Disclaimer: Ce manga fantastique n'a pas été dessiné par moi. Sérieusement j'ai deux mains gauches quand je dessine. Et plus que tout, je ne me nomme pas Yana Toboso! Donc non je ne suis pas l'auteur. Je ne fais qu'empruter les personnages pour jouer avec.

Genre: Supernatural (Hé, on bien on parle bien d'une histoire où il y a des démons et des shinigamis non?!). Romance(plusieurs types: shouen-ai, hétéro, yaoi -oui je tisse une différence pour des raisons qui seront expliquées plus tard). Angst et Drame (C'est Black Butler hein!). Violence (Pour de multiples raisons). Tragedy (bah quoi?) Family. Présence de quelques personnages originaux (les enfants de Diederich que j'ai déjà utilisé dans un OS)

Personnages de l'histoire: [Shinigamis] Undertacker, Grell, William, Ronald [Démon] Sébastien. [Humains] Ciel, Elizabeth, Edward, Diederich, plus beaucoup d'autres (Les OC ne sont pas comptés ici) C'est pour l'ensemble de l'histoire et pas juste ce prologue.

Parings: Romance entre Ciel et Lizzy (en même temps vous attendez pas à des merveilles, ils sont plus ou moins 14 ans hein), Couple yaoi surprise entre deux personnages canons x2 (Suspense, suspense...). Et un paring non-con Ocx? (inutile de chercher en comptant les ?, ça ne correspond pas aux lettres!) et aussi mais ce n'est pas de la romance: Bromance entre Ciel et Edward. Bromance entre Snake et Ciel.

Warning for: Violence, un peu de torture, mention de non-con, vente explicite d'humain...et mort de caractère également. (Kuroshitsuji est plus ou moins un Sheinen, à quoi vous attendiez vous? A de petits oiseaux qui chantent?).

Rating: Je mets M. Je pense que T suffirait mais je préfère ne pas prendre de risques inutiles! Je ne suis pas responsable de vous. Vous avez lu le genre, les avertissements et le rating, vous savez que ce ne sera pas la petite maison dans la prairie d'accord?


Chapitre 6: Moment de Paix


Ciel ouvrit les yeux dans la pénombre de la chambre. Il se passa la main sur le visage, épuisé. Il dormait mal depuis une semaine. Des cauchemars qui revenaient, la trahison du démon.

Il m'avait juré de ne jamais me mentir ou me trahir.

C'était un de ses ordres les plus importants. Un des premiers. L'un des trois fondamentaux du contrat. Ce n'était pas possible qu'il l'est trahit...

Sauf qu'il avait juré fidélité à quelqu'un d'autre avant. Susurra une voix cruelle dans son esprit, une voix qui ressemblait horriblement à la sienne!

«Pourquoi Sebastian ne revient pas? Le contrat existe toujours, même si vous l'avez endormi.

- Deux possibilités: Son autre maître le lui interdit. Seconde possibilité: Il cherche un moyen de nous éloigner avant de revenir.»

Le démon n'osait donc peut-être pas revenir en présence de trois dieux de la mort.

Il avait eu du mal contre Undertaker tout seul. Alors s'il était aidé par deux autres kamis, cela deviendrai bien trop dangereux pour lui.

Mais si ce Gavin lui ordonnait de venir reprendre son père...ou lui-même? Il avait des peurs soudaines. La crainte de perdre le parent tout juste retrouvé. Un père fable et malade mais qui pourrait se remettre très vite maintenant qu'il était en sécurité, selon Undertaker. Les semi-shinigamis avaient des capacités de guérison bien supérieurs à ceux des humains, que cela concerne les blessures physiques ou les blessures mentales. Selon l'argente, d'ici un an, il devrait être redevenu comme avant le drame, en possiblement un peu plus méfiant.

Et donc?

Il allait falloir le dire à la reine.

