Note de l'auteur :
Tout a commencé avec une taquinerie avec un ami au sujet de cadeaux, et cela s'est terminé avec plusieurs fichiers open office ouverts.
C'est ainsi que j'ai commencé à écrire plusieurs OS et à les compiler en recueil, pour mon ami.
Les OS sont indépendants, bien que certains soient liés.
f!Corrin ou m!Corrin suivant les chapitres. AzuraxCorrin, que ce soit avec f!Corrin ou m!Corrin.
Note pour ce chapitre :
Si Azura est à certains postes de ressources du château dans Fates, elle dira que son fruit préféré est la fraise.
Petit drabble fluffy.
Avertissement :
Fire Emblem est la propriété de Nintendo. Seuls les scénarios m'appartiennent.
Corrin examine chaque détail. Une magnifique génoise recouverte généreusement de crème blanche. Des fraises garnissent le dessus du gâteau, tranchées et organisées de manière a évoqué une fleur géante.
Le dessert est magnifique et appétissant. La dragonne salive rien qu'en le regardant. Les fraises étant les fruits préférés d'Azura, Corrin sait parfaitement que la chanteuse sera heureuse de recevoir un tel cadeau.
Le regard de Corrin dérive de la parfaite illustration du livre au gâteau qu'elle a préparé. Une forme méconnaissable fume en face d'elle. Aucune comparaison n'est possible.
La princesse grimace, se demandant où est-ce qu'elle s'est trompée.
Corrin a réussi à être seule dans le mess, seule sans Jakob, Flora ou Felicia. S'il n'était pas dur d'éloigner les sœurs jumelles, la princesse dû ruser pour que son majordome ne sache pas qu'elle comptait confectionner un gâteau pour Azura. Jakob ne l'aurait jamais laissé seule se lancer dans la préparation d'un quelconque plat. Le thé est la seule chose qu'il lui autorise à préparer et uniquement sous son étroite surveillance.
Corrin comptait préparer du thé pour accompagner le gâteau. Face à son désastre culinaire, la dragonne sait que cela est à présent inutile.
Dans une pensée pleine d'espoirs, la princesse passe son doigt sur ce qu'il est advenu de la crème pâtissière. Parvenant à en ramasser un extrait, elle le goûte. Un frisson la parcourt.
Brûlée. La crème est complètement brûlée.
– Peut-être que si je la retire se sera mangeable...
Corrin était pourtant fière d'elle durant le processus de préparation. Peu de morceaux de coquille d'œufs sont tombés et elle a réussi à tous les récupérer. A part, peut-être, à l'exception d'un petit fragment qu'elle n'a jamais retrouvé.
La princesse est parvenue exactement à verser la bonne quantité d'eau. En revanche, son plan de travail s'est retrouvé trempé quand elle a bousculé la carafe pour attraper le paquet de farine. Le sac a répandu toute sa poudre blanche dans un nuage de poussière. Corrin a éternué pendant de longues minutes et sa tenue a été entièrement blanchie.
Concernant le sucre, la dragonne n'a aucun doute, elle sait qu'elle a appliqué la bonne dose, de même que pour la levure.
Au moment de rajouter un extrait de vanille, la dragonne a préféré en ajouté beaucoup plus. La quantité demandée lui semblait dérisoire. Corrin n'a aucun doute sur le bienfait de son choix.
Elle a juste eu quelques problèmes avec la préparation de la crème. Fouettant beaucoup trop énergiquement, une partie de la préparation a été projetée sur le mur du mess. Corrin a cependant pu conserver suffisamment de crème et ajouter les fraises dessus.
Fraises à présent noires et qui ne ressemblent pas du tout à une fleur comme dans le livre.
– Ce n'est peut-être pas élégant, mais cela peut être toujours bon. Leo dit bien qu'il ne faut pas se fier aux apparences en combat... ce doit bien être pareil en cuisine, j'ai juste un fouet au lieu de mon épée... Quoique, je ne préfère pas risquer d'intoxiquer Azura...
Corrin sent deux bras entourer son ventre et quelqu'un se coller contre son dos. Malgré l'odeur de brûlé, la dragonne reconnaît le parfum de son épouse, Azura. Ses longs cheveux chatouillent sa joue lorsque la chanteuse appuie son menton contre son épaule.
– Une bataille a-t-elle eu lieu dans cette cuisine ? Le mess est complètement chamboulé.
La dragonne fait la moue, vexée d'être taquinée par sa femme.
– J'ai juste un peu sali...
– Si tu n'étais pas la cause de ce désordre, je pense que Jakob aurait tué celui ou celle ayant semé une telle pagaille. Tu ne lui as pas dit n'est-ce pas ?
– Il ne m'aurait pas laissé faire sinon...
– Je comprends mieux pourquoi tu es dispensée des tâches de repas... et pourquoi Jakob s'affole quand tu t'approches des cuisines...
Corrin est forcée d'admettre que même Felicia, pourtant réputée pour sa maladresse, n'aurait jamais mis la pièce dans un tel état. Il lui semble même apercevoir un peu de crème au plafond.
La dragonne avoue avec honte son but.
– Joyeux anniversaire Azura...
– Oh Corrin...
Azura embrasse Corrin sur la joue tendrement. La chanteuse est touchée, rares sont ceux qui connaissent la date de sa naissance. Sa femme est la première à lui avoir souhaité de la journée.
– Je suis nulle... J'ai raté ton gâteau... Quelle piètre épouse je suis pour ne pas parvenir à t'offrir quelque chose de convenable le jour de ton anniversaire...
– Corrin, le simple fait que tu ais pensé à moi est un immense plaisir. Tu sais très bien que la seule chose que je souhaite est de te voir sourire.
Azura marque une pause, heureuse d'être avec la femme qu'elle aime. Tandis que ses mains entrent en contact avec les vêtements recouverts de farines de la dragonne, une idée lui traverse l'esprit.
– Si tu veux me faire plaisir en revanche...
– Tout ce que tu voudras !
– Allons aux sources chaudes toutes les deux, tu es toute recouverte de farine et de crème. Tu en as même sur la joue.
Azura lèche la joue de Corrin à l'emplacement d'une goutte de crème. La dragonne se met aussitôt à rougir et ne remarque pas le dégoût de la chanteuse. Un goût désagréable parcourt la bouche d'Azura. La fille aux cheveux bleus est soulagée que son épouse ne veuille pas lui faire manger son désastre culinaire. Elle n'aurait pas su comment agir pour ne pas décevoir son épouse.
Corrin pousse une plainte. Azura lui chuchote à l'oreille d'un ton malicieux.
– Allons petite dragonne. Pour une fois que ce n'est pas toi qui me mordilles...
Jakob a envie de pleurer tandis que sa main se resserre sur son panier de légumes. La cuisine du mess a été dévastée. Un aliment méconnaissable trône sur une table où règne le désordre. Un pichet a été ébréché et son contenu renversé. Les murs, et même le plafond, sont recouverts d'une substance blanche et de farine.
Le majordome soulève un pied sentant quelque chose en contact avec sa chaussure. Sa semelle est recouverte de jaune d'œuf.
Jakob sent la colère monter en lui. Il avait passé son dernier après-midi à récurer la salle. Sa main libre cherche l'étui de son poignard.
Celui ou celle qui est responsable de ce désastre va lui payer très cher... sauf s'il s'avère que sa chère princesse soit responsable d'un nouveau massacre culinaire.
