Chapitre 7 : Daddy in love.

(Musique écoutée : « au café du canal » les Ogres de Barback)

Les rires et la musique emplissaient l'air printanier de Konoha. La fête traditionnelle qui se déroulait aux premiers jours du mois d'Avril attirait toujours énormément de monde.

Devant l'entrée principale, Tamaki et Tori attendaient leurs amis. La jeune infirmière avait revêtu une jolie robe rose, dont les volants de soie virevoltaient dans le vent du soir. Tamaki avait choisi une tenue décontractée, un short noir et une chemisette à rayures bleues. En voyant passer une joyeuse troupe de ninjas, Tamaki se demanda si Kakashi viendrait lui aussi en uniforme. Il fut vite fixé en voyant arriver les deux shinobis. Les deux hommes étaient en civil, et le médecin trouva le ninja copieur particulièrement sexy. Ils décidèrent de commencer par aller prendre un verre dans l'un des nombreux bars de plein air improvisés pour l'occasion. Ils discutèrent de choses et d'autres. Tori ne lâchait par Iruka du regard et riait aux éclats dès que le sensei faisait un trait d'humour. Kakashi était très heureux pour son ami. Tori et lui formerait à coup sûr un très beau couple.

Le ninja copieur proposa à Tamaki de l'accompagner aux jeux pour enfants avec Akito. Le médecin ne se fit pas prier, lançant un regard entendu à Tori.

« Soyez sages, les enfants ! » ne put s'empêcher de dire Kakashi. Iruka et Tori lui tirèrent la langue en même temps, et cela déclencha une crise de fou rire générale.

« Alors Akito, par quoi on commence ? » demanda le père à son fils.

« Poissons, poissons ! » s'écria le petit garçon.

Devant le regard interrogateur de Tamaki, Kakashi expliqua :

« J'ai dit à Akito qu'on pouvait gagner des poissons à un jeu. Il veut absolument en ramener un à la maison maintenant ! Je sens que cette histoire va me ruiner ! »

Tamaki se mit à rire.

« C'est normal, il est dans sa phase animaux. »

« Oui, il m'a déjà réclamé un chien aussi. A ce rythme, l'appart va se transformer en zoo. »

« Poisson ! » réclama Akito en tirant son père par la main pour le faire avancer.

Effectivement, l'enfant avait déjà repéré les petites bassines alignées, dans lesquelles nageaient de tous petits poissons multicolores. Le but était d'arriver à en attraper un avec une petite épuisette en papier pour le mettre dans un verre. Bien sûr, au contact de l'eau l'épuisette se déchirait en un rien de temps, laissant retomber le poisson dans sa bassine. Il fallait donc être à la fois délicat et rapide. Kakashi pensait que, du haut de ses dix huit mois, Akito aurait probablement du mal à réussir ce tour de force. A peine Akito s'était-il emparé d'une épuisette qu'il sortit un petit poisson et réussit à le faire retomber dans son petit verre. La fillette qui se trouvait à sa droite se mit à hurler :

« Maman, le garçon il a réussi lui ! Moi aussi je veux un poisson, mamannn ! »

Les gens commençaient à s'attrouper autour du stand. Kakashi leva les yeux au ciel. Faudrait-il toujours qu'ils se fassent remarquer ? La petite fille continuait de pleurer lorsqu'Akito lui tendit le verre qu'elle avait jeté à ses pieds. Dedans nageait un petit poisson jaune aux reflets orangés. La petite s'arrêta instantanément de pleurer, et son visage s'illumina d'un sourire radieux. Tamaki chuchota :

« Même pas deux ans et déjà un vrai tombeur ton fils. Ca promet ! »

Kakashi se mit à rire, et posant une main nonchalante sur l'épaule du médecin, lui répondit :

« Et oui, on sait y faire dans la famille ! »

Le geste et l'allusion firent rougir Tamaki, mais Kakashi ne le vit pas car il était déjà parti récupérer son fils. Celui-ci brandit fièrement un sac en plastique où barbotait son poisson. Avant qu'il n'ait le temps d'attraper la main tendue de son père, la petite fille s'approcha avec sa maman, et déposa un bisou sur la joue d'Akito. La maman échangea quelques mots avec le ninja copieur tandis que les enfants comparaient leurs poissons.