Elle le saurait de toute façon, elle savait beaucoup de choses et il ne pouvait pas garder son père enfermé non plus.

Il redeviendrait comte. Et lui redeviendrait simple héritier. Redeviendrait un adolescent normal. Avec un parent.

Cette possibilité lui serra la gorge. Une envie, un besoin...un désir longtemps caché d'être à nouveau normal.

Et ma vengeance?

Cela risque d'être vite réglé maintenant.

Alors je pourrais vivre.

Et il ne perdrait pas son âme, il pourrait grandir, vieillir et avoir sa propre famille. Cette perspective, qu'il n'avait jamais envisagé avant, le remplissait d'un sentiment à la fois amer et heureux.

Avait-il gâché sa jeunesse à courir après une chimère?

La vengeance, la vengeance...

Et s'il avait simplement posé la question dès le début à Sebastian. Celui-ci était forcé de lui obéir après tout. Pourquoi n'avait-il pas demandé «Je t'ordonne de vérifier que mes parents sont bien morts tout le deux. Si tu trouve une seule possibilité que l'un d'eux ou les deux...soi(en)t vivant(s), dis-le moi immédiatement.»

Le démon ne pouvait pas lui mentir.

Il pouvait certes le trahir à cause de son autre contrat mais pas lui mentir.

Si seulement il avait enquêté avant...

Sauf que Undertaker n'aurait pas été là pour le protéger cette fois. Peut-être pas. C'étaient les shinigamis qui étaient allés le chercher pour l'avertir. Lui-même...aurait-il pensé à dire au fossoyeur que son père était vivant?

Probablement pas.

Surtout qu'il ne savait pas où il était à ce moment-là.

Quand il s'était réveillé cinq jours plus tôt, dans son lit,

Ça avait été difficile à accepter, ça et tout le reste. Ses origines, son histoire, ses liens avec les shinigamis...et plus que tout: son père vivant. Il était allé à son chevet plusieurs fois, avait regardé son visage pâle, parfois crispé par un mauvais rêve.

Ils étaient deux là-dessus.

Il avait vu le visage soucieux de Diederich, son regard doux tandis qu'il caressait les cheveux soyeux du malade. Un air protecteur, tendre...rarement vu chez lui. Son père était en sécurité, c'était tout ce qui comptait. Les serpents de Snake étaient à l'affût autour du manoir, prêt à repérer des inconnus potentiels. Et les shinigamis montaient la garde sur le toît à tour de rôle, on ne les voyait presque jamais, sauf Undertaker qui venait voir son fils de temps à autre. Ils ne venaient pas aux repas, et même si on savait qu'ils étaient là, ils ne parlaient jamais aux humais exceptés l'argenté évidement.

Il avait croisé Ronald une fois où deux. Tanaka s'occupait de la cuisine.

Il allait falloir trouver un nouveau cuisinier. Et le vieil homme ne pouvait assurer ce travail de majordome à son âge. Brad pouvait cependant s'améliorer, avec un bon professeur. Peut-être demander à Agni?

Il ouvrit de grands yeux en se souvenant d'une chose: Sa tante venait aujourd'hui.

«Ho non.»

Edward n'avait pas réussi à mentir plus longtemps, sa mère lui ayant mit une énorme pression en l'interrogeant.

Ça commence aussi à faire beaucoup de monde au manoir.

Et puis dois-je avertir la reine que son père était vivant?

Je ne peux plus rester compte s'il est là.

Mais il n'est pas en état d'assurer son rôle.

Et ne parlons même pas du travail du chien de garde.

D'un autre côté, sans Sebastian je ne peux pas faire grand chose non plus!

La porte s'ouvrit et Tanaka entra, poussant un petit chariot à roulette sur lequel était posé une théière et une tasse. «Bonjour jeune maître! Comment vous sentez vous?

- Bien. Je pense à beaucoup de choses.

