Disclaimer: Twilight est la propriété de Stephenie Meyer. L'histoire appartient à wmr1601 (lien sur mon profil), je ne fais que traduire.

Bonjour tout le monde! Comment allez vous?

Je vous apporte un tout nouveau chapitre :)

Merci à toutes pour vos reviews et mises en alerte/favori.

TeamEdward: Coucou! Merci pour ta review :). Oui, il a enfin fait quelque chose, même si ça ne paraît pas grand chose, c'est très important. C'est vrai qu'ils ne se sont pas parlés beaucoup mais d'une part ça doit être intimidant quand même de se parler en vrai au bout de quatorze ans et d'autre part disons que Bella a été prise au dépourvu^^. A bientôt! Bisous :)

Merci à Missleez, ma bêta :)


CHAPITRE 7 : Le début de la fin

Bella

Dans mon rêve cette nuit là, je marchais le long de la plage. Je reconnus que ce n'était pas une plage, juste du sable beige blanc à perte de vue, et l'océan, je supposais le Pacifique, puisque c'était le seul océan que je ne connaissais pas. La journée était bien chaude, et je pouvais sentir une main forte et chaude enroulée autour de ma main droite. Je regardai et je vis Emmett, bien sûr. Je lui souris et il me regarda affectueusement. Cependant, il y avait autre chose. Quelque chose qui n'était pas chaude et douce comme la main d'Emmett. Je regardai ma main gauche, et je vis mon téléphone dedans. J'étais perplexe. Je ne savais pas pourquoi je tenais mon téléphone sur la plage. D'une part, je risquais de mettre du sable dedans et de l'abîmer. D'autre part, à qui avais-je besoin de parler à ce moment là ? Ma raison de vivre me tenait la main.

Puis le téléphone sonna. Bizarre. Je regardai vers le bas, reconnaissant vaguement le numéro, bien que je ne pouvais pas dire de qui il s'agissait. « Désolée, » murmurai-je à Emmett alors que je plaçais le téléphone à mon oreille. « Allô ? »

« Bella ? C'est Edward. »

Je ne pus empêcher le sourire de se propager sur mon visage. « Salut » dis-je.

Qui est ce ? Souffla Emmett.

Edward, répondis-je discrètement.

Je ne pouvais pas lire son expression. Ça aurait pu être un air renfrogné, mais il ne semblait pas fâché. Agacé, peut-être ?

« Qu'est ce que tu fais ? » demanda Edward au téléphone.

« Pas grand chose, je marche juste sur la plage avec Emmett. »

« Oh » sa voix ressemblait à l'expression d'Emmett. Il n'était pas heureux de ces nouvelles. Comment en était-on arrivé là ? J'étais juste... moi. Et maintenant j'avais deux hommes jaloux l'un l'autre pour moi ? « Écoute, tu pourrais te débarrasser de lui pendant une minute ? Il y a quelque chose que je veux te demander. »

« Euh, je suppose. Ne quitte pas. » Je couvris le téléphone avec ma paume et lançai un regard d'excuses à Emmett. « Il veut me parler seul pendant une minute. Je reviens tout de suite, d'accord ? » Je me mis sur la pointe des pieds et lui donnai un rapide baiser. Puis je lâchai sa main et je partis à la hâte. « C'est bon, je suis seule. »

« Bella, je ne sais pas vraiment comment te dire ça sans ressembler à un parfait connard. Mais je dois te demander. Tu es sûre qu'il est le bon choix pour toi ? Je veux dire, ce serait bien si je t'invitais à sortir, juste une fois, afin que tu puisses prendre la bonne décision ? »

Je me réveillai avant de pouvoir lui répondre.

