que j'essayai de lui enseigner.
Je reposai enfin le crayon et il regardait mon travail d'un air admiratif.
-Je ne serai jamais capable de faire cela vous savez, même avec toute la meilleur volonté du monde.
-Je dessine depuis toute petite, vous n'atteindrez peut-être pas mon niveau, mais vous finirez par faire quelque chose de correcte, je mise ma réputation d'enseignante tout de même.
Il me fit un large sourire.
-Je vous verrais assez institutrice, vous êtes douces et patiente, et je suis sûr que vous feriez merveille avec des enfants.
Je me mis à rougir sous ce compliment.
-Merci. J'aime beaucoup les enfants.
-Moi aussi, j'espère avoir un jour une grande famille.
J'aurai moi aussi aimé avoir des enfants, mais il me semblait que ce souhait serait durement réalisable à présent. Je ne pourrais épouser un homme sans l'aimer, et j'étais un peu près certaine d'avoir trouvé la personne avec qui je voulais faire ma vie, sauf que cet homme n'était pas pour moi.
-Je n'ai pas eu la chance d'avoir de frère et sœur, et Jasper et ce qui ressemble le plus à un frère pour moi. J'espère pouvoir éviter la solitude à mes enfants.
Je le regardai alors qu'il fixait un point imaginaire et je pus le voir redescendre doucement sur terre et me faire un petit sourire d'excuse.
-Pardonnez ma mélancolie.
-Je suis orpheline, je sais ce que c'est de se sentir seule, et je vous comprend. Mais vous avez grandis avec l'amour de vos deux parents, ce sont des gens bien.
-Oui c'est vrai. Pardonnez moi. Ce n'est pas correcte de me plaindre alors que tant de gens souffrent bien plus que moi. Je viens d'un milieu favorisé, j'ai une belle vie, je dois être reconnaissant au ciel pour cela.
-Le fait que vous veniez d'un milieu favorisé ne vous interdit pas de ressentir des choses vous savez, vous avez le droit de vous sentir seul, ou d'être malheureux.
-Cela ne me paraît pas très correct tout de même.
-Cela sera notre petit secret.
Je voulais chasser sa peine et je fus soulagée lorsqu'il m'adressa un petit sourire.
-Très bien. Je vous en remercie. Merci également de prendre le temps de m'enseigner tout ceci, même si vous seriez bien mieux occupée ailleurs.
Je ne serai pas mieux ailleurs, certainement pas et je voulais qu'il le sache d'une certaine manière.
-Vous êtes un élève attentif, rien que cela vaut largement le temps que je vous consacre, et… vous êtes…de bonne compagnie.
Il baissa la tête en souriant, puis il murmura doucement.
-J'apprécie également votre compagnie.
Je sentis mon cœur se gonfler de bonheur alors que je le regardais timidement. Il en fit de même et je me noyais un instant dans l'océan de ses yeux verts. J'aurai tout donner à cet instant pour être plus proche de lui et je me fis violence pour ne pas tendre le bras et le toucher. Il fit un geste vers moi mais fut interrompus par un coup frappé à la porte et nous sursautâmes tout les deux. Sa mère entra et je m'apprêtais à me lever lorsqu'elle me fit un geste apaisant de la main.
-Je vous en pris, restez assise Melle Swan.
Edward reporta son attention sur sa mère et j'en fis de même.
-Maman ? Que nous vaut l'honneur de votre visite ?
Je lui jetai un coup d'œil mais il n'avait pas l'air agacé, mais plutôt intrigué et fort était d'admettre que moi aussi.
-Comment se passe le cours ? Est-ce que vous parviendrez à lui enseigner quelque chose ?
Edward fit une moue indignée.
-Je suis là maman, je vous le rappel !
Mme Cullen ria et moi aussi.
-Pardon mon chéri, mais je connais tes lacunes dans cette matière.
Je fis un petit sourire à mon jeune maître avant de me tourner vers sa mère.
-Il y a du travail mais je suis optimiste.
-Si Isabella ne peut pas me faire dessiner alors personne ne le pourra je le crains.
Mme Cullen se rapprocha de nous et détailla un instant mon croquis.
-C'est très bon !
-Merci.
Elle lança un regard malicieux à son fils.
-Où est le tiens Edward ?
Il grimaça.
-Je ne préfère pas vous le montrez maman.
Elle soupira mais me jeta un petit regard coquin.
-Et bien j'attendrai. Je suis également venu pour te parler de quelque chose.
Je me levai.
-Je vais vous laissez.
