Coucou, je sais que vous l'attendiez avec impatience, alors voici la suite et fin de relation conflictuelle

Enjoy


Vérité partie 2

Vous êtes toujours là à ce que je vois, vous voulez le mot de la fin et bien accrochez-vous car c'est rock and roll.

Sébastien ne me reparla plus de nouvelle Zélande ni d'expatriation. Tout rentrait dans l'ordre, l'entente parfaite avec mon amant, une relation quasi fusionnelle... d'ailleurs en y réfléchissant un peu plus, depuis quelque temps je n'arrive plus à vraiment définir le sentiment que j'ai pour Sébastien.

Je sais que je l'aime, je n'ai pas de doute dessus, mais c'est juste que mon cœur ne bat pas fort dans ma poitrine lorsqu'il me touche, je ne perds pas la tête quand il m'embrasse, je ne tremble pas de passion sous ses caresses. Pourtant je sais que je lui porte une réelle tendresse.

Je l'aime. Non je n'essaye pas de m'en convaincre, j'ai de l'affection, c'est pas la même chose que l'amour ?

Avec le temps, la routine s'installe et les habitudes aussi. Parfois j'ai l'impression que nous sommes un vieux couple alors que cela ne fait pas tout à fait un an que nous vivons ensemble. Tous nos weekends se ressemblent et se suivent. Cela commence le samedi, où je me traine malgré moi pour aller voir mon petit ami jouer au football. Jeu qui m'ennuie plus que tout mais que je n'ai pas le droit d'éviter. Et le dimanche, c'est repas de famille. Toute la fratrie de mon amoureux est à chez sa mère et nous y passons de longues heures à s'ennuyer, enfin moi quoi. Pourquoi je fais cela ? Tout simplement pour éviter de froisser ma belle-famille. On se doit de montrer le bon exemple. Franchement c'est une torture, entre les joueurs de son équipe qui font des blagues douteuses sur les homos et Sébastien qui en rit, ou encore supporter les braillements des enfants des frères et sœur de mon amoureux, mes weekends sont exténuants.

Donc oui, si je n'aimais pas Sébastien, je ne supporterais pas toutes ces supplices... heu je voulais dire toutes ces choses si peu plaisantes pour moi.

Il est bon de savoir où l'on en est dans sa vie. Puis peu importe comment se nomme ce sentiment, puisque ma relation avec mon homme est l'une des plus durable et solide que j'ai eu en vingt-cinq ans de vie.

Puis n'est-ce pas normal que la routine s'installe vu que nous sommes ensemble depuis presque deux ans ? C'est normal. Du moins je l'espère, du plus profond de mon cœur.

Qu'êtes-vous donc en train de penser ? Que je doute ? j'ai quand même le droit de me poser des questions sur mon couple non, qui ne le ferait pas ?

Tessa mis à part, ma famille... mes parents en fait n'ont jamais rencontré mon compagnon. Jace et Clary sont passés nous voir durant les vacances d'été. Surtout pour la préparation de leur mariage.

Mon frère s'est très bien entendu avec mon petit ami, alors que Clary s'est montrée plus froide, plus distante. Allez savoir pourquoi.

Donc ce n'est pas sans une certaine appréhension que je me rends de nouveau à New-York avec mon homme. Même si je suis certain que mes parents vont adorer mon petit ami, je suis un peu stressé mais pour une autre raison, et je suis certain que vous la devinez.

Mais en ce jour spécial pour mon frère et la famille Lightwood/Herondale, je ne vais pas penser au pire.

Le ciel de septembre est sublime, un beau soleil brille dans le bleu immense, les températures sont elles aussi en fête comme nous ? Le thermomètre affiche 23°C. Un jour parfait pour un mariage parfait.

Toute la famille est réunie au grand complet. Assemblés dans l'église, nous regardons d'un air attendri notre frère adoptif prononcer d'une voix tremblante les vœux l'unissant à sa femme. Dans sa robe immaculée Clary est resplendissante. Sa cascade de cheveux roux est domptée par de jolies épingles blanches très raffinées. Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. Mais dans ce cadre idéal, il y a une ombre au tableau.

J'aurais dû m'en douter, c'est le patron de Clary mais quand même, elle savait que je venais alors pourquoi m'infliger cela ?

Moi et ma maudite curiosité ! Pourquoi a-t-il fallu que je me retourne pour voir le monde rassemblé dans l'église ? Parfois je voudrais me gifler tellement je suis con.

Trois rangées derrière la nôtre, se tient assis Magnus Bane plus beau que jamais.

Il a encore embelli.

Vous vous rappelez mon faible pour la mode ? Dans son costume noir Ralph et Russo, le tout orné d'une jolie lavallière mauve (oui oui, c'est pour ça que je vous ai dit que j'avais un faible pour la mode bien que je déteste le shopping), Magnus est tout simplement splendide. Je fonds, cet ensemble lui va à merveille.

Je gigote sur ma chaise, jette un regard en arrière avant de refixer à nouveau mon attention sur la cérémonie. Je répète plusieurs fois le même geste. Tessa remarque mon petit manège, alors elle se penche vers moi.

« Tu vas finir par te faire une hernie cervicale mon chou. Essuie toi la bouche, tu as de la bave au coin des lèvres. S'il te plait tant ce mec, bloque dans un confessionnal après la cérémonie et fait lui expier toutes ses fautes de toutes les manières dont tu as l'expérience »

Tessa me choque, elle ne pense qu'au sexe, enfin au mariage de mon frère ! Espèce de vilaine vipère et pourtant je ne peux m'empêcher de penser à cela, j'en rougis. Cela serait inédit, formidable et hyper jouissif

Putain que c'est tentant.