- Je comprends.» Il écarta les rideaux, laissant entrer le soleil dans la chambre. «J'ai une bonne nouvelle, votre père est réveillé. Sa fièvre est tombée. Il a reconnu son ami, il m'a reconnu également.»

Ciel sentit un soulagement profond, son père n'était donc pas brisé. «Je peux le voir?

- Habillez-vous d'abord jeune maître!

- Bien entendu.»

Tanaka prit des vêtements dans l'armoire et aida le jeune garçon à s'habiller, attachant un bandeau sur son œil. «Tenez.» Il lui mit la tasse de thé dans les mains.

Le garçon but une gorgée doucement. «Il est délicieux.

- Merci.»

Ciel termina rapidement sa boisson. «Où est mon père?

- Il est dans sa chambre, il ne doit pas encore se lever trop longtemps, il est assez affaiblit.

- Je vais le voir avant de prendre mon petit-déjeuner.

- Comme vous voudrez jeune maître.»

Ciel le laissa attacher les lanières de ses chausses et se dirigea vers la porte, le cœur battant. Il marcha à travers le couloir jusqu'à la chambre de ses parents. Il avait insisté pour que Sebastian la refasse. Il y entrait parfois durant la première année, serrant la bague bleue contre son cœur, quelques larmes coulant sur ses joues. Il priait, malgré lui, pour que tout redevienne comme avant. Et puis il avait cessé d'y aller, pensant qu'il devait grandir. Même s'il continuait à mettre des chemises de son père pour dormir, comme un doudou qu'il refusait d'admettre, malgré le petit sourire moqueur de son majordome démoniaque, même la nuit dernière. Il se sentait rassuré avec.

Il s'immobilisa derrière la porte, la main sur la poignée. Son cœur battait fortement. Une angoisse terrible glaçait son corps. Et si son père n'aimait pas ce qu'il était devenu, un être avide de vengeance, voulant se venger pour lui-même? Un être qui utilisait les gens pour parvenir à ses fins? Une personne totalement opposé à ce qu'il était enfant?

Il trembla et rassembla son courage, ouvrant la porte. Il la referma aussitôt derrière lui, avançant ensuite à pas lent, le cœur battant à tout rompre. Une boule se formait dans sa gorge.

«P...père?»

Sa voix lui semblait étrangère tant elle était tremblante.

«Ciel?»

Cette voix...un souvenir...c'était lui, vivant...c'était bien lui. Il arriva près du lit, ses doigts crispés sur le tissu de ses vêtements. Il plongea son regard dans les orbes bleus violacées de son père. Celui-ci avait encore le visage pâle, les traits tirés. Un hématome marbrait encore sa joue, même s'il commençait à s'effacer.

Aucun n'osa bouger.

L'adolescent déglutit et tendit la main, tremblant avant de s'immobiliser, n'osant pas poursuivre son geste, craignant de briser le moment «Vous...Tu vas bien?»

L'autre eut un rire rauque, un son éraillé qui n'avait pas été utilisé depuis 4 ans. «Je pense que ça pourrait être pire.

- Oui.»

L'homme regarda son fils, le cœur serré, cet enfant aurait du se jeter dans ses bras, pleurer, agir comme l'enfant qu'il était encore. Il n'avait que 14 ans. Il avait le droit de pleurer. Au lieu de ça il se tenait là, évitant son regard, regardant le couvre-lit, parlant d'une voix hésitante mais ferme. Il tendit une main tremblante, la posant sur le visage pâle de son enfant, écartant quelques mèches soyeuses de ses doigts. Regardant le cache-œil. «Mon fils...que t'est-il arrivé?» Il n'avait pas été là pour protéger son enfant, c'était son rôle et il avait échoué. Ciel était son trésor, sa lumière, sa plus belle réussite dans le monde. Son fils chéri.

«Rien. J'ai été enlevé moi aussi, par une autre personne, mais j'ai réussi à m'en sortir...» Il n'était pas prêt à dire la vérité «..je...quelqu'un m'a sauvé. Et j'ai perdu mon œil au cours de ce mois de captivité.»

