Welcome for le Chapter seven de Clock Tower !
J'espère que celui-ci va vous plaire et cette fois-ci, un peu d'aventure.
"De quoi ?"
Oui oui, d'aventure ! ;) Comme Tomb Raider, v'voyez ?
Sur ce, bonne lecture !
Chapitre VII – Le Berceau sous l'étoile
Jennifer ne l'avait pas remarqué lorsqu'elle était entrée dans la pièce mais à côté du berceau de bébé, à droite, se trouvait une porte en bois teintée en violet. Elle essaya l'ouvrir, n'ayant aucun autre endroit où aller et elle s'aperçut que la porte était fermée. Sur la serrure, la même étoile satanique que sur la clef y était gravée. C'était elle, c'était cette pièce qui menait au berceau sous l'étoile. Tenant toujours la clef dans sa main droite, elle l'inserra dans la petite ouverte et elle entendit un petit clic ; la porte était maintenant ouverte.
Elle se glissa à l'intérieur de la nouvelle pièce et fut surprise par l'atmosphère qu'elle dégageait. Une ambiance malsaine et spirituelle flottait dans l'air par le biais d'une épaisse brume causée par les bougies disposées sur un petit autel en velours en face de la porte. Les bougies encerclaient une immense statue verte ainsi qu'un immonde tableau jaunâtre qui rappela à Jennifer Le Cri de Munch qu'elle avait déjà vu, en vrai, lors d'un voyage à Oslo avec l'orphelinat. Ce tableau représentait un crâne humain qui hurlait à la mort, comme le célèbre tableau.
À droite de la porte d'entrée, il y avait des fenêtres vues les longs tissus mauves ; c'était des rideaux. Entre les rideaux, une fresque murale avait été peinte en rouge. Elle représentait un cavalier, ou plutôt un squelette chevauchant un cheval armé d'une épée. Le sol était bleu et Jennifer put presque voir son propre reflet. Cette pièce avait dû servir à faire d'étranges rituels, satanique sûrement. Son père avait parlé de démons, de deux démons. Mary était-elle une sataniste ? Sûrement oui, l'enfant aux ciseaux n'était pas un humain, non. Comme avait dit son père, c'était un démon, un démon issu d'un culte satanique dont Mary en faisait partie. Comment avait-elle fait pour entraîner son mari là dedans. Peut-être qu'il n'était pas au courant ou peut-être que si mais qu'il avait fermé les yeux parce qu'il l'aimait jusqu'à ce qu'il se rende compte qu'elle était allée trop loin.
Au milieu de la pièce, sur le sol, il y a avait un pentagramme qui avait été peint avec de la peinture blanche. Ce pentagramme était la fameuse étoile qui menait au berceau. Enfin Jennifer l'avait trouvée cette étoile. Au centre de l'étoile, il y avait un carré. Quelque chose d'argentée se dégageait du carré comme si c'était une poignée. Et c'en était une. Jennifer avait compris, la trappe allait mené sous l'étoile pour parvenir au berceau. Mais qu'était le berceau exactement ? Pourquoi Simon Barrows et son père y attachait tant d'importance. Allait-elle découvrir la vérité, toute la vérité grâce à un simple berceau ? Elle l'ignorait mais elle était sûre qu'elle était sur le bon chemin, le bon chemin pour sortir d'ici.
Jennifer s'approcha de la trappe et la tira vers elle. Celle-ci s'ouvrit et dégagea une épaisse fumée de poussière qui faillit étouffer Jennifer. Elle vit une échelle descendre dans les profondeurs de la maison, les mêmes profondeurs qu'elle avait vu dans le précipice du couloir. Où cette échelle allait la menait ? Le berceau se situait-il vraiment dans cette cave ?
Elle descendit l'échelle et plus elle descendait, plus elle se demandait où elle allait arriver. En bas de l'échelle, Jennifer inspecta l'endroit où elle se trouvait. C'était une immense grotte d'une centaines de mètres de hauteur. Il faisait humide et Jennifer sentit qu'elle commençait à avoir froid. Heureusement, elle avait toujours la cape qu'elle avait empruntée dans la coiffeuse de Mary et décida de la mettre. C'était un début, elle avait un peu moins froid mais était toujours frigorifiée. On pouvait apercevoir un long chemin qui semblait s'étendre à des kilomètres. La grotte était éclairée qu'avec quelques chandelles installées par ci par là.