Tessa rigole doucement en se foutant ouvertement de ma gueule et se reconcentre sur la cérémonie, alors que moi je n'y arrive plus, ayant l'image de moi à genoux le pantalon baissé entrain de me faire fouetter les fesses. Espèce de perverse Tessa !

J'ai de plus en plus chaud, Sébastien se tourne vers moi et remarque mes joues rouges.

« Mon ange, ça ne va pas ? » me demande-t-il inquiet.

« Un… je pense… trop d'émotion… », je tente de mentir du mieux que je peux.

« Ils forment un couple parfait » me sourit mon compagnon.

La main de Sébastien sur la mienne me fais redescendre sur terre. Comment puis à nouveau penser que Magnus et moi pourrions être en couple ? Je souris tendrement à l'homme à mes côtés, pour ne plus penser à celui qui s'amuse toujours à me faire perdre pieds. L'incident est clos. Je me sens tellement mieux.

A la sortie de l'église, Magnus discute avec un homme de type latino qui tient Camille par la taille. Et qui l'embrasse sur la joue. QUOI Camille n'est pas avec Magnus ? J'ai été jaloux d'elle pendant si longtemps, cela m'avait bouffé de l'intérieur, allant jusqu'à haïr son nom. Putain comme j'ai honte de moi. Je suis une vraie nullité d'avoir pensé à mal !

Magnus Bane demeure un mystère pour moi. Si moi je n'ai pas cessé de le regarder en cachette, pas une seule fois il ne m'a adressé un quelconque regard. Moi qui voulait être un parfait étranger pour lui, son attitude de je n'en ai rien à faire de toi semble me faire plus mal que prévu. Dans ma tête les mots qu'il avait prononcés quelques mois plus tôt me reviennent en mémoire. « Je t'aime Alexander » Alors constater de nouveau son indifférence face à moi… je ne sais pas, je n'arrive pas à l'expliquer. Je me rappelle alors soudain ses adieux. Nous d'eux c'est fini, pour de vrai je viens de le comprendre.

Je cherche alors la main de mon petit ami pour avoir un minimum de réconfort, mais je le vois plus loin discuter gaiement avec qui, je vous le donne en mille : Magnus bane. Et là mon cœur se serre. S'il tourne autour de Sébastien, ce n'est pas pour m'avoir moi mais lui ?

Putain de merde !

Tout compte fait cette journée est merdique, comme à chaque fois qu'il y a mon ex dans les parages. Mon cœur me fait mal. Pourquoi ?

Enervé par l'attitude froide de mon ex amant envers moi et du comportement de ce con qui me sert de petit ami qui semblent flirter plus que de raison, je me dirige vers eux. Je tire Sébastien par le bras pour le tourner face à moi et l'embrasse à pleine bouche devant Magnus.

Comme réaction j'aurais préféré autre chose, de la gêne, de la colère, une pointe de jalousie ou même du dégout, mais pas de voir l'air amusé de ce salaud qui ne nous quittait pas des yeux.

Finalement pourquoi ai-je fait ça ? Que pensais-je avoir en retour ? Je suis perdu.

Magnus ! réagit, vois-moi, regarde-moi, s'il te plait. Regarde-moi. Redis-moi que tu m'aimes, que tu es désolé, que tu veux tout reprendre. Je t'en supplie. Voyant que rien ne se passe, j'entraine Sébastien pour aller voir ma famille, après tout c'est lui mon futur, Magnus n'est plus que le passé.

A mon plus grand étonnement, Magnus est aussi présent lors de la soirée. Je suis de nature curieuse et je vous assure que je prends sur moi en rongeant mon frein pour ne pas me lever et aller demander au tout nouveaux époux, lequel a eu l'idée pas si ingénieuse d'inviter mon ex. Impossible que Magnus soit ici par erreur.

Comme un peu plus tôt dans l'après-midi, le comportement de mon ex m'intrigue, évitant de croiser mes yeux bleus, ignorant avec brio ma présence. Son attitude, sans en comprendre la raison, me désarçonne et me blesse.

Idiot de cœur !

A mes côtés Sébastien ne cesse de me parler et me vanter les qualités de Magnus. Ferme ta gueule ! Je connais chacune de ses qualités tout comme ses défauts, je suis au courant pour son charme et bien d'autres choses encore. Si tu savais un dixième de ce que je sais sur lui tu serais choqué

Entendre le nom de mon ex dans la bouche de mon compagnon, me saoule. Sans honte j'admets sentir de la jalousie, mais je ne sais pas si c'est pour lequel des deux. J'en ai assez, j'étouffe dans cette atmosphère légère, j'ai besoin de m'apaiser.

Je vais aller fumer une cigarette

Dieu comme cela fait du bien. Je soupire de plaisir et je m'apprête à en allumer une seconde quand quelqu'un fait une toux ignoble à mes côtés. Bordel, qui vient encore m'emmerder ? Pas moyen d'être un minimum tranquille aujourd'hui ?

« Combien de fois vais-je devoir te dire de ne pas fumer devant moi, Alec ? »

« Lâche-moi la grappe, Magnus, tu me fais chier »

Il se rapproche en silence dans mon dos. Je me retourne pour lui faire face. Il s'arrête, gardant une distance de sécurité entre nous. Bon à quel jeu sournois va-t-il encore se prêter cette fois ci ?

« Tu as l'air ennuyé mon petit chat ? »

« Qu'est ce qui te fait croire ça, bébé ? »

Il exquise un sourire à ma réponse, décelant toute l'ironie de ma phrase. Jamais je ne l'ai appelé par ce surnom même quand nous étions ensemble. Pourtant je suis sûr que ça l'aurait fait jouir pendant une de nos parties de jambes en l'air. Mais non, les surnoms je n'en donne guère.