Inutile de dire qu'il avait été torturé, abusé, violé, sacrifié à un démon avec qui il avait finalement passé un contrat, promettant son âme contre la vengeance. Inutile de dire que son âme était théoriquement toujours menacée. Que des dieux de la morts gardaient le manoir nuits et jours depuis une semaine pour éviter le retour de ce démon.

C'était trop tôt.

Son père était encore trop fragile.

«Je suis heureux que tu sois vivant Ciel...je suis désolé de ne pas avoir pu protéger ta mère.»

Ce n'était pas la personne qu'il aimait plus que tout, celle qu'il voyait presque comme une âme-sœur. Mais il éprouvait bien de l'amour à son égard, un amour réel, fort et sincère. Ils avaient été heureux ensemble.

«Ce...n'est pas ta faute, les criminels étaient trop bien organisés» Ciel s'admonestait de toute son âme de se jeter dans les bras de son père, de se blottir conte lui, oublier ses tourments dans une étreinte chaude et affectueuse. Il ouvrit les yeux pour regarder son père, celui-ci eut un sourire fragile.

«Ne joue pas à l'adulte.» Il attrapa doucement le poignet de son fils et l'attira dans ses bras, les refermant autour du petit corps de son enfant.

Celui-ci s'accrocha doucement à la chemise blanche, s'obligeant à ne pas frémir d'horreur sous les os saillants sous la peau, à travers le tissu. Mais il reconnaissait l'odeur de son père, sa chaleur, l'étreinte qui l'enveloppait. Il sentit des picotements au niveau des yeux. «Papa...papa...» gémit-il, agrippé désespérément à l'homme.

Il était vivant.

Il était là.

Là.

Il était bien là.


Grell se tortilla mal à l'aise. «Mauvais pressentiment. J'ai un mauvais pressentiment mon petit Ronald!

- Comme quoi?

- Comme si un châtiment terrible allait s'abattre sur moi, sous la forme d'un collègue à lunette, froid et trop sérieux.

- C'est pas un pressentiment ça Grell, c'est un fantasme. Même si je peux pas vraiment comprendre pourquoi tu aimes tant être puni par William.» Il grimaça. Il n'avait pas envie d'imaginer la chose.

Le shinigami aux cheveux rouges gloussa, passant la main derrière sa tête «Sa présence pourrait nous aider, il pourrait récolter des informations contre les démons, il en a déjà affronter après tout.

- Ou l'un de nous pourrait aller chercher les informations.

- Et ne pas pouvoir repartir? Will est terrible parfois.

- Donc pourquoi nous écouterait-il?

- J'ai dit qu'il terrible, pas stupide!»

Undertaker gloussa «De toute façon, vous devez avertir la section. Vous connaissez la procédure.»

Grell toussota, mal à l'aise. S'étant rendu compte le premier de la nature de Ciel, grâce à sa capicité à voir l'âme, son devoir aurait du être de faire un rapport mais il était tellement furieux, et tellement accablé par la punition de son supérieur que cela lui était sortit de la tête. Sur le Campania, l'arrivée du dissident avait chassé le reste et puis était venue la décision de faire des recherches. William avait fréquenté le jeune comte au cirque. Que Ronald, qui était encore jeune, n'ait rien vu était une chose. Mais..quelqu'un d'expérimenté comme eux deux ratent ou passent ça était inexcusable. Si le gamin avait perdu son âme, ils auraient eu des ennuis incroyables. Le boss n'aurait par pardonné si facilement et ils auraient été obligé d'aller tuer le démon en guise d'expédition punitive. Rien de bien joyeux.

Il aurait du le dire à William.

William aurait du le voir...sa haine du démon avait occulté le reste? Considérait-il qu'un humain, quel qu'il soit, était perdu dans ce cas?