-Non Isabella restez, vous devez en être informé, je l'ai déjà fais avec le reste du personnel et je ne voulais pas interrompre votre cours.
J'étais curieuse à présent alors que je pouvais voir Edward se rembrunir.
-Nous allons donner un bal la semaine prochaine à l'occasion des quarante ans de ton père.
Mme Cullen paraissait toute excité et je dois dire que cela était communicatif. Un bal, mon premier. Même si je serai une simple servante l'idée de pouvoir voir à quoi cela ressemblait était quelque chose qui m'avait toujours fais envie depuis que j'étais en âge de lire des histoires sur des héroïnes qui assistaient et dansaient toute la nuit à des bals somptueux.
-Fantastique !
J'étais sincère, je trouvais cela grisant. Mon jeune maître lui sonna plus sarcastique.
-Je m'en réjoui.
Mme Cullen soupira.
-Un peu d'enthousiasme Edward s'il te plait.
-Enthousiasme ? Pourquoi ? Pour être obligé de danser avec des bourgeoises plus futiles les unes que les autres ou pour être obligé de supporter tout ses hommes cupides et leur cigare puant ?
Je le regardai un instant choquée et je sursautai lorsque Mme Cullen abattit sa main sur le bureau.
-Je suis toujours ta mère Edward et que cela te plaise ou non tu te montrera polie et enjoué à la fête d'anniversaire de ton père et tu danseras avec ses jeunes filles !
Je n'avais jamais entendu Mme Cullen hausser la voix et j'étais vraiment gênée d'assister à une dispute entre la mère et le fils.
-Edward ?
Il la regarda d'un air de défit mais détourna rapidement les yeux.
-Comme vous voudrez.
Mme Cullen parut retrouver son calme;
-Bien. Isabella vous prendrez vos ordres de Renée et Alice vous confectionnera une nouvelle robe, cette petite est à la couture ce que vous êtes en cuisine, une merveille.
Je lui fis un petit sourire.
-Merci Madame.
-Ne me remerciez pas, c'est votre premier bal dans cette maison, il faut que vous soyez élégante. Sur ce, je vous laisse.
Elle me fit un petit signe de tête que je lui rendis en petite courbette, et elle s'éclipsa sans un regard pour son fils. Je restai un moment à regarder la porte sans savoir comment réagir lorsqu'il prit la parole.
-Je suis désolé, je n'aurai pas du parler de la sorte devant vous.
Je me retournai et vis qu'il fixait un point imaginaire droit devant lui.
-Ce n'est pas grave.
Il me regarda enfin.
-Si ça l'est. Je me suis emporté, ce n'est pas mon genre, surtout sur ma mère.
Je repris place sur ma chaise. Il avait l'air anxieux à présent et je n'aimais pas voir cette lueur dans ses yeux.
-Si je peux me permettre, pourquoi ce bal à l'air de tant vous déranger ?
Il resta silencieux un moment et je crus qu'il n'allait pas répondre lorsqu'il soupira.
-Je déteste ce genre de manifestation, et ma mère le sait parfaitement.
-Vous n'aimez pas danser ?
-Ce n'est pas la danse, mais les personnes avec qui je suis obligé de danser plutôt.
-Oh ! Les jeunes filles bourgeoises et futiles ?
Je lui fis un petit sourire malicieux et il me le rendis avec cependant une pointe de tristesse dans le regard.
-Oui. Je ne peux l'éviter, et je déteste ça.
-Il vous suffit de quelques danses pour faire plaisir à votre mère et vous pourrez ensuite être tranquille.
-Quelques danses c'est déjà bien trop mais je le ferai, pas comme si on me laissai le choix de toute façon. Peut-être pourriez-vous danser avec moi pour me préserver de ces demoiselles un peu trop entreprenantes ?
-J'aimerai beaucoup mais cela ne serait pas correcte vis-à-vis de toutes ces jeunes femmes qui seront en admirations devant vous !
Sa proposition était vraiment tentante et je préfère répondre sur le coup de l'humour plutôt que d'admettre que j'aurai voulu lui dire oui. Il me fixa d'un air sérieux.
-Je suis sincère vous savez, j'aimerai bien mieux danser avec vous, si vous voulez bien m'accorder au moins une danse.
Il était vraiment sérieux, je le voyais à sa façon de me regarder et cela me décontenança pendant un instant. Je voulais céder à sa demande mais ne le pouvais pas, pas devant ses parents, et la bourgeoisie qui serait présente, ce serait mal vu qu'il danse avec quelqu'un de ma condition.