Il s'appuie sur le parapet en pierre, regardant d'un œil perdu l'immense parc en contrebas, plongé dans le noir. Je devrais partir, l'air sérieux qu'il commence à prendre n'annonce rien de bon pour moi. Je suis vraiment masochiste car je prends plaisir d'être à côté de lui alors qu'il me fait souffrir en permanence.

« C'est un beau mariage, n'est-ce pas Alec ? Crois-tu que cela finira comme dans les contes de fée ?

« Hein ? »

« Est ce qu'à la fin cela sera écrit en lettres d'or : Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants ? »

« Ils s'aiment, alors … je suis certain qu'ils seront heureux. »

« Donc il n'y aura jamais un seul jour de tourmente ? »

« Je ne sais pas »

« Avec le caractère de feu de Jace et l'entêtement de Clary j'ai des doutes »

J'admets avec un peu de honte que Magnus n'a pas tort, les disputes entre mon frère et sa femme ne manqueront pas, mais pourquoi me parle-t-il de ça ? Quel rapport avec nous ? je sais que cela va retomber sur notre relation il a toujours tout calculé le bougre.

« …pourtant ils sont parfaits ensemble ? N'est-ce pas Alexander ? »

« Quoi ? »

« Je pense qu'une vie sans incident sans colère ni cris ni pleurs ni drames, n'est pas une vie pleinement vécue... un peu comme celle que tu vis actuellement mon cher Alec »

Je vous l'avais bien dit, ça n'a pas manqué. Quel plaisir retire-t-il à me blesser ? Donc ma vie est sans saveur ? Sans intérêt ? Je me demande ce qu'il pense vraiment de moi.

« …tu te caches la vérité…il est temps que tu reviennes à la réalité Alec »

« Va te faire foutre Magnus Bane », lui répondis je d'une voix venimeuse.

« Quand vas-tu te décider à affronter les choses plutôt que de m'insulter. Est-ce juste à moi que ces obscénités sont destinées ? »

« Je n'ai rien à te dire Magnus »

« Je ne crois pas un traitre mot Alec »

Puis il se tait. Se tournant vers moi, ses iris ambrées ancrés dans mes saphirs brulant de colère. D'ailleurs pourquoi je suis si énervé ? si je pars loin de lui je serais en paix, pourquoi est-ce que je reste près de lui. Magnus me regarde et puis soupire, il fait marche arrière.

« Finalement tu as raison, Alec, tu n'es plus le même. Quand j'entends Sébastien parler de toi, je n'ai pas l'impression que tu aies muri Alec, je pense que tu as pourri de l'intérieur. Tu te forces à suivre ce que décide Sébastien sans jamais prendre tes décisions par toi-même. Regarde l'Océanie ! tu es prêt à y aller »

« J'aurais dû me douter que c'est de ta faute cette histoire »

Qu'est-ce qu'il raconte ? Mais de quoi se mêle-t-il ? Que prétend-t-il connaitre de ma vie, de mon petit ami ? Je crispe nerveusement mes doigts, me retenant de plus en plus pour ne pas hurler sur mon ex, de le frapper, de laisser éclater ma colère.

« J'aime Sébastien comme je n'ai jamais aimé avant »

« Donc tu es prêt à tout sacrifier pour lui, même tes études ? »

« Il est normal de faire des sacrifices pour celui que l'on aime. »

Je ne savais plus quoi répondre

« Qu'as-tu en contrepartie ? fait-il des choses pour toi ? Des concessions ? » poursuit-il en se rapprochant de plus en plus de moi, nos visages à peine séparés de quelques centimètres.

« C'est l'hôpital qui se fout de la charité ! Qu'as-tu fait en retour pour moi ? »

La dernière phrase est presque criée, je suis à bout de nerf, Magnus me pousse toujours jusque dans mes retranchements. Alors il n'a plus rien à répondre Monsieur je suis un fin psychologue ? Non, bien sûr qu'il a toujours réponse à tout, c'est plus fort que lui. Me rabaisser encore et encore, il ne sait faire que ça.

« As-tu jamais fait quelque chose contre ta volonté quand nous étions ensemble, Alexander ?

« Ne pas rager quand tu m'étais infidèle, n'étais ce pas un sacrifice Magnus ? »

« Je ne t'ai jamais demandé quoique ce soit par rapport à tout ça. Ni de faire semblant de ne rien voir ni de me pardonner, et tu le sais »

« Mais je l'ai tout de même fait car j'étais con et que je t'aimais, je voulais que l'on reste ensemble. Surtout n'ose pas prétendre que cela ne t'arrangeait pas, d'accord ? »

« C'est là que tu te trompes, j'aurais aimé que tu continues tes crises de nerfs, tes éclats de voix, ta jalousie. A la fin je pensais que je ne t'intéressais plus. Hors c'est ça être vivant, c'est de clamer haut et fort qui l'on est »

« Pourtant tu ne disais rien quand je fermais ma gueule, hein ? Tu réponds quoi à ça ? »

Toutes les vérités veulent être dites ce soir et excuse-moi frérot, mais cela se fera ce soir. Je sais que c'est ton mariage. Mais je dois vraiment comprendre cette histoire.

Pardon frangin.