La soirée se poursuivit tranquillement. Tamaki et Kakashi discutèrent beaucoup tandis qu'Akito s'amusait comme un petit fou. Après une glace au chocolat, deux ou trois tours de manège, et un caprice pour avoir une de ces jolies petites lanternes en papier qui brillent et s'envolent dans le ciel, Akito commença à montrer des signes de fatigue. Ils cherchèrent le stand d'Eiri, qui profitait de la fête pour vendre quelques unes de ses créations. Elle fabriquait toutes sortes de bijoux, bougies et objets de décoration pour la maison, et même quelques vêtements pour enfants. Kakashi trouvait qu'elle avait beaucoup de talent d'ailleurs. Il était convenu que le petit pourrait dormir à l'arrière de son stand, et qu'elle le ramènerait à la maison dès qu'elle aurait fini. Kakashi et Tamaki pourraient ainsi passer le reste de la soirée ensemble, et rentrer à l'heure qu'ils voulaient. La fête du printemps se finissait en général assez tard pour les adultes, car une soirée dansante était organisée après le feu d'artifice. Tamaki n'avait encore jamais participé à cette fameuse soirée, qui avait la réputation d'être assez chaude et sulfureuse. Kakashi allongea son fils, qui avait du mal à garder les yeux ouverts, et le câlina le temps qu'Akito rejoigne définitivement les bras de Morphée. Le ninja copieur desserra délicatement les doigts de son petit autour du sac qui contenait le poisson, et déposa celui-ci juste à côté de lui.

Il sortit sans bruit de la petite tente et sourit à Tamaki.

« Voilà, la soirée est à nous maintenant ! » déclara-t-il. « Allez viens, on va s'amuser un peu nous aussi. »

Les deux hommes se dirigèrent vers le sommet de la petite colline sur laquelle se déroulait la fête. Ils passèrent le dernier stand, et Tamaki s'arrêta étonné.

« Kakashi-san, je crois qu'il n'y a plus rien après… »

Le ninja copieur le regarda en souriant.

« On pourrait peut-être laisser tomber les formules de politesse, non ? Et pour répondre à ta question, les shinobis ont l'habitude d'organiser une deuxième fête dans la fête. Iruka a déjà dû y emmener Tori. Fais-moi confiance, tu te souviendras longtemps de cette soirée ! »Conclut le ninja copieur dans un sourire énigmatique.

(Musique écoutée : « le tourbillon de la vie » … mais la version des Croquants)

Les deux hommes s'enfoncèrent dans la nuit, et Tamaki perçut rapidement le son d'une musique forte. Plusieurs feux de camp avaient été allumés et une foule de ninjas chantaient, dansaient et buvaient, à l'abri des regards derrière un petit bois en contrebas de la colline.

Tamaki se retrouva en un rien de temps emporté dans le tourbillon de la musique et de la foule. Kakashi connaissait visiblement la plupart des gens qui se trouvaient là, et Tamaki le vit disparaître, happé par ses camarades. Seul au milieu d'une foule d'inconnus, le jeune médecin se sentait perdu. Sa timidité refit surface en un rien de temps, et il commença à blâmer intérieurement le ninja copieur, qui l'avait abandonné sans le prévenir. Heureusement il venait d'apercevoir Iruka et Tori. Il se fraya un chemin jusqu'à ses amis.

« Tiens Tamaki ! Alors cette petite virée avec Kakashi ? Il n'est pas avec toi d'ailleurs ? »

« Non, répondit le médecin un peu blasé, il a disparu dans la foule. »

« Ah. Viens, on va boire un verre en attendant qu'il réapparaisse. Il a dû être accaparé par des potes qu'il n'a pas vus depuis longtemps » répondit Iruka en le poussant vers le comptoir improvisé à quelques mètres d'eux. Il était difficile de tenir une conversation car ça criait et ça chantait de tous les côtés. Tori aurait bien été danser avec Iruka, mais celui-ci ne voulait pas laisser Tamaki seul, d'autant que le médecin, d'un caractère si calme, semblait un peu perturbé par toute cette animation. Une belle kunoichi visiblement éméchée s'approcha d'eux et proposa de danser à Tamaki. Au moment où il refusait poliment, il entendit derrière lui :

« Et moi, aurais-je un peu plus de succès ? »

Le jeune homme reconnut la voix suave de Kakashi. Sans se retourner, il répondit d'un ton boudeur:

« Je ne sais pas. Si c'est pour que tu me plantes en plein milieu, non merci. »

Le ninja copieur se mit à rire. Il attrapa le bras de Tamaki et l'entraîna parmi les danseurs.