Qu'est ce que ça signifie ? me demandai-je. Est-ce que mon subconscient pensait en quelque sorte que je choisirais Edward plutôt qu'Emmett ? Avais-je des doutes après la conversation téléphonique de la soirée précédente ? C'était ridicule. Mais je ne pouvais pas m'empêcher d'y penser. Je pensais à ce rêve pendant ma douche. Je rejouais ces scènes alors que je prenais le petit déjeuner et lorsque je me brossais les dents et les cheveux. Puis à nouveau sur le trajet pour le travail. J'étais contente d'avoir été seule ce matin. Je ne pense pas que j'aurais été capable d'expliquer à Emmett que je rêvais d'un autre homme. Certes, Emmett avait été dans le rêve aussi, mais il n'avait définitivement pas été le centre d'attention. Je secouai la tête, essayant d'effacer les souvenirs du rêve de ma tête. Je me garai sur le parking de ACU et ça allait être dur d'expliquer à Emmett la raison pour laquelle j'avais voulu être seule la nuit dernière sans être toute bizarre à cause de ce rêve, aussi.

Je décidai que j'avais besoin d'une rapide 'conversation entre filles' avant de lui faire face. Je sortis mon portable et composai le numéro d'Alice.

« Bella, salut ! » répondit-elle au téléphone.

« Salut, Alice. »

« Que me vaut ce plaisir ? » dit-elle, sa fausse formalité me rappela que ça faisait trop longtemps que je ne l'avais pas appelée.

« Je suis désolée de ne pas t'avoir appelée depuis si longtemps » m'excusai-je. Je n'avais pas vraiment vu Alice depuis deux semaines que j'étais fiancée ; c'était pas sympa de ma part, et je le savais, mais entre le travail et Emmett, je n'avais juste pas trouvé le temps.

« C'est bon Bella, vraiment. Nous sommes tous très occupés dans la vie. Ta vie ne tourne pas autour de moi et pareil pour moi. J'aurais pu t'appeler aussi, et je ne l'ai pas fait. Alors honnêtement, ne t'inquiète pas, et ne t'excuse pas. »

« Tu es la meilleure Ali. Je savais que tu n'étais pas ma meilleure amie pour rien. »

« Je le suis. Mais sérieusement, tu voulais discuter de quelque chose en particulier ? »

« En fait, ouais. Tu ne devineras jamais ce que j'ai fait hier soir ? »

« Emmett ? »

Même si j'étais seule, je sentis le rouge teinter mon visage. « Non ! » m'écriai-je.

« Ça aurait été une réponse appropriée tu sais. Tu es fiancée avec lui c'est bon. »

Autant j'adorais Alice, je ne voulais pas discuter de ma vie sexuelle avec elle. C'était l'une des choses que je considérais trop privée pour en discuter, même avec ma meilleure amie. « Eh bien, c'est... il est... » commençai-je, devenant rapidement troublée. « Grr, Alice ! » m'écriai-je. Je pris une profonde inspiration pour me calmer. Alice pouvait être tellement aggravante. « J'ai parlé à Edward. »

« Et ? Vous parlez tout le temps sur messagerie instantanée. »

« Non, pas de messagerie instantanée. Pas seulement par messagerie instantanée, en tout cas. Je veux dire, je lui ai parlé. » J'insistai sur le mot pour lui faire comprendre.

« Qu'est ce que tu veux dire, tu lui as parlé ? Comment tu lui as parlé ? Je pensais que vous ne vous rencontreriez pas avant juin. »

« On ne s'est pas rencontrés. Je vais te raconter toute l'histoire, mais tu dois me promettre d'écouter. Ne m'interromps pas, d'accord ? »

« Très bien » accepta t-elle, semblant hésitante.

Je continuai. Je donnai à Alice un récapitulatif des deux derniers jours. J'y inclus le vague e-mail d'Edward, et la conversation téléphonique qui en avait résulté, et la réaction d'Emmett à ma demande de passer la nuit seule. Je roulai des yeux à ce souvenir particulier, même si je savais qu'Alice ne pouvait pas me voir. Je l'aimais, mais ça avait été un peu absurde qu'il se plaigne pour une nuit passée loin de moi. Alice ne m'avait merveilleusement pas interrompue pendant que je racontais mon histoire. Je savais que ça avait dû être difficile pour elle, je m'arrêtai là pour lui laisser une chance de répondre.

« Je le crois pas » murmura t-elle.