« Je ne t'ai jamais demandé de te taire, jamais je n'ai mis de limite à tes crises » continua Magnus

« Ce n'était que des réactions d'enfant gâté »

« Peut-être mais au moins tu ne jouais pas de rôle, tu vivais pleinement ta vie, sans peur sans appréhension. »

« Je ne jouais pas de rôle ? Je n'avais pas peur ? ...Et quand je chialais tout seul pour que tu me reviennes, que la crainte me prenait au corps car tu ne rentrais pas... n'était-ce pas de l'inquiétude, Magnus ? Chaque jour je me demandais si tu allais m'abandonner ou te lasser de moi... J'étais effrayé comme jamais, mais qu'aurais tu fais, hein ? tu ne t'es jamais préoccupé de moi »

« Alec, Je ne voulais... »

« As-tu une seule fois pensé à me prendre dans tes bras ? Ou même songé à me rester fidèle ? Ou simplement arrêter de me faire du mal ? ...l'aurais tu fais MAGNUS ? HEIN ? »

Hors de contrôle, j'ai crié malgré moi, mais cela devait sortir. Il veut la vérité, alors il l'aura. Nous sommes deux ex amants, et une discussion calme est impensable. Ces cris manquaient pour boucler la boucle.

Je veux entendre la vérité ce soir et il va la dire, croyez-moi sur parole.

Mâchoire serrée, regard dur, Magnus réagit encore différemment de ce que j'aurais pensé. Putain il m'énerve à faire toujours ça.

Il me prend par le bras et m'entraine dans un coin plus reculé près de l'étang. Qu'il me lâche, merde ! Il croit quoi ? Que je vais le suivre sans broncher ? J'essaie de retirer mon bras de sa poigne mais il la raffermit encore. Il se tourne vers moi.

« Tu ne tiens pas à faire du bordel au mariage de Jace, n'est-ce pas ? Nous devons parler sérieusement. »

D'un signe de tête je réponds non, je le suis alors en silence, une fois loin des bruits de la fête chose rare, Magnus débute les hostilités.

« Pourquoi es-tu parti ? Sans laisser de mot, sans rien dire ? Je veux la vérité ! »

« Tu m'as abandonné dans les faubourgs, tu ne penses pas que j'allais te laisser quoi que ce soit ? »

« On a passé des mois à se disputer sans arrêt, comment aurais-je pu savoir que c'était la dernière fois ? »

« Tu croyais que tu allais rentrer gentiment et que je t'aurais accueilli comme un prince avec le sourire aux lèvres alors que quelques heures avant tu baisais un autre mec ? l'amour m'avait rendu aveugle et ce soir-là j'ai retrouvé la vue en perdant ton amour »

« Tu aurais dû avoir le cran de m'affronter plutôt que de fuir. Des cris, des larmes, des insultes, des objets brisés... tout, j'aurais préféré tout plutôt que ce silence froid, cet appartement impeccablement propre, une clé sur la commode... j'aurais préféré n'importe quoi... mais pas le vide, pas ton absence… »

« Tu ne penses qu'à toi, toujours à toi, rien qu'à toi ! qu'en est-il de nous ? As-tu pensé à nous ? NON, car tu n'es rien d'autre qu'un putain de bâtard égoïste, sans cœur, seul toi et ton bien être comptait, tu t'en battais les couilles de moi. »

« Non c'est faux, je pensais à toi sans cesse »

« SALE MENTEUR »

« Non ! seulement j'étais trop trouillard, je t'ai dit je t'aime pour la première fois dans cet hôtel. Tu ne t'en rappelles pas »

« Laisse-moi rire, Magnus. Tu pensais à moi à quel moment, dis ? Lorsque tu baisais Will, quand tu te tapais ta secrétaire ?. A quel moment mon bonheur t'intéressait ? Alors ne dis pas que tu pensais à moi à longueur de journée. Va dire ça à d'autre, d'accord ! »

La rage me consume, ses mensonges qu'il les garde pour d'autres mais avec moi ça ne prendra plus. Je ne ressens aucun plaisir, juste des larmes

Fait chier, bordel.

« Tu as toujours été un coureur de jupon, tu m'as presque détruit, heureusement que j'ai réussi à m'en sortir »

« Tu... tu n'es pas obligé de me croire sur parole mais je ne te trompais plus depuis longtemps » murmure Magnus.

« Et William ? c'était quoi ? ton doudou pour te tenir chaud ? Il était spécial pour toi, plus que moi je ne l'ai été. Lui tu le respectais, tu l'aimais alors que moi... »

« Oui Will était spécial car il avait une dette envers moi et sa façon de la payer était ridicule. J'aurais dû mettre le halte là de suite. Je l'ai aimé mais jamais autant que toi. Même quatre ans après tu hantes encore mes pensées. C'est vrai que j'ai la plus grosse part de responsabilité dans tous nos problèmes mais tes silences m'insupportaient. »

« Mes silences ? Qui a caché tout de sa vie à l'autre ? Est-ce moi peut-être ? j'étais ton petit ami putain, l'homme avec lequel tu vivais bordel... mais tu me donnais juste l'impression d'être un trou de plus pour toi. Pourquoi ne me parlais-tu pas ? Pourquoi n'avais-je pas droit à ton respect, à ta confiance ? »

« Si tu voulais savoir, j'aurais fait des concessions... pas sur le coup mais avec du recul, je me serais ouvert. Tu comptais tellement pour moi... »

« Que me reproches-tu Magnus ? De t'avoir aimé ? De t'avoir tout donné ? d'avoir cru en nous ? »

Il m'agace, m'énerve. Je devrais partir et aller retrouver Sébastien qui doit se demander où je suis passé. Non, à la place j'allume une cigarette, et regarde Magnus avec un air sérieux, il m'observe en silence, sans rien redire alors que je recrache ma fumée dans son visage...

Vas t'en Alec, tu vas faire une bêtise, pars vite. Sauve-toi pendant qu'il est encore possible.

