Je sais pas comment j'ai fait mais j'ai réussi à écrire ce septième chapitre. J'espère que les fans du couple roy riza ne m'en voudront pas trop mais je n'ai pu faire qu'une toute petite scène sur ce couple. Mais j'ai beaucoup aimé la rédiger.
Bonne lecture !
Chapitre 7 : Retour à Rush Valley
Après avoir dîné, tous deux allèrent acheter deux billets de train pour Rush Valley. Ce train qui devait partir très tôt le lendemain matin pour arriver deux jours plus tard, dans la matinée à Rush Valley.
Le voyage fut long, certes. De plus, il n'y avait plus de place dans les wagons de première classe, aussi Christelle et Edward furent condamnés à dormir et passer deux jours sur des banquettes plus ou moins confortables. Cependant, ils ne purent s'ennuyer, puisqu'Edward continuait ses cours d'alchimie. Cependant, ils ne firent pas que parler alchimie. Christelle se demandait :
- Comment sais-tu qu'il s'agit de ce Dominique ?
- J'ai déjà eu l'occasion de le rencontrer chez lui. Il n'y a pas beaucoup de misanthropes chez lesquels on se rend en traversant un pont. Au fait, il fait super chaud dans ces montagnes, plus chaud que dans le désert où on a trouvé la première partie du rapport.
- Je vois. J'ai l'impression que tu as beaucoup voyagé dans le pays, je me trompe ?
Cette question lança Edward dans un long discours passionnant sur ses voyages et ses anecdotes.
Ce long voyage fut donc l'occasion d'un grand rapprochement entre eux deux. A la fin du voyage, Christelle et Edward se considéraient comme des amis.
Pendant ce temps, à Central, Roy et Riza étaient aussi perdus l'un que l'autre.
Au lieu de travailler, Roy repensait à leur baiser. Il en était certain : Riza était la femme qui l'accompagnerait jusqu'à la fin de ses jours. Cependant, quelque chose le perturbait : d'habitude, lorsqu'il embrasse une femme, les idées perverses grouillent dans son cerveau et ses hormones le travaillent beaucoup, mais là, avec Riza, aucune idée perverse, pas d'excitation, juste l'envie, ou plutôt le besoin de la sentir près de lui, contre lui, dans ses bras. S'il n'y avait pas cette règle qui interdit leur relation, il la demanderait immédiatement en mariage.
Quant à Riza, elle n'était pas d'humeur à obliger son supérieur à travailler, elle était, tout comme lui, d'humeur rêveuse. Ce baiser – qui avait quand même duré une demi-heure -, elle l'avait attendu pendant des années et l'avait savouré ainsi que les bras de Roy Mustang, l'homme qui hantait ses rêves, l'homme de sa vie. Elle ne pouvait pas vivre sans lui, même si elle savait que c'était un coureur de jupons hors normes, elle ne pouvait s'empêcher de l'aimer passionnément, c'était sa raison d'être et de vivre. (ndla : non, il n'y a pas redondance, il y a une nuance très subtile !) En ce moment, elle regrettait d'être dans l'armée qui lui interdisait de vive une histoire d'amour avec l'homme qu'elle aimait plus que tout au monde.
Ne sachant comment réagir, Mustang tentait de voir le moins possible son premier lieutenant, il la fuyait presque. Hawkeye parvenait, malgré ce malaise, à garder son masque sévère et impassible. Bref, elle restait professionnelle, ayant vécu avec les mêmes sentiments pour le colonel tout en étant sous ses ordres pendant des années. De plus, elle comprenait la réaction de son supérieur mais en souffrait de plus en plus, sans en montrer quoi que ce soit.
En arrivant à Rush Valley, Edward proposa :
- Ce serait mieux de trouver une chambre maintenant. Là où on va, nos valises seraient de trop.
- D'accord. En plus, il fait super chaud et je serais pas contre la possibilité de me changer.
Après avoir constaté que tous les hôtels affichaient complet, ils avisèrent un petit hôtel qui semblait assez propre et qui, contrairement aux autres, n'affichait pas complet.
- Bonjour, on voudrait deux chambres pour une personne, s'il vous plaît, demanda l'alchimiste d'état.
- Ah, je suis désolée mais l'hôtel est presque complet, et il ne me reste qu'une chambre pour deux personnes, répondit le réceptionniste.
Edward se sentit mal à l'aise, mais Christelle répondit assez vite :
- On prend, ce sera mieux que rien.