Jennifer resserra la cape sur elle même et se mit à suivre le chemin sinueux le long de la grotte. Parfois, elle marchait dans des grosses flaques d'eau causées par des gouttes qui tombaient le long de la roche. Alors qu'elle avait marché au moins un kilomètre, elle entendit des bruits de pas, des bruits de pas qui s'éloignaient de plus en plus. Elle accéléra le pas, curieuse de savoir de qui il s'agissait. Elle vit une silhouette encapuchonnée de la même cape qu'elle. Elle savait pertinemment qui était cachée sous la cape qu'elle avait reconnu grâce aux hauts talons noirs qui dépassaient en bas du tissus ; c'était Mary. Mary passa devant un chien, un berger allemand, qui ne réagit pas. Ce chien montait la garde, il surveillait l'accès au berceau, Jennifer en était sûre. Celui-ci n'était pas endormis malheureusement. Elle savait que si il ne reconnaissait pas sa maîtresse sous la cape, il l'attaquerait sans hésitation jusqu'à la mort, ayant été dressé ainsi.
Comment faire pour que le chien la prenne complètement pour Mary ? Un simple jeu de déguisement n'allait pas suffire, le chien n'était pas dupe. Il fallait trouver quelque chose de plus convaincant. Jennifer se souvint d'avoir pris quelque chose en plus de la cape noire appartenant à Mary ; elle lui avait pris son flacon de parfum. Elle le sortit de la poche de sa robe et s'en vaporisa quelques gouttes. Parfait, maintenant, elle était sûre qu'elle avait plus de chance pour passer devant le chien.
Elle s'avança devant lui, baissant un maximum la capuche de la cape sur sa tête pour ne pas qu'il voit le moindre trait de son visage, et passa devant lui comme si de rien n'était. Au boùt de deux mètres, la cape s'accrocha à une chandelle et elle prit feu. Oh non, c'était cuit. Le chien allait la dévorer, toute crue, c'était finit. En effet, celui-ci l'avait remarqué et avant d'attaquer, il se mit à aboyer une dizaine de fois avant de s'approcher vers elle.
Jennifer avait eut le temps de dégager la cape enflammée de son corps et de courir le long du chemin. Elle entendait l'animal s'approchait de plus en plus, elle était cuite, elle allait être un repas pour le chien qui devait être affamé et qui ne cherchait rien d'autre que de se mettre quelque chose sous la dent. Le chien était toujours à ses trousses tandis que la silhouette avait disparu dans l'obscurité du tunnel.
Jennifer arriva alors vers un immense rideau rouge. Le berceau, c'était le berceau. En fait, ce berceau ressemblait plus à une scène de théatre qu'à un lit pour bébé. Deux colonnes de marbre, de chaque côté du berceau, avait permis d'accrocher les rideaux en velours. Jennifer sut à ce moment là qu'elle était cuite, qu'elle ne pouvait pas faire demi-tour et qu'elle n'avait aucun échappatoire face au cabot.
Elle fit face au chien. Elle n'allait pas mourir, non, pas maintenant. À ses pieds, il y avait de nombreuses pierres grises et rugueuses, très utiles pour se battre avec un caniche. Elle en prit une et attendit que le chien arrive à sa potion. Plus elle avançait, plus elle sentait son cœur se contracté comme si elle n'allait pas y arriver, comme si elle mourir. Il fallait qu'elle attaque au bout moment.
Le chien, arrivé à un mètre d'elle, força sur ses pattes arrière pour bondir sur Jennifer. Là, c'était la le bon moment. Jennifer lança la grosse pierre sur sa gueule et celui-ci cambra sur le côté, les yeux et le museau en sang. Elle n'avait pas finit avec lui, non, pas encore. Elle s'approcha vers lui et elle sentit que le chien avait peur. Pour la première fois, Jennifer avait le dessus sur quelqu'un ou plutôt sur quelque chose. C'était elle qu'on redoutait à présent, c'était elle qui avait le pouvoir de vie ou de mort sur un être vivant.