Mais non bien sûr il faut que je sois curieux comme à mon habitude

« Lorsque tu t'es rendu compte que j'étais parti, Magnus, pourquoi ne pas m'avoir recontacté, tenté de me retenir ? Pourquoi m'avoir laissé partir ? toi qui me dis que tu m'aimes ? »

C'est ça que je désire vraiment savoir, pour apaiser un besoin en moi. C'est cette blessure que je désire cicatriser plus que toutes les autres. S'il m'aimait pourquoi m'avoir laissé partir ? Ce sentiment d'abandon lors de notre rupture, ressentit comme une trahison, me blesse encore.

Il passe une main nerveuse dans ses cheveux. Voir Magnus perdu c'est bizarre et juste mignon. Il s'assied sur le parapet et fini par me répondre sans me regarder

« J'ai voulu, mais que pouvais-je te dire pour te faire revenir ? Puis ta famille m'a formellement interdit de t'approcher, ensuite tu es parti pour Londres. Qui étais-je pour t'empêcher de réaliser tes rêves, hm ? »

« Tu étais l'homme que j'aimais et j'aurais tout laissé pour être avec toi. »

Il ne répond rien fixant toujours le ciel étoilé. Je jette mon mégot et viens m'assoir à côté de lui. Cette image est bizarre nous deux ensembles dans la paix. Sans mot, sans insulte. C'est presque comme une illusion.

Je vois qu'il se lève, qu'il reprend la direction pour la salle des fêtes. Je ne devrais pas le suivre et pourtant je le fais... Je lui cours après, saisis Magnus par le col de sa veste. Je vais lui montrer moi, je n'ai pas changé, ni pourri de l'intérieur comme il le prétend. Je reste toujours le même.

Et là, je vous assure que lui comme moi perdons le contrôle de la situation. Ignorant qui de l'un ou de l'autre à commencé. Les lèvres de Magnus se retrouvent collés aux miennes, nos langues s'entremêlent, mes doigts sont dans ses cheveux le décoiffant. Il déboutonne mon pantalon.

On va faire une connerie, une grosse bêtise j'en suis conscient... j'en meure d'envie. Avec hâte, je lui ôte sa veste, tire sa chemise hors de son pantalon, défait sa braguette. Tandis qu'il mordille mon cou, laissant de magnifiques marques violacées qui justifieront des explications plus tard, mais pour l'instant grisé, je laisse mes pulsions prendre le dessus.

Pas envie de penser aux conséquences.

Mon ex se saisit de mon sexe sans douceur, ses caresses sont rudes, me faisant presque mal. C'est la douleur qui est exquise. Je le veux. Il me repousse contre un mur en crépi. Adossé à ce mur, mon pantalon est jeté plus loin, mes jambes enroulées autour de sa taille, Bane me pénètre d'un coup sec, sans préparation. Mon cri s'étouffe tout contre son torse. Il bouge en moi, ne laissant ni le temps à la douleur de passer, ni de m'habituer à sa présence en moi.

Je raffermis mon étau autour de lui, extériorisant ce trop-plein de frustration en moi. Rude, brutal, un désir urgent, un besoin contenu depuis trop longtemps.

Je me fais baiser par mon ex comme il doit culbuter ses coups d'un soir j'en suis un maintenant. Je m'en fous. J'en redemande encore et encore.

Ses déhanchements m'arrachent des soupirs de douleur et de plaisir, les pics de crépi du mur au travers de ma chemise irritent mon dos. J'aurais mal plus tard, pour le moment seul le sexe de mon Magnus bougeant en moi m'importe.

J'en veux encore plus et en même temps je veux qu'il me délivre vite. Mon anus se contracte, je suis à bout, je vais jouir. Magnus casse alors la cadence, ralentissant ses mouvements. Je grogne. Il sort entièrement de moi avant de m'empaler de nouveau violement sur son sexe, de me pilonner comme un dingue.

Je plante mes ongles dans son dos, il mord ma clavicule. Ses coups sont de plus en plus amples, puissants, plus profonds intenses. Je mords mes lèvres pour ne pas hurler de plaisir.

Trop bon !

Je n'en peux plus. Fébrile, je me saisis de mon sexe et me masturbe en calquant ma cadence sur celle de mon excentrique asiatique.

Dieu que c'est bon ! Magnus Mag…gnus.

Il s'enfonce en moi jusqu'à la garde, je ne suis plus que râle et grognement de plaisir. Il se répand en moi, alors que j'éjacule sur lui. Il me remplit entièrement, et un filet de sperme chaud glisse sur ma cuisse merde nous n'avons pas mis de capote... m'en fous.

D'un même mouvement nos bouches se reconnectent, nous embrassant jusqu'à perdre haleine. Notre baiser est affamé, aucun de nous ne veut y mettre fin mais rien ne dure jamais. A bout de souffle nos langues se séparent. Je reste accroché au cou de mon ex amant, reprenant péniblement un peu d'air.

En quatre ans c'est la partie de baise la plus intense et torride que j'ai eu. Quand il me relâche, mes jambes flagellent et j'entends au loin la voix de mon petit ami qui m'appelle.

Fais chier ! Fais chier !

Je sors de ma torpeur, recouvre rapidement mes esprits, ramasse mon pantalon, me rhabille prestement, Magnus fait de même un sourire moqueur sur les lèvres.

« Tu vas rejouer les petits amis épris et fidèles, Alexander ? Après t'être envoyé en l'air avec ton ex ? »

Qu'il aille se faire foutre cet enfoiré. Qu'il ferme sa gueule.

Non, dites-moi que je n'ai pas fait ça à Sébastien ? Pas avec Magnus ? Merde ! Je ne peux même pas en vouloir à cet enfoiré car je suis aussi coupable que lui. Je le voulais autant que lui.

Etrangement aucun sentiment de culpabilité n'enserre mon cœur. Qu'est-ce que cela signifie ? Non, ne dites rien, je ne veux pas savoir, pitié, pas ce soir. Laissez-moi être lâche une fois de plus. Je sais ce que j'éprouve mais je mets un mouchoir dessus.