« C'est ta réaction ? » dis-je. « Je laisse tomber cette bombe sur toi, et ta réaction c'est je le crois pas ? »

Elle continua comme si elle ne m'avait pas entendue, devenant plus animée à chaque question progressive. « Alors, de quoi vous avez parlé ? Comment il paraît ? Est-ce que sa voix correspond à son image ou était ce plus comme un DJ de radio, mais en sens inverse ? Tu sais, la façon dont tu entends leur voix tous les jours et ensuite quand tu vois une photo d'eux tu es tout comme 'c'està ça qu'ils ressemblent ?' Ooh, qu'a dit Emmett quand tu lui as dit pourquoi tu avais voulu passer la nuit seule ? Tu vas parler à Edward à nouveau ? »

« Alice, Alice, calme toi » lui dis-je. « Une chose à la fois. Commençons par le début de ta petite tirade. On a pas vraiment parler de quelque chose en particulier. C'était essentiellement juste pour entendre la voix de l'autre pour le moment. Sa voix était grave et apaisante, mais pas aussi grave que celle d'Emmett. Juste une voix masculine agréable, je suppose. Elle correspond parfaitement à son image. Aucun syndrome de DJ inverse. » Je décidai de sauter la question sur Emmett pour le moment j'espérai qu'elle ne le remarquerait pas. « Et, oui, on a décidé qu'on allait parler à nouveau ».

« Wow » souffla t-elle. « Eh bien, c'est merveilleux Bella » dit-elle. Je poussai un soupir de soulagement intérieur qu'elle n'ait pas souligné mon omission de la question d'Emmett.

« Très bien, Alice. Je dois aller au bureau. Je suis presque en retard, mais je voulais te parler avant. »

« D'accord, Bella. Merci d'avoir appelée. On devrait bientôt se revoir, de toute façon. Ça fait trop longtemps. »

« C'est vrai » acquiesçai-je.

« Je t'appellerai ce week-end, peut-être que Rosalie est disponible, et on pourrais faire une journée spa ou quelque chose. »

« Ce serait génial Alice. Tiens moi au courant d'accord ? »

« Très bien Bella. Bye »

« Bye. »

Je regardai autour du parking alors que je descendais de mon pick-up. La Jeep d'Emmett était déjà à sa place habituelle. Je me concentrai pour respirer normalement pendant que je marchais jusqu'au bureau. Je n'avais aucune raison d'être nerveuse. Je n'avais rien fait de mal. J'entrai dans notre bureau commun et saluai mon fiancé avec un grand sourire. « Bonjour, » dis-je.

Il leva les yeux vers moi et me sourit en retour, montrant pleinement ses fossettes. J'aimais ses fossettes. Elles étaient probablement le seul trait physique que je préférais sur Emmett. « Hey, ma belle. »

« Comment s'est passé ta nuit ? » questionnai-je.

« Solitaire. La tienne ? »

Je combattis l'envie de rouler des yeux à sa déclaration. « Intéressante. »

« Vraiment ? »

« Ouais. Tu ne devineras jamais ce qu'il s'est passé. »

« Dis-moi. »

Je m'assis sur le bord de mon bureau, en face de lui, essayant de décider du meilleur plan d'action. Il méritait la vérité, et je lui donnerais, mais c'était toujours un peu maladroit de parler de ça là-bas. « Tu te souviens, je t'ai parlé de mon correspondant, celui que j'ai depuis le collège ? » commençai-je.

« Ouais, bien sûr. Le gars de Chicago. »

« Oui, Edward. Eh bien, ils nous aient arrivé d'être en ligne en même temps hier soir, donc on était en train de parler par messagerie instantanée, et on a décidé qu'on voulait essayer de parler. Comme parler-parler. Pas seulement écrire. » Je n'avais pas parlé de l'e-mail d'hier, donc j'avais pensé omettre quelques uns des détails qui ferait qu'il prenne un peu plus facilement ce qui s'était passé. J'espérai.

