Bonjour à toutes et tous !

Voici un nouveau chapitre ! Ne soyez pas trop sévère avec moi ! Je sais que je ne peux pas publier aussi rapidement que je voudrais…

Surplus de travail pour moi ces temps-ci !

Merci à toutes les Followers et vos commentaires sont très précieux !

Reviews encore et encore ! Vous me motivez à continuer !

Pour les prochains chapitres, il y aura plus d'action ;)

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-Oh Bon sens ! s'exclama Mme Smith, la sœur de Mme Bennet qui s'était vu chargée du protectorat de sa nièce. Il faut aller voir Miss Élizabeth immédiatement !

-Mon amie, pourquoi tant d'exclamation ! Vous m'avez fait sursauter, ne savez vous pas que mon cœur est fragile ! Corrigea son époux

-Il est arrivé quelque chose à Lizzy ! C'est urgent ! Je le sens jusqu'aux extrémités de mes os ! Le protectorat est instable…je crains qu'elle coure un grave danger !

-Si vous le dites, je fais préparer la voiture à l'instant.

-C'est très pressant. Je dois la voir d'ici une heure, insista-t-elle comme si son époux n'était pas assez rapide

-Que pourrait-il bien y arriver pour que ceci vous perturbe à ce point ? S'inquiéta l'oncle

- Il y a un grand bouleversement. Le grand jour est enfin arrivé.

-Quoi donc ?

-Nous avons essayé de changer le destin, mon ami, mais la vérité éclate toujours. Bon sens qu'avons-nous fait ? N'ai-je pas, depuis le tout début, déconseillé à ma sœur et son mari de cacher une telle vérité à leurs filles ? Me voilà punie à leur place ! Je devrai tout lui expliquer moi-même ! Continua la vielle dame seule alors que son interlocuteur était déjà parti ordonner la voiture.

OoOoO

Élizabeth s'était assoupi dans son lit, recouverte jusqu'au cou par ses couvertures. La vieille

bible de son père, aujourd'hui plus énigmatique que jamais, était toujours à ses côtés.

-Lizzy, mon ange, c'est votre tante, Mme Smith, Fit sursauter Élizabeth qui réfléchissait difficilement sur la réalité et les cauchemars.

« Ma tante ? pensa-t-elle aussitôt. Que diable fait-elle ici ! » se méfia-t-elle aussitôt

Pensant que le temps était trop long avant d'obtenir une quelconque réponse, Mme Smith insista

-Élizabeth ? Êtes-vous là ? Nous étions dans les parages et nous avons pensé vous….visiter…Votre mère m'a averti de votre séjour dans le comté. Êtes-vous là ? répéta la dame inquiète et gênée de mentir.

Élizabeth ouvrit prudemment la porte de sa chambre, en observant si elle reconnaissait bien les visiteurs.

Une fois convaincue de leur nature, elle se jeta dans les bras de sa tante.

-Ma tante, mon oncle! Geint Élizabeth confuse, qui s'abandonna finalement dans les bras de sa tante. Comme je suis heureuse de vous voir, j'ai tant besoin de vous ! Vous m'avez tant manqué ! lança-t-elle omettant les salutations d'usages.

-Calmez-vous mon enfant, vous êtes toute agitée et vous tremblez! Que diable s'est-il passé pour que je vous retrouve un cet état ? Questionna la tante qui souffrait déjà une part de la vérité.

-Vous me connaissez et savez fort bien que je ne mens pas, insista Élizabeth incertaine à déclarer ce qu'elle avait vu.

-Oh, mais vous devez vous expliquer, tendre enfant. Mais je vous supplie de vous assoir ! Vous êtes si pâle, je ne voudrais pas que vous vous blessez en tombant.

-J'ai vu quelque chose d'horrible et d'incroyable à la fois. Ma tante, me croiriez-vous si je vous disais que…

-Parlez mon enfant ! Pressa Mr Smith qui avait prit le siège face à elle

-Mr Darcy est un vampire! Déclara Lizzy, elle-même étonnée d'une si étrange articulation. Et comme s'il ne s'était pas suffit à me déclarer lui-même solennellement la chose, il me l'a prouvé !

