Attention ! Ceci est un slash. Vous êtes prévenus !

Et voici le chapitre 7 de A Veela and his mate. Et vous l'attendiez tous, Severus s'occupe d'Ombrage ! Bonne lecture à tous !

Rar :

Piika : Oui les agissements de Dumbledore sont bizarres, et dans ce chapitre, on n'a pas vraiment d'explications mais bon... Bonne lecture à toi !

stormstrooper2 : Tu vas être ravie, Severus s'occupe d'Ombrage dans ce chapitre. S'il n'a pas réagi, c'est parce que dans la conversation entre Harry et Florence, elle ne parle pas en détails des cicatrices. A bientôt !

brigitte26 : Tu as peut-être raison. A bientôt !

P'tite Princess : Je pense que c'est normal qu'il doute. Il y a encore peu, ils se détestaient... A bientôt !

Hinanoyuki : Il ne les a pas vues dans le chapitre précédent mais il le découvrira dans celui-ci. J'espère que tu continueras à aimer cette fic. Bonne lecture !

rosla : Très beau pétage de plomb ! Pour répondre à ta question, je n'ai pas lu la fic, je la découvre au fur et à mesure alors je ne sais pas si Drago est le filleul de Severus dans cette fic. A bientôt !

Aiiwa : Voilà la suite, j'espère que tu aimeras (comme tous les autres chapitres ^^). A bientôt !


Quand Harry se réveilla le matin suivant, il découvrit que, dans leur sommeil, Severus s'était assis dans le lit et Harry avait grimpé sur ses genoux. Severus se réveilla au moment où Harry fut assez éveillé pour se glisser hors des bras de son compagnon, et l'aîné ne fut pas très ravi de ses agissements.

« Où vas-tu, mon amour ? » gronda doucement Severus tandis qu'il resserrait ses bras autour d'Harry et le forçait à l'immobilité.

Harry se figea au grognement dominant et laissa échapper un faible gémissement en retour, se choquant autant que Severus par la réponse instinctive. « Bien. » Severus sourit béatement avant de serrer Harry et de lui caresser la joue avec son nez. « Tu sens notre lien se renforcer, » observa-t-il.

Harry rougit vivement et se tortilla. Le prenant comme une réponse positive, le sourire de Severus s'élargit. « Ne sois pas si embarrassé, amour, » réprimanda légèrement Severus, fixant Harry avec affection. « Je suis surpris que ça t'ait pris si longtemps pour émettre de tels sons. Aussi loin que je me rappelle, ce n'est que la deuxième fois que tu réagis de la sorte, la première étant quand tes tuteurs nous ont surpris dans les premières étapes de notre relation. » Il fit une pause et pencha la tête avec considération. « Et bien sûr, les miaulements et ronronnements occasionnels. »

Harry grogna et enfouit son visage dans le cou de Severus. « Qu'est-ce qu'ils signifient ? » dit-il en gémissant presque.

« Oh crois-moi, mon petit Harry. » Severus pouffa. « Pour moi, tes adorables petits sons soumis peuvent vouloir dire autant qu'un long discours. Maintenant, si tu pouvais, s'il te plaît, m'éclairer sur l'endroit où tu te dirigeais quand tu as quitté mes bras ? »

« J'allais m'habiller pour la journée, » répondit Harry, le visage toujours légèrement rose. « Et n'aie pas l'air si content de toi, ou j'essaierai de mon mieux de ne plus émettre de… sons soumis, » souffla-t-il.

« Ne t'embête pas à t'habiller amour, nous devons encore avoir une discussion à propos de ce qui s'est passé hier. Je veux aussi te demander autre chose, » dit Severus, laissant Harry se glisser hors de ses bras. « Et je t'invite à essayer, mais je doute beaucoup que tu puisses réprimer ces adorables petits gémissements très longtemps. »

Harry se glissa du lit puis se tourna pour regarder Severus avec interrogation. « De quoi d'autre devons-nous parler ? » demanda-t-il, choisissant d'ignorer la dernière déclaration.