Où était-ce pour ça qu'il n'avait eu de cesse d'attaquer le démon?

Après un instant de réflexion, Grell fit un geste de la main «Ronald, tu es le plus jeune. Tu y va!

- Moi mais pourquoi moi?

- Tu es le moins fort de nous trois. Et tu as plein de contacts avec les secrétaires, bonne chose pour avoir un rendez-vous facilement. Ou pour agacer suffisamment Will pour qu'il sorte de son bureau pour te punir!

- Merci...ça fait plaisir.» Il fit disparaître sa faux et bondit du toit, disparaissant rapidement aux yeux d'humains normaux.

Undertaker haussa un sourcil «Aurais-tu peur de ce Will?

- Il est de mauvaise humeur ces temps-ci.

- Ho.»

Grell soupira «Et puis il y a votre situation aussi. Il va falloir régler tout ça malheureusement. Et il faut que les hautes instances acceptent que nous protégions des descendants de shinigamis.

- Ils sont rares pourtant.

- Vrais. Vos gamins et leurs enfants sont les seuls en Angleterre.» Tapotant des doigts sur sa faux, l'être surnaturel reprit «Vous n'êtes pas inquiet pour votre fille et votre petite-fille?

- Elle viennent aujourd'hui.

- Ha...Ca va pas faire un peu beaucoup pour notre blessé?

- Possible.»

Grell jeta un coup d'oeil à Undertaker, se demandant à quoi il pouvait bien penser, derrière son masque impassible. «Vous êtes un mystère.»


Ciel était assit à son bureau, la tête dans les mains. Les Mifords allaient arriver d'ici une ou deux heures pour quelques jours, Agni et Soma étaient là, il n'avait pas le temps de trouver un cuisinier, donc il avait envoyé une lettre à Soma pour lui demander de lui ''prêter'' Agni, l'invitant par la même occasion, le prince avait été ravi de lui apporter son aide. Le manoir n'était vraiment pas calme.

Ce soir il y aurait beaucoup de monde.

Les 4 Midfords

Les 4 Von Wolfs

Le prince Soma

Son père et lui.

Trois Shinigamis (enfin un semblait avoir disparu et ils ne se montraient pas).

6 serviteurs (prions pour qu'il n'y ait pas de catastrophes).

20 personnes en tout.

Avec toutes les nouvelles actuelles.

Cela faisait beaucoup trop de choses à la fois.

Vraiment trop de choses.

Son père qui était vivant.

Sebastian qui était un traître.

Et toute sa vie allait changer. Il devrait rendre son titre de comte à son père, puisque celui-ci était désormais vivant. La reine voudrait le voir. D'ici que le comte Grey entre comme à son habitude dans la manoir sans s'annoncer et qu'il tombe sur son prédécesseur, bien vivant. Non il devait avertir la reine, c'était son devoir de noble, il ne pouvait plus garder son titre. Son père était vivant et avait toute sa santé mentale. Lui n'avait plus aucun droit sur son titre.

Il prit une feuille, le papier à lettre qu'il utilisait uniquement pour la reine. Il plongea la plume dans l'encrier.

«Par où commencer?»

Il écrivit quelques mots puis gribouilla le tout avant de chiffonner le papier et de le jeter dans sa corbeille. C'était vraiment difficile. Et puis elle allait envoyer des gens pour vérifier ses dires? Était-ce prudent? Devait-il laisser faire les Midford?

La porte s'ouvrit et Snake entra, poussant un plateau «Smile...ton thé...c'est ce que dit Oscar» Il n'était plus aussi timide qu'avant mais utilisait toujours la même manière de parler.

«Merci Snake.

- Tu as un problème? Tu semble triste...C'est Emily qui demande ça et elle est inquiète!»

Le jeune garçon eut un sourire fragile «C'est juste que...» Pouvait-il parler de cela avec un serviteur? «Rien...