Mr Smith se déplia rapidement pour marcher nerveusement

-Vous a-t-il mordu ? Questionna la vieille scandalisée

-Mr Darcy? Un vampire? Quelle idée ! interrompit l'oncle qui préférait nier la chose. Quelle mouche vous a piqué mon enfant ! Peut-être vous êtes vous frappé la tête ?

-Il me l'a dit, je vous le jure ! déclara la nièce déçue de devoir se justifier

-Quelle preuve en avez-vous ? C'est ridicule, vous confondez les légendes et la réalité… Était-ce une fabulation pour vous jouer un tour ? S'obstina-t-il

-Comment pourrait-il révéler un secret aussi dangereux pour sa vie ? Questionna Mme Smith qui ne voulait pas nier les faits comme son époux le tentait.

-Ma tante, … J'ai vu de mes yeux, Mr Darcy s'élever dans les airs et s'envoler comme un oiseau. Il est disparu devant moi. Je vous prie de me croire, insista-t-elle vivement, ce que j'ai vu était tout à fait inhabituel. Je confesse que je ce que vous raconte est incroyable…fit-elle déçue, mais je vous conjure de me croire ma tante !

Mr Smith fit quelques pas, cogitant sévèrement puis conclut.

-C'est tout à fait farfelu. Si c'était vrai…pourquoi seriez- vous toujours en vie ?

Mme Smith en avait assez entendu.

-Cela suffit, Mr Smith, scinda-t-elle sèchement. C'est le moment de lui dire la vérité. Il n'y a pas pire cruauté que de faire croire la folie à une âme si fraiche.

-Madame, nous n'avons pas l'autorisation de…

-Mais il le faut! Grogna-t-elle en direction de son époux récalcitrant, Mr Bennet et ma sœur ont trop tardé. Voyez comme elle est désormais en danger à cause de leur nonchalance.

-Je vous en prie ! Dites-moi! De quoi parlez-vous? Supplia Élizabeth.

Mme Smith qui, déjà assise face à sa nièce , lui tint les mains.

-Ma très chère Élizabeth, commença la tante dotée d'une voix rassurante. Votre père vous a déjà instruit depuis votre naissance à toutes sortes de fables, n'est-ce pas ? D'ailleurs, n'est ce pas la bible de votre père que je voie sur votre lit?

-Oui en effet. C'est un très bon raconteur.

-Vous devez vous remémorer toutes ces histoires, insista Mme Smith en serrant les mains d'Élizabeth. Ce sont de précieux indices que votre père vous a laissés pour éclairer votre route. Il vous a déjà appris ce que vous devez savoir ! Dites-moi ce que vous vous souvenez.

Élizabeth réfléchit quelques instants.

-Dans les histoires de mon père…il y avait plusieurs races…il y a les humains…les vampires…les mages je crois ? Questionna-t-elle des yeux.

-C'est cela, encourage-t-elle, n'oubliez pas qu'il y a aussi les tueurs de vampires. Enfin, ce sont les seules races que je connaisse. Ces fables ne mentent pas Lizzy. Toutes ses races vivent sur la terre, dans une certaine…harmonie. Les vampires, que vous avez maintenant découverts, sont habituellement plus discrets. Leur réputation plutôt mauvaise, leur donne du fil à tordre, je dois le dire.

-Ils tuent réellement des gens pour boire leur sang ? Souffla-t-elle scandalisée

-Non,…enfin…Oui…hésita Mme Smith avant de préciser sa pensée. Dans les siècles passés, il est vrai que les vampires s'attaquaient aux humains. Mais aujourd'hui leur méthode de sont raffinées… Ce sont en général, des gens pacifiques, quoi que certains, je dois l'avouer, sont encore violents et s'en prennent aux humains. Il faut s'en méfier.

-J'ai peine à croire que des êtres aussi infâmes puisse exister.

-Parlons des mages mon enfant, continua la tête qui voulait abréger l'éducation de sa nièce. Les mages sont des êtres pacifiques qui affectionnent trop facilement. Des êtres de lumière qui aident et protègent ceux qui partagent des liens de sang.

-Des magiciens ?

-Eh bien…on les appelle aussi des sorcières…des anges…ils ont portés bien des noms différents depuis le début des temps.

Mme Smith pressa de nouveau les mains de sa nièce,

-Lizzy, je suis une de vos protectrices, confessa-t-elle avec engouement.