Alors que je réajuste mes fringues, Magnus m'enserre par la taille, me dépose un baiser dans le cou. Je me sens si bien. D'une voix douce il me susurre.

« Tu n'aimes pas Sébastien, reviens moi, accorde-nous une chance. Tu verras que je peux te rendre heureux. J'ai appris de mes erreurs, je ne te promets pas l'impossible, je ne serais jamais un type parfait, je ferai le maximum d'effort. Je t'aime vraiment alors reviens-moi, petit chat. »

Comme déclaration j'ai connue plus romantique, mais la sienne est la plus sincère. Pourtant j'ai besoin que tu redeviennes le sale type de service. Traite-moi comme un de tes coups d'un soir. Dis-moi de partir, ne me fais pas de déclaration, je ne peux pas t'aimer.

Je vais à la rencontre de mon compagnon. Mentir sans ciller est plus aisé que je ne le pensais. De retour dans la salle de réception, je me rends compte que Magnus est encore parti. Comme à son habitude

Parti, encore !

J'ai fait une erreur dans ce parc, c'est décidé, j'oublie Magnus, c'est ce qu'il y a de mieux à faire. Oui c'est lâche, je suis lâche je ne m'en cache pas. Comprenez-moi, je ne peux risquer de tout perdre juste pour une partie de jambe en l'air vite fait avec un mec que je ne veux plus dans ma vie ? Oui il s'est déclaré, mais qu'est-ce que cela change ? Avez-vous oublié notre passif ? J'ai peur de lui !

Le train-train rassurant de ma vie un peu morne à Londres est préférable à un quotidien plus mouvementé auprès de Magnus.

Nous décidons de rester une semaine au lieu des deux jours prévus et tout le monde adore Sébastien. Il est tout simplement parfait. Etrange. C'est la première fois que je vois une personne plaire à tout le monde. N'est-ce pas un chouia suspect ? Vous ne trouvez pas ?

Parfois j'ai l'impression bizarre que Sébastien ne possède que des qualités. Moi, je suis un concentré de défauts allant du pire au meilleur, un peu comme Magnus en fait. Il ne me recontacta pas. Je devais en effet être juste un coup d'un soir. Décidément je suis le pire des imbéciles

Je n'avais pas les cartes en main, le jeu semble terminé pour de bon. Cette pensée me fait mal, expliquez-moi pourquoi ? Pourquoi joue-t-il ainsi avec moi ? Non, je sais que je me mens en me comportant en victime, Magnus ne jouait pas. Il me laisse le choix. Je me rends compte que j'ai fait des erreurs dans ma vie et pas celles que je pensais. Faire bonne figure devant Sébastien devenait impossible.

Magnus avait raison, je suis me suis forgé une carapace pour être mal accompagné plutôt que seul. Je me suis inventé un nouveau moi que l'on ne rejetterait pas. J'étais comme un cheval qui avait des œillères pour ne rien voir.

Ce que je ressens pour mon actuel petit ami je sais lui donner un nom à présent. J'ai de l'affection pour Sébastien, mais mon cœur en aime un autre. Je suis amoureux de Magnus

Pourtant je suis toujours avec mon anglais de petit ami, malgré ma prise de conscience, une trouille trois fois plus grande que la solitude me tient aux entrailles. Cela fait plus de quatre mois que le mariage de Jace est passé, que mon ex m'a demandé de lui revenir, mais pourtant il ne se manifeste plus du tout dans ma vie. A-t-il vraiment besoin de moi dans sa vie ? Pourquoi ne me recontacte-t-il pas ? Silence radio c'est étrange, vraiment !

Et puis comment quitter ce gentil Sébastien pour ce traitre de Magnus ?

Dois-je suivre aveuglément les raisons du cœur plutôt que celles du bon sens ? je ne peux pas mentir. Nous venons de faire l'amour mais je n'ai pas pensé à lui un seul instant. Mentir par omission est la pire des trahisons. J'ouvre enfin les yeux, je me rends compte des défauts de Sébastien. Dont un coté possessif poussé à l'extrême. Je pensais avoir les commandes dans notre couple alors qu'en réalité c'est lui qui les détient. Il se plait à régenter ma vie, me déposant à la fac, venant me récupérer, imposant son choix d'amis pour nous deux, décidant de nos sorties et vacances qui soit dit au passage sont toujours avec sa famille. De plus il se permet de me manipuler à sa guise selon ce qui lui semble bon. Jamais je n'ai raconté à ma famille notre vie privée, pourtant lui il ne se cache de rien. Je suis jugé dans sa famille, je suis rejeté et critiqué.

« Non Sébastien, nous n'irons pas en nouvelle Zélande »

« Pourquoi, mon ange ? »

« Parce que je n'ai pas envie d'aller tenir compagnie à ta maman non-stop »

« Je ne peux pas la laisser seule »

Je me lève du lit, mets mon boxer, et allume une cigarette. Ok, ce n'est pas bien de fumer à l'intérieur mais lâchez-moi un peu, voulez-vous ?

« Vous être 4 frères et sœurs, un autre peut y aller non ? »

« On n'as pas de contrainte, on est libre comme l'air, c'est une idée géniale je trouve »

« Et mes études ? »

« Il y a de bonnes écoles là-bas, je te l'ai déjà dit. »

« Pars si tu veux, moi je reste »

« Alec ? Que se passe-t-il ? »

« Je ne vais nulle part, je reste ici c'est terminé Sébastien »

« Mon ange ? Tu ne peux pas me faire ça ? »

« Je suis désolé...vraiment désolé »

Je mets mon jeans, attrape un vieux pull que j'enfile rapidement et me dirige vers la porte de la chambre. Je ne comptais pas rompre avec lui, sinon pas d'une manière si cassante ni maintenant, pas après les fêtes de noël.