Tout en leur lançant un regard frisant l'overdose de sous-entendus, le réceptionniste leur tendit une clé en disant :
- Chambre 23. Bon séjour à l'Hôtel du Cœur.
Edward et Christelle sursautèrent :
- C'est quoi ce nom ? pensèrent-ils. (ndla : zont pas pensé à regarder le nom ? mais kel idiots ! ).
Ils montèrent à leur chambre et découvrirent avec horreur – ou gêne – qu'ils devraient dormir dans le même lit. Ils entrèrent tout de même puis Christelle s'enferma dans la salle de bains avec quelques vêtements. Edward comprit qu'elle se changeait, en espérant qu'elle ne prendrait pas de douche, et fit de même que la demoiselle.
Elle ressortit avec un short beige et un débardeur court et moulant blanc. Elle portait des chaussures de et ses cheveux étaient relevés en un chignon. Quant à Edward, il avait tombé le manteau rouge et la veste noire.
Edward emporta de l'eau et une corde puisqu'il y avait de l'escalade au programme. Il rassembla ses souvenirs quant au chemin menant à Dominique. Puis ils se mirent en route, vers neuf heures du matin.
Le chemin était long et chaud. Ils souffraient de la chaleur et de l'aridité du terrain. Après une heure de marche, ils arrivèrent au pont. Edward et Christelle se couchèrent au bord du ravin pour examiner la paroi. Ils repérèrent une espèce de roche sortant un peu de la paroi, permettant à une personne de s'accroupir et un amas de roches juste au-dessus. Cet endroit était une dizaine de mètres en dessous de là où Edward et Christelle se trouvaient.
- Bon, qui descend ? demanda Christelle.
- Vu la paroi et qu'on a pas beaucoup de matériel, ce serait mieux que ce soit moi, je peux transmuter mes auto-mails pour descendre sans trop de problème.
- D'accord.
- Tu pourrais m'assurer ? on ne sait jamais.
- Sans problème.
Edward transmuta la roche pour caler Christelle pendant qu'elle l'assurerait. Puis il retira sa chaussure gauche et transmuta ses deux auto-mails afin de pouvoir s'accrocher à la paroi.
Christelle attacha la corde – longue de vingt mètres - autour de sa taille en gardant du mou et se cala derrière la roche. Edward en fit de même puis entama la descente. Il trouva vite un rythme pas trop périlleux : quand il bougeait son pied gauche, sa main droite était enfoncée dans la roche, et vice-versa. Quant à Christelle, elle était assez utile car par endroit, la roche était plus friable que prévu. Après quelques minutes d'escalade périlleuse, Edward arriva à l'espèce d'amas de roche. Il s'accroupit sur la roche proéminente et dégagea les roches petit à petit. Malheureusement, le trou n'était pas profond et ne cachait aucune boîte.
- Christelle ! cria l'alchimiste.
- Oui ? répondit l'intéressée.
- Il n'y a rien. Je remonte.
La remontée fut plus rapide que la descente. Une fois revenu sur le chemin, Edward retransmuta ses auto-mails et la roche qui calait Christelle. La jeune femme détacha la corde qui entourait sa taille. Puis ils traversèrent le pont, plus ou moins rassurés par la solidité relative du pont et par le bruit du torrent qui coulait en dessous du pont.
Après quelques frayeurs, ils recommencèrent leur examen de la paroi. Ils trouvèrent deux rochers proéminents, l'un plus gros que l'autre. La chaleur et la fatigue se faisaient sentir. Edward fit les mêmes transmutations que précédemment pendant que Christelle buvait. Puis Edward but tandis que Christelle attachait la corde autour de sa taille. Le Fullmetal Alchemist en fit de même puis tous deux se positionnèrent et Edward entama sa descente.
Il arriva vite au premier rocher, le plus large. Il dégagea les cailloux mais ne trouva rien.
- Chris ? héla-t-il.
- Oui, Ed ?
- Il y a rien ici, je vais voir l'autre.
- Okay.
Il ne lui restait qu'à aller jusqu'au second rocher, très étroit. Une fois les pieds posés sur le rocher, il transmuta la roche et quelques pierres pour agrandir la… plateforme, dirons-nous. Les pierres à dégager s'enfonçaient assez profondément dans la paroi dans un tunnel étroit. Après avoir dégagé le tunnel sur un mètre, il trouva une boîte identique aux deux précédentes. Il sortit du tunnel et appela la jeune fille qui l'assurait.
