Auteur : une Duuduu ! une !
Note : là j'ai battu le record du chapitre le plus rikiki du monde des fanfics ! lol'
V
Elle poussa la porte de sa chambre et des larmes coulèrent sur ses joues sans qu'elle ne s'en aperçoive. Le souffle court, elle ordonna à ses jambes, qui la portaient par je ne sais quel miracle, de l'amener jusqu'au lit où elle put tout jeter. Elle se précipita alors sur la poignée de la salle de bains attenante, laissant la pièce transformée en aquarium derrière elle. Sa chair frissonnait comme celle d'un prédateur aux aguets, le sang bouillonnant toujours à ses tempes. Sa crise ne se terminait pas cette fois-ci. Sa pulsion de rage la rendait encore indissociable d'une bombe atomique, ou du moins d'une pile sur secteur. Le seul remède contre ce flux d'émotions qui la secouait au point de la rendre totalement et librement incontrôlable ? Les sanglots qui agitaient en ce moment même sa poitrine face au lavabo sur lequel elle gardait les yeux rivés.
Sentant que les sanglots s'espaçaient, elle ferma les yeux et se mordit la langue. Cette crise devait finir. Elle gémit en reprenant pied dans la réalité et renifla. Mais ceci ne masqua pas la voix du jeune homme qui lui adressa un bonjour d'une voix qu'il voulait sexy et apaisante … Non rassurante serait le mot. Surtout que lorsqu'Ella releva la tête pour voir de quoi il en retournait –et surtout quel clampin avait eu l'audace (et le courage) de rentrer dans son espace perso– oui c'est surtout à ce moment-là qu'Ella comprit ce qui se passait réellement. Bien sûr elle hurla. Oui, elle lui vrilla les tympans même, telle la chaste, innocente et effarouchée harpie. Forcément, imaginez, vous venez de mettre K.O. deux drogués patibulaires et mis en fuite un troisième, vous rentrez chez vous votre appart' ne désemplit pas côté maison close, vous vous mettez à chialer dans votre chambre alors que vous êtes à deux doigts de tuer tout le monde telle une calamité des cieux … avouez qu'il y a de quoi s'égosiller quand un guignol ailé croisé avec un échidné farceur vous dit bonjour … en lieu et place de votre reflet !
Princesse le jour.
Esclave la nuit.
Mais les escarpins sont maudits.
Ils ramènent Cendrillon vers son taudis …
[Iam – Un cri court dans la nuit]
A suivre …