« Allez Tamaki, fais pas la tête. Tu es beaucoup plus mignon quand tu souris ! » Répliqua le shinobi qui commença à danser. Les corps entraient en contact et s'écartaient sur le rythme de la musique, et plusieurs danseurs, hommes et femmes, semblaient irrésistiblement attirés par Kakashi. Mais celui-ci se débrouillait pour ne jamais être loin de Tamaki, profitant de l'obscurité et de la foule pour frôler le médecin. Chaque petit contact provoquait chez Tamaki de petites décharges électriques fort agréables. Il savait qu'il était en train de tomber raide dingue du ninja copieur, et celui-ci en avait visiblement parfaitement conscience à présent. Après quelques morceaux, Kakashi attrapa discrètement la main de Tamaki et l'entraîna à l'écart des regards. Iruka, qui dansait avec Tori, les suivit des yeux. La jeune femme enlaça le sensei et lui murmura à l'oreille :

« Ca y est, ils se décident enfin ces deux-là »

Iruka lui sourit et répliqua :

« Oui, ils seront parfaits l'un pour l'autre. » Après une courte pause, il plongea son regard dans celui de Tori et reprit :

« Et si on se décidait nous aussi ? »

Tori sourit à l'invitation et ils s'embrassèrent tendrement.

« C'est la meilleur place pour voir le feu d'artifice » avait déclaré Kakashi. Sur leur petit promontoire d'herbe, la vue était effectivement bien dégagée. Tamaki, assis par terre, avait allongé des jambes devant lui. Il commençait à être fatigué. Kakashi l'avait laissé quelques instants, le temps d'aller chercher deux nouveaux verres. Tamaki profitait de l'air du soir en l'attendant, impatient de voir le feu, mais aussi de se retrouver enfin seul avec l'homme de ses rêves. Il angoissait un peu cependant. Il avait peur que son manque d'expérience fasse rire, ou pire fuir le ninja copieur. Tout à ses pensées, il n'entendit pas Kakashi revenir. Il sursauta lorsqu'il sentit deux bras le tirer en arrière. Il se retrouva adossé au torse de Kakashi, les jambes du shinobi balançant maintenant au même rythme de part et d'autre des siennes.

« On est bien là tous les deux » murmura le ninja copieur à l'oreille du médecin. Celui-ci ne put réprimer un soupir d'aise. Kakashi resserra son étreinte et posa son menton sur l'épaule de Tamaki. La première fusée éclata dans le ciel, suivie d'une pluie de couleurs. Et d'autres se mirent à se succéder en rafale.

« C'est magnifique ! » s'exclama Tamaki.

« Hmm hmm » répondit le ninja copieur, qui commença à chatouiller le cou de Tamaki avec son nez. Le jeune médecin se mit à rire et tourna la tête pour protester contre cette taquinerie. Quand son regard croisa celui de Kakashi, brillant d'envie, il se sentit perdre le contrôle. Il approcha timidement ses lèvres de celles du ninja, qui combla la distance restante. L'échange fut bref mais délicat. Un simple baiser sur la bouche. Kakashi s'écarta pour observer le jeune médecin, aux joues rosies par l'émoi. Alors que le bouquet final retentissait, Kakashi s'empara à nouveau de la bouche de Tamaki, dans un baiser plus passionné. Leurs langues se trouvèrent et entamèrent une danse langoureuse. Quelques longues secondes de bonheur passèrent avant que Kakashi ne rompe le baiser en souriant.

« Quel beau final ! » murmura-t-il taquin.