- Je l'ai trouvé.
- Génial. Bon, on fait comment ? c'est la boite ou toi que je dois remonter en premier ?
- La boîte. Je l'attache à la corde et je te signale quand tu pourras la remonter.
Cette opération se fit sans problème, seul Edward n'était pas rassuré sur la plateforme étroite au-dessus des eaux torrentielles. Aussi fut-il vraiment soulagé de voir la corde lui retomber dessus. Il la noua autour de sa taille et entama la remontée de la paroi. Il avait environ quinze mètres à remonter. Sentant qu'il avait quelques difficultés à remonter à cause de la chaleur et de la fatigue, Christelle lui cria de ne pas bouger. Après avoir calé la corde, elle se pencha sur la paroi pour voir où en était le blondinet, qui par chance n'était pas trop lourd. Elle remarqua qu'il lui restait dix mètres à escalader. Elle traça un cercle de transmutation à l'aide de sa main libre et fit apparaître quelques trous et bosses pour qu'Edward puisse escalader la paroi sans trop se fatiguer. Il arriva sur le chemin sans trop de problème grâce à l'initiative de Christelle. Ils replièrent rapidement bagage – c'est-à-dire qu'ils retransmutent la roche et les auto-mails d'Edward – puis ils rentrèrent rapidement à Rush Valley, la boîte en main.
Ils posèrent leurs affaires dans leur chambre puis descendirent pour déjeuner. Une fois repus, ils remontèrent ouvrir cette troisième boîte. Comme les fois précédentes, ils découvrirent un paquet de feuilles et une lettre. Celle-ci était plus longue que les autres. En voici le contenu :
« Bravo Fullmetal Alchemist,
Vous avez trouvé la totalité de mon rapport. Je ne vous dirai pas ici où se trouve la pierre philosophale. La réponse est dans le rapport que vous devez entièrement décrypter pour la connaître.
Bonne chance pour la suite.
Basque Gran. »
- En route pour Central ! soupira Edward.
- Pourquoi ? demanda Christelle.
- J'ai besoin de dictionnaires et d'ouvrages très complets qu'on ne trouve qu'à la bibliothèque de Central. Je me demande si je vais m'en sortir sans Al…
- J'ai pas la prétention d'être aussi intelligente mais je veux bien t'aider.
- Etant donné que le cryptage sera sans doute compliqué, tu me seras utile en me donnant un max d'infos sur ton oncle.
- Ah, j'y pense. T'as un rapport à rendre au colonel sur ces quelques jours consacrés à la recherche de ce rapport. Tu comptes le faire qu… ?
La jeune femme s'était arrêtée en voyant le regard sombre et déjà désespéré à l'idée des sarcasmes de Mustang qu'affichait Edward.
- Bon, je vais le faire maintenant. J'en serai débarrassé au moins.
Il s'assit à la table qui se trouvait dans la chambre, s'empara de quelques feuilles blanches et d'un stylo pendant que Christelle s'allongeait sur le lit avec un bon bouquin dans les mains.
Après une heure de silence, Edward demanda :
- Chris, tu vas faire quoi maintenant ?
- Hein ? Comment ça ?
Christelle leva le nez de son livre.
- Ben oui…reprit le Fullmetal Alchemist. On a trouvé tout le rapport. Maintenant, logiquement, tu ne me seras plus vraiment utile sauf pour quelques renseignements sur Basque Gran.
Sans comprendre pourquoi, Edward voulait qu'elle reste avec lui.
- Ben, maintenant que j'ai un peu vécu avec toi et on frère et que je connais votre histoire, je voudrais savoir comment tout ça va se finir, puisque vous touchez presque au but. Donc je vais rester à Central pendant que tu décrypteras le rapport, puis je t'accompagnerai pour aller chercher la pierre, en bref, je vais te coller jusqu'à ce que toit et ton frère vous ayez retrouvé vos corps complets.
Elle avait dit la dernière phrase de manière joyeuse. Edward fut donc rassuré par ce qu'il venait d'entendre.
Puis chacun se replongea dans ses écrits respectifs.
A suivre…
Voilà ! ouf j'ai eu un peu de mal pour faire ce chap ! donc dites-moi ce que vous en avez pensé !
Au fait, dans le prochain chap, il y aura la nuit d'Ed et Chris dans le même lit ! lol