-J'aimerai pouvoir vous dire oui, mais cela n'est pas envisageable Maître Edward, et vous le savez. Les convenances font que…
-Je me moque des convenances !
Il posa sa main sur la mienne et je me figeai.
-Juste une danse, Bella.
Il avait murmuré et le fait qu'il prononce ainsi mon prénom me fis fondre littéralement. Il pouvait me demander n'importe quoi car à cet instant, je lui dirai oui.
-A l'abris des regards à l'étage ou dans le jardin si il le faut, je m'en moque, mais dites moi oui.
-Oui.
J'avais murmuré mais je pus voir qu'il avait entendu lorsqu'un sourire immense prit forme sur ses lèvres. Que dieu me vienne en aide, il était bien trop beau pour mon propre bien, et je n'avais plus aucune volonté lorsqu'il me demandait quelque chose, il avait déjà trop de pouvoir sur moi.
-Merci.
Il retira sa main dans une caresse légère avec ses doigts sur le dos de la mienne et mon cœur fit des bonds dans ma poitrine. Je me sentis déglutir difficilement avant de lui répondre.
-A l'abris des regards, sans témoin promettez-moi.
-Je vous le promet, je ne ferai rien qui vous mettrai dans l'embarras.
-Très bien. Mais je vous préviens, je ne suis pas une très bonne danseuse.
-Ce n'est pas grave, et tout est dans le cavalier.
-Comme vous voudrez, ce son vos pieds après tout.
Il ria un peu et je fus soulagée que la tension qui s'était installée entre nous soit retombée.
-Je vais vous laissez, notre heure de cours est terminée depuis un petit moment déjà.
-Oh ! Oui bien sûr, vous avez du travail.
Il me fit un petit sourire triste. Je ne voulais pas le quitter mais j'avais effectivement du travail et je devais aider Renée en cuisine.
-Prochain cours vendredi ?
Soit dans deux jours, nous en avions convenus ainsi pour le moment, trois cours par semaine.
-J'y serai !
Il avait un petit regard pleins de malice et je levai les yeux au ciel.
-Je ne vois pas où vous pourriez être de tout façon ! Faites moi quelque chose, un petit croquis nous verrons si vous avez assimilez ce que je vous ai dis aujourd'hui.
-Très bien.
Je me levai et lui fis un petit signe de tête.
-Bonne fin d'après midi Maître Edward.
Il me fit un large sourire.
-Bonne fin d'après midi à vous aussi.
Je sortis sans un regard en arrière ce qui fus je dois l'admettre difficile. Je n'en revenais d'avoir accepter de danser avec lui à l'anniversaire de son père, même si nous ferions ça à l'abris des regards. Je ne comprenais pas pourquoi il avait eu l'air de tellement y tenir, surtout que cela n'empêcherai pas les jeunes filles à marier qui serait à la soirée d'essayer d'attirer son attention, puisque personne n'en saurait rien. Nous avions plaisanté sur cela, mais ce ne pouvait être la raison, et même si cela m'effraya et me ravissait à la fois, je ne comprenais pas ses motivations. Se pouvait-il qu'il éprouve une sorte d'affection pour moi ? Il était gentil et adorable avec moi mais je supposais qu'il l'était aussi avec Alice, seulement il l'a voyait moins souvent, puisque je m'occupais pratiquement toujours de lui et de ses besoins alors qu'Alice s'occupait essentiellement de Monsieur et Madame Cullen.
L'amour que j'éprouvais pour lui ne cessait de grandir de jour en jour et savoir que j'allais pouvoir être dans ses bras, le toucher ne serait ce que l'espace d'un instant était déjà un présent inestimable en soit. Personne ne devait le savoir, il en allait de sa réputation, et je l'aimais bien trop pour le laisser tomber en disgrâce, je ne m'en remettrais pas. Il nous faudrait être discret, ou bien je devais revenir sur ma parole et ça je ne le pourrais pas. J'aurai du lui dire non, mais je n'avais pas pu et maintenant, il était trop tard. Je devais assumer ce qui serait certainement la plus belle erreur de ma vie, et même si j'étais morte de peur, je ne changerai ma place pour rien au monde.
Lorsque j'arrivai en cuisine, je fus agrippée par une petite tornade brune qui gesticulait dans tout les sens. Le moins que l'ont pouvait dire était que le bal la mettrait dans un était d'hystérie limite psychotique et je priai pour que cela ne soit pas contagieux. Elle parlait à toute vitesse et je ne compris absolument rien.