Tamaki se mit à rire. Il serait bien resté toute la nuit là, dans les bras de Kakashi, mais l'air frais commençait à se faire sentir. Il étouffa un bâillement qui n'échappa pas au ninja copieur. Kakashi fit glisser son pull de ses épaules à celles de Tamaki.

« Tu es crevé, on ferait mieux de rentrer » déclara Kakashi en se levant. Il tendit une main à Tamaki pour l'aider à se relever. Les deux hommes firent un détour pour éviter la foule des fêtards encore nombreuse, et prirent le chemin du village dans un silence confortable. En temps normal, Kakashi aurait proposé à sa nouvelle conquête de passer la nuit chez lui, mais avec Tamaki, c'était différent. Il ne voulait pas précipiter les choses. Ne pas gâcher ce qui s'annonçait comme une très belle histoire. Il raccompagna le médecin jusque chez lui. Devant l'entrée de l'appartement, aucun des deux ne savait trop quoi dire. Ce fut Tamaki qui brisa le silence.

« Merci pour cette soirée Kakashi. C'était très … plaisant. »

« Je suis content que tu te sois amusé. Il faudra qu'on remette ça à l'occasion. »

L'invitation à se revoir un peu maladroite fit sourire le médecin.

« Quand tu veux !, Bonne nuit Kakashi. »

« Bonne nuit » répondit le ninja.

Tamaki allait passer sa porte mais le ninja copieur le retint.

« Attends » murmura-t-il, avant de l'embrasser une dernière fois.

« Fais de beaux rêves » conclut-il avant de s'évanouir dans un nuage de fumée bleue. Tamaki mit quelques secondes à reprendre ses esprits. Il rentra chez lui le sourire aux lèvres, et le cœur gonflé de bonheur.

Il s'affala directement sur son lit, les bras en croix, et repensa à cette belle soirée. Sa main palpa quelque chose de doux qu'il porta à son visage. Le pull de Kakashi laissait encore émaner l'odeur sucrée du shinobi. Tamaki ferma les yeux en souriant et s'endormit, sa joue contre ce pull qu'il lui faudrait rapporter à son propriétaire au plus vite.

Kakashi se réveilla le lendemain, la bouche pâteuse et un mal de crâne tenace. Après avoir avalé un cachet et un café, il fila chez Eiri pour récupérer Akito. Sur le seuil de la porte, il entendit la jeune femme crier gentiment :

«Akito, viens t'habiller, ton papa ne va pas tarder. »

Kakashi sourit et frappa à la porte. Eiri lui avait à peine ouvert que son fils s'accrocha à sa jambe pour réclamer son attention.

« Bonjour Eiri, ça s'est bien passé ? »

« Très bien Kakashi-san ! J'ai mis le poisson d'Akito dans un bocal, il faudra penser à lui donner à manger. »

« Ah oui, le poisson » soupira Kakashi.

« Poisson, poisson, poisson ! » chantonna son fils.

Kakashi quitta Eiri avec enfant et poisson sous le bras et rejoignit son appartement.

Le petit avait décidé d'être calme aujourd'hui, à la grande satisfaction de son père. Il dessinait tranquillement sur sa petite table d'enfant, pendant que Kakashi préparait à manger.

Le dessin représentait son papa et son parrain, ainsi que Eiri. Il avait bien sûr dessiné son poisson, et ce qui semblait être un chien. Kakashi était entouré d'un halo bleu, alors que du vert était crayonné tout autour d'Iruka. Kakashi ne comprit pas immédiatement ce que le petit avait voulu représenter.

« Akito, pourquoi tu as colorié ça ? » demanda-t-il en désignant les deux zones de couleur sur le dessin.

« Papa bleu, et Ruka vert » déclara l'enfant.

« Ok. Ça je le vois bien, mais… » Et la réponse sembla tout à coup évidente. Son fils avait tenté de représenter le flux de chakra ! Chaque shinobi avait une teinte particulière de chakra, et Akito, du haut de ses dix huit mois, percevait ces flux assez distinctement pour les associer aux shinobis qui l'entouraient.

« C'est ça que tu as essayé de représenter ? » demanda-t-il en produisant une faible quantité de chakra au creux de sa main. Le visage du petit bonhomme s'illumina en voyant la belle lumière bleue.

