Tous ces drabbles sont écrits durant le live écriture d'un streameur nommé Tinky, sur un thème donné.
- .tv/gl_tinkyyyy/profile - jeudi soir - Trois heures d'écriture de 18h à 21h.
Les personnages et histoires développées ici ne relèvent que de mon imagination.
Limite de 800 mots.
484 mots - Thème : Le manque.
Alors que mon rythme cardiaque commence à s'accélérer, l'avion atterrit. Je n'ai à présent plus qu'une envie en tête : le revoir. Deux semaines que je suis loin de lui, deux semaines terriblement longues… Certes, ce voyage au Japon fut des plus passionnants : visiter ce pays majestueux était, depuis longtemps, un de mes plus grands rêves. Vivre, telle une nomade là-bas, visitant différentes villes, discutant – dans un mélange d'anglais et de mes maigres connaissances de japonais – avec les habitants si accueillants.
Mais être éloigné de lui pendant si longtemps… C'est vraiment dur, et le manque se fait vraiment ressentir. Il me manque tellement… Son parfum, sa douceur, ses caresses… Il n'y a pas plus adorable que lui. Plus aimant que lui. Oui, je l'aime et oui, il me manque. Horriblement. Terriblement. Inconditionnellement.
J'étouffe un bâillement et m'étire, le dos courbaturé après cette nuit – plus qu'horrible – dans ce siège ô combien peu confortable. Enfin, lorsque l'avion s'arrêta définitivement, je commence à me lever, grimaçant en me retrouvant debout pour la première fois depuis de nombreuses heures. Saisissant ma valise, je sors de l'avion après une dizaine de minutes d'attentes, bâillant toujours plus. Alors que je regagne ma voiture, je ne cesse de penser à Lui. Ce qu'il me manque… Je n'ai qu'une envie : me blottir dans ses bras pour sentir son odeur, cette odeur que j'aime tant… Sa présence suffit à me rendre heureuse pendant des heures. Et dire que j'ai été séparée de lui pendant deux semaines… DEUX SEMAINES. Ce manque, que dis-je, ce trou béant que je ressens au sein de mon cœur est immense, comparable au manque qui me torture l'esprit – et surtout le ventre – lorsque je m'abstiens de manger de chocolat pendant deux jours.
C'est enfin, après vingt minutes coincée dans les embouteillages de la rocade que je parviens à atteindre le petit patelin dans lequel j'ai élu domicile. Avec un empressement non dissimulé, j'arrive enfin devant mon immeuble. En deux temps trois mouvements, je suis dans les escaliers, trainant derrière moi ma valise – remplie à ras bord de posters, figurines, livres et j'en passe. Enfin, j'atteins la porte de mon appartement. Je sais qu'il est là, à l'intérieur, à m'attendre. Il fait toujours ça. Et après, vous me demandez encore pourquoi je le trouve aussi adorable ? Il est… Celui qui me tient en vie. Celui qui me soutient dans mes moments de faiblesse. Celui qui accueille mes pleurs. Celui qui partage mes joies, mes sauts d'humeurs, mes maladresses. Sans lui ? Je serais immensément seule. Complètement perdue dans ma vie. Je pense à lui toute la journée. Le matin, nous devons nous quitter mais le soir, nous nous retrouvons avec joie.
J'entre enfin. Je pousse ma valise dans la pièce, ferme rapidement la porte derrière moi, puis me rue vers lui. Je l'aime tellement. Mon bien-aimé, l'amour de ma vie, la prunelle de mes yeux… Mon lit.