J'ouvre la penderie et prend un sac de voyage. Mon petit ami est derrière moi et tente de me retenir. Cela fait un moment que cela ne marche plus entre nous, depuis notre retour de New York, il a dû s'en rendre compte alors à quoi bon continuer à faire semblant. J'en ai marre de faire semblant. Je préfère être seul que mal accompagné. Je veux retrouver la personne que j'étais et non une pâle copie.

« C'est pour Magnus que tu me quittes ? »

Je le vois revenir de la cuisine avec un couteau qu'il se met sous la gorge. Putain il est con ce gars ! Je le regarde dans les yeux, le suppliant de ne pas faire de conneries !

« C'est pour lui que tu fais tout ça, mon ange ? » demande-t-il d'une voix pleine de détresse.

« Je ne comprends rien Sébastien ! »

« Arrête de jouer Alec »

« Je te jure je ne comprends rien, donne-moi ce couteau et on en parle »

« Tu crois que je ne suis pas au courant »

Sans jamais quitter son arme du regard, je vois un filet de sang dégouliner le long de son cou. Il ne va Pourquoi une réaction aussi extrême ? Pourquoi vouloir se suicider ? Je ne comprends pas de quoi il veut parler. Prudemment j'essaie de me rapprocher de lui, tends ma main pour qu'il me donne le couteau qu'il tient fermement.

« Donnes moi ce couteau et expliques moi. On va trouver une solution »

« Je vous ai vu, toi et Magnus »

Mes yeux s'ouvrent en grand. Pourquoi il n'a rien dit ? Étais-je le bourreau ou encore une victime dans cette histoire

« Je savais que c'était Magnus qui payait pour tes études »

« T'es malade, il n'a jamais déboursé un franc pour moi »

« Ne me prends pas pour un con, mon ange. Tu étais son seul sujet de conversation quand on se voyait. Au mariage, il te fixait constamment, il t'a suivi quand tu es sorti et puis je vous ai vu dans le parc...

« Sébastien mais…non... tu te... »

« Ne me mens pas, j'ai horreur de cela. Il te baisait comme un prend une conquête d'un soir et toi tu hurlais, tu en voulais plus. Seulement tu vois moi je t'aime et je te pardonne alors que lui, il se fiche de toi. Jamais je ne t'ai fait pleurer, jamais. Seul ton sourire m'importe mon Alexander »

Calmos, depuis quand Sébastien m'appelles-t-il par mon prénom en entier, seul Magnus le fait et il est le seul à pouvoir. Sébastien profite du fait que je sois dans la lune pour se rapprocher de moi et baisser son arme. Il me sourit tendrement et caresse ma joue. Je le laisse faire, s'il s'est calmé, peut-être sera-t-il plus simple pour le raisonner. En tout cas il semble vouloir s'exprimer.

« Mon ange, on vient de faire l'amour. Voilà ce que je te propose : on oublie cette bêtise de dispute et nous retournons au lit. Il fait nuit dehors, la neige tombe encore. Où comptes-tu partir avec un temps pareil ? Il ne te mérite pas. Regarde comme il t'a fait souffrir, il n'a pas besoin de toi, alors que moi je ne peux vivre sans toi, il ne se soucie même pas de toi. Viens, Alexander... oublions cette dispute. »

Il me tend ses bras. Un sourire avenant sur son visage, son regard brulant de passion pour moi. Ma décision est prise. Lui et moi, cela prend fin ce soir.

« Je suis désolé, Sébastien, j'espère que tu me pardonneras un jour... »

Avant même que je ne puisse finir, je vois le couteau s'abattre sur ma hanche. J'essaye d'esquiver mais tout le mollet est touché. Mon pantalon bleu devient mauve. Je me retrouve au sol, lui à genoux me surplombant de sa hauteur.

« Ne me quitte pas, Alec, ne me quitte pas... je t'en prie... »

Il pleure et je vois dans son regard qu'il est devenu fou. Il retente le coup avec son arme et arrive à toucher ma hanche, la lame s'enfonce de quelques centimètres, je peux la sentir toucher l'os. Je rampe sur le sol pour atteindre la porte d'entrée mis évidement il a repris le dessus, il s'assied sur mon dos et me replante el couteau en pleine colonne. J'arrive à attraper mon PC et je le fracasse sur sa tête. Il tombe à côté de moi et saigne un peu de la tête.

« Pourquoi tu me fais du mal, mon ange ? Reste avec moi, reste avec moi Alexander. »

Il porte encore un coup qui atteint une nouvelle fois mon dos. Je hurle car je sens la lame descendre tout le long de mon nerf sciatique... La douleur est atroce, je n'arrive plus à bouger. Je me retourne et m'adosse au mur. Il se remet rapidement debout son arme toujours à la main.

Péniblement je me traine dans le salon juste à côté et je trouve la batte de baseball que mes parents m'avaient offert quand j'étais petit. Je le frappe dans les jambes en essayant de facturer les deux fémurs, le faisant hurler de douleur. Il se retrouve sur les genoux. Je me tient sur le mur derrière lui et cogne sur lui aussi fort que je peux. Il tombe, inconscient.

Je lâche le bout de bois, commence à avoir des vertiges, ma vue se brouille. Mon jeans est écarlate, tout comme une bonne partie du sol de l'appartement. Avec peine je sors mon portable de ma poche et appelle Tessa. Puis je sombre dans l'inconscience totale.