« Joli ! » dit-il en approchant la main.

« Non Akito ! répondit son père en faisant disparaitre la petite boule de chakra. C'est dangereux. Tu ne dois pas toucher ça. »

Akito commença à bouder, ce qui fit sourire son père. Il était encore trop tôt pour lui apprendre à contrôler lui-même son chakra. Mais Akito semblait avoir un potentiel indéniable. Iruka pourrait sûrement l'aider à enseigner à son fils comment manier son chakra.

Akito délaissa son dessin pour aller jouer dehors en attendant de passer à table. Quelqu'un frappa à la porte.

« Entrez, c'est ouvert » cria Kakashi de la cuisine.

Tamaki entra, le pull de Kakashi à la main.

« Bonjour ! Tu veux un coup de main ? » Demanda-t-il au ninja copieur, qui se débattait avec une salade récalcitrante.

« Ah salut Tamaki. On allait passer à table, tu te joins à nous ? »

« Ah, je passais juste te rendre ton pull. Je ne veux pas déranger. »

« Allez ne sois pas idiot. Va chercher Akito et dis lui de se laver les mains. »

Tamaki s'exécuta tandis que Kakashi rajoutait une assiette. Akito avait encore besoin d'un peu d'aide, mais commençait à se débrouiller de mieux en mieux pour manger seul. Kakashi se plut à observer le jeune médecin aider son fils à couper sa viande et sa salade. Akito fit la grimace en voyant arriver le dessert, une salade de fruits.

« Ne fais pas la tête Akito. Ca rend super costaud de manger des fruits, n'est ce pas Docteur ? »

Tamaki acquiesça en riant. Devant la mine dépitée d'Akito, le ninja copieur se leva en soupirant. Il avait trouvé l'astuce infaillible pour faire manger des fruits à son fils, l'ingrédient miracle. Il ajouta donc un soupçon de sauce au chocolat dans la coupe d'Akito, qui accepta de manger son dessert.

« Quelle autorité ! » se moqua gentiment Tamaki.

« Toi aussi tu veux de la sauce au chocolat c'est ça ? » répliqua Kakashi en menaçant le médecin avec sa bouteille. Akito, trouvant la scène très amusante, ne trouva rien de mieux à faire que de laisser s'échapper sa cuillère remplie de fruits. Kakashi glissa en voulant la rattraper au vol, et pressa malencontreusement la bouteille de sauce qu'il avait encore en main. Un long jet de chocolat partit droit sur la chemise de Tamaki, et Akito se mit à rire de plus belle.

« Merde ! Je suis désolé Tamaki ! Attends on va arranger ça ! » Dit le ninja copieur confus en commençant à frotter la longue traînée de chocolat.

« Arrête Kakashi ! Tu es en train de l'étaler ! Et puis ce n'est pas grave tu sais. On va finir de manger et on s'occupera de ça plus tard. »

Après le déjeuner, Kakashi mit Akito au lit pour sa sieste tandis que Tamaki tentait de réparer les dégâts sur sa chemise. Le ninja copieur le rejoignit dans la salle de bain. Il prit le temps d'admirer le médecin torse nu avant de s'approcher. Tamaki était en train de frotter sa chemise au savon dans le lavabo quand il sentit deux bras forts l'enlacer. Il ne put réprimer un frisson.

« Tu devrais la laisser tremper un moment. » Kakashi marqua une pause et reprit : « Je te la rapporterai demain. Ca me fera une excuse pour passer te voir moi aussi. »

Tamaki se retourna en souriant.

« On n'a peut être pas besoin de se trouver des excuses à chaque fois » répondit-il en entourant la nuque du ninja copieur de ses mains. Ils échangèrent un long baiser passionné, et ne se séparèrent que pour reprendre leur souffle. La façon qu'avait Kakashi de le regarder, intense et pleine de désir, faisait chavirer le jeune médecin.

Ils passèrent l'après-midi ensemble. Tamaki serait bien resté plus longtemps mais il était de garde à l'hôpital cette nuit-là. Kakashi et lui programmèrent de se revoir le samedi suivant.