Emmett paraissait suspicieux. « Donc qu'est ce qui s'est passé ? »

« Eh bien, il m'a donné son numéro de téléphone et je l'ai appelé. »

Les yeux d'Emmett s'écarquillèrent. « Quoi ? »

« Ouais. Ce n'était pas une grosse affaire. Je veux dire, j'ai l'impression que je le connais depuis toujours de toute façon. C'était juste la prochaine étape normale dans l'amitié. »

« Je croyais que tu avais dit que tu étais d'accord pour ne pas le rencontrer. Juste pour écrire. »

Oh, ouais. Je n'avais pas encore dit à Emmett que j'avais déjà invité Edward et son frère au mariage. Je l'avais dit à Alice, mais pas à Emmett. Je devais bientôt remédier à ça. Pas maintenant, mais bientôt. « Ouais, euh, on a décidé de nous rencontrer, après tout. Ça fait quatorze ans, et on a simplement pensé qu'il était temps. » Je haussai les épaules, feignant la nonchalance.

En fait, sa mâchoire se crispa. Je ne pouvais pas y croire. Je n'avais jamais vu ce genre de réaction d'une personne réelle avant. Je me dirigeai vers lui, le caressai doucement avec un doigt, et j'embrassai tendrement sa bouche. « C'est juste un ami, bébé, je te le promets. C'est toi que j'aime. » Puis je l'embrassai à nouveau, utilisant le meilleur baiser séduisant que je pouvais.

Après un souffle haché, il s'éloigna de moi, pointa un doigt vers mon visage, et dit, « Je dois aller travailler. Mais cette conversation n'est pas terminée. Loin de là. »

Oh oh.

~ * PPT * ~

« A quoi tu pensais, Bella ? » Nous retournâmes à son appartement après le travail, ayant roulés tous les deux séparément car nos voitures étaient toutes les deux au bureau après avoir passé la nuit séparés. Maintenant, nous étions debout dans le salon, face à face en train de nous disputer. Sa question était plus critique que curieuse. L'hostilité qu'Emmett montrait envers Edward me rendait mal à l'aise, et franchement un peu mauvaise.

« Ce n'est pas une grosse affaire » dis-je, clignant des yeux pour retenir les larmes qui menaçaient de tomber. Je pleurais plus quand j'étais en colère que quand j'étais bouleversée.

« Ça ne l'est pas bordel ! Qu'est-ce qu'il y a d'autre que tu ne m'as pas dit à propos de ton soi-disant correspondant ? » L'expression de son visage était un mépris absolu et la façon dont il avait dit correspondant sonnait comme une accusation de mensonges incalculables.

« Rien, je le jure. »

Son visage se détendit infiniment. Je me souvins alors de l'invitation au mariage. « En fait, il y a une chose » modifiai-je dans un murmure.

« Une chose de plus ? C'est tout ? Juste une chose de plus ? »

« Oui », dis-je. Je détestais me disputer avec Emmett. C'était positivement malheureux. Je l'aimais plus que je n'avais jamais aimé personne avant, mais cette folle jalousie commençait à m'effrayer un peu. Ma colère s'évapora instantanément à ses paroles, et fut remplacée par la pure appréhension à ce que j'allais lui dire.

Il ferma les yeux, comme s'il s'attendait au pire. J'espérai qu'il ne verrait pas ma nouvelle comme ça. « Qu'est ce que c'est ? »

« Je l'ai invité au mariage. » Ma voix était faible, sonnant presque effrayée. « Et je lui ai dit d'amener son frère. » Après sa réaction au bureau aujourd'hui, je m'attendais presque à ce qu'il brûle spontanément à cette révélation. Mais, il garda les yeux fermés, et je pouvais pratiquement le voir compter jusqu'à dix pour calmer sa colère avant de me parler. Cependant, mon comptage jusqu'à dix passé, ses yeux étaient toujours fermés. Je commençai à compter ses respirations pour passer le temps pendant que j'attendais qu'il traite l'information. Après cent cinquante deux respirations, je ne pouvais pas attendre plus longtemps. Je devais entendre ses pensées. « S'il te plaît, parle moi, » murmurai-je. Mais j'avais trop peur de sa possible réaction pour me rapprocher de lui.