-Vous êtes une mage ?

-Oui, en effet…Ainsi que votre mère et Mme Gardiner.

-Ma mère ! s'exclama Lizzy stupéfaite

-Votre mère vous a protégé depuis votre naissance, elle s'est épuisée à vous parrainer vous toutes. Grâce à son protectorat, elle a neutralisé vos pouvoirs et vous a rendu invisible à vos ennemis.

-Nous protéger de quoi ? Des vampires ?

Mme Smith se déplia lentement et fit quelques pas, qui inquiétèrent rapidement Lizzy

-Ma tante ? Qu'il y a-t-il ? Me protéger de quoi ?

-C'est une lourde vérité qu'il m'est difficile de vous révéler, Lizzy. Ce devrait être votre père et votre mère qui vous apprenne une telle chose…

-Suis-je vampire ? s'exclama Élizabeth dégoutée et anxieuse

-Non ! Non !

Mme Smith soupira lourdement et continua plus lentement.

-Comme je soupçonne Mr Bennet et ma sœur de ne point vous dire la vérité entière…je vais tout vous expliquer…

Mme Smith retourna auprès de Lizzy et lui caressa les mains doucement.

-En effet, vous avez toutes sortes d'ennemis…Mais avant tout, il fallait vous protéger de vous-même, Lizzy… Vous préserver de la vérité ! Votre vie aurait été tout autre chose si vous aviez été élevé selon votre élection. Soyez reconnaissante pour votre enfance mielleuse. C'est un merveilleux cadeau que vos parents se sont efforcés à vous donner, mentit la dame pour ne pas avouer sa propre colère contre ses parents.

Les yeux de Lizzy s'ouvrirent grands et elle resta silencieuse un petit instant.

-Que suis-je ? murmura-t-elle inquiète. Suis-je une mage ?

-Vous êtes… tout comme votre père…un être extraordinaire, exprima doucement la tante qui crut bon que de déclarer la race de son père en premier serait moins provocant.

Lizzy écoutait toujours, impatiente de connaitre la suite.

-Votre père est un…tueur de vampire.

Élizabeth resta muette quelques instants

-Tueuse de vampires? Chuchota-t-elle perplexe

-Oui en effet. Je sais que tout ceci est bien bouleversant et difficile à croire… J'ai pris soin de faire venir votre père pour qu'il vous atteste les faits. Je l'entends arriver, il sera là dans une seconde, jeta Mme Smith rapidement pour se débarrasser

-Mon père ? Mais il est à Longbourn.

À ces mots, on frappa à la porte.

-Lizzy! Entendit-on au travers de la cloison

-Papa ? Questionna Lizzy désorientée, reconnaissant la voix de Mr Bennet

Elle ouvrit la lourde porte de bois, méfiante.

-Élizabeth, je suis là, ne craignez rien, fit-il en la prenant dans ses bras.

-Papa ! Je ne comprends rien !

-Votre père, Lizzy, comme je vous l'ai dit, est un tueur de vampires, continua la tante sous le regard inquisiteur de Mr Bennet. En cette qualité, il possède de grands pouvoirs, dont celui de se déplacer par les airs et cela, dans une rapidité incroyable. Quant à moi…il m'est donné de pouvoir communiquer avec mes sœurs par la pensée. J'ai donc transmis à votre mère, l'obligation de faire venir votre père ici.

Lizzy scruta son père scandalisée par cette nouvelle.

Sous le choc, elle s'effondra.

OoOoO

-Bon sang Darcy ! s'écria Richard à bord de la luxueuse Berline qui les aidaient à fuir. À quoi avez-vous pensé ? Savez-vous ce que vous avez fait ?

-J'ai été maladroit…je…je…

-Vous mettez en péril tous nos frères de sang ! Dieu du ciel ! À qui racontera-t-elle votre secret ? Sa sœur ? Ses parents ?

-Au risque de se faire interner ? Non, elle ne dira rien. Elle est intelligente et sait qu'elle ne pourra prouver ses révélations.

-Vous nous avez mis tous en danger, Darcy ! Des siècles que je m'évertue à cacher notre réalité et notre existence, et vous, comme un pauvre idiot, vous lui annoncer tout bonnement !

-Richard ! Réprimanda Darcy offusqué.