Elle donna un autre coup de pierre avec une telle force que le chien vacilla et tomba à la renverse. Elle entendit des sortes de plaintes venant de sa gueule. Non, il ne fallait pas qu'elle ait de pitié enfin, si il fallait qu'elle en ait. Si le chien survivait, il allait resté aveugle tout sa vie, aurait des problèmes cérébraux pour le reste de ses jours. Maintenant qu'elle avait commencé le travail, il fallait qu'elle le finisse pour elle, pour lui mais pour surtout pour sa propre conscience.
Elle leva la main qui tenait la pierre en hauteur et l'abattit avec violence sur la gueule du chien. Celui-ci mourra sur le coup. Jennifer avait tué pour la première fois de sa vie et elle savait qu'elle allait le regretter toute sa vie, qu'elle allait être traumatiser à tout jamais. Ce n'avait pas été la faute du chien, c'était la faute de sa maîtresse qui l'avait dressé pour qu'il devienne une bête sanguinaire, tuant tout être humain voulant du mal à sa maîtresse. En plus d'avoir causé la perte de plusieurs de ses amis, de sa famille, Mary avait fait perdre à Jennifer toute innocence concernant la vie. Si Jennifer pouvait tuer un simple chien, elle pouvait également tuer un humain.
Toute sa vie, Jennifer avait milité pour le pacifisme. Jamais elle n'était partie au club de chasse de l'orphelinat, d'ailleurs elle s'y était révoltée en apprenant que tuer des animaux éprouvaient de plaisir à d'autres personnes. Les guerres, les meurtres, lorsqu'on en parlait à l'école, Jennifer se bouchait les oreilles. Elle voulait garder le plus longtemps possible l'image si innocente d'un monde sans sang ni cadavres. À présent, c'était trop tard. La mort, Jennifer avait dû y faire face et en plus de cela, elle l'avait causée.
Une fois de plus, elle sentit ses larmes coulaient le long de ses joues. Finit la petite Jennifer toute fragile et pure. Elle avait pris en maturité et avait mûris, elle avait changé. Pas le bon changement, celui qui arrive doucement, très doucement et qui chaque jour nous rend plus fort. Non, un changement brutal qui allait l'handicapé toute sa vie.
Elle se tourna vers le rideau, sa tristesse s'étant dissipée. C'était sa seule source d'espoir à présent pour sortir de cet affreux cauchemar. Au centre du rideau pendait une longue corde qui permettait d'ouvrir le berceau. Jennifer décida d'être plus raisonnable et voulu d'abord voir ce qu'il se cachait à l'intérieur. Que cachait-il ? Une nouvelle clef peut-être, celle de la vérité ? Lorsqu'elle tira le rideau sur le côté, elle laissa échapper un cri d'horreur.
Voilà ce qu'était le berceau sous l'étoile ; un berceau rouge, un berceau gigantesque rouge. Mais ce n'était pas ça qui faisait le plus peur, non; c'était l'énorme monstre qui reposait à l'intérieur.
Un monstre brrr... Quelques anecdotes d'écriture :
- Jennifer qui trouve tout de suite le berceau, oui c'est un peu du forcing mais bon... En ayant survécu à une dizaine d'attaques, il y avait déjà du forcing.
- La salle de l'autel doit être vraiment flippante. Je hais les ambiances comme ça.
- Fin, j'sais pas... C'est surfait je trouve. Ils peuvent pas faire quelque chose tout simple ?
- Sinon, vous vous souvenez du parfum et de la cape ? Et bah finalement ils ont servis à quelque chose ! ;)
- Le chien s'appelait Kiki (dédicace à Fifi la folle)
- Non mais sérieux, tout les chiens qui meurent se nomment Kiki, c'est une évidence.
- J'trouve ce nom trop drôle.
- Kiki, trop marrant.
- Pauvre Jennifer, vraiment je suis triste pour elle.
- Espérons qu'elle se remette de ce traumatisme mais si je pense que la seule échappatoire est la mort.
Bref, j'espère que ce chapitre vous a plu et pourquoi pas laisser des... Reviews ?!