Sur ce coup-là, la rupture avec Magnus fait pâle figure. Décidément les fêtes de fin d'année cela ne me réussit pas. Putain Sébastien je ne voulais pas te faire mal mais tu ne m'as pas laissé le choix. Le seul problème était mon état de santé alarmant. En effet, j'ai failli être amputé de ma jambe et terminer ma vie en fauteuil roulant. Super pour un danseur. Je n'ai pas été en justice, j'ai laissé tel quel. Par contre Tessa, elle lui a foutu une raclée monumentale. Elle est souvent accompagnée d'une suite d'amis qu'elle appelle ses mignons. Je crois que Sébastien ne voudra plus jamais entendre parler de nous

Après avoir passé trois semaines à l'hôpital soigné par les meilleurs médecins que Magnus avait pu trouver, j'ai pu commencer ma rééducation dans un grand centre qui s'occupe des sportifs qui sont gravement blessé. Magnus me suivait pendant toute a convalescence. Nous avons enfin pu parler de ma bourse, de son passé, de tout ce que j'avais besoin de savoir pour avancer. J'ai bien mis 4 mois à me sortir de cette foutue maison de soins mais franchement j'en étais heureux. Si seulement j'avais compris de suite au lieu de me faire tout ce cinéma.

OoOoO

J'ai passé une bonne partie de la journée au travail. Quand je rentre il est 18h passé. Mon homme n'est toujours pas réveillé. C'est ça de faire des aller-retour Londres/New York/Auckland. Les responsabilités vont de pairs avec les déplacements.

Je rentre dans la chambre sans faire de bruit, me déshabille entièrement, me glisse sous les draps. Je vais le réveiller à ma façon, je suis certain qu'il va adorer.

Je descends, me positionnant entre ses jambes, baisse lentement son boxer, découvrant son sexe au repos.

J'embrasse l'intérieur de ses cuisses, remonte jusqu'à son aine, dépose des baisers brulants sur chaque parcelle de peau sur ma route.

Puis d'une main je commence à caresser son sexe qui commence à se tendre. J'entends un gémissement. Mon brun dormant commence à se réveiller ? Je souris. Il m'a tant manqué, donc je vais lui montrer à quel point je suis content de le revoir.

Je sais qu'il va adorer que je passe mon doigt sur son gland tout humide, d'ailleurs il en pousse des petits gémissements.

Doucement je fais des petits mouvements de va et viens sur son sexe, le faisant durcir peu à peu. Mais c'est dans ma bouche que je veux le voir grossir. Je prends la totalité de son sexe à moitié érigé. Je commence alors à le sucer, partant de la base jusqu'au gland, le sortant entièrement de ma bouche avant de le reprendre encore plus goulument.

Une main attrape fermement mes cheveux. Un air satisfait sur mon visage, je sais que je l'ai définitivement réveillé, dans ma bouche son sexe est complètement dur.

Un petit gout salé fait son apparition dans ma bouche, il ne va pas tarder à jouir, alors j'augmente la vitesse de mes mouvements. Allant de plus en plus loin, son sexe cognant le fond de ma gorge. Puis dans un tressautement, le liquide chaud se répand dans ma bouche. J'avale tout sans perdre une goutte, après un mois de privation hors de question de gâcher. Je remonte lentement jusqu'à son visage, embrasse ses lèvres.

« Bonjour mon cœur »

« Bonjour Alexander... Tu sais que j'adore ta façon de me réveiller, hum ? »

Oui je me suis remis avec mon ex. Et alors, vous voulez l'explication et bien la voilà.

Le cœur a ses raisons que la raison ignore.

En fait pas vraiment. Il est resté avec moi pendant toute ma rééducation, me soutenant et montrant envers moi une amitié profonde. Le tout s'est fait en tout bien tout honneur. Il me racontait ses rêves, ses projets et surtout il me parlait de son passé. Moi qui avait peur de ne pas réussir à guérir, j'avais eu beaucoup de chance que la lame avait passé deux fois à côté de la colonne. Sans oublier les merveilleux médecins que Magnus avait fait venir pour me soigner.

Ensuite, je suis rentré à Londres et il m'a suivi. Au début, je me suis demandé pourquoi mais en fait Monsieur bane avait une idée en tête pour nous, il a désiré me faire la cour. Restaurant, cinéma, théâtre, soirée romantique, hôtel et j'en passe. Tout ce que j'avais attendu de lui, il me l'offrait. Le plus dur fut quand je lui demandai pourquoi il faisait tout cela

« J'ai cru te perdre définitivement, alors désormais nous serons ensembles liés à jamais par l'amour. Je ne peux pas te promettre une vie sans petites anicroches mais je t'aime, je t'aime à en mourir Alexander ». Ensuite, il a dû s'installer à Auckland pour le travail.

Il ne me demanda pas de tout abandonner pour être avec lui, et imposa même une condition avant de le rejoindre : d'avoir mon diplôme à Londres. Ce que je fis.

L'amour rend vraiment idiot ou aveugle mais en même temps vivre sans est impensable. Vous vous moquez de moi et vous avez raison mais le cœur est débile vous savez, le mien plus que n'importe quel autre, il s'agit toujours de sa propre volonté et lutter est inutile.

Alors je vais vous donner un conseil, ce n'est pas toujours l'être abject qui est le salaud d'une histoire. Peut-être est-ce juste une carapace, une sorte de masque pour cacher son ressenti. Grattez et allez découvrir ce qui se cache en dessous car comme pour les truffes, c'est dans la merde et la terre, que l'on trouve les diamants des champignons !

Écoutez votre cœur ! laissez-vous porter par les sentiments et Aimez ! on ne vit qu'une seule fois !


FIN

Alors ?

Verdict de cette fiction ?

J'attends vos commentaires et reviews

Bisous

Ariane