- Tu sais, on sent quand tu mens. C'est ce que dit Oscar»

Ciel frémit. Les serpents savaient quand il mentait? Cela voulait-il dire que Snake était parfaitement conscient qu'il avait menti pour les membres du cirque? Il n'osa pas lever les yeux sur son valet qui posa une tasse de thé et une assiette avec quelques biscuits devant lui. S'il pouvait faire la différence entre vérité et mensonge, il avait comprit que les acteurs du cirque enlevaient bien des enfants, il avait juste refusé d'y croire.. Il finit par se reprendre. «Ce n'est vraiment rien Snake, je dois juste avertir sa Majesté que mon père est vivant. Comme il est ici et qu'il n'est pas fou, je ne peux garder le titre de comte! Mais en même temps, cela est risqué d'avertir les nobles maintenant. Je ne veux pas que des assassins viennent.

Nous protégerons ton père, autant que toi! C'est ce que dit WordsWorth» Tous les serpents sifflèrent, agitant la queue, comme pour confirmer ses paroles.

Ciel eut un fragile sourire «Oui merci.» C'était vrai. Même si Sebastian n'était plus là, il y avait ses serviteurs et également les shinigamis. Ils ne risquaient rien.

Le valet eut un salut poli puis sortit. Ciel se laissa aller dans son fauteuil, se massant les tempes. Il se leva et alla à la fenêtre, regardant le jardin. Comment faire? Edward repartait dans quelques jours à l'école. Sa tante allait venir avec Elizabeth. Tous les Phantomhives allaient être présents au même moment en même temps. La sécurité devrait être maximum.

Et la lettre?

La porte s'ouvrit à nouveau et Edward entra. Le jeune chevalier anglais regarda la corbeille emplie de papiers chiffonnés. La plume jetée au sol. «Problème pour écrire un courrier?

- Comment as-tu deviné?

- Ho je ne sais pas. Le désordre peut-être?

- Hahaha. Je dois juste prévenir la reine que mon père est vivant. Je ne peux garder mon titre de comte dans ces conditions. Et je dois prévenir ma société, je ne peux en garder la contrôle total avec un parent en vie alors que je suis encore un enfant.

- Hum.

- Je ne sais juste pas comment l'annoncer à sa majesté.

- C'est certain. Si tu veux lui dire que son chien de garde est vivant, elle pourrait l'envoyer en mission d'ici un mois ou deux».

Ciel eut un frisson glacé. Il n'y avait pas pensé. Autant il respectait la reine, autant il savait que son cousin avait parfaitement raison. Son père si doué, si efficace, si parfait... de retour. Elle voudrait l'utiliser à nouveau. «Je lui dirais qu'il a besoin de repos.»

Edward tapota sa joue de ses doigts. «Hum.

- Je ne sais vraiment pas comment annoncer ça. Je veux dire...à la cour on ne peut garder des secrets longtemps. Si un noble proche de la couronne trempe dans cette organisation sordide, il saura que mon père est là.

- Si tu veux mon avis, ils le savent déjà. Si ton majordome est un traître qui jouait un double-jeu, ils le savent.

- Peut-être pas. Il pourrait être à la résidence de Londres.

- Possible. Je pourrais demander à ma mère de brouiller les pistes pour qu'on pense que mon oncle est chez moi, et pas chez toi.»

Ciel posa les yeux sur le papier devant elle, jouant avec sa nouvelle plume. «Et bien. Il faut que j'avertisse son altesse. Si je garde mon titre de comte dans les circonstances actuelles...bref je ne peux plus le porter.»

Edward posa une main sur l'épaule frêle de son jeune cousin. «Tout ira bien Ciel. Tu veux que je t'aide?»

En temps normal -avant- le jeune Phantomhive aurait envoyé le blond sur les roses -en restant parfaitement poli- mais maintenant, fatigué et mentalement épuisé il se contenta de sourire, soulagé de ne pas être seul «Merci Ed.»