-Alice ! Stop calme toi tu veux ?
-Me calmer ? Alors que j'ai des millions de choses à faire ? Il nous faut prendre nos mesures et choisir la coupe de nos robes, puis je devrais aller en ville choisir le tissus, la couleur, les rubans et…
-Alice ! Le bal n'est que dans une semaine.
Elle porta une main horrifié à sa bouche.
-Oh, mon dieu ! C'est trop court, je vais devoir me dépêcher !
-Nous t'aiderons, je suis sure que nous avons largement le temps, n'est-ce pas Renée ?
Celle-ci nous regardait depuis une bonne minute d'un air amusé.
-Oui bien sûr, nous allons t'aider ma belle.
-Bien ! Mais il va falloir s'activer. Je vais chercher mon mètre je reviens.
Elle partit comme une folle dans le couloir sous mon œil ahurit et Renée éclata de rire.
-Et bien ! Si cela n'est pas de l'enthousiasme !
-Je soupirai.
-Elle l'est un peu trop pour notre propre bien, je dirai même qu'elle est effrayante !
-Ce bal est une bonne chose, et puis on en avait pas donné depuis six mois environs.
-Vraiment ? Pourquoi ?
-Notre Maître a eu beaucoup de travail dernièrement, le métier de médecin prend du temps.
-C'est vrai, mais c'est tellement gratifiant de sauver des vies. C'est un beau métier.
-Je suis d'accord, c'est pourquoi il lui faut une belle fête d'anniversaire.
Alice revint au même moment avec sous le bras, une belle boite en bois qui devait être son nécessaire de couture.
-Je vais commencé par Bella. Viens vers moi je vais te mesurer.
J'obtempérais et m'approchai d'elle. Elle me mesura sous toutes les coutures et nota le tout sur une feuille.
-Madame Cullen à choisi le blanc comme thème de couleur, nous serons donc en bleu clair, pour nous démarquer des invités. Cela fera ressortir le chocolat de tes yeux Bella.
-Bleu c'est bien.
-Oui, c'est-ce que je pense. Un léger décoté joli mais sobre, des manches jusqu'aux coudes et un ruban sous la poitrine je penses.
Elle médita un instant tout en tournant autour de moi puis elle se posa à la table de la cuisine pour dessiner un croquis. Je passai derrière le fourneau pour aider Renée et Alice poussa un petit cri de victoire au bout de seulement quelques minutes.
-Parfaite !
Elle me tendit la feuille et j'en restai un instant bouche bée. Elle avait un réel talent pour le dessin et son croquis était précis et très réussis.
-Mon dieu Alice, elle est bien trop belle pour moi !
Elle fronça les sourcils.
-Bella, cette robe sera parfaite sur toi, et tu seras ravissante, tu peux me croire.
Renée jeta un œil et eut un sourire.
-Je suis d'accord, tu vas être une vrai beauté.
-Je ne souhaites pas être une beauté, je veux juste être élégante !
-Tu le seras, fais-moi confiance.
Je ne répondis pas, me contentant de lui rendre la feuille. Que dirai Edward quand il me verrait avec cette robe ? J'avoue que je voulais me sentir belle, et je voulais surtout que lui me trouve belle ou tout du moins, jolie. Je n'égalerai certainement pas les autres jeunes filles avec qui il danserait à la soirée, mais savoir que j'aurai un soupçon d'élégance me soulageais et m'effrayai à la fois.
Je repris le dîner alors qu'Alice s'attaquait aux mesures de Renée et laissai un instant mes pensées dérivées sur cette journée passée. Sans doute l'une des plus belles depuis que je me trouvais dans cette maison. J'avais passé du temps avec l'homme de mes rêves, et il avait été charmant. Il y avait une petite lueur indéchiffrable dans son regard lorsqu'il me regardait et cela me troublait je devais le reconnaître, mais moins que sa demande de lui accorder une danse lors de la soirée d'anniversaire. Je ne devais pas me mettre en tête qu'il pouvait avoir plus que de l'affection pour moi, je tomberai de bien trop haut lorsque je m'apercevrais du contraire.
Je reportai mon attention sur Alice chassant mon ange de mon esprit et je me surpris à presque l'oublier tant la bonne humeur d'Alice était communicative. Nous dînâmes puis elle partit servir le dîner à nos Maîtres alors que j'aidai Renée à ranger la cuisine.
-Est-ce que tu aimes danser Bella ?
J'eus un petit rire.
-Je ne suis guère douée pour cela, je le crains.