Severus sortit du lit et rejoignit Harry puis l'embrassa doucement sur les lèvres. « Rien de méchant chéri, je veux juste te demander quelque chose. »

Harry avait toujours l'air confus mais il ne poursuivit pas, il était trop perdu dans ses pensées sur la discussion à venir. Il avait une assez bonne idée de ce sur quoi ça porterait.

Severus le conduisit dans le salon et appela un elfe de maison pour commander de la nourriture. Même pas cinq minutes plus tard, une grande assiette avec un assortiment de viennoiseries, fruits, et toasts à la confiture apparut et Severus servit rapidement à Harry une grande assiette pleine. « Sev, je ne peux pas manger tout ça, » souleva Harry mais Severus secoua simplement la tête.

« Tu es trop petit mon amour, je m'inquiète pour toi. Je sais que les soumis sont censés être petits, mais juste par sécurité, tu devrais probablement manger plus, » roucoula doucement Severus.

Harry leva un sourcil au ton doux qu'il utilisait, mais le mit de côté, pensant que c'était probablement toujours le contrecoup de ce qui s'était passé la veille. « Alors, de quoi veux-tu parler ? » demanda nerveusement Harry.

Severus remplit son assiette en silence pendant quelques secondes puis se tourna pour faire face à Harry. « Comme tu le sais, j'ai vu les événements survenir dans ton esprit. » Harry hocha la tête en signe d'acquiescement et Severus poursuivit. « Harry, Florence t'a menacé de me dire quelque chose. »

Harry grimaça légèrement, ça allait être un bain de sang.

« Qu'y a-t-il que tu ne veux pas que je sache, quelque chose en rapport avec tes retenues ? » demanda doucement Severus, saisissant instantanément la nervosité de son petit compagnon.

Harry ferma les yeux et repoussa son assiette, il ne voulait plus manger. Ça le rendrait malade. Severus fronça les sourcils et repoussa l'assiette vers lui. « Harry, tu peux tout me dire, tu sais ça ? »

Harry déglutit puis décida qu'il valait mieux le dire à Severus, ou l'homme l'apprendrait par quelqu'un d'autre. « Tu te rappelles quand j'ai eu mes retenues avec le Professeur Ombrage ? » demanda doucement Harry, regardant spéculativement les genoux de Severus et débattant sur le fait de se blottir contre lui.

Severus sourit quand il devina les pensées d'Harry et tapota sa cuisse en guise d'invitation. « Viens mon amour. »

Harry laissa échapper un petit sourire et se précipita sur les genoux de Severus, se laissant instantanément tomber. Severus enroula fermement ses bras autour de la taille d'Harry et déposa un baiser chaste sur les lèvres de son compagnon puis recula et son expression redevint sérieuse. « Oui, je me rappelle très bien ce temps-là, tu étais constamment épuisé et très distant envers moi, » grogna-t-il. Si cette femme avait fait quelque chose à son compagnon, il la torturerait lentement jusqu'à ce qu'elle supplie la mort !

Harry mordit sa lèvre inférieure et se blottit contre Severus, « Je sais, et je suis désolé, mais c'est juste… je ne pouvais pas… »

« Chut amour, ça va. Je ne suis pas en colère. Oui, j'étais inquiet, mais ce n'était pas ta faute si tu étais bouleversé, » apaisa Severus.

Harry déglutit et hocha la tête. « Eh bien, j'étais comme ça parce que… » Harry s'interrompit, ne sachant pas quoi dire. Ne voulant à vrai dire pas prononcer les mots à haute voix, Harry décida de simplement montrer sa main à Severus.