Le colonel sursauta, se rappelant de la délicatesse de leur rang.

-Vous devez quitter le pays. Fuyez, vous et votre sœur. Si quelqu'un venait à croire miss Élizabeth, on vous brulerait sur le bucher.

-À quoi bon ? Vous savez fort bien que je mourrai loin d'elle ! Ce satané piège est sur moi!

Le colonel grogna son impatience.

-Tuez-moi Colonel, déclara placidement Darcy. Faites votre devoir, je suis certain que vous y avez déjà pensé!

-Vous êtes fou ! Je ne vous tuerai pas ! Vous mourrez de toute façon …bougonna le Colonel, soit de désespoir ou par la main des hommes en manque de sensation. Quelle idée !

Le colonel meurtri violemment son propre visage et déclara sans équivoque

-Vous devez la mordre

-La mordre ? Jamais ! Je ne m'abaisserai pas à une telle violence !

-Soit vous la mordez pour qu'elle ne puisse pas révéler sa propre réalité, soit il faut l'éliminer. Elle est un danger pour nous tous.

-Personne ne touchera à Miss Élizabeth ! Nous ne sommes pas de la même race que ces bêtes qui déchirent homme femmes et enfants pour se nourrir ! Je-ne-suis-pas-comme-Wickham ! Articula-t-il en serrant les dents en prononçant le nom interdit.

-Il faut l'enlever. La cloitrer dans votre sous sol et…

Darcy refusa aussitôt, ne laissant pas son cousin terminer son plan

Les deux hommes se refermèrent un instant.

-Comme c'est heureux de rencontrer son « âme-sœur », ironisa Darcy au bout de quelques minutes. Il m'aurait été préférable d'être lié un serpent !

Le colonel terrassa le banc à ses côtés quelques instants et tenta.

-Il y a peut-être une solution.

Darcy canalisa ses regards vers son cousin.

-Je vais entrer dans la chambre de Miss Élizabeth pendant son absence, et prendre quelqu'un de ses cheveux. Si vous avez en votre possession une mèche…peut-être ceci vous permettra de vous enfuir loin d'elle tout en … conservant la vie. En attendant…vous souvenez-vous de l'abri de fortune dans les bois derrière la maison du jardinier ?

Darcy hocha la tête

- Allez-vous y cacher. Je vous retrouverai et nous verrons la suite.

Il soupira longuement et continua

-Je peux peut-être vous protéger un temps des dangers et de vos symptômes…mais un jour ou l'autre, vous redeviendrez malade d'amour pour cette demoiselle…accusa le Colonel en pointant du doigt vulgairement. Un jour je l'espère, vous comprendrez votre erreur et votre arrogance! De plus, sachez qu'il faudra la faire passer pour démente…Il faut qu'on croit qu'elle ait imaginé toute cette histoire…peut-être sera-t-elle…internée ? Félicitations…mon ami, vous avez fait de sa vie un enfer, Darcy.

Darcy égara ses yeux vers la fenêtre, tourmenté par cette décevante conclusion.

Comment avait-il pu être aussi abruti ? Aussi intrépide ?

Mais au-delà ce l'état précaire de sa sécurité et du désagrément qu'il avait causé au Colonel, quelque chose d'autre le tourmentait. Il se remémorait les mots crus que la demoiselle en furie n'avait pas même tentés d'adoucir.

« Vous êtes un monstre » lui avait-elle dit.

Quelle arrogance ! Quelle violence ! Quelle haine elle lui réservait ! Jamais il ne se serait douté d'une telle fougue !

Il avait perdu l'usage de sa langue…aucun mot n'aurait pu le justifier auprès d'elle. Qu'avait-il espéré en lui révélant un secret aussi dangereux ?

Le plan de son cousin avait un certain sens. Mais comment arrivera-t-il à vivre en sachant pertinemment qu'il avait détruit la vie d'une demoiselle ?

Il refusa en lui-même de la rendre malheureuse par sa propre faute. Encore moins de la faire passer pour aliénée. Il ne pourrait jamais se pardonner une telle cruauté et un geste aussi égocentrique.

-Je dois lui écrire une lettre… murmura Darcy

-Pas question ! Vous ne devez plus vous approcher d'elle !

-Vous lui porterez pour moi…Vous la laisserez dans sa chambre en y pénétrant !