Le temps passé dans le silence sembla lui permettre de se concentrer et d'éloigner toute la colère persistante qu'il ressentait. Il s'avança vers moi et me serra dans ses bras, chuchotant sur le haut de ma tête. « Je peux comprendre pourquoi tu as voulu le rencontrer. Mais j'ai besoin que tu comprennes pourquoi j'ai réagi comme ça. » Il me lâcha et me regarda dans les yeux. Et à ce moment même, il n'eut pas à m'expliquer pourquoi. Je pouvais le voir dans ses yeux, je pouvais voir l'insécurité qui y régnait. Je ne voyais plus la moindre trace de colère qu'il y avait quelques minutes auparavant. L'insécurité était presque aussi effrayante que la colère, à sa manière.

« Je comprends. Je suis désolée de ne pas te l'avoir dit avant. » Et puis je dis l'impensable. Je savais que je devais offrir ceci, indépendamment du fait que ça allait à l'encontre de ce que je voulais. Cependant, je comprenais que les relations devaient fonctionner des deux côtés ma vie n'était plus seulement que pour moi et je ne pouvais pas faire que ce que je voulais. « Tu veux que j'annule l'invitation ? »

Il parut surpris de ma question. « Non, bien sûr que non. Je suis désolé de m'être mis en colère après toi. Quand j'ai dit que je comprenais que tu voulais le rencontrer, je disais la vérité. Je ne vais pas t'en vouloir pour ça. »

« Merci, » murmurai-je.

~ * PPT * ~

Alice tint sa promesse d'une journée au spa. J'avais travaillé samedi, donc elle et Rose étaient venues me chercher dimanche matin chez Emmett.

C'était la première fois que Rose allait rencontrer Emmett, et j'étais un peu nerveuse. Bien que ça faisait longtemps que nous n'avions pas passé du temps significatif ensemble, je l'avais toujours considérée comme l'une de mes meilleures amies, et je savais qu'elle serait critique sur lui. Tout cela au nom de 'prendre soin de moi' bien sûr.

Nous étions encore au lit quand mon portable sonna. Endormie, je l'atteins et l'attrapai sur la table de nuit. « Allô » marmonnai-je.

« Bella ! Tu es encore au lit ? » gazouilla la voix d'Alice à travers le haut parleur.

« Oui. Pourquoi, il est quelle heure ? »

« Il est huit heures trente. Nos réservations au spa sont pour dix heures, tu te souviens ? En plus, on va d'abord prendre le petit déjeuner, et Rose veut rencontrer ton homme. »

« D'accord » murmurai-je. « Très bien, vous serez là dans combien de temps ? »

« On est déjà là idiote. Tu n'as pas entendu la sonnette, c'est pourquoi je t'ai appelée. »

« Maintenant » grognai-je. « D'accord, donnez moi dix minutes et je vais vous ouvrir. » Je raccrochai le téléphone et me penchai vers Emmett. « Bébé, on doit se lever, » murmurai-je à son oreille.

« Je ne veux pas » me marmonna t-il, me saisissant par la taille et me tirant sur son torse. « Je veux rester ici avec toi toute la journée. » Il me donna un chaste baiser sur la bouche.

« Je sais, mais j'ai promis à Alice et Rose que je sortais avec elle aujourd'hui, tu te souviens ? »

« Arf, c'est vrai » dit-il. « Eh bien, ça ne veut pas dire que je dois sortir de ce lit si tôt lors de mon jour de congé, pas vrai ? »

« Normalement non, tu ne devrais pas » lui dis-je gentiment. « Mais, ce matin, une de mes meilleures amies, avec qui je n'ai pas passé beaucoup de temps récemment, à cause de toi » taquinai-je, tapotant son nez, « veut te rencontrer. Allez viens, paresseux. Bouge-toi. Tu peux retourner au lit après notre départ. »

« Hmmm » gémit-il. « En parlant de se bouger » dit-il de façon suggestive, frottant ses hanches contre les miennes. Je ris et frappai son torse d'un air joueur.

« Tu sais que je serais ravie de m'occuper de ça pour toi, mais Al et Rose attendent déjà dehors. » Je me levai du lit.