Vincent ouvrit les yeux en entendant la porte. Des petits pas et une petite prise sur la couverture le firent froncer les sourcils. Il se redressa difficilement. Et se retrouva nez-à-nez avec un enfant de presque quatre ans, aux courts cheveux noirs et aux yeux verts. «Hé...qui es-tu toi?

- ….Pardon monsieur, papa a dit que vous étiez malade, alors je voulais...» Le petit rougit et détourna la tête.

Il avait un accent allemand. Et il ressemblait beaucoup à Diederich. «Tu est un Von Wolf!?

- Oui! C'est le nom de papa!» Il sourit «Ha oui! Tenez, c'est pour vous!» Il lui tendit une fleur un peu chiffonnée. «Grand frère m'a dit que quand maman était malade, il lui apportait des fleurs! Alors comme vous êtes malade...!»

Vincent eut un sourire amusé. Ce gamin était adorable. J'espère pour toi qu'il ne me voit pas comme une mère Dee... «Tu as quel âge!

- J'ai..» Il sembla compter sur ses doigts «...dans 2 mois j'ai quatre ans!»

Ha il était né après sa disparition. C'est vrai que la femme de Diederich était enceinte à l'époque et que ça n'allait pas bien. Son ami avait annulé sa visite en Angleterre pour l'anniversaire de Ciel car son épouse n'allait pas bien à cause d'une grossesse difficile. Il sourit et ébouriffa les mèches sombres du petit garçon. «Et comment t'appelles-tu?

- Vincent! Papa disait que c'était le nom de quelqu'un qu'il aimait beaucoup mais qui n'était plus là!»

L'homme écarquilla les yeux. Son meilleur ami avait donné son prénom à son fils, né après la drame, quand il le croyait mort. Ça le touchait terriblement.

«Et toi?» L'enfant était passé au tutoiement d'un coup, mit en confiance.

L'homme rit doucement «Je m'appelle aussi Vincent!»

A ce moment-là la porte s'ouvrit et Diederich entra, l'air soudain soulagé. «Ha il était là.» Il s'approcha «Ne disparaît pas comme ça, surtout sans rien dire!»

Il prit doucement son enfant dans ses bras, un air tendre sur le visage. Puis il se tourna vers son cher ami «J'espère qu'il ne t'a pas ennuyé.

- Pas du tout.

- Il est un peu vif.

- Ce n'est rien.» Il croisa le regard sombre et sourit, tendrement. «Il te ressemble.

- Vraiment?»

Il prit la poignet libre de l'allemand et posa ses lèvres sur le dos de la main. Pas un mot, pas une parole. Juste un geste, juste un regard, juste un sourire. Un échange. Des non-dits. Un tendre silence se posa, dans une atmosphère de confiance totale.

«Vincent.

- Oui?

-Je préfère t'avertir, ta sœur arrive d'ici une heure, avec son époux et ta nièce.»

Dans un gémissement, l'anglais retomba dans les draps blanc. Sa sœur. Sa Frances adorée. Son adorable Elizabeth. Son cher ami Alexis. Et Edward qui devait déjà être au manoir. «Je sens que je vais souffrir.

- Sous les câlins? Certainement.

- Protèges-moi.

- Pas contre ta sœur, je ne veux pas mourir.»

Le blessé grogna, plus par fausse bouderie qu'autre chose. Avant il l'aurait probablement traité de méchant chien mais pas cette fois. Et l'allemand le regretta presque. Il tendit la main, passant les doigts dans les cheveux ardoises. «Tout ira bien. Ta sœur est réellement heureuse de te savoir en vie.»

L'autre eut un sourire, fermant les yeux. Il était heureux de les retrouver.

Comme s'il était au paradis après avoir vécu en enfer.


Ronald frappa à la porte, des sueurs froides dans le dos.

«Entrez!»

Pourquoi ça tombait toujours sur lui?


A Suivre

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