Severus paraissait confus mais il prit la main d'Harry dans les siennes. « Harry ? » demanda-t-il doucement. Harry bougea et d'une voix à peine audible, murmura, « Regarde ça. »

Severus fronça les sourcils, visiblement inquiet, et observa attentivement la main d'Harry. Ce qu'il vit lui fit voir rouge. « Harry, » murmura-t-il dangereusement. « Qu'est-ce que c'est ? »

« C'est une cicatrice, » Harry grinça des dents à la vue de l'expression furieuse sur le visage de l'autre homme. Remarquant le regard de son aîné, il précisa rapidement. « Quand j'ai eu les retenues pour lui avoir dit que Voldemort était de retour, elle m'a donné une plume étrange et m'a dit qu'il n'y avait pas besoin d'encre et j'ai commencé à écrire et… et ça a coupé ma main. »

Severus prit une profonde inspiration et tenta de contrôler sa furie. « Elle a utilisé une plume de sang illégale sur toi Harry. Pourquoi tu ne me l'as pas dit ? Ne peux-tu pas me faire confiance, ne me penses-tu pas capable de te protéger ? » demanda Severus, l'irritation et la colère perceptible dans sa voix.

Harry imita Severus et prit une profonde inspiration. « Tu lui aurais fait du mal Severus. Remus a dit que si je te disais que quelqu'un m'avait fait du mal, tu l'aurais blessé ! »

Severus serra les dents. Ce loup n'avait pas à se mêler de la façon dont il défendait son compagnon. « Harry, je sais que tu ne veux pas entendre ça, mais c'est le rôle d'un dominant de protéger son soumis. Si quoi que ce soit te fait du mal alors je t'en protégerai. Ombrage t'a fait du mal Harry, et tu aurais dû venir à moi immédiatement. »

« Tu aurais été furieux ! » se défendit Harry.

« Bien sûr, elle t'a blessé ! » Severus se pinça l'arête du nez et observa sévèrement Harry. « Tu me diras la prochaine fois que quelqu'un te fait du mal, compris ? Je ne serai pas très content de toi si tu me désobéissais. »

Harry plissa les yeux et croisa obstinément les bras. « J'avais une bonne raison de ne pas t'en informer, je le maintiens. »

Severus gronda profondément et enfouit sa tête dans le cou d'Harry, mordillant légèrement la peau et faisant gémir et geindre Harry. « Non soumis, tu me diras si quelqu'un te fait du mal à partir de maintenant, » dit-il fermement.

Harry hésita et regarda Severus avec de grands yeux, se blottissant immédiatement contre Severus et gémissant à nouveau quand il remarqua l'expression inflexible de Severus. « Sev… »

« Chut, » dit doucement Severus, caressant le ventre d'Harry en guise de réconfort avec une main tandis que l'autre le tenait toujours fermement. « Tu aurais dû me le dire, Harry. Crois-tu que je suis incapable de te protéger ? »

Harry soupira puis finit par se détendre contre Severus. Il savait qu'il aurait dû lui dire, mais ce n'était pas ce que le sorcier pensait. Il avait confiance en Severus, plus qu'en quiconque, et il savait que Severus était plus que capable de le protéger. Mais c'était exactement ça le problème, Harry ne voulait pas que quelqu'un soit blessé à cause de lui, même si cette personne lui avait fait du mal en premier. « Je sais Sev, mais je ne veux pas que tu fasses de mal à personne. »

Severus dut réprimer l'envie de grogner. Ainsi c'était le problème d'Harry, ce n'était pas un problème de confiance, mais un problème de conscience. « Que dirais-tu de faire un marché ? Si tu promets de venir à moi si quelqu'un t'ennuie même légèrement, je promets de ne pas tuer le coupable. Je le menacerai, oui, mais après ça, je le confierai à Dumbledore pour l'exclure de ta présence. »

Harry parut extrêmement soulagé par le compromis. « Tu promets ? » demanda-t-il anxieusement et Severus acquiesça.