« Et ? »

« Et se sera pour une autre fois. A moins, bien sûr, que tu veuilles venir dans la douche avec moi. »

Je savais que cette invitation le ferait sortir du lit plus vite que pour toute autre chose, et j'avais raison. Il sauta pratiquement du lit et m'emmena dans la salle de bain attenante.

Quinze minutes plus tard, je rappelai Alice, me répandant en excuses pour avoir mis vingt minutes plutôt que dix comme je l'avais promis, et j'ouvris l'appartement à Rose et elle. Je leur ouvris la porte, tirant Alice dans une étreinte. Elle chuchota dans mon oreille, « Tu n'es pas vraiment désolée. Je sais pourquoi tu es en retard. » Sa voix savait, et je ne doutais pas qu'elle avait raison.

Je ris simplement et secouai la tête, sans reconnaître ou nier ses soupçons. Lâchant Alice, je me retournai et vis Rose et Emmett se lorgnant l'un l'autre. Ils avaient l'air un peu mal à l'aise, donc je décidai de faire les présentations. Je quittai le côté d'Alice et me tins près d'Emmett. « Rose, voici Emmett McCarty, mon fiancé, » lui dis-je. « Et Em, voici Rose, la sœur d'Alice et ma deuxième meilleure amie. » Je fis un signe vers Alice. « Et bien sûr, tu te souviens d'Alice. »

Rosalie tendit la main timidement, disant à voix basse, « C'est un plaisir de te rencontrer. » Je ne pouvais pas voir son expression elle regardait plus le sol qu'Emmett et moi. Ce qui me sembla un peu étrange, parce que généralement, Rosalie était assez sûre d'elle. Pas exactement comme ça sœur, mais suffisamment sûre d'elle pour se tenir pendant une simple présentation. Je me demandais ce qu'elle pensait d'Emmett. Je lui demanderai une fois que nous aurions quitté l'appartement.

« C'est aussi un plaisir de te rencontrer, Rose » répondit Emmett, lui prenant la main. Il n'avait pas regardé le sol pendant la présentation. Malgré le fait qu'elle ne répondait pas à son regard, ses yeux ne quittèrent jamais son visage. Implicitement, si je n'avais pas confiance en lui, j'aurais pu être suspicieuse d'à quel point il la regardait intensément. En fait, malgré ça, je l'étais en quelque sorte. Je levai les yeux vers lui et me raclai la gorge pour regagner son attention. Il cligna des yeux et me regarda. « Bon, eh bien, amuse toi, bébé. Je te verrai ce soir. »

Je passai mes bras autour de son cou et il se pencha pour m'embrasser. « Salut » dis-je, contre sa bouche.

Avant que le baiser ne devienne plus intense, Alice me saisit le bras et me tira. « Allons-y » dit-elle, m'emmenant vers la porte.

Emmett rit et me libéra. « Amuse toi bien » dit-il, répétant le sentiment de quelques minutes auparavant. Et puis je me retrouvai à la porte.

La journée au spa était parfaite. Elle avait commencée dans la voiture, quand j'avais demandé à Rose ce qu'elle avait pensé d'Emmett, me souvenant de sa réaction face à lui dans l'appartement.

Elle rit une fois, puis répondit « Il semble génial, Bella. Je sais que j'ai seulement passé un total d'environ trois minutes en sa présence, mais je peux te dire que tu as de la chance de l'avoir trouvé. »

« Merci » répondis-je, heureuse, tournant ma bague de fiançailles autour de mon doigt. J'étais rassurée par ses paroles que je devais vraiment avoir imaginé n'importe quelle sorte... d'alchimie entre eux.

Nous discutâmes joyeusement de diverses choses pendant le reste du chemin jusqu'au spa, surtout du mariage. Alors que je voulais un 'vrai' mariage, je n'étais pas prête à devenir l'une de ces infâmes 'Mariéezilla'. Je voulais qu'Alice et Rose soient à l'aise dans leur robe de demoiselle d'honneur, et que les robes soient quelque chose qu'elles pourraient porter au quotidien, pas seulement pour cet événement. Donc je leurs disais qu'elles pouvaient porter la robe qu'elles voulaient, tant qu'elles correspondaient au thème de couleur bleu pervenche et blanc.