-Peut-être que Jasper pourrait t'accorder une danser, ou Mike.
Je grimaçai.
-Je laisse le bon soin à Jasper de faire danser Alice et pour Mike, non merci.
-Je crois qu'il aimerait beaucoup te courtiser.
-Et je crois que je préfère ne pas être courtiser plutôt que de l'être par Mike.
-Dommage, il est célibataire, il aurait pu être bien pour toi. Ce n'est pas bon de rester seule tu sais.
-Je préfère la solitude à l'intérêt de Mike Newton.
Elle haussa les épaules.
-Comme tu le souhaites.
Elle se mit à fredonner et nous continuâmes notre tache sans plus évoquer ce sujet.
Je pus enfin m'éclipser vers vingt-trois heures alors qu'Alice finissait de mettre la dernière touche à ses croquis. Elle devait également faire la robe de notre maîtresse et je me demandais où elle trouverait le temps en plus de ses tâches quotidiennes de faire cela. Il avait été entendu que moi et Renée l'aiderions le plus possible pour qu'elle puisse être dans les temps, nous ne voulions pas qu'elle s'épuise à la tâche et qu'elle soit trop fatiguée pour assister au bal ce qui serait vraiment trop dommage.
Je passai devant la porte de la bibliothèque d'Edward et je pus voir que la porte était ouverte ce qui était assez inhabituel mais je ne voulais surtout pas regarder à l'intérieur et me contentai de passer mon chemin. Je poussai un petit cri de frayeur lorsque je sentis une main empoigner mon bras et me retournais en sursautant. Mon ange se trouvait devant moi, un pli soucieux entre les sourcils et je fermais un instant les yeux, en essayant de ralentir la course de mon cœur.
-Pardonnez-moi je ne voulais pas vous effrayer.
Je rouvris les yeux pour voir qu'il avait l'air vraiment anxieux et je lui fis un petit sourire rassurant.
-J'ai été un peu surprise mais ça va mieux maintenant.
-Vous êtes sûr ? Vous êtes un peu pâle je trouve.
-Non ça va, vraiment.
-Bien.
Il baissa les yeux et je pus voir qu'il torturait un livre entre ses deux mains.
-J'ai oublié de vous donner ce livre tout à l'heure avant que vous ne partiez.
Il me le tendit et je le pris délicatement.
-Oh ! Merci.
Je regardai la couverture et y découvris un titre inconnu, « Pamela ou la vertu récompensée de Richardson ».
-Vous connaissez ?
-Du tout. Je sais que c'est un auteur plutôt célèbre mais je n'ai lu aucunes de ses œuvres.
-Celle-ci est la plus connue, je pense que vous pourrez l'apprécier. Je viens de le terminer.
-Très bien, merci beaucoup. Je n'aurai malheureusement pas le temps de lire beaucoup cette semaine, avec la préparation du bal.
-Prenez votre temps je ne suis pas pressé de le récupérer.
-Cela aurait pu attendre, j'espère que vous n'avez pas veillé pour moi.
Il eut un sourire puis baissa le regard sur ses mains qu'il se tordait toujours.
-Il ne faut pas remettre au lendemain ce que l'on peut faire le jour même, une devise de mon père.
-Une bonne devise.
Je ne savais plus quoi lui dire et il était clair qu'il était gêné également. Je lui fis un petit signe de tête.
-Et bien… Bonne nuit Maître Edward.
Il me fit un petit sourire timide qui fit tambouriner mon cœur.
-Bonne nuit Bella.
Il tourna les talons et disparut dans la pièce avant que je ne comprenne vraiment ce qui m'arrive. Il m'avait appelé Bella, encore et cela faisait deux fois aujourd'hui. J'aimais cette familiarité, j'avais l'impression qu'il était plus proche de moi ainsi, et j'avais cessé également d'employer son nom de famille pour privilégier son prénom, et cela n'avait pas l'air de le déranger. Je repartis toute songeuse en direction de ma chambre à coucher.
Je posai le livre sur ma table de chevet et me préparai pour la nuit. J'étais exténuée et même si je mourrais d'envie d'ouvrir le roman j'étais bien trop fatiguée et une longue journée m'attendait encore demain. Je soufflais la bougie et me positionnais confortablement contre mon oreiller. Je m'endormis rapidement et mes rêves furent peuplé de bal et de robes somptueuses et d'un charmant jeune homme aux cheveux de bronze et aux yeux verts qui me faisaient tournoyer encore et encore.
Un petit com fait tjs plaisir