« Aussi longtemps que tu me dis tout, à chaque fois, alors oui Harry, je ne les tuerai pas. » Quelques sorts par-ci par-là, mais Harry n'avait pas besoin de le savoir. Après tout, il connaissait de très bons glamours, ainsi que quelques sorts imperceptibles qui seraient utiles. Ils ne sauraient jamais, à condition qu'ils ne puissent pas les voir.

Harry sourit joyeusement et passa ses bras autour du cou de Severus. « Mais Harry, si tu manques m'informer de quelque chose qui t'a bouleversé, je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour leur faire du mal, » avertit Severus.

Harry ne recula même pas. Maintenant qu'il savait que Severus n'entreprendrait pas une série de meurtres, il ne se sentait pas aussi hésitant au fait de lui dire s'il était blessé.

Severus pouffa à l'expression jubilante d'Harry. Il n'était pas entièrement satisfait de l'arrangement. Après tout, il ne voulait rien de plus que tuer Florence et Ombrage, mais aussi longtemps qu'Harry promettait de venir lui raconter ses problèmes, il l'accepterait. De plus, Harry avait dit pas de meurtres. La torture n'avait pas été mentionnée dans l'accord. Il y avait toujours une question qui tourmentait son esprit, cependant, et Harry devrait aussi l'accepter ou le marché ne tiendrait plus.

« Harry, je veux une exception à notre arrangement, » dit fermement Severus.

Harry leva les yeux vers Severus, confus quant à ce que ça pouvait être.

« Harry, si quelqu'un essaye de t'agresser sexuellement, le marché ne tient plus. Je ne laisserai personne te prendre de force, » dit sérieusement Severus.

Harry hésita, mais il pouvait comprendre le raisonnement de Severus. « Du moment que tu ne les tues pas, » dit-il obstinément.

Severus se figea et plissa les yeux. « Harry, j'aime à quel point tu as bon cœur, mais dans ce cas, tu dois me laisser prendre le contrôle. Ecoute-moi chéri, je serai incapable de contrôler ma rage si jamais je vois quelqu'un essayer de te violer. Je le tuerai peu importe si tu es d'accord ou non. Cependant, j'aimerais ton consentement. »

Harry regarda Severus avec impuissance. « Mais… » commença-t-il puis il soupira et ferma les yeux. « Bien, si quelqu'un essaye de… me v-violer, alors tu pourras… le tuer. Et je promets que si quelqu'un essaye, je te le dirai. »

Toute la tension dans le visage de Severus s'effaça immédiatement et il embrassa la joue d'Harry avec reconnaissance. « Merci chéri. » Puis il leva la tête avec un sourire et serra Harry contre lui. « Maintenant que nous avons terminé sur une bonne note, je veux avoir une autre discussion avec toi. »

Harry redressa la tête et regarda Severus avec une expression confuse. « De quoi d'autre veux-tu discuter ? »

Severus pouffa puis fit glisser Harry de ses genoux, ignorant le son offensé sortant de la bouche d'Harry. Il se dirigea rapidement vers la minuscule bibliothèque dans le coin de la pièce et en sortit un livre fin.

Harry, l'air toujours perplexe, laissa Severus le tirer sur ses genoux sans protester. « Sev, qu'est-ce que c… »

« Ça, mon petit amour, c'est un livre sur les Veelas. » Severus sourit. Il parcourut le livre jusqu'à ce qu'il trouve la page qu'il cherchait. « Harry, je veux demander ta permission de compléter le second lien. »

Harry se figea, « Qu'est-ce que le second… »

« Laisse-moi te lire ça, ça devrait tout expliquer, et tu pourras toujours me poser des questions par la suite, » apaisa Severus puis il s'éclaircit la gorge et commença à lire.

« A partir du moment où ils trouvent leur compagnon jusqu'à ce qu'ils complètent le rituel d'union, le Veela et son ou sa Choisi accompliront trois liens. Le premier est quand le soumis accepte le Veela comme son compagnon et le troisième est l'acte final d'union, quand les deux participants ont un rapport sexuel.