« Vraiment, Bella ? Tu n'as pas de robes officielles de demoiselle d'honneur ? » demanda Alice avec scepticisme.

« Vraiment » lui dis-je. Je pouvais déjà sentir son côté acheteuse dans les grands magasins ressortir. « Il fera probablement très chaud vu que se sera au milieu du mois de juin, et d'ailleurs, je suis allée à assez de mariages et j'ai vu assez de robes de demoiselle d'honneur pour savoir que plus de quatre vingt dix pour cent de ces robes à trois cent dollars ne seront jamais portées à nouveau. Je préfère que vous achetiez une robe à vingt dollars que vous aimez et que vous porterez souvent. »

« Wow, Bella, c'est vraiment gentil de ta part, » dit Rosalie avant qu'Alice n'intervienne avec un autre commentaire obséquieux.

« Merci Rosalie » dis-je, regardant Alice alors que je parlais à Rose, je lui disais avec mon regard tu ne me feras pas changer d'avis sur ce coup, donc ça ne vaut pas la peine d'essayer.

Au moment où nous finîmes de discuter sur la question des robes de demoiselle d'honneur, Alice se gara sur le parking du spa. C'était dans un magnifique hôtel, où je n'avais jamais été avant. « Woaw, Alice, tu as vraiment bien choisi » lui dis-je alors que nous descendions de sa voiture.

« Je sais » sourit-elle béatement.

Nous entrâmes par la porte principale et Alice donna son nom à l'accueil. Je regardai partout autour de moi, prenant chaque détail que je pouvais. Le plafond était très haut, au moins trois étages de haut. Tout était blanc : les murs, le plafond, la plupart des luminaires, même les escaliers. Le sol était un superbe marbre blanc rayé de noir. Il me rappelait curieusement la marbrure grasse d'un steak, censé être signe d'une bonne coupe de viande de bœuf dans ce cas, les lignes noires sur le sol blanc semblaient magnifiques. Même les meubles dans la salle d'attente étaient blancs. Il y avait deux canapés blancs qui semblaient anciens, tous les deux rayés d'une couleur or pâle, et des pieds en bois. Les deux canapés étaient face à face et il y avait une table entre eux qui s'harmonisait parfaitement aux pieds des canapés. Bien que la plupart des luminaires étaient blancs comme tous le reste de la salle luxurieuse, celui au-dessus du salon était de la même couleur or pâle que les rayures des canapés. J'étais stupéfaite par la vision parfaite devant moi. La salle devait avoir prit une immense planification pour harmoniser toutes les couleurs si parfaitement.

A cet instant, je savais que c'était l'endroit que je voulais pour le mariage. Rien d'autre n'importait. C'était l'endroit.

Mes amies se dirigèrent ensuite vers moi, et Rosalie dit, « Nous sommes enregistrées Bella. Tu es prête à commencer ? »

Je chuchotai simplement en réponse, « C'est ça. C'est ici que je veux me marier. »

Alice, en typique Alice excitée de la mode, devint toute étourdie et commença à sauter et à applaudir. Je la regardai comme si elle était folle. Elle me rendit le même regard. « C'est formidable Bella ! Je n'ai même pas penser aux endroits du mariage quand j'ai choisi ce spa. C'est comme s'il était destiné à l'être ou quelque chose ! »

Au même moment, nous fûmes appelées par un homme grand, qui demanda le nom d'Alice. Nous lui répondîmes, il nous sourit et nous amena à l'espace spa de l'hôtel. Je me souvins vaguement d'avoir eu un massage, un soin du visage et une manucure. Au moment où Alice et Rosalie me laissèrent rentrer à l'appartement d'Emmett, la seule preuve de la journée était ma bonne humeur d'avoir trouvé l'endroit et mes ongles vernis. Je n'avais pratiquement aucun souvenir de l'événement récent.