-Que lui raconterez-vous qui n'empirera pas la situation ?

-Je devrai être habile et révéler seulement ce qui est nécessaire. N'avez-vous pas une encre magique qui s'efface après être lue ?

-Oui en effet, j'en ai toujours avec moi… Mais à quoi bon lui écrire ? Vous ne pourrez rien changer !

-Pour me soulager la conscience…j'ai besoin de…m'expliquer…Je ne pourrai pas supporter qu'elle me déteste autant…Peut-être la convaincrai-je de ne rien révéler ?

Le colonel regarda par la fenêtre un long moment puis souffla enfin son désespoir

-Seulement ce qui est nécessaire, conclut-il. Peut-être pourrez-vous démentir ce qu'elle a vu et la faire taire à jamais.

« Lui révéler seulement ce qui était nécessaire…pensa-t-il… nécessaire pour quoi ? Sauver sa vie ? Sauver ma vie ? Adoucir son opinion envers moi ? »

Il soupira fortement.

Cette femme avait fait de sa vie un gouffre sans fond. Comment avait-il pu en arriver là ? Était-il un criminel pour s'enfuir dans les bois ? Non. Seulement idiot.

Et que dire de Georgiana…que faire de sa jeune et innocente sœur? Son halo non révélé…sa naïveté…sa jeunesse…elle était désormais en danger à cause de lui.

Peut-être devra-t-il, selon les conseils de sa tante, l'envoyer au pensionnat des vampires ?

OoOoO

-Élizabeth ! Elizabeth! Murmura Mr Bennet inquiet que sa bien-aimée fille se soit effondrée.

Lizzy aussitôt réveillée, s'attarda un instant autour d'elle pour vérifier qu'elle n'avait pas rêvé.

-C'est donc vrai ?

Mr Bennet s'installa à ses côtés et commença doucement.

-Ma chère Lizzy. Mon enfant que j'aime tant. Me pardonnerez-vous un jour de vous avoir menti ? J'ai été égoïste en vous cachant votre race…Mais j'ai agi par amour pour vous….

Mr Bennet était visiblement bien affecté par cette révélation. Le jour qu'il avait tant redouté était arrivé, et cette fois-ci, il ne dissimulerait rien.

De sa voix douce et chaude, et le rythme lent d'un vieux sage, il lui expliqua tout ce qu'elle devait savoir. Répondant avec calme à toutes les questions de sa fille.

Une fois Lizzy apaisée et convaincue de sa nature et de sa nouvelle vie, Mme Smith déclara bonnement

-Mon ami, il faut retirer le protectorat.

-Déjà ? Questionna Mr Bennet inquiet

-Il le faut. Son esprit est réveillé. Elle doit vivre pleinement ses sensations pour apprendre à les maitriser. Il ne faut pas tarder. Ensuite, comme vous le savez, il est impératif qu'elle séjourne au manoir.

-Qu'est ce que le manoir ? demanda Lizzy

-Il s'agit d'une…une sorte d'école…qui vous aidera à comprendre ce que vous vivez et ressentez. Là bas, vous serez à l'abri. Ils vous aideront à contrôler vos pouvoirs. Vous déchiffrerez tout très bientôt, rassura la voix paternelle

Lizzy ne comprenait rien. Et se contentait de fixer son père et sa tante, les yeux livides.

-Allons-y, commença la tante, qui sorti de sa poche une mèche de cheveux.

Elle se retourna discrètement et prononça quelques mots incompréhensibles avec des intonations des plus solennelles.

Presque aussitôt, Élizabeth sentit quelques picotements sur le bout de ses doigts. Lentement une sensation de puissance l'envahit et elle fut bientôt convaincue de sa grande capacité.

-Prenez cette pomme, ma fille, fit Mr Bennet en lui tendant l'objet. Pressez- là entre vos doigts

Élizabeth accepta le fruit et intriguée par l'ordre de son père elle s'exécuta.

Sans le moindre effort, la pomme fondit sous ses doigts, comme si le fruit avait été liquéfié.

-hummm marmonna Mr Bennet. Ceci n'est que le début de votre éveil, Élizabeth. Cela dit…Vos capacités doivent être contrôlées, guidées et utilisées avec sagesse. J'ai confiance que Mme Walker, l'intendante du manoir vous conseillera aussi bien que je le ferais moi-même. Vous serez entre bonnes mains. Entre ces murs, nul ne pourra vous atteindre.