Le second lien est le moins connu, bien que la plupart des dominants Veelas insistent sur le fait que c'est le plus important, » lut Severus d'une voix de baryton et Harry se blottit un peu plus, curieux de savoir ce que c'était. Les livres qu'il avait lus sur les Veelas n'abordaient jamais le processus d'union.

« Pour ce second lien, le dominant et le soumis doivent s'engager l'un envers l'autre. Une fois que le soumis et le dominant ont prononcé leur amour, le dominant marquera le soumis là où le soumis ou lui le souhaite, et la marque restera pour le reste de sa vie. Le lien prendra exactement une semaine à se finaliser, et pendant ce temps, le soumis ne devra pas être séparé du dominant. Dans un cas, la soumise fut éloignée par un autre homme rivalisant pour son attention dans un éclat de rage, le dominant a tué l'homme. Dans un autre cas, le soumis se sépara du dominant pendant quelques minutes pour aller chercher une boisson, et le dominant se réveilla pour trouver son soumis pleurant sur le sol dans un état de désolation. »

Harry déglutit et se blottit contre son compagnon plus âgé. Severus lui adressa un petit sourire et caressa le ventre d'Harry d'un geste apaisant.

« Pendant ce lien, si le soumis et le dominant sont séparés, les deux tomberont dans un état de détresse. Le dominant se sentira extrêmement protecteur pendant cette semaine, et tout acte d'indépendance de la part du soumis ne fera que rendre son compagnon plus possessif. Dans plusieurs cas où le soumis essaie de se montrer indépendant, le dominant refusera de le lâcher et enroulera souvent ses ailes autour de son compagnon comme une protection supplémentaire autant que pour le confort de son compagnon.

Pour la plupart, cependant, les soumis ne voudront pas être séparés de leurs dominants, et dans le cas où ils le font, une fois qu'ils se sont éloignés, ils ne réessayent sans doute pas. Si le soumis est séparé de son dominant, ils expérimenteront une peur extrême et l'envie d'être avec leur compagnon. »

Severus posa le livre et regarda Harry. « Des questions ou des inquiétudes ? » demanda-t-il doucement.

Harry pressa ses lèvres, visiblement plongé dans ses pensées. « Il dit que les Soumis expérimenteront une peur extrême quand ils sont loin de leurs Dominants, mais il dit aussi que certains Soumis essayent de se montrer indépendants. Mais Sev, s'ils savent qu'ils voudront leurs compagnons alors pourquoi voudraient-ils leur indépendance ? »

Severus pouffa, pourquoi avait-il eu le sentiment qu'Harry poserait une question sur ces lignes. « Pour la même raison que tu protestes quand je te protège, même quand tu en as besoin, » dit Severus, amusé.

Harry sourit et se pelotonna. « Alors basiquement, ce lien durera une semaine, et pendant ce temps, je ne pourrais pas quitter tes bras ou alors tu deviendras extrêmement dépendant, » résuma Harry et Severus acquiesça.

« Alors, es-tu d'accord pour former le lien émotionnel ? » demanda doucement Severus.

Harry leva la tête avec un sourire radieux et acquiesça. « Bien que j'aie le sentiment que je ne vais pas aimer être confiné pour une semaine, oui. Je veux… me lier émotionnellement avec toi. » Harry passa les bras autour du cou de Severus et rougit vivement quand il sentit Severus atteindre ses fesses. « Je t'aime tellement chéri, » murmura-t-il brusquement.

Harry sourit timidement et frotta son nez sur la joue de Severus. « Je t'aime aussi. Quand allons-nous compléter le lien ? » demanda-t-il.

« Dans deux jours, si cela te convient. Il faudra que je prépare notre chambre pour que nous soyons confortablement installés pendant une semaine. Je dois aussi aller m'occuper de quelques personnes, » dit-il doucement.