Emmett était heureux à la manière dont les filles l'avaient été à propos des plans de mariage. Il était heureux que j'aie trouvé l'endroit que je voulais. Il ne se souciait pas vraiment des détails, mais seulement que je sois heureuse de mon choix.

Après que j'eus terminée de déblatérer sur l'hôtel, et qu'il ait écouté, ne réagissant seulement qu'avec des hochements de tête et des 'hmm-hmm' aux moments appropriés, je lui demandai, « On peut retourner à mon appartement ce soir ? On est ici depuis... » je m'interrompis, ne voulant pas reparler de ma conversation téléphonique avec Edward. « De toute façon, je dois aller chercher le courrier. »

« Ouais bien sûr. Allons-y. »

Après plusieurs jours loin de mon appartement, ma boîte aux lettres était pleine. Facture, facture, publicité, publicité, plus de publicités, une lettre d'Edward. C'était celle que j'avais espéré. C'était juste une enveloppe blanche d'entreprise. Edward ne se souciait jamais de la papeterie comme je le faisais, mais je m'en fichais. Ça faisait cinq jours que je n'avais pas eu du tout de contact avec Edward. Je n'avais pas été à la maison pour recevoir cette lettre, et il n'y avait pas eu d'e-mails, de discussion instantanée ou d'appels téléphoniques supplémentaires non plus. Alors, inquiète, je déchirai l'enveloppe immédiatement.

« Qu'est ce que c'est ? » demanda Emmett.

Je fus choquée en lisant les mots sur la feuille. Ce n'était pas comme les lettres normales que j'avais reçues d'Edward. Celle là était différente. Très différente. « Hey Em', Je reviens tout de suite. J'ai besoin de prendre l'air » lui dis-je.

« Tout va bien ? »

« Ouais. J'ai juste besoin d'une minute. Pourquoi tu ne commanderais pas des plats à emporter pour le dîner ? Je serai de retour dans quelques minutes. »

« Très bien. Je t'aime. »

« Je t'aime aussi » murmurai-je, ne lui prêtant pas plus attention alors que je relisais la lettre, m'assurant que je n'avais pas mal lu les mots la première fois. Ce n'était pas le cas.

Une fois dehors, je sortis mon téléphone de mon sac et cherchai dans la liste de contacts, mes doigts tremblaient alors que je la faisais défiler. Lorsque je trouvai le numéro que je cherchais, mon pouce resta en suspend sur le bouton 'Appeler' vert pendant quelques secondes avant que je ne puisse me résoudre à appuyer dessus, tout comme il l'avait fait la dernière fois que j'avais composé ce numéro la première fois que je l'avais composé. Je respirai profondément, remplissant mes poumons de l'air frais mais pas froid de Seattle au printemps. Cette action me calma un peu, et dans le calme, je savais que je devais le faire. Je devais passer cet appel téléphonique. J'appuyai sur le bouton et portai le téléphone à mon oreille.

Il sonna quatre fois avant que j'entende un « Allô ? » fatigué.

« Edward ? »

« Ouais. Qui est ce ? »

« C'est Bella. »

« Bella, salut » dit-il, la surprise évidente dans sa voix.

« Je t'ai réveillé ? »

« Non, ça va » dit-il, semblant être plus alerte qu'il ne l'était quelques secondes plus tôt. Je pouvais dire qu'il mentait en disant que je ne l'avais pas réveillé. Mais je m'en fichais. C'était important.

« Donc, je viens de lire ta lettre » commençai-je.

« Oh » dit-il, semblant confus. « Et tu devais juste m'appeler à... vingt-deux heures pour me dire que tu as lu ma lettre ? Ah, bordel, je crains. Pourquoi je suis au lit à vingt-deux heures ? »

J'ignorai sa petite fête de pitié. « Merde Edward, à quoi tu pensais en m'envoyant une lettre comme ça ? »


Et voilà! Alors verdict?

Rosalie a enfin rencontré Emmett. Qu'avez-vous pensé de cette rencontre?

D'après vous, qu'est ce qui est écrit sur la lettre qu'Edward a envoyé à Bella?

N'hésitez pas à me faire part de vos avis :)

A bientôt!

Bisous