-Est-ce que mes sœurs me rejoindront ?

-La situation…n'est pas… la même pour vos sœurs…Vous ne pouvez vous comparer à elles.

-Ne sont-elles pas des …tueuses de vampires ? Questionna-t-elle en grimaçant devant les mots lourds de sens qui décrivaient sa nouvelle situation.

-Non…avoua-t-il finalement. Si votre mère avait été une tueuse de vampire, vous seriez toutes des pures races…Mais il est encore trop tôt pour vous parler de tout ceci. Vous devez vous reposer. Vous partirez demain à l'aurore. L'endroit où vous allez, doit rester tout à fait confidentiel.

Mr Bennet fit quelques pas dans le salon, les mains jointes dans son dos et déclara à Mr et Mme Smith.

-J'ai un devoir qui m'attends, j'en ai bien peur.

-Que ferez-vous ? Questionna Mr Smith qui avait déjà compris.

-Ce qu'il faut, se contenta-t-il

-Quoi donc ? Questionna Élizabeth qui ne comprenait rien à leur conversation

-Mr Darcy est un danger pour vous, lança-t-il nonchalamment

-Papa ! Grimaça Lizzy qui pensa aussitôt que son père le tuerait.

-Il n'est pas normal qu'il vous déclare sa race aussi facilement. Il a certainement un plan…Ne vous en faites pas, mon enfant, il est trop tôt pour que vous compreniez

À ces mots, elle se referma, dégoutée par l'image de son père les mains ensanglantées du sang d'un …vampire. La scène horrifiante de son père meurtrier lui donna la nausée, si bien qu'elle courut s'enfermer au cabinet.

« Tueur de vampires…comme c'est dégoutant et violent ! pensa-t-elle. N'aurais-je pas pu être une mage ? »

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Darcy avait écrit presque toute la nuit. Sa lettre était certainement trop détaillée mais il ne pouvait faire autrement. Il ne pouvait négliger les sentiments de la jeune fille qui lui avait inspirée son premier aveu.

Il aimerait tout lui dire. Il ne lui cacherait rien. Cependant, supporterait-elle ces confessions ?

Il détestait l'idée qu'elle soit internée, raillée et maltraitée. Mais semble-t-il, c'était la meilleure des décisions à prendre pour son bien-être.

Épuisé par son effort d'écriture mais soulagé par sa bonne action, il se reclus dans l'abri de fortune bien dissimulé dans la forêt, attendant que son cousin revienne et lui fasse part de son plan d'évasion.

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Le colonel avait sondé les environs et tous ses sens aiguisés par ses capacités et l'expérience, lui avaient dictés que la maison était vide. Le soleil rayonnant à l'extérieur avait certainement donné envie à la maisonnée de marcher à l'extérieur. Le moment était idéal.

Le colonel frappa à la porte des quartiers de Miss Élizabeth. Personne ne répondit. Toujours méfiant et à l'affut d'un quelconque piège, il frappa de nouveau. Toujours pas de réponse. Il tendit l'oreille pour entendre peut-être quelqu'un respirer, mais il n'entendit rien.

Il sonda la poignée de la porte et l'ouvrit facilement.

Il scruta la chambre pour s'assurer qu'il était bien seul, puis rassuré par ce fait, il se dirigea rapidement vers le bureau et fouilla dans les tiroirs afin de trouver un objet appartenant à la demoiselle.

Il y trouva un peigne. Par chance, quelques cheveux y étaient toujours attachés. Il trouva ensuite une paire de gants.

Il cacha les gants dans son manteau et s'empressa de retirer les cheveux du peigne en question. Il remit ensuite l'instrument de toilette féminine à sa place, referma les tiroirs et sortit de la chambre, en prenant soin de refermer la porte.

Il fit un pas vers la porte extérieure quand il sursauta. Il avait presque oublié de laisser la lettre de Darcy. Il pinça le document entre ses doigts pour le retirer de la poche intérieure de son manteau et le glissa sous la porte de la chambre.

Il fuit les lieux rapidement, de peur de ne rencontrer quelqu'un qui l'obligerait à justifier son comportement.

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