Harry soupira à cette dernière phrase mais acquiesça, il savait qu'il n'y avait aucun moyen que Severus revienne sur sa décision. « Ça me paraît bien, » marmonna-t-il puis il embrassa timidement Severus sur les lèvres et descendit de ses genoux. « Je vais voir Sirius et Remus. »

Severus hocha la tête et se leva avec Harry. Il sourit gentiment à son compagnon puis le conduisit à la porte communicante et l'accompagna dans les appartements de Sirius et Remus, malgré son aversion à se trouver chez eux.

Harry roula des yeux face à l'attitude surprotectrice de Severus et essaya de le repousser dans leurs appartements. « Sev, je vais bien. Je doute fortement que des assassins ou… ou des violeurs m'attendent dans le salon, » ricana-t-il.

Severus pressa ses lèvres puis abandonna avec un soupir. « Je serai bientôt de retour mon amour, si tu as un problème je veux que tu m'envoies un Patronus immédiatement, compris ? »

Harry secoua la tête et adressa un regard significatif à Severus. « Oui, va maintenant. »

Severus grogna et sortit rapidement. Se décidant rapidement, Severus prit la décision de rendre visite à Dumbledore en premier. Une fois devant le gardien de pierre du bureau de Dumbledore, il donna rapidement le mot de passe et gravit les escaliers. Toute la rage qu'il avait ressentie quand il avait appris que ce vieux fou avait laissé son petit compagnon seul dans la pièce avec Florence revint de plein fouet.

Il n'avait pas eu de temps pour gérer son humeur. Quand Harry s'était enfui du bureau, Severus avait été trop inquiet pour faire autre chose que de courir après lui, et dans les heures suivantes, Harry était trop vulnérable pour ne serait-ce que penser à le laisser seul, sans parler de ses instincts qui avaient largement pris le dessus.

Maintenant que Severus pouvait enfin défendre correctement son soumis, sa colère s'était décuplée. La seule chose qui l'empêchait de démolir les murs de Dumbledore était leur histoire, et même ça vacillait.

Ne voulant pas perdre de temps, ou montrer de respect, Severus pulvérisa les portes du bureau de Dumbledore et regarda le vieil homme assis dans son fauteuil avec malveillance.

« Ah, Severus. Je me demandais quand vous viendriez me rendre visite. » Les yeux de Dumbledore pétillaient vivement.

Severus gronda bruyamment. « Je ne peux pas croire que vous ayez laissé mon pauvre soumis sans défense ici tout seul avec cette horrible sorcière. A quoi pensiez-vous, vieux fou ! Ou prévoyiez-vous qu'elle fasse s'enfuir Harry en larmes ! » s'exclama Severus.

Dumbledore se figea dans son siège et cligna des yeux. « Je vous assure mon garçon, Florence m'a assuré que ses intentions étaient bonnes. Vous devez me croire Severus quand je dis que si j'avais su qu'elle ferait du mal à Harry, je ne l'aurais jamais laissée près de lui. »

Le regard de Severus ne vacilla pas jusqu'à la fin du discours de Dumbledore. « Avez-vous la moindre idée de l'état dans lequel était Harry quand je l'ai trouvé ? Non ? Il était inconsolable Dumbledore ! Il ne pouvait même pas me dire ce que cette femme lui avait dit, j'ai dû le lire dans son esprit parce qu'il ne pouvait pas prononcer les mots. Elle l'a menacé Dumbledore, elle l'a rendu vulnérable, rempli de doutes. Savez-vous à quel point c'est dangereux pour un soumis non lié ? »

« Je ne laisserai plus Florence approcher l'école. Sa présence sera bannie de Pré-au-Lard immédiatement. Elle n'approchera plus d'Harry, Severus, » promit Dumbledore, une lueur d'acier dans les yeux. Quand Florence était venue dans son bureau, elle avait juré que ses intentions étaient bonnes. Dumbledore l'admettrait librement il avait fait une grosse erreur.

Severus relâcha sa position et acquiesça froidement au Directeur. « Veillez à ce que ça soit fait. Maintenant, si vous voulez bien m'excuser, je dois m'occuper d'un autre criminel. »

Dumbledore hocha la tête avec des yeux pétillants tandis que Severus sortait de son bureau en colère. Severus était exactement ce dont Harry avait besoin.

Bien que sa colère envers Dumbledore se soit légèrement apaisée, sa furie totale envers Ombrage brûlait toujours fortement, et ça ne s'en irait pas jusqu'à ce que cette femme vile soit morte. Personne ne faisait du mal à son soumis. Rien que de penser et de réaliser qu'Ombrage était celle qui avait rendu Harry si distant et apeuré…

Severus ouvrit en grand les portes du bureau d'Ombrage et entra.

« Hum, hum, Professeur Rogue, frappez avant d'entrer dans mon bureau s'il vous plaît, » grimaça le Professeur Ombrage.

« Ecoutez-moi parce que je ne le dirai qu'une seule fois, » siffla Severus dangereusement. « Vous allez quitter cette école dans la matinée, sinon je vous tuerai. »

Ombrage s'assit bien sagement dans son fauteuil et ricana à Rogue. « Est-ce vraiment une façon de parler à une collègue ? » dit-elle, clairement tendue. Severus ferma les yeux et prit une profonde inspiration. Si elle n'était pas bientôt hors de sa vue, il l'égorgerait et en appréciait chaque moment. « Est-ce que les plumes de sang vous disent quelque chose ? » Voyant le visage perplexe d'Ombrage, Severus savait qu'Ombrage avait compris qu'il savait. Il s'avança vers le bureau puis claqua durement ses mains sur la table, faisant reculer Ombrage. « Vous serez partie à 7 heures demain matin, ou je vous torturerai jusqu'à l'aliénation mentale. Vous supplierez à mort avant que je ne vous l'accorde. Vous comprenez ? » cracha-t-il avec venin.

Voyant le hochement de tête saccadé d'Ombrage, Severus sourit cruellement et plissa les yeux dangereusement. « Bien. » Il sortit sa baguette de sa manche et la pointa contre sa gorge. « Je vous assure, vous paierez chèrement ce que vous avez fait à mon soumis, » promit-il d'une voix douce.

Les petits yeux brillants d'Ombrage s'écarquillèrent et elle poussa un petit cri nerveux quand la baguette de Severus disparut de sa gorge pour se pointer sur sa main. D'un rapide mouvement de baguette de Severus, la main d'Ombrage commença à saigner abondamment, des mots apparurent rapidement sur sa peau crémeuse.

Je ne dois pas dire de mensonges.

Severus haleta, outragée, et prit sa propre baguette, lançant rapidement un sort de guérison. Severus l'autorisa à le faire, ça n'affecterait pas le but de son sort. Ombrage baissa les yeux sur sa main et ouvrit la bouche sans dire un mot, scandalisée. Les mots étaient gravés de façon permanente dans sa peau, comme un rappel de son erreur.

Severus hocha la tête en signe de froide satisfaction et se tourna vers la porte. « Oh, et avant que j'oublie, je veux 500 lignes sur mon bureau avant votre départ, ou je vous traquerai et tiendrai ma promesse, » dit calmement Severus alors qu'il marchait vers la porte.

Le Professeur d'Ombrage fixa avec des yeux vides un petit bout de parchemin avec 9 mots écrits clairement dessus : Je ne ferai plus de mal à un soumis.


A suivre

A bientôt pour un nouveau chapitre ! Le prochain sera plus long.

J'ai décidé de vous traduire le commentaire de l'auteur parce que je trouvais ça pas mal : Review ou Severus viendra vous jeter un sort !